Réformes du droit d’asile et droit des étrangers : l’urgente nécessité de s’organiser et de construire la solidarité !

Analyse des réformes par le collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires ( contacts : collectif.etudiants.etrangers.lyon@riseup.net  Téléphone: 07 68 25 59 86 )

L’État renforce ses moyens pour précariser, réprimer et expulser les étrangers : l’urgente nécessité de s’organiser et de construire la solidarité !

Le gouvernement PS, après avoir déjà battu un record d’expulsions de personnes sans papiers, a entériné fin juillet une réforme du « droit d’asile » qui va encore aggraver la situation pour les demandeurs d’asile. Le gouvernement discute également actuellement, en procédure accélérée, une réforme sur les« droits des étrangers ». Analyse par le collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires. Article paru dans le journal du collectif.

Ces réformes vont durcir l’accès au droit d’asile et la possibilité d’obtenir une régularisation, elles vont encore augmenter les moyens législatifs et coercitifs de l’État pour accélérer les refus et intensifier les expulsions – quand le gouvernement préfère parler par euphémisme, « d’éloignement ».

Ce que change la loi concernant l’asile :

=> Création d’une « nouvelle procédure accélérée » pour les demandeurs d’asile, qui remplace la « procédure prioritaire » qui existait jusqu’à présent.

La nouvelle procédure accélérée prévoit désormais que, en cas de refus de l’asile devant « l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides » (OFPRA), le recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) est suspensif de l’expulsion – le demandeur d’asile a ainsi le droit au maintien sur le territoire tant que la CNDA n’a pas statué. Mais… le délai de préparation de l’appel est expéditif (moins de 5 semaines désormais, contre plusieurs mois jusqu’à maintenant, ce qui pouvait davantage permettre de se préparer, de réunir preuves et documents) et sera jugé par un juge unique (contre 3 jusqu’à maintenant).

La nouvelle loi prévoit par ailleurs une dizaine de situations (notamment le fait de provenir d’un pays considéré par l’OFPRA comme « sûr », le fait de s’être adressé tardivement à la préfecture ou d’avoir dissimulé son itinéraire avant d’arriver en France) dans lesquelles les demandeurs passeront d’office par cette procédure expéditive.

En plus de ces situations désormais prévues dans la loi, le pouvoir de contraindre une personne de passer par cette nouvelle procédure accélérée, défavorable aux demandeurs, n’appartiendra plus au seul préfet, puisque l’OFPRA aura également ce pouvoir. Ainsi, de manière arbitraire, l’administration pourra considérer, de prime abord et sans entretien, que la demande d’asile présentée par telle personne, ne semble pas sérieuse et la traiter selon cette procédure.

Cette procédure accélérée est d’ailleurs destinée selon le ministère à concerner davantage de demandeurs que l’ancienne procédure prioritaire. La loi crée également des cas d’irrecevabilités ou de clôture de la demande d’asile.

=> Création de « centres d’hébergement directifs » pour les demandeurs d’asile, qui sont concrètement conçus, selon la présentation du ministère de l’intérieur comme un « dispositif d’hébergement contraignant » ayant pour but « d’affecter le demandeur d’asile dans une autre région que celle où il se présente ». Le but est de répartir les demandeurs d’asile, pour « désengorger » les administrations et « empêcher la concentration » c’est-à-dire pour éparpiller sur le territoire et ainsi limiter la visibilité de ces indésirables.

Ces « centres d’hébergement directifs » sont en fait une assignation à résidence à peine déguisée puisque « les demandeurs d’asile qui renoncent à un hébergement ou abandonnent le lieu qui leur a été attribué ne percevront plus d’allocation. »

Pour que les migrants « acceptent » ces centres contraignants, l’État joue du système de la carotte (un hébergement, dont les conditions de salubrité ne sont pas précisées ; une allocation (équivalente à 11,45 euros par jour -soit environ 300 euros par mois pour une personne seule) et du bâton (la perte de ces « avantages matériels » en cas de refus). On le voit bien, le cadeau a un paquet bizarre…

En effet, en souhaitant confiner dans ces centres les demandeurs d’asile, l’État entend contrôler les migrants, en empêchant l’intégration et la création de contacts, de liens de solidarité ici sur le territoire (les demandeurs d’asile sont par exemple déjà interdits d’occuper un travail), pour pouvoir, une fois tous les recours juridiques épuisés (dans des délais désormais accélérés) rapidement exécuter l’expulsion, et que celle-ci soit le moins visible possible.

