De la CPU à Lyon 2, il est temps de faire le ménage !

Salzmann Mayaud BelkacemJean-Loup Salzmann – président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) – aurait bien espéré devenir le prochain ministre de l’enseignement supérieur… (ici en photo avec Jean-Luc Mayaud – président de l’université Lyon 2 et la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem)

Salzmann a mis en place dans son université (Paris 13 – Saint Denis) un système clientéliste dévoilé par Mediapart (cf. article « Le « vice-ministre » des universités entre en zone de turbulences »).
Ainsi, un rapport montre qu’il cautionne un système quasi-mafieux avec détournement financier de plusieurs centaines de milliers d’euros, emplois fictifs, perception de primes indues etc. Plusieurs enseignants qui ont voulu remettre en cause ces pratiques ont été menacés de mort. Le directeur de l’institut qui voulait remettre de l’ordre dans ces pratiques a été agressé physiquement.

C’est par ailleurs, un ensemble de promotions arrangées, de cours fictifs, de marchandages et d’achats de vote, de primes indûment perçues qui sont révélés. L’article révèle également l’exclusion d’étudiant en commission disciplinaire qui ne souhaitait plus soutenir ce système clientéliste.

Salzmann – ancien de l’Unéf – bénéficie par ailleurs toujours du soutien de l’appareil. Ainsi, les instructions sont venues directement du Bureau National de l’Unéf pour soutenir sa réélection, informe un ancien élu de l’Unéf qui a depuis quitté l’organisation, dégoûté par ces pratiques.

WANTEDCes honorables pratiques, cette bonne gouvernance, se retrouvent également à l’Université Lyon 2, dont le président actuel – Jean-Luc Mayaud – s’est versé une prime illégale de plusieurs milliers d’euros pendant plusieurs années (soit 26 000 euros sur 4 ans). Le doyen de la faculté d’information communication avait déjà été (modérément) sanctionné dans une affaire de diplômes fictifs vendus plusieurs milliers d’euros aux Antilles. Et le vice-président aux finances subirait actuellement une enquête suite à un signalement au parquet pour avoir loué, au titre d’une association dont il est membre, des locaux de l’université, sans en reverser les sommes perçues à l’université (abus de bien social).

Dans le même temps, ce sont les mêmes qui invoquent les restrictions budgétaires et maintiennent en grande précarité les personnels, multiplient les CDD pour les agents, refusent les titularisations, ne délivrent pas de contrats de travail aux vacataires, versent les salaires 6 ou 8 mois plus tard, gèlent les primes des agents administratifs, externalisent le personnel d’entretien, licencient, mutualisent les services, augmentent la charge de travail des personnels…

Les mêmes poursuivent et excluent les syndicalistes : l’an dernier, deux de nos militantEs ont été excluEs six mois (en plus de 18 mois de sursis) de l’université pour des faits syndicaux. Leurs intérêts sont opposés à ceux des personnels et de la majorité des étudiant.e.s. Contre leurs pratiques, leurs plans de restrictions, leurs mesures qui affectent nos conditions d’étude et les conditions de travail des personnels, organisons-nous !

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Affiche Va balayer la plage

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Les élections passent, celles et ceux qui luttent restent ! Résultats des élections aux conseils centraux de Lyon II

voteMaintenant qu’est terminé le cirque électoral à l’Université Lyon II, les artistes sont tous rentrés chez eux. Le Bureau National de l’UNEF a regagné la gare, destination Paris ; les Marseillais et les Montpelliérains de l’UNI-Mét également. Quant à GAELIS (corpos), ils ont regagné leur fief de Lyon I.

 

La participation aura été d’à peine plus de 8 % (soit 2363 votants sur 28 828 étudiantEs inscritEs). Pour ce qui est de la Commission recherche du CFVU, elle est tout simplement risible : 2,6%, soit 32 votantEs pour 1210 inscritEs.

 

Mais ces 8,2% d’étudiantEs savent-ils seulement pour QUI ils ont voté ?

 

GAELIS, corporation des corporations étudiantes, arrive en tête de ces élections et « détrône » ainsi l’UNEF.

Sous leurs bonnets jaunes, leurs sourires, et leurs propositions consensuelles (ex : « accès pour les handicapés aux bâtiments, rénovation des bâtiments etc. »)  certains ont cru discerner des « associations indépendantes » : la réalité n’en sera que plus dure à subir. En effet, derrière leur « apolitisme » affiché, les éluEs de GAELIS ne se privent pas en conseils locaux, comme au niveau national, d’approuver les réformes successives de privatisation des universités (approbation de la loi LRU, volonté de faire entrer les entreprises dans l’université, de soumettre la production des connaissances aux intérêts du privé etc.).

