Qui sont les violent-e-s ? Droit de réponse à la présidence de Lyon 2.

La présidence – après avoir une nouvelle fois censuré nos communiqués – a envoyé ce lundi 5 décembre un communiqué à l’ensemble les étudiant-e-s, personnels et enseignant-e-s dans lequel elle vend ses plans récemment enterinés de privatisation de l’Université, et où elle dénonce la « violence » de la FSE, et le caractère antidémocratique de ses actions..

Nous l’interrogeons: qui exerce la violence à l’Université et dans la société? Qui est antidémocratique?
Qui exerce la violence quand les décisions adoptées au Conseil d’Administration voient enterriner la privatisation de l’Université, privatisation qui aggravera la sélection sociale, et conduira à ce que des milliers d’étudiant-e-s se voient refuser l’accès à l’Université ?
Qui exerce la violence quand la Présidence entend mettre à  la porte l’ensemble des personnels d’entretien pour de basses manipulations comptables ?
La Présidence, si prompte à dénoncer la violence, n’hésite cependant pas à l’employer pour faire passer ses décisions..
 Ainsi, elle n’a pas hésité à donner l’autorisation à la police nationale d’intervenir dans l’Université. Elle n’a, encore une fois pas hésité à embaucher des vigiles privés armés pour réprimer les étudiant-es – déterminé-e-s à empêcher que leur Université ne passe plus encore entre les mains du privé – les gazer et les frapper!
Qui est antidémocratique quand la composition de leurs conseils leur assure l’adoption – sans trop de difficultés- des décisions gouvernementales ? Quand siègent au CA des personnalités extérieures, que, listes étudiant-e-s, personnels et enseignant-e-s réunies ne peuvent avoir une minorité de blocage tellement elles y sont sous représentées..?

Mais ne nous trompons pas! Les luttes ne se gagnent pas et ne se gagneront jamais dans leurs conseils, qu’elle qu’en soit la composition plus ou moins défavorable !

Car les conseils universitaires ne sont que les chambres d’enregistrement des réformes capitalistes du gouvernement. Nous ne servirons pas de caution démocratique au Président/Tiran et à sa clique!
Qui est antidémocratique quand la Présidence entérine des réformes ayant fait l’objet de deux mouvements nationaux à son encontre, qu’enseignant-e-s, personnels et étudiant-e-s y sont opposé-e-s?
Encore une fois qui est antidémocratique quand l’élu étudiant FSE est empêché de siéger au Conseil d’Administration par les agents de sécurité incendie, transformé-e-s en vigiles à la solde de la Présidence et quand nos communiqués sont censurés en haut lieu?
Alors si la Présidence n’a d’autre choix que de se barricader dans ses locaux pour faire passer ses décisions, ce n’est que parce qu’elle est consciente de son illégitimité, et des décisions profondément injustes qu’elle fait voter.
Alors que voudrait nous faire croire la Présidence avec son communiqué? Que nous sommes violent-e-s?.. Que nous ne sommes pas légitimes?..
De qui se fout la présidence lorsqu’elle affirme que « Le respect de la démocratie, dans et hors les murs de l’université, implique le refus de la violence comme moyen d’imposer ses idées. » ?!
Ne nous trompons pas! La violence au quotidien c’est celle de l’exploitation salariée, celle du système capitaliste qui jette des milliers de gens dans la misère du chômage et de la précarité ! 
Et face à nos exploiteurs et à leurs larbins notre violence est légitime ! 
La FSE réafirme que seule une lutte déterminée permettra de faire plier la présidence au service du patronat.
Notre détermination à faire entendre notre voix viendra à bout de leurs mensonges et de la répression !
Nous continuerons à nous battre pour une université gratuite, laïque, critique et populaire !
Pour combattre ce système qui nous oppresse et tous ses sbires, rejoins la FSE!

uselfse@yahoo.fr

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La démocratie à l’Université c’est les flics et les vigiles privés !

Ce vendredi 18 novembre était voté à l’université Lyon 2 le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies. (cf. précédent communiqué ci-joint) Le passage aux RCE avait déjà été refusé en juillet, ce qui, de fait, devait mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation.

Cependant, on a pu avoir aujourd’hui confirmation – si tant est qu’elle ait été nécessaire – que, lorsque la farce démocratique constituée par leur conseil n’est plus suffisante, ils n’hésitent pas à employer les grands moyens. Ont été embauchés à prix d’or pour l’occasion des vigiles armés, tandis que les services de sécurité incendie de l’Université faisaient office de milice personnelle de la Présidence. Il a également été fait appel à la police, en nombre dans et aux abords de l’université. Tout ce petit monde avait pour consigne explicite de contenir les étudiant-e-s venu-e-s contester entérinement de la LRU, empêchant par la même occasion l’élu au CA de la FSE de siéger.