- En application de directives européennes, les demandeurs d’asile pourront désormais être assistés d’un avocat ou d’un représentant d’une association habilitée devant l’OFPRA.
Un objectif principal affiché par le gouvernement avec cette réforme est la réduction des délais.
Ainsi, les objectifs affichés de durée de traitement d’une demande, du dépôt jusqu’à épuisement des recours, sont de 3 mois pour une demande d’asile en procédure accélérée et de 9 mois en procédure normale (contre 2 ans aujourd’hui).

- Le délai de jugement d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) passe également de 5 mois à 1 mois ! Pour pouvoir respecter ces délais, le gouvernement annonce que des recrutements vont être opérés.
La logique est toujours la même, accélérer partout les délais pour aboutir le plus rapidement possible à l’épuisement des recours juridiques, afin de pouvoir procéder à l’expulsion !

Une autre réforme concernant les « droits des étrangers » est également actuellement en discussion au parlement, en procédure accélérée.

Cette réforme vise 3 objectifs selon le gouvernement :

- « améliorer l’accueil et l’intégration des étrangers régulièrement admis au séjour ». Cela doit passer par la délivrance d’un titre de séjour pluriannuel au bout d’un an de présence sur le territoire (pour éviter les passages répétés en préfecture). Cela a en fait pour objectif de libérer des moyens pour les affecter à de nouveaux contrôles. La délivrance de ce titre pluriannuel est en fait également associée à des exigences plus importantes en matière de maîtrise de la langue française notamment.

- « renforcer l’attractivité de la France en facilitant la mobilité des talents internationaux ». Selon la logique impérialiste « d’immigration choisie », en fonction des besoins en main d’œuvre ou compétences spécifiques du patronat ou de l’État, « afin de renforcer la position de la France dans l’accueil des mobilités internationales de l’excellence, de la création et de la connaissance », le gouvernement crée un passeport « talents » titre de séjour valable jusqu’à quatre ans pour l’étranger et sa famille, destiné à être un « titre unique ouvert aux investisseurs, aux chercheurs, aux artistes et aux salariés qualifiés »…

- « lutter plus efficacement contre l’immigration irrégulière ».
Ainsi, selon le communiqué du gouvernement, « l’assignation à résidence va devenir la mesure de droit commun en matière de privation de liberté des étrangers ». En fait, Cazeneuve ayant annoncé mi-juin que « les places de rétention dont dispose l’État devaient être utilisées à plein », le gouvernement de la sorte anticipe et multiplie en fait le nombre d’étrangers qu’il peut maintenir sous la contrainte en attendant de les expulser !
Et alors que l’enfermement en Centre de Rétention Administrative (CRA) ne peut légalement pas dépasser 45 jours, l’assignation à résidence (obligation de vivre au domicile connu de la préfecture, obligation de pointage tous les jours au commissariat et interdiction de circuler hors d’un territoire délimité) est de 45 jours, renouvelable. Elle peut donc aller jusqu’à 3 mois, légalement.

Les assignations à résidence sont d’ailleurs déjà censées être privilégiées pour les familles étrangères avec enfants mineurs (l’enfermement, avant expulsion, d’enfants étrangers, suscitant un peu trop d’indignation)… Selon un rapport de 5 associations intervenant en CRA, en2014 en France, et malgré la condamnation de la France par la cour Européenne des droits de l’homme, 5692enfants mineurs ont tout de même été enfermés en Centre ou Locaux de Rétention Administrative (sur l’île de Mayotte, colonie française de l’archipel des Comores, l’État français expulse également en toute illégalité, des enfants mineurs, seuls…)

Enfin, le projet de loi crée un « droit de communication » qui donne au préfet le pouvoir de demander « sans que s’y oppose le secret professionnel » des informations sur les personnes demandant ou possédant un titre de séjour auprès de toutes les institutions suivantes :

- Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.
- Les établissements de santé.
- Les banques et organismes financiers.
- Les fournisseurs d’énergie et les services de communications électroniques.
- Pôle emploi.
- Les services d’état civil
- La Sécurité sociale.
- Les tribunaux de commerce

Ainsi, profs, banquiers, secrétaires, médecins, etc., sont appelés à participer !
Ce n’est ni plus, ni moins qu’une obligation de collaboration à la politique raciste de contrôle, de traque et d’expulsion des étrangers pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises et agents de l’État des services concernés.

