Journées d’action sur Lyon 2 les 10 et 12 février !

Nous relayons le dernier tract issu du comité de mobilisation des étudiant.e.s de Lyon 2 en lutte :

Grève des enseignant.e.s vacataires de Lyon II

Lyon 2 en grèveDepuis lundi 26 janvier, des vacataires-enseignant.e.s de plusieurs disciplines sont en grève à l’appel du collectif des vacataires et précaires de l’Université Lyon 2. Nous, étudiant.e.s de Lyon II, dénonçons leurs conditions de travail et d’emploi, à savoir l’absence de contrat de travail depuis la rentrée de septembre 2014 et donc l’absence de paie.

Tou.te.s concerné.e.s, tou.te.s mobilisé.e.s !

Suite à un rassemblement le 29 janvier devant la DRH (Direction des Ressources Humaines) sur le campus des Quais, l’équipe présidentielle s’est fendue d’un communiqué envoyé par mail au collectif des vacataires. Cette réponse ne satisfait en aucune manière aux revendication exprimées (pas de frais d’inscription pour les étudiant.e.s vacataires, des contrats en bonne et due forme, paiement mensualisé immédiat). La présidence se justifie en invoquant le coût que représentent les 35% d’étudiant.e.s boursier.e.s à Lyon 2, à l’heure où l’on apprend que le président lui-même se serait octroyé une prime de quelques 26 800 €. La présidence tente de jouer le jeu de la division entre doctorant.e.s vacataires et étudiant.e.s, en stigmatisant particulièrement les boursier.e.s. Or la précarité nous concerne tous !

Lyon 2 ne représente pas un situation isolée, dans d’autres universités en France les mêmes problèmes se posent et les étudiant.e.s et travailleur.se.s s’organisent ; à Rennes 2, Montpellier 3 ou Paris 8 par exemple. L’Assemblée Générale de Lyon 2 a voté le soutien à la mobilisation de Paris 8 notamment.

Le manque de moyens met en péril nos conditions de travail et d’études.

Nous exigeons :

  • Des TD à moins de 30 personnes ;
  • Des contrats et salaires pour chaque vacataire ;
  • Abandon des poursuites contre les syndicalistes ;
  • Augmentation du budget (récupération des 6 milliards supprimés par l’État) dans le cadre d’une université gratuite, publique et ouverte à tous ;
  • Arrêt du contrôle des cartes étudiantes et des fouilles de sacs à l’entrée du campus des Quais.

Nous appelons l’ensemble des étudiant.e.s à se joindre à la mobilisation pour défendre nos intérêts communs. C’est tou.tes et tous ensemble, étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels, qu’il faut se battre pour obtenir des moyens pour des conditions d’études et de travail de qualité. Soyons nombreuses et nombreux aux journées d’action de mardi et jeudi prochains !

Journée d’action mardi 10 février, campus de Bron sur le Forum :

  • Stand d’infos
  • Crêpes/café à prix libre
  • Activité graffitis sur le forum (à partir de 11h)
  • Activité création d’affiches

Journée d’action jeudi 12 février, campus des Quais :

  • Rassemblement devant la DRH (86 rue Pasteur, 69007) à 10h

Tenez-vous informé.e.s !

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Communiqué de presse des vacataires enseignant-e-s de Lyon 2 en lutte

Communiqué de presse des vacataires enseignant.e.s de Lyon 2 en lutte :

Unis contre la précaritéLes vacataires enseignant.e.s de science politique, d’arts du spectacle et d’anthropologie de l’Université Lumière Lyon 2 sont en grève depuis lundi 26 janvier afin d’attirer l’attention de la présidence de l’université sur leurs conditions de travail dramatiques.

Depuis le début des enseignements au mois de septembre, les vacataires n’ont pas de contrat de travail et, par conséquent, n’ont fait l’objet d’aucune rémunération. Certain.e.s de ces enseignant.e.s ne sont toujours pas payé.e.s pour des heures effectuées pour l’année universitaire 2013-2014.

