Manifestation pour l’application du droit au logement !

Droit Au LogementÀ 3 jours de la fin du plan froid, et après la mobilisation qui a commencé le 20 novembre avec l’occupation d’une dizaine d’écoles et collèges sur l’agglomération lyonnaise pour héberger des familles sans logement, le collectif Jamais Sans Toit revendique que le droit inconditionnel au logement qui est inscrit dans la loi soit appliqué.

Pour que soit appliqué le droit inconditionnel au logement !

« Toute personne en situation de détresse a accès, sans aucune condition de régularité de situation, à tout moment à un hébergement d’urgence. » (Article 3452-2 du Code de l’Action sociale et des familles)

MANIFESTATION À LYON SAMEDI 28 MARS À 15H00 AUX TERREAUX !

Malgré nos alertes, la préfecture du Rhône ne donne toujours pas de réponses aux familles encore dans la rue.
Pire, les familles hébergées d’urgence cet hiver dans les foyers et les hôtels risquent d’être remises à la porte au 31 mars.

Ceci est inacceptable et les différents collectifs et associations dénoncent ces pratiques abjectes !
Nous rappelons qu’il existe des solutions dans l’agglomération étant donné le nombre important de logements vides, propriétés des collectivités territoriales.

Pour manifester notre indignation et ne pas laisser ces enfants et leurs parents dehors, rendez-vous à 15h aux Terreaux !
Le cortège se rendra à l’école Gilbert Dru (7ème), occupée depuis 3 mois pour loger des familles SDF.

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Manifestation pour l’arrêt des expulsions ! Un logement pour tou-te-s !

Alors que le droit à un toit est un droit vital et fondamental, des milliers de femmes, d’hommes, d’enfants de la région Rhône-Alpes, étrangers ou français, sont à la rue ou menacés d’y être jetés à tout moment. Comme dans le reste de la France.

logement-web

Tract pour la manif du 15 novembre

Les Causes ?

  • La politique de l’État et des collectivités locales qui n’assument pas leur obligation absolue d’hébergement d’urgence été comme hiver de toute personne quelle que soit son origine, alors que l’article 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) énonce que toute personne quelle qu’elle soit doit pouvoir être accueillie dans un lieu décent.

Pire : ces institutions n’hésitent pas parfois à poursuivre les familles -notamment les Roms- et les personnes isolées jusque dans leurs squats ou « pauvres » campements et à les expulser !

  • La cherté des loyers, la spéculation immobilière qui ont permis aux banques, à une minorité de riches bailleurs, privés ou publics, de spéculer, de s’enrichir (les profits spéculatifs ont grimpé de 70% depuis 10 ans…). Pourtant en France, il y a 2,4 millions de logements vides pour 3,6 millions de mal-logés.
  • La complicité des gouvernements qui ont laissé faire, précipitant les personnes et familles aux revenus modestes dans les impayés et le logement précaire, parfois dans la rue !

NOUS EXIGEONS :

  • L’ouverture de structures d’hébergement d’urgence, et l’amélioration des conditions d’accueil, sans condition d’accès, été comme hiver,
  • L’arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d’habitation, des fermetures des places d’hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz…),
  • L’arrêt du harcèlement de la part des administration et bailleurs sociaux sur les locataires et les usager-e-s (contentieux, lettres menaçantes…) et le gel des loyers impayés,
  • Une application des lois DALO et ALUR qui prévoient un très large accès de toute personne ou famille à un logement décent,
  • La RÉQUISITION des logements vides, la construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et la baisse des loyers,
  • L’arrêt de la criminalisation de la migration et de la criminalisation des actions de solidarité avec les migrants,
  • La régularisation de tous les sans-papiers et l’arrêt des expulsions du territoire français,
  • Un logement pérenne et décent pour toutes et tous !