Les salarié-e-s et les agent-e-s doivent refuser de communiquer ces documents, leurs syndicats doivent les couvrir, dénoncer cette mesure et appeler largement à refuser de communiquer les documents demandés dans ce cadre par les préfectures.

L’article 8 doit en outre autoriser le préfet à contrôler « à tout moment » que, l’étranger qui dispose d’un titre de séjour « continue de satisfaire aux conditions fixées pour la délivrance de cette carte ». S’il ne peut le justifier, ou s’il ne se rend pas à la convocation, sa carte de séjour peut lui être retirée immédiatement.

En clair, c’est en sursis permanent que vont se retrouver TOUS ET TOUTES LES ETRANGERS, y compris les étrangers en situation régulière.

Par ailleurs, selon un amendement approuvé lors de l’examen en première lecture du projet de loi, les déboutés du droit d’asile, les étrangers ne pouvant justifier d’une entrée régulière en France, les étrangers s’étant maintenus au-delà de la durée de validité de leur visa, ou n’ayant pas demandé de renouvellement de titre de séjour n’auraient désormais plus que 15 jours pour contester devant le tribunal administratif leur décision « d’éloignement »(contre 30 jours pour les autres expulsions), et le tribunal administratif n’aura que six semaines pour statuer (au lieu de trois mois).
Pour Cazeneuve : « Nous favoriserons ainsi l’effectivité des mesures d’éloignement »… !

Qu’on ait ou non, la bonne nationalité, qu’on ait ou non le bon bout de papier, créer la solidarité, s’unir, échanger, se rencontrer, s’organiser, est une urgente nécessité !

solidaritéCar la précarisation et la répression des étranger-e-s, n’est qu’un aspect de la politique. Tous les salarié-e-s, travailleur-e-s du public et du privé, chômeurs, avec ou sans papiers, voyons nos conditions de vie et de travail attaquées et dégradées de jour en jour, par gouvernement et patronat. Le patronat, en profitant de la main d’œuvre sans papiers, en grande précarité, surexploitée, en imposant des conditions de travail des plus pénibles et mal payées – car isolés, sans la possibilité effective de refuser s’en sert pour contraindre tout le monde à davantage de misère et de précarité.

Et l’État, en fabriquant sans cesse davantage d’irrégulier-e-s, en traquant les étrangers, voudrait continuer de confiner les sans-papiers au silence et à
l’invisibilité.

Ils nous voudraient divisés pour mieux continuer de régner et de nous exploiter. Français-e-sou immigré-e-s, car notre destin est forcément lié, nous n’avons d’autre choix que de construire notre unité et ensemble nous organiser. 

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Présentation du collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires

Nous relayons les informations du collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires.

Pour contacter le collectif :
mail : collectif.etudiants.etrangers.lyon@riseup.net

Téléphone: 07 68 25 59 86

Banderole du collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires

Avec ou sans papiers, la solidarité est notre arme !

Le collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires s’est recréé sur Lyon en 2015. Le collectif regroupe des étranger-e-s, avec ou sans papiers, étudiant-e-s ou se battant pour obtenir une inscription et des français solidaires.

Le collectif se propose d’apporter une solidarité concrète aux étudiant-e-s étrangers, sans papiers, ou menacé-e-s de le devenir, par le conseil et l’information issus du parcours et de l’expérience de chacun-e d’entre nous, et le soutien mutuel dans les différents instants (inscription, préfecture, tribunal, etc).

Face au renforcement de l’arsenal législatif et répressif de l’État visant les étrangers, chaque étranger-e est en effet en sursis permanent, et du jour au lendemain, la préfecture peut retirer le titre de séjour et mettre l’étranger en situation irrégulière.

Le quotidien des sans papiers, c’est une extrême précarité. Au travail sur-exploités, c’est dans la peur du contrôle de police, de l’enfermement et de l’expulsion que nous vivons quotidiennement.