Cette situation n’est plus tenable, elle doit désormais être connue de tou.te.s.

Aujourd’hui jeudi 29 janvier, près de 170 personnes, vacataires mobilisé.e.s et étudiant.e.s solidaires, se sont rassemblées devant la Présidence de Lyon 2 afin de manifester leur colère et d’exiger des réponses à leurs attentes.

Face à une énième promesse orale (après « des contrats signés pour tous les vacataires au 31 octobre », puis « régularisation de la situation au plus tard en janvier », nous avons cette fois-ci eu droit à : « les contrats de travail seront délivrés d’ici 15 jours »), au mépris, à la défiance et au rejet dont les enseignant.e.s vacataires ainsi que les étudiant.e.s font l’objet de la part de l’équipe présidentielle, les grévistes, soutenus par les étudiant.e.s, ont remis en main propre à M. Péguy, vice-président élu aux Finances, un courrier avec des revendications explicites, exprimées collectivement, exigeant une réponse écrite ainsi que des actes concrets d’ici mardi 3 février. Durant ce délai la mobilisation continuera, et elle se poursuivra tant que ces exigences n’auront pas été entendues.

Contact :

Site : mobprecvaclyon2.wordpress.com

fb : Page Université Lyon 2 en lutte

Appel à la grève des enseignants-vacataires du département de Science Politique !

Vacataires précaires en colèreNous, vacataires du département de science politique, travaillons depuis septembre 2014 sans aucun contrat de travail et sans rémunération.

Après les diverses promesses de la DRH et de la présidence de l’université (« des contrats au 31 octobre » ; « régularisation des situations en janvier 2015 »), force est de constater que la situation est inchangée.

Étant donné que le second semestre a débuté sans aucune amélioration de notre situation, la majeure partie d’entre-nous, avons décidé de se mettre en grève et appelons l’ensemble des vacataires de notre université à faire de même ; et l’ensemble des titulaires et des étudiants à se solidariser avec ce mouvement !

Nous exigeons immédiate la signature des contrats de travail pour tous les vacataires du premier et du second semestre. Et l’opération de « rétention des notes » se poursuit jusqu’à l’activation de la mise en paiement des vacataires.

Face à cette situation toujours plus catastrophique nous exigeons toujours :

  • Un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative ;
  • Le paiement mensualisé dans le mois qui suit des heures effectuées ;
  • La précision dans le contrat de travail du délai de rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées (paiement des surveillances de partiels, corrections de copies, réunions…) ;
  • L’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire ;
  • Un engagement ferme sur la tenue des TD au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre ;
  • Amélioration de la visibilité des procédures de recrutement.

Mais aussi :

  • L’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF ;
  • La limitation à 30 étudiant-e-s par TD ;
  • Le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon et le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport ;
  • La simplification de la procédure d’inscription en doctorat ;
  • La gratuité de l’inscription pour les doctorant.e.s, et étudiant.e.s employé.e.s par l’université, quel que soit leur statut ;
  • Une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes.

Agenda militant :

  • Collage sur le campus de Bron pour élargir la mobilisation aux vacataires du deuxième semestre et des autres composantes : lundi 26 janvier, 13h30 sous le forum.
  • Assemblée générale des étudiant-e-s : mardi 27 janvier, 13h30 (lieu à déterminer)
  • Assemblée générale des vacataires en lutte : mercredi 28 janvier, 10h sous le forum de Bron
  • Rassemblement devant la DRH : jeudi 29 janvier à 10h au 86 rue Pasteur, Lyon 7ème

Plus d’informations sur le site du collectif des vacataires-précaires en colère de l’université Lyon 2 !

La présidence étouffe les associations !