Manifestation régionale Place des Terreaux SAMEDI 15 NOVEMBRE À 14H
Puis cortège en direction de la Préfecture de Région…

Nous appelons aussi tous ceux et toutes celles qui luttent pour leur survie ou par solidarité à organiser des manifestations et actions décentralisées partout en France afin de rendre visibles les invisibles. C’est par la création d’un rapport de force que nous ferons reculer la misère et ceux qui la produisent.

Tract Logement 15 novembre 1_2Tract Logement 15 Novembre 2_2

À L’APPEL DE :

Enfants sans toits, CISEM [Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants], Centre d’Information Inter-Peuple, Même droits pour tous et toutes, Confédération Nationale du Logement 38, Collectif Logement/hébergement, CRSA, La Patate chaude, Un Toit pour Tous, ASTI Vienne, Bassin d’Annonay et Montélimar [Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s], AC ! Isère (Agir Ensemble contre le chômage), RESF Rhône, Collectif urgence Roms 74, SIAD Valence, Coordination régionale de soutien aux sans-papiers , Defends-toit, Planning Familial Rhône, La voix des femmes, Femmes en Luth Valence, LDH 38, LDH Fédération Rhône, MRAP 69, NPA 38 et 69, Solidaires 38 et 69, Sud Education 38 et 69, Solidaires étudiant-e-s Lyon et Grenoble, CNT/AIT Valence, CNT 38, Ras l’front, UPC, Les Alternatifs, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, OCML-Voie Prolétarienne, Alternative Libertaire Lyon, Groupe FA Graine d’Anar, Sud Télécom, Solidaires Météo, ADARDAP, OCL-Lyon…

Suppression des aides au logement pour les étudiant-e-s ? Mobilisons-nous !

Suite au démenti de deux membres du gouvernement lundi 14 avril, il nous paraît tout de même important, dans un contexte où priment les économies budgétaires, de souligner le fait que la possibilité d’une suppression des APL pour les non-boursierEs a été évoquée au sein du même gouvernement. Il s’agit donc de rester vigilantEs.

La suppression pure et simple des aides au logement (APL et ALS) pour l’ensemble des étudiantEs non-boursierEs a été évoquée par le gouvernement. Rappelons que 75% des étudiantEs ne sont pas boursierEs, et que 550 000 d’entre elles et eux bénéficient déjà de ces aides qui varient entre 90 et plus de 400 euros et constituent souvent leur seul et unique revenu.

Le gouvernement refuse de répondre à la précarisation du milieu étudiant : nous sommes de plus en plus nombreux-ses à être contraintEs de nous salarier pour payer nos études, d’autres sont contraintEs d’arrêter leurs études faute de moyens financiers suffisants et les bourses, qui concernent moins de 25% des étudiantEs, sont loin d’être suffisantes.

Mais la suppression des aides au logement n’est pas la seule attaque. Pour rester sur les questions sociales, rappelons que le gouvernement poursuit la privatisation rampante des CROUS qui seront financés non plus selon leurs besoins réels mais selon leur rentabilité et selon leur capacité à trouver des financements non publics. Les CROUS ne se gênent pas pour augmenter leurs loyers et tous les prix non réglementés au niveau national, pour dégrader les conditions de travail de leurs salariéEs ou pour se transformer en agence immobilière au service du logement privé dont les dérives sont nombreuses (loyers excessifs, « marchands de sommeil », logements insalubres, agences « vendeuses de listes »…).

Le gouvernement cherche à « économiser » 50 milliards sur le dos des salariéEs, retraitéEs, étudiantEs et privéEs d’emploi, en démantelant les services publics et la protection sociale. Il offre, en parallèle, des exonérations de cotisations sociales au patronat sans aucune contrepartie, affaiblissant de ce fait notre système de protection sociale, de retraites et de santé basé en les privant de leur source de financement.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s considère qu’étudier est un travail à temps plein. Nous ne devrions pas être contraintEs de nous salarier pour financer nos études, au contraire !