Si on reste isolés, c’est aux nuits blanches et à la dépression parfois totale, que nous sommes condamnés. Et la pire des condamnations, c’est cette incertitude concernant le présent et le futur, ce point d’interrogation permanent, le fait de ne pas savoir ce qu’on va devenir le lendemain, du fait de notre situation pitoyable.

L’État voudrait toujours plus nous condamner au silence et à l’invisibilité. Face à cette situation nous disons qu’il n’est plus possible pour nous de rester isolés.

Ainsi, si nous nous regroupons en collectif, c’est donc aussi, et surtout, pour ne plus rester seuls et isolés, pour créer des liens de solidarité, qui sont pour nous comme une deuxième famille.

Pour se défendre, il est important de nous mobiliser et de nous organiser pour être plus forts afin de combattre et dénoncer collectivement les politiques d’exclusion et de discrimination des étrangers et pour la régularisation de tous les sans papiers.

Parce que les divisions qu’opère entre nous l’État pour nous affaiblir, pour pouvoir remporter la bataille nous ne pouvons nous-mêmes les reproduire. C’est pourquoi nous nous positionnons et nous battons forcément pour la régularisation de tous et toutes les sans papiers.

Ainsi, sans aucune distinction, noir-e-s, blanc-he-s ou arabes, quelque soit la nationalité, français ou étrangers, on est frères et sœurs d’armes et de galère !

Notre seul intérêt c’est la solidarité ! Tous pour un, un pour tous !

Ensemble on est plus fort-e-s !

Vous pouvez consulter ici le journal numéro 1 collectif

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

Violences policières, racisme d’État, médias complices : à bas l’État postcolonial !

Dimanche dernier, suite à la victoire de l’Algérie, la police a violemment réprimée les manifestations spontanées de joie.

Cela avait été l’occasion pour la préfecture de boucler le quartier de la Guillotière dès le début de soirée, le fermant à la circulation, puis de l’occuper militairement pour soi-disant prévenir, (en réalité provoquer !) des affrontements, et pour pouvoir ainsi mater l’affront. (lire pour s’en convaincre l’article précédemment rédigé par les militant-e-s de la G.A.L.E http://rebellyon.info/?Rage-populaire-a-la-Guillotiere-Apres-le)

Se sont alors succédés gazages arbitraires, tirs tendus de grenades lacrymo, tirs de flash-ball, matraquages, arrestations, accompagnées parfois de coups portés sur des personnes déjà à terre.

source photo rebellyon.info

Les médias dominants en ont fait les gros titres, soulignant « une nuit de violence » ; mais très peu ont relaté les réelles violences : les violences policières. Elles sont au contraire partout légitimées en désignant un ennemi : étranger, jeune, pauvre, les quartiers populaires. Ainsi, l’usage massif de gaz lacrymogène et les tirs de flashball à de nombreuses reprises à l’encontre des manifestants peut ainsi être expliqué ! (300 munitions utilisées dans la soirée selon le Progrès !)

Ce que n’est pas prêt à supporter l’État français c’est de voir des enfants d’immigrés porter la fierté d’un sentiment national envers une ex-colonie française.

Jeudi, les flics, échauffés par l’ambiance de dimanche dernier, seront massivement mobilisés, prompts à réprimer les manifestations de joie des quartiers populaires.

Dès lundi, le préfet annonçait fièrement la mise en place d’un État d’exception pour l’occasion du prochain match de l’Algérie, ce jeudi.

Il prévoit ainsi la mobilisation de 3 unités supplémentaires de la Gendarmerie Mobile pour l’occasion, deux lanceurs d’eau ainsi qu’un hélicoptère. Ils prévoient déjà de réaliser de nombreuses interpellations et comparutions immédiates en mettant en place un dispositif judiciaire d’exception.

Le directeur de la sécurité publique annonçant dès maintenant la vengeance de l’État. Selon ses propres termes : « ce sera tolérance zéro, que ceux qui veulent essayer viennent voir, ils ne seront pas déçus. » (!)

Encouragés par les appels belliqueux du préfet, les Identitaires – groupe d’extrême-droite – ont appelé à une manifestation pour 22h place Gabriel Péri à la Guillotière et essaient pour cela de mobiliser certains hooligans racistes.

