Contre tous les racismes et le fascisme, manifestons le 21 mars !

21MARS-defL’appel de l’Union syndicale Solidaires :

Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous affirmerons notre détermination à défendre l’égalité contre toutes les politiques discriminatoires et les affirmations stigmatisantes dirigées à l’encontre de certaines populations selon leur nationalité, leur apparence, leurs origines, leurs croyances, leur orientation sexuelle. Nous dénonçons toutes les violences physiques et verbales qui visent à saper ce principe dans le but d’instaurer une société autoritaire.

À peine deux mois après les attentats de ce début d’année, alors que le gouvernement espère toujours regagner du crédit grâce à une « union nationale » il poursuit ses politiques antisociales, certaines de ses déclarations récentes ont participé à la confusion entre les principes mêmes d’une démocratie et la justification d’une vision sécuritaire, reprenant des termes qui sont les plus couramment utilisés par les organisations politiques les plus hostiles aux immigré.e.s…

La poursuite des politiques en faveur du patronat, à la recherche de profits toujours plus indécents, et la négation d’une véritable démocratie sociale, nourrissent la désespérance sociale et la montée des idées d’extrême droite. Nous refusons de laisser entendre que certain.e.s seraient plus égaux que d’autres : l’égalité ne peut être qu’entière et réelle. Aux inégalités sociales qui s’accroissent, s’ajoutent les inégalités de droits selon la nationalité : la liberté de circulation et d’installation n’existent que pour une minorité seulement dans le monde, les travailleurs/travailleuses sans papiers sont de plus en plus désigné.e.s comme des fraudeurs/fraudeuses alors que leurs droits en tant que salarié.e.s sont les plus bafoués, le droit de vote des étranger.e.s renvoyé à des débats des plus lointains…

Nous exigeons l’arrêt immédiat des expulsions, la régularisation immédiate des tous les sans papiers, le droit de vote des résident.e.s étranger.e.s à toutes les élections, et l’égalité des droits.

L’union syndicale Solidaires appelle à participer massivement aux initiatives et aux manifestations qui auront lieu dans plusieurs villes ce 21 mars pour l’égalité et contre tous les racismes et les fascismes.

Liste des manifestations :

Paris : 15H – Barbès
Alençon : vendredi 20 mars Préfecture 18h30
Auch : 10H30 – Place de la Libération
Avignon : 14H – Square Agricol Perdiguier
Calais : 15H – Parc Richelieu
Chambéry : 15H – Place St Léger
Clermont-Ferrand : 15H – Rectorat Avenue Vercingétorix
Épinal
Le Mans
Lyon : 15H00, Quai de Rhône (Pont de la Guillotière)
Nîmes : 11h30
Perpignan : 10H30 Place Arago
Poitiers : 15H – Palais de Justice
Rouen : vendredi 20 mars 18H30 – métro théâtre des Arts
Toulouse : 14H – Métro Empalot
Tours : 15H – Place jean Jaurès
Valence : 14 H – Tour de l’Europe Fontbarlettes (ZUP Valence)
15H30 – gare de Valence
Strasbourg : 15H – Place Kleber

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La secrétaire d’Etat aux droits des femmes évoque une nouvelle fois l’interdiction du voile à l’université : combattons une telle mesure !

Université pour toutes et tousCommuniqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte en date du 3 mars 2015 :

La secrétaire d’État aux droits des femmes, Pascale Boistard, a déclaré devant le Figaro ce lundi 2 mars qu’elle n’était pas « sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur », affirmant qu’il fallait « pouvoir discuter » de son interdiction. L’idée n’est pas nouvelle : elle avait déjà été évoquée au moment de la loi de 2004 prohibant le port du voile dans les établissements scolaires, et avait refait surface il y a deux ans à l’occasion d’un rapport du Haut Commissariat à l’Intégration.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte, dénonce à nouveau la gravité d’une telle mesure, qui relève à la fois d’un racisme décomplexé et d’une méconnaissance de ce qu’est l’enseignement supérieur. Notre fédération annonce qu’elle s’opposera dans tous les établissements à la mise en place de cette interdiction.

Cette potentielle interdiction, tout comme celles de 2004 dans les écoles et de 2010 dans les lieux publics, ne sert qu’à nourrir les comportements discriminatoires et haineux. Comme le rappelait le Collectif féministe pour l’égalité dans un appel en 2014, ces lois sont des lois d’exclusion, et non de défense de la laïcité.

Aucune mesure ne doit servir d’intervention dans la vie privée des personnes, dans leurs choix, et imposer aux corps, et en premier lieu celui des femmes, une quelconque ligne de conduite. Aucune mesure ne doit servir la déscolarisation forcée, et l’exclusion de l’espace public.

L’université n’est pas « neutre ». Elle doit être, comme le reste des établissements scolaires, « laïque et indépendant[e] de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » et également développer l’autonomisation des contenus de formation, l’indépendance de la pensée et la liberté des individu-es. Cela ne signifie pas que le voile n’a rien à faire dans l’enseignement supérieur, mais bien au contraire que cet espace pluriel en genres, origines, classes, sexualités, opinions etc. doit rester protégé de toute idéologie uniformisante et raciste.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Quand Lyon 2 profite d’un évènement tragique pour durcir sa politique sécuritaire

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de Lutte en date du 25 janvier 2015, paru dans Un Pavé Dans Ta Fac n°4 :

Suite à la tuerie au siège de Charlie Hebdo et aux événements qui s’ensuivirent, faisant 20 morts ; face à « l’unité nationale » décrétée, il est important de se positionner.