Sur la question du logement, Solidaires Étudiant-e-s revendique dans l’immédiat le maintien des aides au logement (APL et ALS) pour l’ensemble des étudiantEs. De plus, afin que celles-ci bénéficient effectivement aux locataires, et ne soient pas un outil qui permettrait l’augmentation des loyers, nous revendiquons également l’encadrement du prix des loyers. À plus long terme, nous exigeons un plan massif de construction et de réhabilitation de logements étudiants publics dignes et à bas loyer afin de répondre à la crise du logement, ainsi que la réquisition des logements vides.

Pour lutter contre la précarité étudiante d’une manière générale, nous revendiquons :

L’instauration d’un salaire pour touTEs les étudiantEs se déclarant fiscalement indépendantEs de leurs parents, financé par les cotisations sociales ;
La gratuité totale de l’enseignement supérieur et la disparition des frais d’inscription, y compris dans les établissements publics à statut dérogatoire.

CONTRE L’AUSTÉRITÉ ET LA PRÉCARITÉ
Étudier et se loger sont des droits, pas des privilèges !

Solidarité avec les précaires menacé-e-s d’expulsion ! Pas d’expulsion sans relogement !

Ce vendredi 28 mars à 8h30 sont convoquéEs au Tribunal de Grande Instance de Lyon nos compagnons précaires pour « occupation illégale » de leur logement.
 
Collectif logement Lyon - Un toit c'est un droit
Le pro­prié­taire de l’appar­te­ment qu’ils occupent à proxi­mité de la place Voltaire, par ailleurs déten­teur d’un impor­tant patri­moine immo­bi­lier, de plu­sieurs socié­tés immo­bi­liè­res et de luxueux cha­lets en mon­ta­gne, arguait en janvier de pré­ten­dues « dif­fi­cultés économiques » pour obte­nir une pro­cé­dure urgente d’expul­sion d’Anaïs, pré­caire, dans l’attente de l’examen de son dos­sier d’attri­bu­tion d’un loge­ment social depuis plusieurs années.
 
Le pro­prié­taire demande notamment en plus de l’expul­sion immé­diate (sans les deux mois de délais légaux) une condam­na­tion de paie­ment d’une indem­ni­sa­tion de 1000 euros par mois d’occu­pa­tion au titre du « pré­ju­dice subi » !
 
Mais quel pré­ju­dice a subi ce pro­prié­taire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appar­te­ment à la toi­ture lézar­dée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeu­ble s’il n’avait été entre­te­nu par les nou­veaux occu­pants ?
 
Ne sont-ce pas les pau­vres, les tra­vailleurs, les chômeursles pré­cai­res qui subis­sent un préjudice -quant à lui parfaitement avéré- en devant trimer chaque jour afin d’avoir une chance de s’acquitter péniblement de loyers exorbitants ?
 
Cela permettant de couvrir les emprunts bancaires de quelques propriétaires qui s’enrichissent ainsi au détriment de notre qualité de vie !
 
Que dire encore de la société capitaliste qui préfère que soient laissés vacants quelque 24 000 loge­ments dans notre seule agglo­mé­ra­tion, alors que dans le même temps 6000 per­son­nes sans loge­ment sont à la rue.
 
Seule une société hypo­crite peut consa­crer comme prin­cipe cons­ti­tu­tion­nel et comme dispo­si­tion légale le droit incondi­tion­nel à un loge­ment, et faire primer dans les faits le droit de pro­priété sur le droit de vivre.
 
Nous appe­lons en consé­quence chacunE à se rendre à l’audience au Tribunal d’ins­tance de Lyon, 67 rue Servient salle B, ce vendredi 28 mars à 8h30 pour sou­te­nir la demande d’une déci­sion juste leur accor­dant un délai suf­fi­sant pour leur relo­ge­ment.
 
Plus lar­ge­ment nous appe­lons à une mobi­li­sa­tion pour le droit au loge­ment pour tous quelle ­que soit sa natio­na­lité.

Collectif logement Lyon - Face aux expulsions

Pas de profit sur nos vies !