Ce qu’attendent les fascistes d’un tel effet d’annonce, c’est encourager une répression policière plus violente encore par le bouclage pur et simple du quartier et l’annulation de toute possibilité de fêter une possible qualification. Retour ligne automatique
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NON A L’OCCUPATION MILITAIRE DE LA GUILLOTIERE ET DES QUARTIERS POPULAIRES !Retour ligne automatique
FLICS, RACISTES, FASCISTES, HORS DE NOS VIES !

Formation du RUSF sur les droits des étudiants étrangers le 12 février à Bron !

Ce mercredi 12 février, de 12h30 à 14h00 à l’Amphi Culturel du campus de Bron, le RUSF (Réseau Université Sans Frontières) de Lyon organisera une formation juridique sur le droit des étudiantEs étrangerEs.

L’accent sera mis sur l’obtention des titres de séjour, sur les possibilités de recours à une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) et sur les procédures de changement de statut étudiantE – salariéE.

solidarité sans papiersLe Réseau Université Sans Frontières, par ses permanences et ses mobilisations, soutient les étudiantEs sans-papiers et exige entre autre qu’une carte d’étudiant donne droit à un titre de séjour : étudiantEs étrangerEs, ni sélection ni expulsion.

Que vous soyez ou pas militantE dans une organisation ou une association, étudiantE (étrangerE ou pas), personnel administratif, technique ou enseignantE à l’université, venez nombreuses et nombreux vous renseigner sur ces questions afin de savoir réagir le cas échéant face à ce type de situations.

Contact : rusf69 @riseup.net

Permanence juridique les 1er et 3ème lundis de chaque mois de 17h30 à 19h00 à la Bourse du travail (métro B arrêt place Guichard Bourse du Travail).

Communiqué suite au CA du 22 novembre

Face à la communication de la présidence : droit de réponse de la FSE

 

 « Congrès élargi » : le président fuit…

Dès l’entame du Conseil d’Administration ce vendredi 22 novembre, la présidence de l’université s’est montrée isolée et aux abois. Suite à un vote à bulletin secret, demandé par des élus, et contre la volonté du président Jean-Luc Mayaud, la majorité des présents a voté pour le bouleversement de l’ordre du jour, afin d’évoquer les événements du jeudi 21 novembre, qui ont fait l’objet d’une communication incontrôlée de la part de la présidence.

Devant les imprécisions factuelles et les attaques diffamatoires à l’encontre de notre organisation, répétées à nouveau lors de ce Conseil par le président, nous sommes intervenus fermement pour rappeler les faits, et l’interprétation politique que nous en faisons.

Jeudi 21 novembre, un rassemblement à l’appel d’un comité de mobilisation des étudiants de Lyon 2 – auquel nous prenons part, parmi d’autres étudiants – s’est tenu, afin de protester contre les manœuvres d’une présidence qui prétendait pouvoir résoudre une crise dont elle est un rouage, et ce autour d’un cercle restreint d’élus et de responsables. Nous soutenions pleinement cet appel.

Ce rassemblement visait expressément à faire surgir dans un congrès en fait bien restreint la voix des étudiants mobilisés.

Les étudiants présents ont envahi successivement le grand amphithéâtre, puis le bâtiment administratif. Ils n’ont à aucun moment rencontré de réponse à leurs demandes, et ont fait face au jusqu’au-boutisme d’un président qui a refusé de s’exprimer devant les étudiants, préférant coûte-que-coûte maintenir son congrès restreint en se réfugiant en catimini dans une salle du bâtiment administratif.

 

 … et déchaîne la brutalité policière

Nous avons occupé ce bâtiment, et nous sommes assis afin de discuter de la manière dont nous souhaitions organiser la suite de la mobilisation à Lyon II. Nous formulions notamment comme revendication à la présidence la possibilité de communiquer auprès de l’ensemble des étudiants et personnel au nom des étudiants mobilisés présents.

Les personnels présents, qui ont amorcé une discussion avec nous, et les membres du conseil qui sont passés parmi les étudiants peuvent témoigner du calme qui régnait, en totale contradiction avec le discours du président, qui décrit un sentiment de peur généralisé, censé avoir été provoqué par des slogans et des tambourinements sur la porte menant à la présidence (!).