Les temps sont durs ;  après les personnels privés de congés, les vacataires sans contrats, les étudiants sans chaises, les associations de l’université en font les frais. Coup sur coup, deux mesures de la présidence viennent entraver leur fonctionnement régulier : un durcissement des conditions d’attribution des subventions, et un plan de ré-attribution des locaux. Et l’ensemble des associations pour l’instant titulaires de locaux sont menacées par le nouveau plan, qui prévoit que seules les associations représentatives -élues à un conseil quelconque- puissent de droit bénéficier d’un local.

pendu nbCes mesures ne sont pas surprenantes : elles s’imbriquent dans la suite logique des mesures d’austérité. Les restrictions budgétaires et les orientations politiques générales impactent directement le tissu associatif. C’est depuis le processus de privatisation des facs que l’université est propriétaire de ses locaux et doit en faire un usage à « bon escient ». Bon escient ? À savoir : en lieu et place de leur occupation par des associations, louer ces salles, ou y organiser de la formation continue payante, source de revenus supplémentaires.

La complexification nouvelle des dossiers de subvention (elle date de cette année) permet à l’université de se conserver quelques bas de laine : les rallonges budgétaires tardant, les dotations de l’État en berne (20% de baisse sur le dernier trimestre 2014, menaçant directement les paies des personnels administratifs), l’université puise allègrement -quoique illégalement- dans le FSDIE, un fond destiné à soutenir les initiatives étudiantes et à aider les étudiants les moins favorisés.

Au-delà de l’aspect simplement économique, il n’est pas étonnant qu’en période de crise la présidence cherche à garder le contrôle sur l’expression au sein des campus. Il y a une portée répressive à l’évacuation des lieux de réunion. La présidence a ainsi donné huit jours à Solidaires Étudiant-e-s et deux autres associations pour évacuer leurs locaux de Bron. La nouvelle mode des subventions est aussi une modalité de contrôle : aux anciennes subventions de fonctionnement, qui servent de droit au fonctionnement régulier des associations, se sont substituées des subventions par projet, difficiles à justifier. Elles permettent à l’université un contrôle direct sur les projets qu’elle sélectionne.

Face à ces attaques, nous appelons l’ensemble des associations du campus à s’organiser pour obtenir :

  • Un local par association, par campus si nécessaire
  • Un retour aux anciennes procédures de subvention

Les associations dites représentatives ont d’ores et déjà été convoquées à une réunion qui se tiendra sans la majorité des associations, le 10 décembre, pour discuter avec le vice-président en charge du patrimoine du nouveau plan d’attribution des locaux.

Nous invitons l’ensemble des associations à s’inviter à cette réunion, pour refuser le dialogue entre pseudo-organisations représentatives et inverser le rapport de force pour faire valoir nos revendications.

Ils nous acculent, on les bouscule ! Journée d’action jeudi 20 novembre à Lyon 2

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir 2

À Lyon 2, une Assemblée Générale a réuni une centaine de personnes de tous horizons. Nous avons discuté de la dégradation des conditions d’étude et de vie, des violences policières et de la répression. En effet, après l’annonce de l’amputation de 20% des dotations aux universités pour le dernier trimestre 2014 (soit 350 millions d’euros), et sachant qu’aujourd’hui déjà, Lyon 2 coupe les vivres aux différents départements, il est urgent d’agir.

De plus, suite à la mort de Rémi Fraisse, de nombreuses personnes protestant contre les violences policières lors de manifestations ont été violentées, arrêtées et condamnées (notamment, sur Lyon, à 6 mois ferme et 9 mois de sursis pour avoir lancé une canette). En conséquence, nous avons décidé de nous organiser pour établir un rapport de force. Nous soutenons toutes les facs et lycées en lutte, notamment Rennes, Toulouse, Nantes, Paris…

Nos revendications ont été votées :
  • Titularisation des vacataires,
  • TD à 30 maximum,
  • Refus de la gestion des services de ménage et informatique par des entreprises extérieures à l’Université,
  • Abolition de la sélection sociale à l’Université,
  • Abandon des charges et poursuites à l’encontre des personnes arrêtées dans le cadre de la manifestation contre les violences policières,
  • Désarmement et dissolution de la police.