 

Réquisition des logements vides !

 

Pas d’expulsion sans relogement !

 

Soutien à la grève nationale dans les CROUS le 4 février !

Communiqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes (SESL) en date du 19 janvier :

   Ce 4 février, la CGT du réseau des Œuvres Universitaires et Scolaires (CGT-CROUS) appelle à une journée de grève nationale face à la dégradation des conditions de travail des personnels ouvriers et administratifs des CROUS. Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes soutient pleinement cette mobilisation.

   La diminution des subventions de fonctionnement des CROUS (10 millions cette année), le gel de postes et la diminution drastique du nombre de CDI avec le non remplacement des départs participent à la dégradation des conditions de travail des personnels. Tout cela se fait au détriment des missions de service public [1] des CROUS. Rappelons que pour nombre d’entre nous, étudiantEs, le CROUS est un service public qui nous aide financièrement (bourses sur critères sociaux, Fond National d’Aide d’Urgence) et matériellement (logements étudiants à bas loyers).

   En tant que syndicat étudiant, nous considérons que la situation inacceptable dont souffrent les personnels du CROUS et la réduction des subventions de fonctionnement affaiblit fortement le service public des Œuvres Universitaires et Scolaires. Alors que le Ministère annonce quelques mesures sur les aides sociales, il poursuit la politique du gouvernement précédent en matière de démantèlement progressif des missions de service public des CROUS, qui, loin d’être parfaites, restent nécessaires pour nombre d’entre nous.

 Solidaires des revendications salariales des personnels du CROUS, nous demandons notamment :

  • Des subventions de fonctionnement à hauteur des missions de service public des CROUS (restauration, logement, culture, aides sociales…).
  • La fin des gels de postes, l’intégration des personnels à un véritable statut de la Fonction Publique, et le recrutement de personnels titulaires nécessaires au service des étudiantEs, au bon fonctionnement des CROUS et à l’amélioration des conditions de travail des personnels.
  • Le retour à un financement paritaire (État/étudiantEs) du ticket RU et la construction massive de logements dignes, à bas loyers, gérés par les CROUS.

Tract de la CGT-CROUS :

tract_crous_4_fevrier_2014

Note :
[1] Lire Tom Thomas, Étatisme contre libéralisme ?, 2011 : « Lutter « pour la défense des services publics » reste surtout une lutte pour la défense des conditions de travail, des statuts juridiques particuliers de ces organismes. Si une telle lutte est légitime et nécessaire, elle n’en reste pas moins souvent de nature plus ou moins corporatiste, et comme toute lutte bornée au rapport salarial, seulement défensive, incapable d’empêcher à terme le capital d’imposer ses conditions. Or la caractéristique essentielle d’un service public (et toute activité devrait y répondre) est celle de sa qualité: qu’il s’agisse d’une activité voulue par le peuple en réponse à des besoins jugés par lui prioritaires, répondant qualitativement à ces besoins, et utilisant une quantité de travail contrôlée par lui de telle sorte qu’elle corresponde à la moyenne sociale.« 

Soutenons les précaires menacéEs d’expulsion en pleine en pleine « trêve » hivernale !

Ce vendredi 17 janvier le Tribunal d’instance de Lyon (rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations d’appartements par des personnes en grande précarité. Ces logements parfois pour certains inoccupés depuis des années appartiennent à des personnes qui, elles, passeront l’hiver bien au chaud.

À Lyon, dans le 7ème arrondissement, au 1 bis rue du repos, des logements appartenant au CCAS et gérés par l’organisme HLM « Grand Lyon Habitat », inoccupés depuis des années, pour certains 10 ans, abritent depuis début juillet 2013 la famille Covacci ! Il s’agit d’une famille de 13 personnes dont 7 enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans l’arrondissement et la plupart sont nés en France.