Lyon 2 CRS commissaireNous souhaitons dénoncer la violence de l’intervention policière déclenchée sur demande expresse de Jean-Luc Mayaud, via un appel téléphonique au préfet Carenco. Dans les minutes qui ont vraisemblablement suivi cet appel, une quinzaine de camions de police ont encerclé l’université, et une quarantaine de policiers en tenue anti-émeute sont entrés dans le campus, avant de surgir simultanément des différents étages du bâtiment où nous étions réunis. Il nous a immédiatement été ordonné de nous disperser.

L’intervention a eu lieu alors que les présents terminaient de voter le communiqué à adresser aux étudiants et personnels, qui venait d’être discuté une heure durant. Nous avions commencé à nous disperser dès la première sommation. En bas du bâtiment, une véritable souricière avait été mise en place. De nombreux agents de la BAC et de la police nationale nous attendaient dans la cour de l’université, et nous avons été escortés jusqu’à la sortie. Dès lors que la police était parvenue à nous pousser dehors, à l’abri des regards des étudiants présents sur le campus, les coups se sont mis à pleuvoir. Des étudiants ont été insultés, frappés, tirés par les cheveux, mis à terre, et 6 d’entre eux interpellés. Nous sommes actuellement en train de rassembler témoignages, photos, vidéos et certificats médicaux rendant compte de cette violence répressive.

 La défense des personnels, vraiment ?

Monsieur Mayaud a beau jeu de prétendre défendre le personnel, dont ses agents « hygiène et sécurité » : c’est lui qui les met dans la position de seuls interlocuteurs face aux étudiants en lutte. Il a été demandé à plusieurs reprises de parler à un représentant de la présidence, ce qui nous a toujours été refusé. Nous réaffirmons que les vigiles n’ont pas à être les médiateurs politiques d’une présidence qui n’assume pas ses responsabilités, et les maintient dans la précarité en multipliant les embauches de contractuels sans titularisations.

Pour cette raison, les témoignages d’une partie des personnels « sécurité incendie », en contrat précaire et subordonnés à la Présidence, doivent être considérés avec précaution, à la lumière de l’insistance de Jean-Luc Mayaud à attribuer au plus vite un ensemble de faits à notre organisation.

 

 La FSE, cible de la répression (?)

Parmi les 6 personnes interpellées figurent entre autres l’élu FSE au Conseil d’Administration, la présidente et la secrétaire de la FSE. Ce « ciblage » pose un certain nombre de questions quant au déroulé des arrestations.

Il semble s’agir clairement d’une répression ciblée, d’arrestations antisyndicales dont l’unique but est d’intimider les étudiants mobilisés et de casser l’opposition à la politique du gouvernement. Le soutien immédiat de la ministre de l’enseignement supérieur Geneviève Fioraso au président de l’Université en est l’illustration. Cette attaque en règle contre les libertés démocratiques et le syndicalisme à l’Université doit être mise en échec !

Monsieur le Président ne peut par ailleurs en aucun cas évoquer des « faits » auxquels il n’a pas pu assister, puisqu’il a fui le débat et  les étudiants à deux reprise, et a choisi de se barricader dans une salle avec le cercle réduit de ses derniers fidèles. Monsieur le Président a tu la brutalité qu’il a déchaînée, sous les yeux d’enseignants, de personnels, d’étudiants et de passants. Monsieur le Président a fait le choix d’attaquer par voie de presse, puis lors du Conseil d’Administration, notre organisation syndicale.

Il n’a pas eu la décence de se taire, préférant répandre une version biaisée des événements de jeudi. Jean-Luc Mayaud a perdu tout sang-froid. Nous en prenons acte.

 

 Moments de solitude

Nous relevons par ailleurs l’isolement grandissant de Jean-Luc Mayaud, fortement critiqué par ses anciens soutiens.

Nous ne nous prononcerons pas sur les enjeux politiques que ces critiques expriment. Nous ne croyons pas qu’un changement de majorité, de président, changera quoi que ce soit à la dégradation de nos conditions de vie et d’étude, que nous constatons au quotidien.

Les sinueuses interventions des derniers soutiens du président, fébriles face aux critiques, montrent bien que l’équipe présidentielle est, sous sa forme présente, en sursis.