Je Suis Charlie moutonUne fois l’émotion passée, il est de notre devoir collectif de comprendre les conséquences politiques de cet évènement. Dans les jours qui suivirent, le ministre de la Défense a annoncé le déploiement sur les « lieux sensibles » du territoire national de 10 500 militaires supplémentaires pour mener une « opération intérieure », faisant écho aux (27) « opérations extérieures » menées par l’État français (terme euphémisé destiné à désigner les théâtres de guerre dans lesquels est déployée de manière plus ou moins permanente l’armée française).
Dans le sillage d’une communication politique alimentant la surenchère sécuritaire et identitaire, surfant sur la vague émotive provoquée par l’attentat, l’extrême droite française multiplie les passages à l’acte racistes. Chaque jour amène son flot d’explosions ou d’incendies de mosquée, d’agressions de « musulman-e-s » ou supposé-e-s comme tel-le-s, de menaces de morts et de tags racistes : les actes « antimusulmans » recensés ces deux dernières semaines atteignent le nombre total comptabilisé pour l’année 2014 !

Ainsi, ce climat politique, instrumentalisé de toute pièce par la classe dirigeante, n’est qu’un prétexte pour mettre en place des mesures liberticides et sécuritaires renforçant toujours plus le contrôle de la population et prévenant ainsi toute contestation sociale.
La conséquence politique immédiate, la soi-disant « unité nationale », illustrée par les marches massives du dimanche 11 janvier, où tous les leaders conservateurs et réactionnaires (de « gauche » comme d’extrême droite) sont venus défiler, accompagnés de dirigeants de pays étrangers où la liberté de la presse est toute relative. La classe possédante et ses relais (nationaux comme internationaux) se sont superbement affichés pour aller chercher le consentement de la classe qu’ils dominent, en occultant soigneusement leur propre violence économique et sociale. Y a-t-il en effet une quelconque « unité nationale » possible avec ceux qui cassent les droits sociaux et le code du travail, appliquent des politiques de rigueur, répriment les mouvements sociaux et expulsent toujours plus de sans-papiers ?

Cependant, si ces derniers jours ont vu la « libération » (!) de la parole et du passage à l’acte racistes, le racisme institutionnel est à l’œuvre depuis bien plus longtemps. Rappelons à Lyon II la pantalonnade autour du contrôle au faciès fin septembre d’un étudiant qui avait le malheur de porter une djellaba sur le campus des Quais.
De façon bien plus insidieuse, systémique, le racisme se manifeste dans la structure même de la société dont l’université n’est pas exclue. Ainsi, l’organisation de la production s’inscrit dans une logique de sur-exploitation d’une main-d’œuvre considérée comme « immigrée » (c’est à dire non-blanche), souvent dans l’incapacité matérielle de refuser de mauvaises conditions de travail. En effet, les tâches les plus pénibles, les moins valorisantes et les plus mal payées sont réalisées par des travailleurs majoritairement « issus de l’immigration« , et féminins pour prendre l’exemple des agents d’entretien.

Depuis les attentats de Paris, sous prétexte du renforcement du plan Vigipirate, le président de l’université Jean-Luc Mayaud a décrété un contrôle strict des identités de toute personne voulant entrer sur le campus des Quais. Pour ce faire, seuls certains accès sont ouverts, chaque étudiant-e devant présenter sa carte étudiante et montrer le contenu de son sac aux agents de sécurité incendie, épaulés dans cette mission par des agents salariés d’une entreprise de sécurité privée. Ainsi Jean-Luc Mayaud parvient à débloquer rapidement des fonds pour renforcer sa « sécurité », mais pas pour payer les chargés de TD… On peut par ailleurs le noter, la « menace terroriste » semble plus importante pour la vitrine du « campus des Quais », que sur Bron, où sont pourtant présent-e-s la plus grande majorité des étudiant-e-s et personnels. Face à la « menace terroriste », tous les publics ne méritent pas d’être « protégés » ? Nous n’en sommes plus à une absurdité près.

En plus d’entretenir un climat de haine de l’autre, de peur et de suspicion permanente, ces contrôles de cartes conduisent à isoler un peu plus encore l’université du reste de la société et contrarient de fait l’activité syndicale qui cherche justement à l’ouvrir en tissant des liens et convergences avec l’ensemble des étudiants et des travailleurs. La présidence consacre ainsi sa vision de l’université comme lieu de passage où l’étudiant consomme ses cours (et son sandwich à la pause) contre nos volontés d’en faire un lieu de vie, un lieu d’organisation, de construction de nos capacités de mobilisation ouvert à tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la dégradation des conditions de travail, d’études et, plus globalement, de vie.

Cette décision s’ajoute à la longue liste de mesures attentatoires aux libertés démocratiques les plus élémentaires mises en place par la direction de l’université. Nous savions déjà la liberté d’association largement remise en cause par le durcissement des critères d’agrément des associations et d’attribution des subventions, par le contrôle accru de leurs activités, par la suppression de certains lieux collectifs de réunion (suppression de locaux associatifs) ce qui a pour effet direct de veiller matériellement à ce qu’elles ne puissent réellement s’opposer aux politiques de liquidation capitaliste du service public de l’enseignement supérieur ; on peut aussi citer la suppression, de locaux, de panneaux d’expression libre, l’arrachage systématique d’affiches syndicales, etc. À présent c’est la liberté de circulation même qui est menacée à Lyon II !

Sous couvert de « sécurité » et de « protection de la liberté d’expression », l’État et le président de l’université décrètent des mesures visant à contrôler toujours plus la population et les étudiant-e-s et, au-delà de ça, à étouffer toute contestation sociale dans l’œuf.