Réquisition des logements videsArrivée en 2002 sur le territoire, la famille Covacci n’a cessé d’errer de squat en camp de fortune, ils y ont perdu un membre de leur famille. Jetée à la rue après l’incendie de leur dernier habitat, la famille a investi les appartements du CCAS où ils ont trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et celui de leurs enfants. Depuis leur arrivée sur l’agglomération, cette famille a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social. L’occupation de ces appartements du CCAS n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches.

Un des autres cas qui sera jugé ce matin-là concerne le propriétaire d’un appartement à proximité de la place Voltaire, détenteur d’un important patrimoine immobilier, de plusieurs sociétés immobilières, et de luxueux chalets en montagne qui argue aujourd’hui de prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d’expulsion d’Anaïs, précaire, dans l’attente de l’examen de son dossier d’attribution d’un logement social. Le propriétaire demande en plus de l’expulsion immédiate (sans les deux mois de délais légaux) une condamnation de paiement d’une indemnisation de 1000 euros par mois d’occupation au titre du « préjudice subi » !

Quel préjudice a subi ce propriétaire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appartement à la toiture lézardée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeuble, s’ils n’avaient été entretenus par les nouveaux occupants ?

Ne sont-ce pas les pauvres, les travailleurSEs et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, lui totalement avéré, du fait de la hausse des loyers provoquée en particulier par ces comportements spéculatifs ? Cette spéculation aboutie en effet à ce que 24 000 logements soient vides dans notre agglomération, tandis que 6000 personnes sans logement traînent leur existence miséreuse de par les rues glaciales et que le 115 sonne occupé.

AFP_1303163612.jpgSeule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.

Les cas particuliers de ces procédures en référé qui vise à forcer en plein hiver l’expulsion sans laisser le temps à ces hommes, ces femmes et leurs enfants des possibilités de relogement qui s’offrent illustre une situation plus générale, qu’il faut dénoncer.

Nous appelons en conséquence chacunE à se rendre en soutien à l’audience en référé à 8h30 le vendredi 17 janvier au Tribunal d’instance de Lyon, 67 rue Servient salle A pour soutenir la demande d’une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement.

 

Plus largement nous appelons à une mobilisation pour le droit au logement pour tous quelle que soit sa nationalité.

 

Premiers signataires : Union Pour le Communisme, Collectif Logement Lyon, Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes Lyon, Collectif Lesbien Lyon, Confédération National du Travail interco 69, CGT Privés d’Emploi et Précaires du Rhône

Si t’as pas de niche, prends ton pied-de-biche !

Ce vendredi 20 décembre le Tribunal d’instance de Lyon (rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations d’appartements par des personnes en grande précarité. Ces logements parfois pour certains inoccupés depuis des années appartiennent à des personnes qui, elles, passeront Noël bien au chaud.

A Lyon, dans le 7ème arrondissement, au 1 bis rue du repos, des logements appartenant au CCAS et gérés par l’organisme HLM « Grand Lyon Habitat », inoccupés depuis des années, pour certains 10 ans, abritent depuis début juillet 2013 la famille Covacci ! Il s’agit d’une famille de 13 personnes dont 7 enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans l’arrondissement et la plupart sont nés en France.

Collectif logement Lyon - Réquisition des logements videsArrivée en 2002 sur le territoire, la famille Covacci n’a cessé d’errer de squat en camp de fortune, ils y ont perdu un membre de leur famille. Jetée à la rue après l’incendie de leur dernier habitat, la famille a investi les appartements du CCAS où ils ont trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et celui de leurs enfants. Depuis leur arrivée sur l’agglomération, cette famille a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social. L’occupation de ces appartements du CCAS n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches.

Ce matin-là passent également les habitants du 19 de la rue Roux Soignat, jeunes précaires sans aucune solution de relogement alors que le bâtiment est vide depuis juin 2012.