 

La journée d’action a été actée pour jeudi 20 novembre, le jour des élections du CROUS. Ces élections n’ont pas de sens dans le contexte actuel de crise au sein de l’Université et de la société en général. Faisons entendre nos revendications directement, et non pas par des élus sur des taux de participation ridiculement bas !

Rendez-vous ce jeudi pour faire entendre une autre voix que celle des urnes !

Programme de la journée au campus de Bron :

  • Stand crêpes toute la journée en face de la MDE, en soutien aux personnes arrêtées lors de la manifestation du 6 novembre contre les violences policières.
  • Bouffe/boissons à prix libre à partir de 19h en Amphi G
  • Projections/débats à partir de 20h en Amphi G

 

 

Agenda du mois de novembre !

➢ Mardi 18, 19h place du Pont : Manifestation contre les violences policières.
➢ Samedi 29, 14h place Jean Macé : Manifestation contre la tenue du Congrès du FN sur Lyon.

JOURNÉE D’ACTION JEUDI 20/11

FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

 

Le comité de mobilisation réuni à Lyon 2 ce lundi

P.-S.

Page facebook : Université Lyon 2 en lutte

Plus d’infos sur Rebellyon.info !

Lycées bloqués, manifs réprimées, politiciens paniqués… MAIS QU’EST-CE QU’ON ATTEND ?!

Une Assemblée générale a eu lieu à Lyon 2 ce jeudi 6 novembre.

Elle est née de la nécessité de constater l’ampleur de la crise à l’université, de nous organiser en conséquence. Étudiant.e.s, déjà travailleurs pour beaucoup, vacataires, personnels précaires : à différents titres nous connaissons la dégradation des conditions d’études ou de travail. Ce sont les TD surchargés, les filières amputées de 60% de leur budget, les vacataires qui travaillent encore sans contrat, les services comme le ménage ou l’informatique externalisés, les jobs mcdo.

Ce dont nous nous rendons compte à l’université Lyon 2 n’est pas un phénomène local : il traverse l’ensemble des universités en France. Et les problèmes que nous soulevons ne sont pas des problèmes de gestion isolés, des questions de rallonges budgétaires à débloquer : c’est un unique problème politique. Nos conditions d’études dégradées parlent de ce que le capitalisme en crise nous promet.

Lyon 2 La crise c'est eux la solution c'est nousLa crise du capitalisme se manifeste sous plusieurs formes : la restructuration brutale des universités, le démantèlement du code du travail, des retraites, la casse des services publics, la réorganisation du territoire dans une perspective de relance et d’intégration économique. Si les formes sont multiples, la fébrilité est la même. Les instances gouvernantes chargées d’appliquer les mesures toujours plus extrêmes de ce plan de maintien du capitalisme craignent l’étincelle. Cette fébrilité a conduit à la mort d’un camarade, Rémi, en lutte au Testet ; à Lyon 2, deux syndicalistes sont condamné.e.s à du sursis et passent en commission disciplinaire. Dans les quartiers -qui ont toujours été un espace de tension pour le gouvernement- elle entraîne depuis longtemps une répression de la vie quotidienne, des provocations constantes, des assassinats réguliers.


À Paris, une trentaine de lycées ont été bloqués jeudi 6 novembre : les lycéen.ne.s soulèvent la question des violences policières et celle du sort réservé à leurs camarades sans-papiers, expulsé.e.s ou en centre de rétention. À Toulouse, 600 étudiant.e.s de l’université du Mirail ont voté la grève pour jeudi prochain. Le fond de l’air est rouge, la situation est mûre : il ne tient qu’à nous de faire de même à Lyon.

L’Assemblée de jeudi appelle à une nouvelle assemblée générale la semaine prochaine.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
JEUDI 13 NOVEMBRE
CAMPUS DE BRON, 12H, AMPHI B

 
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La police tue, faisons barrage.