Quel crédit peut-on apporter à un homme qui organise des minutes de silence dans son établissement en commémoration des victimes de l’attentat et pour la liberté d’expression et qui, parallèlement à cela, n’hésite pas à faire condamner et exclure des étudiant-e-s syndicalistes ayant participé à un mouvement étudiant contre la dernière réforme structurelle de l’Université ?

À Lyon II comme partout, la liberté d’expression est à deux vitesses !

Nous ne les laisserons pas nous enchaîner, pour sauvegarder notre liberté d’action associative et syndicale !

Non aux contrôles à l’entrée des facs !

Libertés de circulation, d’étudier et d’expression !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

À bas le Front National, à bas les flics, à bas le racisme d’État ! Ils veulent nous abattre ? On résiste !

Samedi 29 novembre aura lieu à Lyon une manifestation contre le Front National, contre le racisme d’État et contre la répression et les violences policières.

Nous luttons contre le Front National, parti xénophobe qui prône une politique nationaliste et ultra-sécuritaire.
Or ce parti vient faire son congrès à Lyon le week-end du 29 et 30 novembre. Nous considérons qu’il est intolérable que le FN puisse librement propager ses discours fascistes.
Nous dénonçons aussi la politique raciste et répressive d’un État dirigé par la « gauche ».
Qu’il soit PS ou UMP, le gouvernement casse nos acquis sociaux (ANI, assurance chômage, retraites), dégrade nos conditions d’étude (LRU, loi Fioraso,…) : de fait, c’est à nos conditions de vie qu’il s’attaque ! De « gauche » comme de droite, il expulse les sans-papiers, stigmatise les Rroms, mène des politiques islamophobes dans le but de masquer sa responsabilité dans la crise que nous subissons. Il veut nous diviser et briser toute contestation en réprimant toute personne qui refuse de baisser la tête !

Nous nous révoltons face à la répression et aux violences policières, orchestrées par l’État.
Omniprésence policière, contrôles au faciès, répression des mouvements contestataires, mutilations et meurtres ! Voilà ce que nous vivons au quotidien dans les fac, dans les quartiers, dans les lycées, dans les stades, sur les ZAD… Qu’attendons-nous pour relever la tête ? Qu’attendons-nous pour leur montrer que nous ne les laisserons pas nous briser ?

Nous, étudiants et étudiantes, sommes pleinement concerné.e.s : c’est nos vies, nos avenirs qui sont en jeu !
Pour toutes ces raisons, nous répondrons présent-e-s dans la rue le 29 novembre !

Organisons-nous pour lutter ! Organisons-nous pour vivre !

Mardi 25 – Mercredi 26 : tractages massifs sur le campus de Bron pour la journée du 27 et la manif du 29

Jeudi 27 : Journée de ré-appropriation du forum sur le campus de Bron
À partir de 8h : stand de crêpes et table de presse + tractages
12h : Repas à prix libre
14h : Discussion sur le thème du fascisme
16h : Atelier banderoles, pancartes…

Vendredi 28 : tractages pour la manif du 29

Samedi 29 à 14h : rendez-vous place Jean Macé pour manifester contre le FN, contre le racisme d’Etat et contre les violences policières !!

Nous appelons toutes les universités à rejoindre le mouvement, à s’unir dans la lutte !
Nous appelons touTEs les étudiantEs à venir lutter à nos côtés, vénères, détér’ et solidaires !

Face aux flics, aux fascistes et aux racistes,

Unissons-nous, RIPOSTONS !

Comité de mobilisation Lyon 2

Discrimination en filière LEA : communiqué de la FSE / Solidaires étudiant-e-s Lyon

Nous avons été informés d’un problème de discrimination en filière LEA à l’université Lyon 2. Les étudiants qui nous ont contactés au sujet de leurs cours d’Italien font état de pressions psychologiques, brimades répétées, de menaces (« si je n’ai pas envie que vous ayez votre diplôme vous ne l’aurez pas »), d’obstruction de dossiers de transfert ou de dossiers Erasmus, de notes extrêmement faibles -en dessous de 5- incohérentes et non justifiées.

Ce harcèlement moral se solde par des redoublements, changements d’université, prescriptions d’anxiolytiques, dépressions, abandons du cursus.

De nombreux étudiants victimes de ce harcèlement moral ont des noms à consonance étrangère, portent le voile ou sont de confession juive.

Face à ces faits, les étudiants ont tenté de solliciter en premier lieu la direction de leur UFR, puis la direction de l’université Lyon 2. Le doyen de la faculté des langues, aurait transmis les noms des étudiants qui avaient évoqué le problème de discrimination en conseil de filière, aggravant ainsi leur situation.

Pour l’heure, la direction de l’université refuse encore de recevoir les représentants des étudiants et s’avère incapable de garantir l’anonymat des témoignages. L’enseignant ayant encouragé les étudiants à témoigner auprès du doyen de LEA se retrouve poursuivi pour harcèlement par l’enseignante incriminée.

Une situation avérée de harcèlement moral, motivé par les origines, les choix pédagogiques ou les confessions des étudiants ciblés, ne peut rester le seul objet de la compassion de quelques professeurs. Des étudiants sont actuellement empêchés de terminer leur année dans des conditions normales, et craignent des redoublements injustifiés ; une enquête doit être diligentée au plus vite par l’université, et l’anonymat garanti aux élèves.

En outre, les étudiants demandent dès à présent afin de garantir leur année d’études :

  • La possibilité de dispenses d’assiduité pour les TD assurés par l’enseignante,
  • La double correction et l’anonymisation des copies, aux contrôles terminaux comme continus,
  • Des sanctions disciplinaires à l’égard de l’enseignante.