Depuis plu­sieurs semai­nes, le minis­tère et ses exé­cu­tants locaux usaient de la carotte et du bâton pour nous faire plier et dis­sua­der les élus de voter contre le pas­sage au RCE. Le minis­tère avait même promis 250 000 euros si Lyon 2 accep­tait de mettre en œuvre ses plans avant le 1er jan­vier et jusqu’à’ a 65 000 euros de prime pour son pré­si­dent : son zèle appli­qué à vendre l’Université au patro­nat s’en trouve vite expli­qué.

L’Université oubliait cepen­dant que nous ne sommes pas des ânes et qu’il sera tou­jours hors de ques­tion de se sou­met­tre aux injonc­tions d’un gou­ver­ne­ment d’exploi­teur/euses qui sert les inté­rêts d’une mino­rité !

La veille, orga­ni­sa­tions, asso­cia­tions et syn­di­cats dépo­sés à l’Université avaient même été empê­chés de se réunir. La sécu­rité ayant reçu pour ordre de fermer les bâti­ments afin que les « étudiants ne se réu­nis­sent pas ».

Nous dénon­çons l’uti­li­sa­tion de la sécu­rité incen­die de l’uni­ver­sité comme milice à la solde de la pré­si­dence, ceux-ci fai­sant l’objet de pres­sions sur le non renou­vel­le­ment de leur contrat.

De plus, l’Université avait embau­ché pour l’occa­sion des vigi­les privés, pour plu­sieurs mil­liers d’euros la jour­née, pour sup­pléer les 7 mem­bres de la sécu­rité incen­die char­gés de garder l’entrée du Conseil. Pendant tout ce temps, après s’être fait molesté par les vigi­les, l’élu de la FSE sortit infor­mer ses camar­des, a été empê­ché de siéger au conseil. Le vote au CA, en plus d’être illé­gi­time, est donc enta­ché d’illé­ga­lité.

Qu’ils sachent que les forces syn­di­ca­les de lutte et de classe de l’Université Lyon 2 conti­nuent et conti­nue­ront de dénon­cer la pri­va­ti­sa­tion dégui­sée de nos uni­ver­si­tés.

Nous ne ces­se­rons jamais de nous battre pour une uni­ver­sité gra­tuite, laïque, cri­ti­que et popu­laire !

Seule la lutte paie !

Communiqué suite au conseil d’administration du 1er juillet

La Fédération Syndicale Étudiante vous informe de la tenue du Conseil d’Administration du 1er Juillet, qui devait entre autres décider du passage aux compétences élargies (c’est-à-dire un pas de plus pour Lyon 2 dans l’autonomie et la mise en concurrence avec les autres université dans le cadre de la LRU) ainsi que de l’externalisation des services de nettoyage.
Première victoire pour les agents d’entretien !
La présidence de l’université souhaitait mettre sous contrat privé le personnel d’entretien, cela signifiait la mise à la porte de l’actuel personnel déjà ultra précaire pour le remplacer par de nouveaux personnels, embauchés par une entreprise privée sous des conditions toujours plus précaires.
Mais grâce à la détermination des personnels d’entretien, la présidence s’est vu mise en minorité et a donc été contrainte de concéder une victoire temporaire au personnel précaire. En effet, face à la pression, le CA a voté le renouvellement de leur contrat pour une durée d’un an.
Stop à la précarité des personnels, finissons en avec les CDD à répétition qui durent depuis plus de 10 ans pour certain-e-s!
Ne soyons pas dupes, la bataille devra être poursuivie l’an prochain pour exiger la titularisation de tous/tes les personnels précaires !
Le passage aux compétences élargies repoussé
De même, grâce à un rapport de force construit depuis plusieurs années déjà contre la LRU le CA n’a pu obtenir la majorité nécessaire pour appliquer les plans du gouvernement sur l’autonomie, Lyon 2 repousse ainsi l’échéance d’un an puisque toutes les universités passeront de toute façon automatiquement de plein droit aux compétences élargies en août 2012 !
Rappel : les compétences élargies c’est concrètement déjà l’instauration de la sélection académique pour répondre aux réductions des capacités d’accueil, c’est bientôt la disparition des filières les moins rentables, et à terme l’augmentation massive des frais d’inscription !
Organisons nous dès maintenant pour préparer l’offensive à la rentrée !!!
L’ IDEX; le passage aux compétence élargies ; la réforme licence qui se prépare en catimini pendant l’été ne sont que les différentes facettes d’une même politique. Toutes ces « réformes » qui découlent directement de la LRU ne visent que la soumission des universités aux intérêts privés d’une minorité de capitalistes.
Une minorité qui s’enrichit sur le dos des classes populaires ce qui se traduit à l’université par l’accentuation de la sélection sociale et l’éviction de fait des étudiants les plus pauvres !
A l’université comme ailleurs nous devons préparer la contre offensive, refuser de payer la crise des capitalistes et de subir leur politiques antisociales qui nous plongent dans la misère.
Nous ne ferons pas l’économie d’un mouvement d’ampleur nationale à la rentrée pour une université gratuite, critique et populaire.
Le gouvernement s’attaque à nouveau aux étudiants en tant que travailleurs en formation. La réforme licence sera la soumission de nos formations aux besoins immédiats du patronat ainsi que la casse de la reconnaissance nationale des diplômes qui fournissent des droits pour les travailleurs.
Il est indispensable de nous organiser dès aujourd’hui pour faire face, n’attendons pas la rentrée, contactez la FSE : uselfse@yahoo.fr
Des problèmes de bourses, d’inscription, de titre de séjour, de logement ? contactez la FSE !