Samedi soir, sur le chantier du barrage de Sivens, aux alentours de 2h du matin, Rémi est mort. Une évidence s’impose : ni bavure, ni mort suspecte, ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous. N’importe qui d’un peu déterminé ce jour-là, déterminé à mettre en actes son refus. Un jeune homme est mort, qu’il soit « pacifiste » ou « radical », cela importe peu.

On ne laissera pas passer.

Ces derniers jours, ça a commencé à bouger un peu partout : il ne s’agit pas seulement de partager une colère mais d’être ensemble pour rendre des coups. Il ne faut surtout pas laisser la peur s’installer et nous réduire à l’impuissance.
C’est de plus en plus flagrant : dès qu’on sort dans la rue, dès qu’on s’organise pour d’autres vies, on trouve sur notre route la police et ses flash-balls. Que ce soit pour une manifestation ou une soirée sur les quais. Dans ces moments, régulièrement, la police mutile. Encore ce samedi une personne à Nantes a perdu son nez et deux autres on été gravement blessés.

Et cela ne cherche qu’à s’amplifier.

L’assassinat de Rémi, comme de nombreux autres perpétrés par les keufs, est odieux. Cet événement ne nous étonne pas mais notre deuil ne peut pas se passer en silence.
Parce qu’on va pas rester comme ça à se laisser tuer, on pense qu’il y a beaucoup à tchatcher, à s’organiser, à élaborer ensemble.

Mardi 4 Novembre :

  • Assemblée Générale à 12h RDV devant le resto U’ de Bron (arrêt T2, Porte des alpes).

Mercredi 5 novembre :

Jeudi 6 Novembre :

  • Assemblée Générale à 12h, campus de Bron. Dégradation de nos conditions d’étude et de travail : ça suffit, réagissons ! Seront également discutées les conclusions de l’AG de mardi sur la mobilisation contre la domination policière.
  • Rassemblement à 18h contre les violences policières et le terrorisme d’État.

La police tue faisons barrage

Appel à rassemblement des vacataires-précaires en colère de Lyon 2

Appel à rassemblement des vacataires-précaires sous les fenêtres de la présidence mercredi 5 novembre à 10h pour que nos revendications soient entendues :

Nous exigeons que le droit du travail soit enfin respecté pour les vacataires de l’enseignement supérieur :

  • Exonération des frais d’inscription pour les vacataires employés à l’université (qui y sont également étudiants).
  • Rémunération prenant en compte les heures réelles de travail effectuées et paiement par l’université des cotisations sociales associées.
  • Paiement mensualisé des heures effectuées dans le mois à la fin du mois.
  • Augmentation massive du nombre de contrats statutaires (contrats doctoraux, ATER, MCF).
  • Signature d’un véritable contrat de travail à durée déterminée avant le début des cours.
  • Transparence sur les critères de recrutement et la publicité des offres.
  • Engagement ferme de l’employeur sur un volume horaire et un emploi du temps un mois avant le premier cours.
  • Prise en charge d’une couverture maladie par l’employeur.

Notre mobilisation est née d’un ras-le-bol concernant un non-respect du droit du travail dans le cadre de notre travail de vacataire à l’Université Lyon 2. Cette situation n’est pas pas nouvelle et c’est une situation présente dans bien d’autres universités.

Nous appelons donc à un rassemblement à l’AG des étudiantEs, personnels, enseignantEs, vacataires le jeudi 6 novembre à 12h à Bron pour discuter d’une réponse globale aux problèmes que traverse l’université.