L’enseignante refuse pour l’heure de transmettre les copies d’examens du premier semestre pour consultation du barème, ainsi que les copies du second semestre, faisant ainsi de la rétention de preuves qui permettraient de mettre en évidence les incohérences de notation.

Pour toute information complémentaire, nous disposons des contacts des étudiants concernés, ainsi que d’anciens étudiants, dont certains sont disposés à témoigner.

La FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon

Formation du RUSF sur les droits des étudiants étrangers le 12 février à Bron !

Ce mercredi 12 février, de 12h30 à 14h00 à l’Amphi Culturel du campus de Bron, le RUSF (Réseau Université Sans Frontières) de Lyon organisera une formation juridique sur le droit des étudiantEs étrangerEs.

L’accent sera mis sur l’obtention des titres de séjour, sur les possibilités de recours à une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) et sur les procédures de changement de statut étudiantE – salariéE.

solidarité sans papiersLe Réseau Université Sans Frontières, par ses permanences et ses mobilisations, soutient les étudiantEs sans-papiers et exige entre autre qu’une carte d’étudiant donne droit à un titre de séjour : étudiantEs étrangerEs, ni sélection ni expulsion.

Que vous soyez ou pas militantE dans une organisation ou une association, étudiantE (étrangerE ou pas), personnel administratif, technique ou enseignantE à l’université, venez nombreuses et nombreux vous renseigner sur ces questions afin de savoir réagir le cas échéant face à ce type de situations.

Contact : rusf69 @riseup.net

Permanence juridique les 1er et 3ème lundis de chaque mois de 17h30 à 19h00 à la Bourse du travail (métro B arrêt place Guichard Bourse du Travail).

Agression fasciste à l’arme à feu à Clermont-Ferrand

Communiqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes en date du 19 janvier :

Vendredi soir avait lieu à Clermont-Ferrand un concert de soutien aux personnes sans papiers, organisé par RESF (Réseau Éducation Sans Frontières), RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et l’Hôtel des Vil-e-s (association locale). Vers 23h, plusieurs individus sont arrivés en voiture, un homme en est sorti et a commencé à tirer sur les personnes rassemblées devant la salle, avec ce qui semblerait être un fusil à canon scié. 2 personnes ont été touchées et emmenées aux urgences par les pompiers. Heureusement, leur état n’est pas critique.

L’identité des agresseurs est depuis certifiée, et leur appartenance à l’extrême-droite clermontoise ne fait aucun doute.

Cette attaque, ici contre un concert de soutien aux sans-papiers, est la suite d’une longue séries d’agressions et menaces de la part de ces groupes, et dont ont été victimes des personnes non-blanches, des femmes voilées, des couples homosexuels, des militant-e-s politiques et plusieurs de nos camarades. Cela est encore une fois significatif des idées racistes, islamophobes, sexistes et homophobes de ces groupe fascistes. Ils s’inscrivent dans un contexte de montée d’idées réactionnaires, ces groupes n’ayant plus peur d’agir comme le prouvent ce genre d’actions.

En tant que syndicat étudiant défendant les droits et libertés de toutes et tous, nous ne pouvons que nous insurger devant de tels actes. Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes appelle toutes les organisations et individu-e-s qui luttent pour une transformation sociale à se mobiliser contre la montée du fascisme.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s apporte tout son soutien aux camarades blessé-e-s et aux militant-e-s clermontois-e-s dans leurs luttes contre le fascisme.

Nous rappelons encore une fois que nous ne nous laisserons pas intimider par ces attaques !

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes

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Appel à la marche du 7 décembre

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes en date du 30 novembre 2013 :

 

Il y a trente ans, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche pour l’égalité et contre le racisme partie de Marseille pour dénoncer les crimes et discriminations racistes, les violences policières, et une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national.

Marche des beurs

Depuis trente ans, cette Marche fait l’objet de récupération politicienne, dévoyant son message originel au profit d’un antiracisme vidé de son contenu politique et coupé des réalités. Rien, ou presque n’a changé depuis : les gouvernements successifs des partis majoritaires de droite et de gauche ont au contraire repris à leur compte les idées de l’extrême droite, et sont venus renforcer le climat raciste, sexiste et élitiste, par leurs discours et par les politiques qu’ils continuent à appliquer. Le gouvernement « socialiste » au pouvoir aujourd’hui s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, en enfermant et expulsant les immigré-e-s à qui l’on refuse de donner des papiers, en stigmatisant les Rroms, les musulman-e-s ou les habitant-e-s des quartier populaires, et en appliquant scrupuleusement une politique libérale qui vient accroître toujours plus les inégalités.

Après le meurtre de notre ami et camarade Clément, qui s’est fait tuer parce qu’il a fait le choix de rejoindre celles et ceux qui luttent sans compromissions contre une société raciste, sexiste, homophobe et inégalitaire, ce gouvernement a annoncé à grand renfort de communication médiatique la dissolutions purement symbolique de groupuscules d’extrême-droite. Nous ne sommes pas dupes de cette nouvelle instrumentalisation, alors que le 6 juin, lendemain du meurtre de Clément, la police organisait une rafle sans précédent visant les sans-papiers dans le quartier populaire de la Goutte d’Or à paris. Ni les meurtres, ni les agressions quotidiennes ne sont venus bousculer le confortable immobilisme de celles et ceux qui, par leur silence, renforcent la confiance grandissante des fascistes, qui du FN à Troisième Voie, sont de plus en plus présents dans l’espace médiatique et, surtout, dans la rue.

On ne combat pas l’extrême-droite et ses idées avec des mots mais avec des actes.