Nous avons évoqué la responsabilité individuelle de M. Mayaud, bien qu’il ne soit pas seul : sa responsabilité est cependant celle d’un relais d’une politique de crise et de rigueur budgétaire ; elle est celle d’un président qui a choisi d’imposer par la force sa politique en envoyant les flics contre les étudiants de Lyon II. Elle sera demain celle de celui ou celle qui choisira de servir la politique réclamée par les gouvernements successifs

 

Nous combattrons sans relâche les véritables dégradations, commises par cette politique, et qui frappent nos conditions de vie, d’étude et de travail !

 

 

Les tentatives de museler l’opposition ne nous arrêterons pas !

Tous en Assemblée Générale !

Ils privatisent on rend public !

S’ils ferment les portes, nous les ouvrirons !

La vraie violence c’est nos conditions de vie, d’étude et de travail misérables !

La vraie violence c’est leur pseudo-démocratie qui nous est imposée par des policiers armés !

En ce qui nous concerne, nous n’avons que notre force collective !

 

 

Fédération Syndicale Etudiante – Lyon, membre de Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Lutte

 

 

Pour plus d’informations :

Site internet : fselyon.wordpress.com

Facebook : « Université Lyon 2 en lutte » / « FSE Lyon« 

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

PS ou UMP rien n’a changé ! RÉGULARISATION de TOUS les SANS-PAPIERS !

Certains pouvaient y croire de bonne foi en glissant leur bulletin dans l’urne ; mais un an après l’arrivée du parti « socialiste » au pouvoir, force est de constater que les politiques racistes, la chasse aux sans-papiers, l’enfermement en centre de rétention et les expulsions se poursuivent. 
A la charge de ce gouvernement, un triste record, celui du nombre d’expulsions: 36 800 en 2012. Le quotidien des sans papiers n’a pas changé : c’est toujours la misère sociale et salariale, l’absence de droits mêmes les plus élémentaires, la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention et de l’expulsion.

travailleurs francaisimmigrés

 

Travailleur français / travailleur étranger : même classe sociale, même lutte ! 

 

« Au noir » pour 5 euros de l’heure, voire moins -quand ils sont payés !- les sans-papiers travaillent da
ns des conditions pourries sans aucune protection sociale et surtout sans possiblité de protester en cas de problème.
Le refus de régulariser les migrants est ainsi une aubaine pour le patronat qui sur-exploite les sans-papiers. Avec cette masse salariée corvéable à merci, sans droits, le patronat fait pression sur l’ensemble des travailleurs et dégrade les conditions de travail. 
Dans un contexte de crise du capitalisme, les discours réactionnaires instrumentalisent le sort des sans-papiers afin de diviser les travailleurs sur des bases ethniques. Sous un discours socialisant, la division des travailleurs entre français et immigrés tend à conserver les intérêts de la bourgeoisie.
 
C’est qu’il est plus facile d’imputer la responsabilité de la crise économique aux étrangers qu’au système capitaliste lui-même. Le nationalisme prétend unir sur un critère de nationalité des classes en lutte aux intérêts contradictoires. Ainsi, au 
prétexte de relancer la croissance française, on nous « invite » à « faire des efforts », c’est à dire à dégrader – avec sourire et motivation – nos conditions de vie. Baisses de salaire, mobilité forcée, temps partiel imposé, réforme des retraites, le seul bénéficiaire, c’est le patronat. Nos intérêts de travailleurs,  français ou étrangers, ne sont pas les mêmes que ceux des patrons français. De gauche comme de droite, le nationalisme est réactionnaire et sert les intérêts des classes dominantes.
 Avec ou sans papiers, nous avons un seul intérêt : l’union pour l’égalité sociale et le renversement du système capitaliste. 
A l’université : stop à la sélection sociale ! 
Ces dernières années les critères d’entrée et de séjour des étudiants étrangers ont é
té considérablement durcis. Conditions de ressources draconiennes pour obtenir un titre de séjour, discriminations dans l’accès aux aides sociales et aux logements du CROUS… La pression de la Préfecture qui menace d’expulsion en cas d’échec aux examens est constante.
Pour étudier en France il faut être riche ou friser l’excellence dans des domaines techniques et scientifiques. Le gouvernement revendique cette sélection sociale : le retrait de la circulaire Guéant n’avait pas d’autre objectif que de permettre aux étudiants des grandes écoles de rester en France leurs études achevées -encourageant ainsi la fuite des cerveaux du Sud vers les pays industrialisés- quand la précarité et les expulsions se sont poursuivies dans le même temps pour la grande masse des étudiants étrangers.
Ne restons pas passifs  face à cette situation intolérable, organisons-
nous  collectivement pour mettre à mal les politiques racistes du  gouvernement. L’aide au cas par cas n’est pas une solution à long  terme, seule la lutte collective et organisée paie !!
 