Ceux qui prétendent au moment des élections « défendre les étudiants dans les conseils » n’hésitent cependant pas à participer au nettoyage social de l’université. Alors qu’ils siégeaient en commission disciplinaire ces 2 dernières années, ils ont participé à sanctionner et exclure plusieurs dizaines d’étudiantEs la plupart du temps précaires, les contraignant pour certains à rembourser leurs bourses, et les mettant purement et simplement à la rue, les privant d’accès à l’enseignement supérieur !

Malheureusement pour celles et ceux qui leur ont fait confiance, ces gens-là n’ont aucune activité réelle sur Lyon II si ce n’est dans les conseils où ils se privent bien de rendre compte de la réalité de leurs pratiques.

 

Mais que se passe-t-il quand ces « associations indépendantes » sont réellement implantées sur les universités ?  

Prenons l’exemple de Lyon I : GAELIS y est là-bas une vraie mafia, aucune association ne peut s’y implanter sans leur accord ; mais c’est pour les organisations syndicales et politiques que c’est le plus compliqué. En effet, ils cherchent systématiquement à empêcher la tenue de réunions politiques et syndicales. Tout affichage politique y est proscrit, la totalité des panneaux d’affichage leur étant réservés, qu’ils recouvrent régulièrement d’affiches sexistes pour des soirées étudiantes.

Bref si eux n’ont rien à remettre en question dans cette société qui leur convient bien, ils mettent tout en œuvre pour saboter l’expression et l’organisation de celles et ceux qui luttent contre la dégradation de leurs conditions de vie, de travail et d’études.

Même s’ils tentent sur Lyon II de se faire passer pour de pacifistes démocrates et de se victimiser « face aux violences de l’extrême-gauche », quand le rapport de forces le leur permet ils n’hésitent pas à agresser physiquement les militantEs.

 

Quant à l’UNEF, cette année, elle n’a réussi qu’avec difficulté à maintenir l’illusion qu’elle était un syndicat défendant les conditions des étudiants. En effet, satellite du Parti Socialiste, leur seule activité cette année aura été de venir défendre leur gouvernement et la loi Fioraso lors des Assemblées Générales, en omettant de se présenter en qualité de membre de l’UNEF.

L’UNEF, comme à son habitude, après une opposition de façade dans un premier temps, est finalement venue au secours d’une présidence en difficulté.

Ainsi, après la démission de l’ex Vice-président chargé des études et de la vie universitaire (c’est-à-dire en charge des problématiques étudiantes), l’UNEF a permis l’élection de Luc Baumstark, ex Doyen de la faculté d’économie, particulièrement réactionnaire, élitiste et en faveur de la soumission de l’université aux intérêts privés.

Par ailleurs, l’UNEF a beau dans ses tracts et interventions faire mine de se battre pour des rallonges budgétaires, en pratique, ils ont donné leurs 2 voix au Conseil d’Administration en faveur d’un budget en restriction. L’indépendance syndicale est une position compliquée à tenir quand leurs préoccupations quotidiennes reposent sur l’espoir d’obtenir quelques places au Parti Socialiste ou dans ses organisations satellites.

 

Derrière l’image de nouvelle association de la « Fabrique » se cachait la Cé (Confédération étudiante) – branche étudiante « syndicale » de la CFDT, un syndicat pro-patronal, ne faisant même plus mine de s’opposer aux nombreuses récentes réformes antisociales avant de le signer (ANI, réforme des retraites, UNEDIC etc.)

La Cé, forte de son inexistence sur Lyon II comme ailleurs, aura donc préféré apparaître sous un faux nom pour ne pas avoir à assumer son bilan.

La politique de la Cé est d’accompagner les restructurations des universités afin de mieux les soumettre aux intérêts immédiats du patronat, tout en prétendant qu’ils correspondent aux intérêts des étudiantEs.

En effet, la « flexisécurité » qu’ils nous vendent à longueur de journée, c’est la flexibilité (précarité) des étudiants/stagiaires/travailleurs/chômeurs, pour la sécurité des entreprises.

Fac verte, association écolo connu pour son AMAP, a obtenu un élu au Conseil d’Administration. Si leurs revendications sont relativement consensuelles, nous ignorons pour le moment quelles positions ils prendront dans les conseils vis à vis de la privatisation de l’université et des réformes en cours.