Il est donc urgent de reprendre la rue, nos droits et notre confiance. Trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, ses mots d’ordre sont plus que jamais d’actualité : montrons notre opposition à un état et une police raciste, à la marginalisation et à la stigmatisation des minorités, à une société de plus en plus inégalitaire et à la banalisation de l’extrême droite. Soyons toujours plus nombreux-se-s à nous lever face aux injustices et aux inégalités que nous observons et subissons, à être solidaires les un-e-s des autres, à rejoindre les initiatives portées par celles et ceux qui se battent pour leurs droits et leur dignité.


Rappelons leur en défilant à Paris le samedi 7 décembre que s’ils sont puissants, nous sommes déterminé-e-s.

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

PS ou UMP rien n’a changé ! RÉGULARISATION de TOUS les SANS-PAPIERS !

Certains pouvaient y croire de bonne foi en glissant leur bulletin dans l’urne ; mais un an après l’arrivée du parti « socialiste » au pouvoir, force est de constater que les politiques racistes, la chasse aux sans-papiers, l’enfermement en centre de rétention et les expulsions se poursuivent. 
A la charge de ce gouvernement, un triste record, celui du nombre d’expulsions: 36 800 en 2012. Le quotidien des sans papiers n’a pas changé : c’est toujours la misère sociale et salariale, l’absence de droits mêmes les plus élémentaires, la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention et de l’expulsion.

travailleurs francaisimmigrés

 

Travailleur français / travailleur étranger : même classe sociale, même lutte ! 

 

« Au noir » pour 5 euros de l’heure, voire moins -quand ils sont payés !- les sans-papiers travaillent da
ns des conditions pourries sans aucune protection sociale et surtout sans possiblité de protester en cas de problème.
Le refus de régulariser les migrants est ainsi une aubaine pour le patronat qui sur-exploite les sans-papiers. Avec cette masse salariée corvéable à merci, sans droits, le patronat fait pression sur l’ensemble des travailleurs et dégrade les conditions de travail. 
Dans un contexte de crise du capitalisme, les discours réactionnaires instrumentalisent le sort des sans-papiers afin de diviser les travailleurs sur des bases ethniques. Sous un discours socialisant, la division des travailleurs entre français et immigrés tend à conserver les intérêts de la bourgeoisie.
 
C’est qu’il est plus facile d’imputer la responsabilité de la crise économique aux étrangers qu’au système capitaliste lui-même. Le nationalisme prétend unir sur un critère de nationalité des classes en lutte aux intérêts contradictoires. Ainsi, au 
prétexte de relancer la croissance française, on nous « invite » à « faire des efforts », c’est à dire à dégrader – avec sourire et motivation – nos conditions de vie. Baisses de salaire, mobilité forcée, temps partiel imposé, réforme des retraites, le seul bénéficiaire, c’est le patronat. Nos intérêts de travailleurs,  français ou étrangers, ne sont pas les mêmes que ceux des patrons français. De gauche comme de droite, le nationalisme est réactionnaire et sert les intérêts des classes dominantes.
 Avec ou sans papiers, nous avons un seul intérêt : l’union pour l’égalité sociale et le renversement du système capitaliste. 
A l’université : stop à la sélection sociale ! 
Ces dernières années les critères d’entrée et de séjour des étudiants étrangers ont é
té considérablement durcis. Conditions de ressources draconiennes pour obtenir un titre de séjour, discriminations dans l’accès aux aides sociales et aux logements du CROUS… La pression de la Préfecture qui menace d’expulsion en cas d’échec aux examens est constante.
Pour étudier en France il faut être riche ou friser l’excellence dans des domaines techniques et scientifiques. Le gouvernement revendique cette sélection sociale : le retrait de la circulaire Guéant n’avait pas d’autre objectif que de permettre aux étudiants des grandes écoles de rester en France leurs études achevées -encourageant ainsi la fuite des cerveaux du Sud vers les pays industrialisés- quand la précarité et les expulsions se sont poursuivies dans le même temps pour la grande masse des étudiants étrangers.
Ne restons pas passifs  face à cette situation intolérable, organisons-
nous  collectivement pour mettre à mal les politiques racistes du  gouvernement. L’aide au cas par cas n’est pas une solution à long  terme, seule la lutte collective et organisée paie !!
 
=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires et désigner « l’étranger » comme responsable de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme ! Liberté de circulation et  régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
A bas l’unité nationale ! Travailleurs de tous les pays, unissons-nous ! 
 

solidarité sans papiers

 


Si tu es en France et rencontre des difficultés pour t’inscrire à la fac
:
 
Les contournements des démarches légales restent possibles mais de plus en plus difficiles et répréhensibles.
N’hésite pas à nous contacter. Il est possible de s’organiser pour de faire pression sur l’administration et ainsi permettre ton inscription. L’an dernier des dizaines de sans papiers ont ainsi pu être inscrits grâce à l’action collective.

Arrêt immédiat de la discrimination faîtes aux étudiant-e-s étranger-e-s !!

Les politiques anti-migratoires et xénophobes du gouvernement socialiste sont bien les mêmes que
celles du gouvernement précédent. Cette rentrée universitaire n’est pas différente des précédentes : des
étudiant-e-s étranger-e-s, accepté-e-s dans des formations universitaires en France, se voient refuser leurs visas par des consulats français -au pouvoir très arbitraire et qui se préoccupent peu des lois- sans que ces refus ne soient justifiés, gonflant ainsi toujours un peu plus la sélection à l’entrée sur le territoire français.
Ces problèmes ne sont en rien isolés (Guinée, Gabon, Iran…) : leur prolifération s’apparente à une
directive claire de la part du gouvernement. Si ces cas sont parfois (rarement) réglés individuellement,
faut-il se résoudre à ce que la porte des universités reste close pour la majorité des étudiant-e-s étranger-e-s en laissant une porte entrouverte à coups de passe-droits, de réseaux et de « pistons  » pour des cas isolés?
Nous pensons que non.
Rappelons que ces étudiant-e-s sont, comme l’ensemble des demandeurs/euses de visa, confronté-e-
s à des conditions d’accueil inacceptables : rendez-vous différés, exigences inédites, frais administratif
hors de prix (350€ pour un timbre), que le visa soit accordé ou non, difficultés pour avoir un logement…

 
Étudier est un droit !! Liberté totale de circulation et d’installation !!