Un des autres cas qui sera jugé ce matin-là concerne le propriétaire d’un appartement à proximité de la place Voltaire, détenteur d’un important patrimoine immobilier, de plusieurs sociétés immobilières, et de luxueux chalets en montagne qui argue aujourd’hui de prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d’expulsion d’Anaïs, précaire, dans l’attente de l’examen de son dossier d’attribution d’un logement social. Le propriétaire demande en plus de l’expulsion immédiate (sans les deux mois de délais légaux) une condamnation de paiement d’une indemnisation de 1000 euros par mois d’occupation au titre du « préjudice subi » !

Quel préjudice a subi ce propriétaire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appartement à la toiture lézardée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeuble, s’ils n’avaient été entretenus par les nouveaux occupants ?

Ne sont-ce pas les pauvres, les travailleurSEs et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, lui totalement avéré, du fait de la hausse des loyers provoquée en particulier par ces comportements spéculatifs ? Cette spéculation aboutie en effet à ce que 24 000 logements soient vides dans notre agglomération, tandis que 6000 personnes sans logement traînent leur existence miséreuse de par les rues glaciales et que le 115 sonne occupé.

Seule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.
Les cas particuliers de ces procédures en référé qui vise à forcer en plein hiver l’expulsion sans laisser le temps à ces hommes, ces femmes et leurs enfants des possibilités de relogement qui s’offrent illustre une situation plus générale, qu’il faut dénoncer.

Nous appelons en conséquence chacunE à se rendre en soutien à l’audience en référé à 8h30 le vendredi 20 décembre au Tribunal d’instance de Lyon, 67 rue Servient salle A pour soutenir la demande d’une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement.

Plus largement nous appelons à une mobilisation pour le droit au logement pour tous quelle que soit sa nationalité.

Premiers signataires : Union Pour le Communisme, Collectif Logement Lyon, Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes Lyon, Collectif Lesbien Lyon, Confédération National du Travail interco 69, CGT Privés d’Emploi et Précaires du Rhône

Communiqué commun SUD Étudiant – CGT Crous – FSE : LE PROJET CROUS 2020 : on privatise, on précarise, on sélectionne…

Ce projet CROUS 2020, adopté au CNOUS en janvier 2012,est un texte qui vise à définir la politique et la gestion des CROUS pour la prochaine décennie ; il a pour objectif d’accentuer la « décentralisation », c’est-à-dire renforcer leur mise en compétition, passant par une  » autonomie renforcée  » des CROUS, dans le même esprit que la loi LRU. Une fois de plus, le gouvernement s’attaque au service public en lui imposant les normes managériales propres au secteur privé et capitalistes : recherche accrue de rentabilité au dépend des étudiant-e-s et des personnels, mise en concurrence, logique de « marketing », caporalisation des rapports hiérarchiques, plus de poly-compétences pour les personnels…

Dans cette nouvelle configuration, nous nous attendons à une fatale augmentation des prix, une dégradation des conditions de travail, une privatisation du logement, une externalisation des postes et la poursuite des coupes budgétaires. Finalement, toutes les étapes nécessaires à une privatisation partielle ou totale des Crous dans les années à venir !!

Ce projet CROUS 2020 intervient dans un contexte de misère et de surveillance généralisée. En effet, le CROUS actuel n’est déjà pas en mesure de remplir ses missions, que ce soient en termes de logement, de restauration et de bourses, mais réussi étrangement à mettre en place un système de contrôle des employé-e-s et des étudiant-e-s.

Outre la qualité, c’est aussi la quantité insuffisante de logements disponibles ainsi que les critères profondément discriminants (quotas, préférence nationale, résultats scolaires…) que nous déplorons. La multiplication des partenariats avec les « bailleurs sociaux » est inquiétante, livrant ainsi des logements dits sociaux aux spéculateurs. Une très grande majorité d’étudiant-e-s n’ont que le choix de rester chez leurs parents ou de payer le prix fort du loyer dans le logement privé que le gouvernement privilégie manifestement (fond de paiement des cautions).