 

L’UNI-Mét se « cachait » quant à elle derrière le nom de liste « tous ensemble pour la réussite de Lyon II ». Mais qui désigne ce « tous ensemble » énigmatique ? Il s’agit du même « tous » que celui de la «Manif pour Tous » : pour cette droite universitaire qui regroupe l’UMP et l’extrême-droite (FN, MIL, Debout La République), les nationalistes et les catholiques intégristes, c’est « tous » sauf les pauvres, les homos et les minorités racialement désignées ! Son bilan : participation active aux nombreuses manifestations homophobes contre l’égalité des droits, soutien aux politiques racistes d’expulsion des sans-papiers pratiquées par l’UMP comme le PS, stigmatisation des étrangers etc.

Concernant les universités, ils défendent une conception ultra élitiste, et derrière l’affichage de façade de la valeur du mérite se cache en réalité des fils et filles à papa bien néEs, qui s’inquiètent de la massification de l’accès à l’université qui risquerait de compromettre leur place au soleil.

Le seul mérite que l’on peut éventuellement leur reconnaître est celui d’assumer une position de classe, contrairement aux autres organisations qui parviennent difficilement à la dissimuler.

 

Le GUD (Groupe Union Défense) lui a fait une rapide apparition pour essayer de diffuser un tract dont le contenu était à la hauteur de leur intelligence politique, avant de s’en débarrasser afin de courir plus vite.

Ainsi, contrairement à ce que prétend l’UNEF qui, une semaine auparavant, écrivait un communiqué appelant les forces de l’ordre à intervenir sur les campus (!), la seule manière d’assurer notre sécurité est de s’organiser collectivement pour assurer par nous-mêmes notre autodéfense.  

Une fois de plus, on doit noter que les « grands esprits » se rencontrent : l’UNI-Mét dont la moitié de leur programme appelle à réprimer plus sévèrement les éléments contestataires et progressistes de l’université ; le GUD dont la seule phrase de leur « tract-dessin » était « libérer l’université du marxisme » partagent ainsi la même politique répressive que la présidence de l’université.

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiantEs qui luttent. Leur dénominateur commun ? La même défense des intérêts de la classe dominante dans sa fuite en avant pour maintenir les taux de profit et ainsi dégrader nos conditions de vie, de travail et d’études !

 

Bref, à la base c’était pour annoncer les résultats des courses. 

 

Donc pour le Conseil d’Administration :

  • GAELIS : 2 sièges
  • UNEF : 1 siège
  • FSE et étudiant-e-s mobilisé-e-s : 1 siège
  • Fac verte : 1 siège

 

Pour le CFVU Lettre Sciences Humaines :

  • GAELIS : 3 sièges
  • UNEF : 3 sièges
  • FSE et étudiant-e-s mobilisé-e-s : 2 sièges
  • Fabrique ta fac : 1 siège

 

CFVU Droit Économie Gestion :

  • GAELIS : 2 sièges
  • UNEF : 1 siège
  • Fabrique ta fac : 1 siège
  • UNI-Mét : 1 siège

(Pour plus d’infos sur les résultats, on vous invite à consulter cet article)

 

Enfin, le cirque est terminé, place à la lutte !

 

Nous remercions celles et ceux qui nous ont apporté leur soutien !

 

La FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon

seule la lutte paie

Mieux que voter : on préfère s’organiser pour lutter !

Deux minutes pour voter : je préfère me recoiffer…

 

Ces jours-ci se déroulent les élections CROUS. Comme à l’habitude, certaines organisations tentent de nous faire croire que l’on peut contribuer à un changement en les élisant. Comme à l’habitude, nous sommes obligéEs de rappeler que ce sont des foutaises ! On le sait, les différents conseils – le conseil d’administration du CROUS ne faisant pas exception – sont des instances verrouillées !

Pour l’illustrer, on peut détailler la composition du conseil: Avec seulement 7 représentant-e-s pour les étudiant-e-s; 3 pour les personnels, contre 4 « personnalités extérieures » et 6 représentant-e-s de l’Etat, bref aucun rapport de force favorable n’est possible! Et ce ne sont de toute façon pas quelques représentantEs étudiant-e-s de plus qui changeront l’affaire.

 

Encore une fois, les seules voix entendues seront celles de l’externalisation, de l’ingérence du privé, de la précarisation de tous-tes les acteurs-trices des CROUS et des universités… Bref, les voix de la privatisation!

Si certaines organisations continuent de nous appeler à voter en leur faveur, c’est uniquement pour obtenir les sièges, qu’elles croient, conforteront leur légitimité. C’est surtout leurs organisations qu’ils conforteront, et force est de constater, qu’avec le temps nous commençons à avoir compris que l’intérêt de leurs organisations, est bien peu souvent en adéquation avec celui des plus précaires d’entre nous, quand il n’est pas objectivement celui des dominants!

Bref, prétendre qu’il est possible d’obtenir des victoires par ces élections est au mieux de la bêtise, ou plus probablement mensonger!