 
La Fédération SUD Étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante (FSE) exigent dans l’immédiat :
– une gestion transparente des attributions de visas (suppression des conditions de faits discrétionnaires)
et la gratuité des démarches administratives ;
– l’abandon des pratiques honteuses et humiliantes dans l’accueil des demandeurs et demandeuses :
serveurs vocaux incompréhensibles, payants et sous-traités, remarques xénophobes et/ou racistes ;
– le respect de la loi du 5 avril 2011 : obligation pour le Consul d’expliquer pourquoi il refuse un Visa,
afin que l’étudiant-e concerné-e puisse comprendre et éventuellement refaire une demande mieux

Pour une université publique, laïque, gratuite, critique et ouverte à tou-te-s !!

 

Communiqué de la Fédération Syndicale Étudiante et de la Fédération Sud-Étudiant

 

 

Suite aux drames antisémites de « l’affaire Merah » et aux événements survenus au sein de l’Université Toulouse II Le Mirail le mercredi 25 avril, la Fédération Syndicale Étudiante et la Fédération Sud-Étudiant souhaitent dénoncer toutes formes d’amalgames entre l’anti-sionisme et l’antisémitisme.

 

Comme le rappelle la définition du Petit Robert, le sionisme est un « mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif (la Nouvelle Sion) en Palestine ». De plus, différentes personnalités politiques israéliennes ont clairement assumé ce projet colonial. David Ben Gourion, par exemple, ancien premier ministre israélien, a déclaré en 1937 « nous devons chasser les Arabes et prendre leur place » (Ben Gurion and the Palestine Arabs, Oxford University Press, 1985).

 

En tant que syndicats étudiants antiracistes et anticolonialistes, nous soutenons la lutte du peuple palestinien contre la colonisation et l’apartheid. Nous revendiquons les mêmes droits civiques, démocratiques, politiques, sociaux et culturels pour tous et toutes. Nous dénonçons toutes tentatives d’amalgames et nous nous réservons le droit d’attaquer en diffamation toutes organisations ou individus qui tenteraient d’assimiler nos principes anticolonialistes à toutes formes de racisme.

 

Non au sionisme ! Non à l’antisémitisme !

Soutenons la lutte du peuple palestinien contre le colonialisme !

Contre la circulaire Guéant, liberté d’étudier, de circuler, abrogation de toutes les lois racistes !

Dernièrement, la circulaire Guéant est venue renforcer l’arsenal juridique d’« immigration choisie » et de racisme d’État.

Depuis la loi CESEDA de 2006 (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), un-e étudiant-e étranger-ère diplômé-e d’un niveau Master 2 ou équivalent, peut obtenir une APS (Autorisation Provisoire de Séjour) de 6 mois. Durant cette période, il/elle devra trouver un emploi ou une promesse d’embauche, couplé à un soutien écrit de l’Université (directeur/directrice de composante ou Présidence), favorisant ainsi des rapports clientéliste. Si ces conditions sont remplies, la préfecture accorde -ou non- un visa permettant de travailler légalement le temps du premier contrat. Depuis 2006, les ressortissant-e-s des pays n’ayant pas d’accords particuliers de « gestion concertée des flux migratoires » ont moins de possibilités d’y accéder que les autres.

La circulaire Guéant accentue le nombre de critères permettant la délivrance de ces visas.
Elle développe certaines conditions à caractère nationalistes comme la « connaissance approfondie du pays, d’une civilisation, d’une langue ou d’une culture étrangère ». Les autres critères d’attribution sont basés sur des critères d’excellence, de compétitivité et de profits. Afin que les universités paraissent « attractives » via une insertion professionnelle de haut niveau et que les entreprises qui embauchent renforcent leur taux de profits, seule une toute petite minorité d’étudiant-e-s étranger-e-s ayant eu un « parcours d’excellence », « bénéficieront » de l’autorisation légale de rester sur le territoire. Les autres sont condamné-e-s à renforcer le travail au noir et à être la cible des rafles de la Gestapo républicaine. Claude Guéant cherche sans doute des solutions pour atteindre son quota de 35 000 expulsions d’êtres humains du territoire métropolitain pour l’année 2012 !!

Cette nouvelle circulaire s’inscrit dans le cadre d’une politique xénophobe en constante augmentation ces dernières années, qui touche les immigré-e-s en France, et que les étudiant-e-s étrangers-ères subissent de plein fouet (quand ils/elles peuvent accéder à l’Enseignement Supérieur français) :
–Difficulté accrue pour obtenir et se faire renouveler un visa étudiant
–Préférence nationale restreignant l’accès aux chambres Universitaires et aux bourses sur critères sociaux.
–Expulsions de chambres universitaires si les papiers expirent, etc…

Régularisation immédiate de tou-te-s les sans-papiers !!
Abrogation de toutes les lois et circulaires racistes !!
Liberté de circulation et d’installation !!
Liberté d’étudier !!

Contre le racisme d’Etat et la préférence nationale !