Les restos-U non seulement ne sont pas épargnés par la hausse des prix mais se trouvent directement vampirisés par les banques (Crédit Agricole, CIC…) qui imposent peu à peu l’usage de la carte monéo qui avait pourtant connu un véritable flop ! En plus d’offrir une commission aux banquiers sur chaque transaction, cette carte monéo transforme le CROUS et l’université en appareils de contrôle (suivi permanent des opérations, flicage des personnels et de leur productivité, « carte d’identité étudiante » donnant accès aux emprunts de livres, photocopies, médecine universitaire, vote aux élections étudiantes, infos personnelles…).

Moins d’un-e étudiant-e sur quatre bénéficie des aides financières (500 000 sur 2,3 millions), les étudiant-e-s étranger-ères y ont difficilement accès (notamment pour ceux hors-UE) et, dans le contexte de crise sociale actuelle, ce système est largement insuffisant, injuste, et se dégrade. En effet, les critères d’attribution n’ont pas finis de se durcir allant jusqu’à indexer les bourses sur la « réussite » scolaire et l’assiduité conformément à l’esprit de compétition et de sélection sociale qui s’impose à l’université. On remarque que le système est tout simplement défaillant : les retards (parfois sur plusieurs mois !) dans le versement des bourses est dangereusement devenu habituel. On remarque l’explosion spectaculaire (+20%) des demandes au FNAU (Fond National d’Aide d’Urgence) en 2011 alors que le budget de ce fond n’a lui pas été augmenté d’un pouce jusqu’à aujourd’hui et que le 10ème mois de bourse négocié par l’UNEF est encore compromis.

La précarité s’aggrave dans des proportions inédites mais le gouvernement préfère soumettre les CROUS à la loi du profit au lieu d’améliorer les conditions et les moyens des travailleurs du CROUS. Celui-ci n’est alors pas en mesure de remplir les missions de service public nécessaires pour garantir l’égalité d’accès aux études supérieures. En effet, un-e étudiant-e sur 2 est officiellement salarié-e, mais en comptant le travail au noir et le salariat saisonnier, on passe à 75% minimum d’étudiant-e-s salarié-e-s. Un-e étudiant-e qui doit continuellement jongler avec cours, travail et révisions n’en est plus un-e et le taux d’échec parmi les étudiant-e-s salarié-e-s est deux fois plus élevés que chez les non salarié-e-s (source : OVE). Ces faits démontrent incontestablement l’exacerbation de la précarité et de la sélection sociale que nous dénonçons.

C’est dans nos luttes qu’il faudra porter notre volonté d’une autre répartition des richesses, plus juste et égalitaire !!

Les fédérations syndicales de la CGT CROUS, de la FSE et de SUD étudiant revendiquent de concert :

– Réengagement réel de l’Etat dans l’Enseignement Supérieur, la Recherche et les CROUS.

– Renforcement du service public des CROUS avec l’ajout de nouvelles compétences dévolues aujourd’hui aux universités: culture, sports…

– Gestion démocratique des CROUS: un CA avec uniquement des personnels et des étudiant-e-s.

L’assurance d’un 10ème mois de bourses et l’arrêt des coupes budgétaires pour les aides sociales.

– Augmentation en nombre et en montant des bourses sur critères sociaux, versées de manière régulière, sur 12 mois, avant d’instaurer un salaire socialisé ou une garantie sociale étudiante pour les étudiants se déclarant fiscalement indépendant de leurs parents, financée par les cotisations sociales.

– La suppression des critères discriminatoires socialement.

– La construction massive de logements publics de qualité (espace, normes environnementales…).

– La rénovation et des résidences universitaires sans hausse des loyers

– La réquisition des logements vides

– La gestion des résidences « sous contrat » directement par le CROUS

– La rupture de tous les partenariats public-privé du CROUS

– La baisse significative des loyers

                       

Par -6°C les socialistes lyonnais jettent des gens à la rue.