Unis contre la précarité

Rappel :
Sans contrat, non payés et « oubliés » par la DRH…

À l’appel du collectif des précaires de Lyon 2, nous, enseignantE-vacataires qui travaillons depuis septembre sans contrat de travail et sans être payéEs, nous sommes renduEs à la Direction des Ressources Humaines mercredi 15 octobre. Nous avions fixé un rendez-vous avez le vice-président RH de Lyon 2 la semaine précédente, lors d’un premier rassemblement, pour être tenu au courant de l’avancée de la seule promesse qu’il nous avait fait : avoir des contrats de travail au plus tard le 30 octobre. Malheureusement, une fois là-bas nous avons appris que le VP RH n’était pas présent et que par conséquent il ne nous recevrait pas. Doit-on comprendre que pour la DRH la signature de contrats de travail pour des dizaines de vacataires enseignantEs n’est pas une priorité ? Ou alors peut-être que ses promesses n’étaient que du vent et le VP RH a préféré se défiler ?

Assemblée générale des personnels mercredi 10 septembre à 16h00 !

Nous relayons le tract de SUD Education Ain Rhône Loire :

Enseignants-vacataires :

Mépris de l’administration,

précarité grandissante

STOP !

 

Les lois d’autonomie des universités (LRU et Fioraso) s’articulent à la politique de rigueur budgétaire déjà bien en place dans l’Enseignement supérieur et l’État exige des universités qu’elles en fassent plus avec des moyens constants ou en baisse. Résultat, la précarité se généralise et c’est le personnel vacataire qu’il soit administratif, technique ou enseignant qui en fait en premier les frais. L’État confirme jour après jour son statut de plus mauvais employeur de France.


Face à la dégradation des conditions d’emploi et de travail, les universités se mobilisent. Ainsi, à Tours, Caen, Bordeaux ou Paris, des personnels non titulaires (doctorants-vacataires, contractuels, docteurs non titularisés, agents administratifs…) se sont organisés en collectif pour faire entendre leurs voix auprès de leur présidence et du ministère. En effet, ces catégories de personnels constatent l’extrême précarité de leur situation, renforcée par la mise en place précipitée et forcée des Communautés Universitaires et d’Établissements.


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon


Le cas des personnels enseignants non titulaires

 

Afin de pallier le manque de personnel enseignant engendré par la politique d’austérité budgétaire, les universités ont recours massivement aux vacataires. Dans le cas de l’université Lyon II, les vacataires sont souvent des doctorants non financés ou des docteurs non titularisés. Ainsi, dans le département de science politique, des cours entiers sont assurés par des vacataires (CM et TD).

Se faire accepter par l’Université au statut de vacataire est un vrai parcours du combattant : Il faut être inscrit en doctorat, sans quoi le contrat de travail ne peut être émis. Mais les inscriptions ne sont ouvertes qu’au 1er octobre dans certaines disciplines. Par ailleurs, faut-il rappeler que la diminution du nombre de financements de thèse implique que les vacations sont la principale source de revenu pour beaucoup d’entre nous ? Comment payer alors des frais d’inscriptions de plus de 600 euros si nous ne sommes pas rémunérés au préalable ? C’est le serpent qui se mord la queue avec pour conséquence la précarité qui devient la norme. Ces frais d’inscription exorbitants pour ceux d’entre nous qui ne sont pas financés amènent à reverser une partie de notre salaire net à notre employeur : l’université.
Sur un salaire net de 705 euros pour un TD de 21h, que reste-t-il pour vivre lorsque nous reversons environ 600 euros en frais d’inscription à notre employeur ?


Une fois acquis et quel que soit le statut, doctorant-e-s ou docteur-e-s, les contrats de vacations sont bien souvent flous et façonnés dans le but d’exonérer les universités de cotisations sociales. Nous sommes ainsi limités à un volume horaire de 96 heures/an afin que l’université ne soit pas considérée comme notre employeur principal. Si nous désirons effectuer plus d’heures, nous devons nous déclarer en auto entrepreneur (ce qui est en réalité également très compliqué) ou justifier une activité professionnelle principale d’au moins 900 heures/an ce qui est bien évidemment incompatible avec la réalisation d’une thèse. Ces restrictions administratives nous conduisent donc parfois à travailler au noir (en demandant à d’autres vacataires ou titulaires de déclarer nos heures). Nous signons le plus souvent notre contrat de travail plusieurs mois après avoir débuté les cours. Qu’en est-il de notre responsabilité civile vis-à-vis des étudiants durant cette période ? Quant à notre salaire, il est versé au mieux trois mois après les heures effectuées, parfois plus, ce qui accentue notre situation de précarité financière et peut éventuellement nous mettre en situation de porte à faux vis-à-vis de Pôle Emploi lorsque l’on touche les allocations chômage, entraînant parfois la suspension du versement des indemnités.