Mises en place par les gouvernements de droite comme de gauche, les lois racistes et xénophobes se succèdent depuis longtemps (régulation des flux migratoires dès 1974, enfermement sans jugement de sans papiers dès 1984, loi CESEDA en 2006, loi Besson en 2011 etc.). Mais ces dernières années ont vu une dégradation des conditions de vie des étranger-e-s et la mise en place de critères de plus en plus restrictifs quant à l’obtention d’un titre de séjour par exemple. Les objectifs d’expulsion annuels ne cessent d’augmenter dans l’indifférence générale (30 000 cette année). Les rafles se banalisent. Les interpellations au faciès se généralisent.
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Contre les rafles de Roms organisées par l’État français, restons vigilants et solidaires !

Ce Mercredi 31 août et ce Mardi 1er septembre, plusieurs expulsions massives de campements Roms ont été organisées par la police.
Le 31, les CRS ont fait irruption dans le campement de Saint-Denis, où vivent 150 personnes. À grand renfort de gaz lacrymogènes, ils expulsent les familles et démantèlent les baraques. Puis, sous la contrainte, les expulsé-e-s sont emmené-e-s par petits groupes sous garde policière jusqu’à la gare RER, où une rame spéciale est finalement affrétée par la RATP pour que la police organise un convoi d’acheminement spécial pour une centaine de Roms et leurs gardiens en uniformes, pour les déporter hors de l’agglomération.

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Solidarité avec les militant-e-s de l’UGTG, sendikalis pas kriminèl !

Mardi 9 Août 2011 à Pointe-à-Pitre, le tribunal a prononcé les sentences dans le procès de Gabriel Bourguignon, Freddy Louise et Michel Madassamy, trois camarades syndicalistes, militants de l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG). 

Accusés en 2002 de tentative d’incendie, de violence en réunion et de rébellion contre la force publique, la malhonnêteté des accusations a conduit à la relaxe des deux premiers, mais pourtant à la condamnation de Michel Madassamy, à une peine de prison avec sursis pour avoir soi-disant, blessé seul 16 gendarmes alors que même les témoignages des gendarmes en question le mettent nettement hors de cause. Qu’on ne s’y trompe pas, ce procès était avant tout politique : Une énième manœuvre pour déstabiliser et criminaliser l’action syndicale collective.

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Agressions d’extrême droite à Lyon

 

Malgré l’interdiction de la « marche des cochons », organisée par le Bloc Identitaire pour dénoncer la vente de viande hallal, soit disant révélatrice de l’islamisation de la France, environ 500 personnes, identitaires, néo-nazis et autres se sont quand même réuni-e-s samedi 14 mai à Lyon. Soit disant pour défendre la liberté d’expression, en protestant contre l’interdiction préfectorale. Ce n’était en fait qu’une excuse pour véhiculer leurs idées fascisantes.
Durant la même journée, une manifestation anti-fasciste a rassemblé environ 1500 personnes. En marge de la manifestation, des heurts ont eu lieu entre militant-e-s antifascistes, militant-e-s d’extrême droite, et forces de l’ordre. Trois anti-fascistes sont toujours retenu-e-s par la police.
Les pouvoirs publics essaient de faire passer ces évènements pour une « guéguerre » entre extrême droite et extrême gauche, alors que cette menace dépasse largement ce cadre et est loin de ne concerner que l’extrême gauche.
En effet, dès la dispersion du rassemblement, les manifestants d’extrême droite s’en sont pris à diverses devantures de kebab. Plus tard dans la soirée, des nazis ont attaqué des lieux « alternatifs », des bars et des personnes souvent au hasard, en scandant des cris racistes, ouvertement nazis. Une dizaine de personnes sont, encore à cette heure, hospitalisé-e-s, dont certain-e-s dans un état critique.
La FSE exige que les trois anti-fascistes soit relaché-e-s immédiatement et que les poursuites à leur encontre soit abandonnées. La FSE exige la fermeture des deux locaux d’extrême droite ouverts à Lyon. La FSE appelle l’ensemble des étudiant-e-s à continuer de lutter contre toute manifestation de l’extrême droite quelle qu’elle soit.

PAS DE FASCISTES DANS LES QUARTIERS
PAS DE QUARTIER POUR LES FASCISTES !

 

Toutes et tous à Lyon le 14 mai contre la « marche des cochons »

Une manifestation appelée « marche des cochons » est organisée le 14 mai à Lyon contre la vente de produits halals soit disant révélatrice de l’islamisation de la France. Ce n’est en réalité rien de plus qu’une occasion trouvée par les jeunesses identitaires, néo-nazis et autres pour véhiculer leurs idées fascisantes.
Un événement de plus illustrant le développement inquiétant de groupuscules violents d’extrême droite et/ou fascistes qui a lieu actuellement partout en France. Les conséquences directes se font ressentir à Lyon, où les agressions racistes et fascistes se multiplient et où deux locaux ouvertement d’extrême droite ont ouvert: le local néo-nazi de Gerland et le local des identitaires de Saint-Jean .
Leur activité est en accord avec la politique du gouvernement, qui est en réalité l’application de plusieurs projets de l’extrême droite. Celle-ci désigne des boucs émissaires : chasse aux sans-papiers, organisation de débats racistes (cette fois sous prétexte de laïcité), nouvelle réduction des droits des étranger-e-s et délit de solidarité (notamment avec la loi Besson). Ceci afin de casser les solidarités et de faire taire la contestation contre l’accroissement des inégalités sociales. Le programme d’extrême droite, qui essaie de se faire passer pour social, ne vise qu’à diviser les classes populaires afin de briser tout mouvement solidaire et d’ampleur en leur sein.

Nous devons combattre cette banalisation des discours racistes, antisémites, islamophobes, sexistes et homophobes. C’est pourquoi la FSE appelle l’ensemble des étudiant-e-s à aller à Lyon le 14 mai contre cette « marche des cochons », rdv 14h, place des Terreaux et à continuer de combattre tout acte réactionnaire qui tente ou tentera de diviser les classes populaires.