Ce matin des sans domiciles, aidéEs de l’association Demeurant Partout, annonçaient la réquisition d’un immeuble vide depuis plus d’un an appartenant au grand Lyon. Les occupantEs qui dormaient à l’intérieur depuis plusieurs jours déjà ont été évacuéEs par la police cette après-midi aux alentours de 17h30, cette opération de police à donné lieu à 8 arrestations.
Ce matin les occupantEs aidé-e-s de leurs soutiens associatifs avaient en effet rendu publique la réquisition. Les autorités municipales en demandant à la police de procéder à l’expulsion signifie clairement dans quel camp elles choisissent de se positionner dans la guerre en cours pour le logement de tous et toutes. Nous refusons de voir dans une société d’abondance comme la notre des personnes dormir dehors.
La FSE soutient les opérations de réquisition de logement vide et leurs auteurs qui ne font que se substituer aux pouvoirs publics défaillants.

Vers un renforcement de la précarité étudiante : refusons la destruction de nos conditions de vie et d’études !

Mardi 6 juillet, François Baroin, ministre du budget, a annoncé plusieurs mesures visant à combler le déficit public. Parmi elles, une coupe budgétaire dans les aides aux logements étudiants.
Est-il nécessaire de rappeler que plus de 200 000 étudiant-e-s en France vivent sous le seuil de pauvreté– (moins de 733 euros par mois) ? Est-il nécessaire de rappeler que les aides au logement actuelles, ainsi que l’ensemble du système d’aide sociale, sont insuffisantes en nombre et en moyens ?

Concernant le logement, cela n’est pas mieux : aujourd’hui, les CROUS ne sont plus qu’en mesure d’accueillir que 7% des étudiant-e-s contre 50% il y a 50 ans. Depuis quarante ans le nombre de logements étudiants n’a quasiment pas augmenté alors que le nombre d’étudiant-e-s a été multiplié par dix. Or les plans de construction annoncés ne sont ni respectés, ni suffisants. De plus les rénovations se font au détriment d’une augmentation de loyer.

Concernant le logement, cela n’est pas mieux : aujourd’hui, les CROUS ne sont plus qu’en mesure d’accueillir que 7% des étudiant-e-s contre 50% il y a 50 ans. Depuis quarante ans le nombre de logements étudiants n’a quasiment pas augmenté alors que le nombre d’étudiant-e-s a été multiplié par dix. Or les plans de construction annoncés ne sont ni respectés, ni suffisants. De plus les rénovations se font au détriment d’une augmentation de loyer.

Que ce soit les politiques budgétaires et le désengagement social de l’Etat précarisant toujours un peu plus les conditions de vie des étudiant-e-s, ou les CROUS au niveau local qui gèrent au quotidien la misère sociale, nous devons réaffirmer haut et fort que ces politiques anti-sociales menées par les classes dominantes ne sont pas nouvelles, et qu’elles n’ont qu’un but : restreindre l’accès déjà compliqué à l’enseignement supérieur aux classes populaires. Les déclarations du ministre du budget vont dans ce sens, ainsi que les difficultés de logement rencontrées en ce moment même par la plupart des étudiant-e-s ou futurs étudiant-e-s. Les enfants des classes populaires sont ceux qui ont le plus de mal à financer leurs études et à les terminer avec succès. Or la réduction annoncée des aides au logement étudiant, constitue une restriction budgétaire majeure, l’accès à un logement indépendant exigeant un fort investissement financier, hors de portée des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires
Le gouvernement et ses ministres continuent ces attaques, en méprisant de manière ouverte les milieux populaires, en leur adressant ce message : les études ne sont pas faites pour vous !

La FSE continuera de défendre l’accès à l’université pour toutes et tous. Elle continuera son combat contre la précarité étudiante, et notamment contre la difficulté d’accès au logement.

Pour une fac critique et populaire !
Facs ouverte aux enfants des classes populaires !
Pour l’augmentation des bourses à hauteur des besoins et sur douze mois !
Pour la construction massive de logements sociaux !