Face au à ce simulacre de démocratie, nous appelons à ne pas voter, et appelons à participer aux luttes pour la satisfaction immédiate de nos besoins !

 

Le projet CROUS 2020 : Vers toujours plus de marchandisation.. du CROUS

Depuis des années, les baisses de financements publics conduisent à une privatisation progressive des CROUS.Le projet CROUS 2020, va les transformer un peu plus les CROUS en entreprises soumises à des objectifs de rentabilité. On est bien loin d’un idéal de réduction des inégalités sociales – que leur service public prétend incarner.

 

Nous voulons l’égalité, et puisqu’on nous la refuse, nous finirons bien par la prendre!

 

Les partenariats avec le secteur privé déjà en oeuvre sont recommandés sous prétexte de rationalisation des activités. La décentralisation et « l’autonomie » renforcée des CROUS tend à les inscrire dans des logiques de compétition, propres au secteur privé et capitaliste ce qui nous fait craindre le pire quant à la qualité des « services » fournis dans le futur.

 

La course aux bénéfices pousse les CROUS à investir pour des publics plus solvables et rentables et ainsi à délaisser naturellement les étudiantEs les plus pauvres.

Pour exemple, à Grenoble le CROUS a créé un resto’U de luxe avec des repas à 25 euros alors que les resto’u traditionnels sont saturés !

Sur le campus de Bron, le Crous refuse d’investir les 3000 euros nécessaires pour permettre à la cafèt de servir des plats chauds comme c’était le cas il y a encore 2 ans.

Et il faut noter que l’UNEF et les assos étudiantes qui aujourd’hui font miroiter des gains possibles au CROUS pour les étudiant-e-s et personnel-les, ne se sont pas opposées à ce projet CROUS 2020, qui ne va qu’accélérer la précarisation de tous et toutes!

 

Une situation désastreuse

Les différentes réformes définissent des critères d’attribution des bourses toujours plus sévères et restrictifs (passage à 3 critères), avec des bourses insuffisantes en nombre et en valeur, construisant ainsi une véritable barrière sociale face aux études pour les classes populaires.

– Sous couvert de réorganisation et de polyvalence, les CROUS opèrent à une précarisation des personnels (multiplication des tâches, recours aux CDD…).

– Au niveau de la restauration, une politique désastreuse de « cafétisation » concoure à une augmentation des prix et à une baisse de la qualité. Une hausse des prix constante frappe les resto-U alors que les banques exploitent le système via l’imposition de la carte Monéo interdisant les paiements en liquide.

 

La situation du logement est alarmante avec un manque significatif de logements CROUS à loyers plus abordables. Au lieu de construire des logements publics de qualité, les CROUS s’emploient à signer des partenariats avec des bailleurs privés qui alignent les loyers sur les prix du marché.

Ni aumône, ni charité ! Revendiquons par la lutte :

 

  • -La fin des discriminations racistes quant à l’obtention de logements sociaux et des aides sociales!
  • La régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
  • La construction de logements sociaux publics de qualité à hauteur des besoins.
  • la réquisition immédiate des logements vides pour loger les personnes sans toit!
  • La rupture de tous les partenariats public-privé du CROUS.
  • La baisse significative des loyers
  • L’embauche massive de personnel titulaire et titularisation de tou-te-s les personnels.
  • Une hausse massive en nombre et en valeur des bourses sur critères sociaux, versées dans les temps et sur 12 mois.
  • Le retrait du projet CROUS 2020.

     

    Si vous voulez participez à des actions dans la défense de ces perspectives, n’hésitez pas à nous contacter!

Le 10ème mois de bourse, ou l’arbre qui voudrait cacher la forêt de la précarité et de la sélection sociale à l’université.

Laurent Wauquiez a annoncé ne pas vouloir revenir sur la mise en place d’un 10ème mois de bourse pour la rentrée 2011/2012.

Tandis que certaines organisations étudiantes qui en avaient fait leur cheval de bataille depuis 2009 applaudissent, la Fédération Syndicale Étudiante quant à elle, n’a jamais été dupe quant au rôle de carotte au bout du bâton que le gouvernement avait fait joué à cette revendication, lors du second mouvement LRU en 2009.
Et ce pour amener l’Unef a négocier l’arrêt de la lutte et à trahir le mouvement social. Ce qu’elle s’était alors empressée de faire. Pourtant aucun-e étudiant-e n’avait vu la couleur de ce 10ème mois de bourse jusqu’à aujourd’hui. Nous tenons -au delà de cette recontextualisation- à rappeler avant tout que le montant, le nombre de versements des bourses, et les critères d’attributions, malgré les effets d’annonce du gouvernement, ne garantissent absolument pas des conditions de vie et d’étude correctes aux étudiants.

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