Pour la fermeture du local néo-nazi de Gerland et du local des identitaires de Saint-Jean à Lyon!

PAS DE FASCISTE DANS LES QUARTIERS,
PAS DE QUARTIER POUR LES FASCISTES !

LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

Appel à une Riposte Antifasciste Unitaire

L’importance de l’extrême droite à Lyon n’est pas une nouveauté. Lyon a souvent été le terreau d’une extrême droite virulente tissant ses théories racistes et négationnistes notamment à l’université.

Depuis plusieurs mois maintenant l’extrême droite lyonnaise, sous l’égide des jeunesses identitaires, tend à s’installer durablement sur le département, en particulier à Lyon. Jusqu’alors leurs actions de terrain se limitaient à perturber, avec une dizaine de militant-e-s, les rassemblements dont nous sommes partie prenante (Soutien aux sans-papiers/sans-papières, délit de solidarité, défense de l’IVG, Marche des Fiertés LGBTI).

Appel à une manifestation antifasciste unitaire le 10 Avril à 15h place Bellecour.

Ces derniers mois, l’extrême droite a cherché à accentuer leur présence sur la ville en multipliant leurs actions sur le terrain, et faisant recours de plus en plus souvent à la violence :

- Actions de harcèlement auprès des bibliothèques du 4ème et du 8ème afin de faire interdire une exposition de photo sur les sans-papiers et sans-papières ;

- Manifestations du FN contre la mosquée de Vénissieux puis de 80 militant-e-s devant le Conseil Régional contre le financement public de l’Institut français du culte musulman (Jeunesses identitaires, FN, MPF), non par principe laïque mais par haine de l’islam.

- Manifestation contre le droit à l’avortement.

- Janvier, une trentaine d’individus attaquent un rassemblement appelé par plusieurs organisations politiques qui protestaient contre la tenue du débat sur l’identité national à la Préfecture.

- Février, meeting d’Alain Soral d’Egalité & Réconciliation nationale (« Gauche du travail, droite des valeurs, pour une réconciliation nationale ») à Vaulx-en-Velin.

- Mars, l’activisme d’extrême droite s’est débridé : occupation islamophobe du Quick halal de Villeurbanne par une cinquantaine d’identitaires masqués en cochon, agressions violentes de militants à St Jean, attaque à la bombe incendiaire d’un squat politique, intimidation et menaces exercés par des groupes de 40 à 60 nationalistes radicaux contre des militant-e-s de gauche reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse, infiltration d’un meeting du NPA par des nationalistes et découverte d’un coktail molotov, campagne d’affichage islamophobe par le FN, multiplication des tags racistes et antisémites dans les rues et les lycées…

Ces faits, inquiétants, ne sont malheureusement que la partie la plus visible du développement et de la diffusion des idées racistes, haineuses et populistes des partis d’extrême droite. Ces partis, et les groupuscules qui leur sont associés, représentent un danger réel, sur le plan politique quand ils utilisent les réalités sociales à leurs fins pour développer un discours de haine et d’exclusion de l’autre, les soraliens allant même jusqu’à tenter de s’implanter en banlieue pour détourner a leur profit la radicalisation de la jeunesse. La situation économique et les politiques associées de la part de l’État aggravent la marginalisation des hommes et des femmes allant jusqu’à les déshumaniser.

Ces faits prolongent la politique actuelle du gouvernement (chasse aux sans-papiers/sans-papières, débat haineux et raciste sur l’identité nationale et délit de solidarité) d’une droite décomplexée surfant sur les idées traditionnellement utilisées par l’extrême droite (stigmatisation d’une partie de la population, montée de la haine de l’autre,, retour aux valeurs familiales traditionnelles, prises de positions sur le terrain religieux), désignant des boucs émissaires dans le but de casser les solidarités et faire taire toute contestation. On assiste à une normalisation des discours et des pratiques racistes sous la forme de discours islamophobes, antisémites, sexiste, et homo-lesbophobe. Jour après jour, les « dérapages » verbaux de membres du gouvernement se succèdent, ces discours contaminent a présent l’ensemble de la classe politique, un tabou est tombé.

La répression et les lois liberticides réduisent de plus en plus nos libertés individuelles et collectives tout en favorisant la criminalisation des opposant-e-s et la stigmatisation d’une partie de la population. C’est en construisant un front unitaire que nous pourrons mettre fin à ces actions racistes et haineuses et à leur propagation.

TOUS ENSEMBLE RIPOSTONS !

MANIFESTATION UNITAIRE

SAMEDI 10 AVRIL 2010 15H PLACE BELLECOUR

Premiers signataires : Les amoureux au ban public, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, ATTAC Rhône, CABIRIA, CCRASS, CGA-Lyon, CNT, Collectif contre le Racisme et l’Islamophobie, Collectif 69 de défense des sans-papiers et demandeurs d’asile, Collectif de soutien aux sans papier de Villefranche Sur Saône, CGT Education 69, Covra, JCML, FA, FASE69, FCPE, FSE, Gauche unitaire, MFPF 69, MRAP, NPA, OCL, PAG69, Planning familial, PG 69, Ras l’front, RUSF, US Solidaires, SUD culture, SUD Educ, Collectif Tous ensemble 69, UJFP Lyon, Union pour le communisme, Témoins, les Voraces …

Premiers soutiens : Collectif 69 de défense des sans-papiers et demandeurs d’asile, AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation), MJS…

http://rebellyon.info/Appel-a-une-Riposte-Antifasciste.html

 

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