Lyon 2, la présidence vire le personnel d’entretien.

La casse sociale continue de plus belle, à lyon2 comme ailleurs. En effet, la présidence de l’université s’attaque aujourd’hui aux personnels BIATOSS, en choisissant de confier les tâches d’entretiens à des entreprises privées. Cette externalisation a pour conséquence immédiate le licenciement de l’ensemble de ces personnels, pourtant déjà précaires.
Ils et elles voyaient déjà leurs salaires plafonnés au SMIC, souvent associés à des temps partiels imposés (mi-temps ou trois quarts de temps) sur la base de contrats « atypiques » (COTOREP, contrats aidés, CDD de quelques mois, etc.) renouvelés années après années sans amélioration ni de la rémunération ni des conditions de travail que l’on peut attendre de l’ancienneté. Aujourd’hui, avec l’annonce d’externalisation de l’entretien des locaux de Lyon 2, ces personnels vont tout simplement être mis au chômage forcé.
Cette décision n’a rien d’inattendu. Elle suit parfaitement la logique et les possibilités offertes par la loi LRU (loi sur les responsabilités des universités) qui visent à privatiser l’université et la recherche, qui a déjà entrainée deux mouvement étudiants / enseignants / personnels techniques de grande ampleur. Face au risque d’externalisation, André Tiran avait fait la promesse le 1er décembre 2010, devant le personnel et les syndicats, de maintenir les postes et de ne pas externaliser ces services. Six mois plus tard, le masque tombe, l’appel d’offre pour la privatisation des services d’entretien est prêt à être envoyé et les licenciements officialisés.
Face à cette situation inique, la contestation s’organise. Ce 27 mai, des personnels d’entretien accompagnés d’étudiants ont occupés le conseil d’administration de Lyon 2 afin de faire entendre leur voix directement avec le conseil d’administration. André Tiran, encadré par son chauffeur/garde du corps, a tout simplement annulé la séance afin de ne pas à avoir à répondre de ses actes, c’est-à-dire l’application zélée d’une politique gouvernementale régressive.
Si cette première action était nécessaire, elle ne suffira pas à stopper les projets de la présidence. C’est pourquoi nous devons nous organiser et lutter afin de faire reculer ce projet inacceptable. Nous exigeons des conditions décentes de travail pour les personnels de Lyon 2 : titularisation, ou au moins « CDIsation » de tous les personnels, fin des emplois à temps partiel subit, hausse des salaires, reconnaissance de l’ancienneté, etc.

Le CA du 17/06 dernier avait dans son ordre du jour la question de l’externalisation. Une partie des listes présentes au CA ont soumit une motion refusant cette externalisation et ont demandé que cette question soit soumise au vote. Le président a alors refusé, elles ont donc décidé de quitter la salle. Le président a convoqué un nouveau CA vendredi 1/07. Nous nous devons d’être encore là pour manifester notre soutien aux personnels et notre refus de la privatisation.
André Tiran profite des vacances pour étouffer la contestation, préparons-lui une rentrée à la hauteur.
Refusons l’externalisation des services d’entretien !

Rassemblement devant le bâtiment présidentiel du campus berges du Rhône Lyon 2 à 15h le 1/07