Être payé à l’heure de cours signifie que l’ensemble des tâches annexes nécessaires à l’activité d’enseignement (préparation des cours, réunions d’équipes, surveillance des partiels, correction des copies, suivi des étudiants…) équivaut à du travail gratuit.


Face à cette situation toujours plus catastrophique nous demandons :

• la gratuité de l’inscription pour les doctorants employés par l’université, quel que soit leur statut
• un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative
• le paiement mensualisé dans le mois qui suit les heures effectuées
• la précision dans le contrat de travail du délai des rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées
• le paiement des surveillances de partiels
• l’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire
• un engagement ferme sur la tenue des TDs au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre,
• l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF
• la limitation à 30 étudiant-e-s par TD
• le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon
• le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport
• la simplification de la procédure d’inscription en doctorat
• une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes


Appel à la mobilisation

 

Un certain nombre d’entre nous s’est organisé l’année dernière en collectif au sein du syndicat Sud Education afin de faire remonter ces revendications à la présidence et à la DRH de l’université Lyon II. Malheureusement, ces derniers ont ignoré nos demandes répétées de dialogue (trois demandes de rendez-vous ont été envoyées par mail en juin) révélant leur mépris face à notre démarche. Ce manque de considération nous révolte d’autant plus que nous avons la charge de la majeure partie des heures d’enseignement.

À l’heure de la rentrée universitaire et de la mise en application de la CUE, nous considérons donc qu’il est urgent que nous nous organisions plus massivement pour faire entendre notre voix auprès de la présidence. La précarité des conditions d’emploi et de travail est intolérable dans l’Enseignement supérieur comme ailleurs !


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon

(la salle sera indiquée à l’entrée)


Contact : sudlyon2@sud-arl.org

 

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir

PS OU UMP, RIEN N’A CHANGE C’EST LE PATRONAT QUI FAIT SA LOI! ASSEMBLEE GENERALE A BRON, JEUDI 21, 12 H, AMPHI C

Le gouvernement et le patronat, avec le soutien d’organisations syndicales à leur solde, poursuivent la casse de nos droits sociaux. 

Avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI), ils nous imposent la flexibilité, la baisse des salaires et la mobilité contrainte sous peine de licenciement à nos torts personnels. Ces mesures participent d’un saccage global de nos droits.

Dans un contexte de crise du capitalisme, ces attaques s’enchaînent. L’ANI, et la loi visant à le retranscrire qui sera soumise sous peu à l’Assemblée, s’inscrit dans une politique plus large, au même titre que les réformes successives des retraites ou que la future loi d’autonomie des universités. Nous ne pouvons pas résister au coup par coup : contre une attaque globale, il nous faut une stratégie générale de lutte.

Étudiant-e-s, jeunes travailleurs/ses, nous sommes directement visé-e-s par cette offensive de la classe capitaliste. Étudiant-e-s aujourd’hui, pour beaucoup d’entre nous   salarié-e-s à temps partiel, nous subissons déjà les exigences de flexibilité et de « compétitivité » du patronat.  Demain, ça ne fera qu’empirer..

Abandon pur et simple de l’accord et retrait de la loi !

Auprès des travailleurs/ses, nous avons un rôle à tenir dans la mobilisation !

Sur nos lieux de travail, dans nos facs, organisons la lutte !