=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires et désigner « l’étranger » comme responsable de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme ! Liberté de circulation et  régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
A bas l’unité nationale ! Travailleurs de tous les pays, unissons-nous ! 
 

solidarité sans papiers

 


Si tu es en France et rencontre des difficultés pour t’inscrire à la fac
:
 
Les contournements des démarches légales restent possibles mais de plus en plus difficiles et répréhensibles.
N’hésite pas à nous contacter. Il est possible de s’organiser pour de faire pression sur l’administration et ainsi permettre ton inscription. L’an dernier des dizaines de sans papiers ont ainsi pu être inscrits grâce à l’action collective.

Rassemblement vendredi 6 février contre l’expulsion de Luis, étudiant étranger enfermé au Centre de Rétention Administrative

Luis est un étudiant péru­vien actuel­le­ment enfermé au Centre de Rétention Administrative de Lyon Saint-Exupéry depuis plu­sieurs jours. À la suite d’un contrôle effec­tué par des gen­dar­mes dans la rue, ceux-ci lui ont demandé des infor­ma­tions sur son iden­tité et son adresse. Quelques jours plus tard, au petit matin du 31 jan­vier, la gen­dar­me­rie arri­vait en nombre chez lui et l’embar­quait en direc­tion du CRA.

Luis est étudiant en Master 2 à Lyon 1 et vit en France depuis 2008. Il n’a pas pu renou­ve­ler son titre de séjour et avait reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). En consé­quence, il avait ouvert un procès judi­ciaire pour contes­ter cette déci­sion et essayer de rester en tant qu’étudiant le temps de finir son master déjà en cours ; mal­heu­reu­se­ment (et comme dans la majo­rité des cas), la réponse du juge a été néga­tive. Le mardi 5 février, deux de ses der­niè­res deman­des ont été reje­tées par le tri­bu­nal de grande ins­tance puis par le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif.

Chaque année, comme Luis, de nom­breux/euses étudiant-e-s sont enfermé-e-s puis expulsé-e-s avant la fin même de leurs études, les empê­chant ainsi de suivre la sco­la­rité qu’ils sou­hai­tent et de res­pec­ter leurs choix de vie.

C’est pour cette raison que le Réseau Universitaire Sans Frontière orga­nise un ras­sem­ble­ment de sou­tien le ven­dredi 8 février à 17h30 devant la pré­fec­ture rue Dunoir pour exiger la libé­ra­tion et la régu­la­ri­sa­tion de Luis.

RUSF69 :
Permanence juridique les 1er et 3e lundis de chaque mois de 17h 30 à 19h à la Bourse du travail, métro Guichard. rusf69@riseup.net http://rusf.org Tél. à tout moment : 06 13 42 40 07

Contre la circulaire Guéant, liberté d’étudier, de circuler, abrogation de toutes les lois racistes !

Dernièrement, la circulaire Guéant est venue renforcer l’arsenal juridique d’« immigration choisie » et de racisme d’État.

Depuis la loi CESEDA de 2006 (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), un-e étudiant-e étranger-ère diplômé-e d’un niveau Master 2 ou équivalent, peut obtenir une APS (Autorisation Provisoire de Séjour) de 6 mois. Durant cette période, il/elle devra trouver un emploi ou une promesse d’embauche, couplé à un soutien écrit de l’Université (directeur/directrice de composante ou Présidence), favorisant ainsi des rapports clientéliste. Si ces conditions sont remplies, la préfecture accorde -ou non- un visa permettant de travailler légalement le temps du premier contrat. Depuis 2006, les ressortissant-e-s des pays n’ayant pas d’accords particuliers de « gestion concertée des flux migratoires » ont moins de possibilités d’y accéder que les autres.

La circulaire Guéant accentue le nombre de critères permettant la délivrance de ces visas.
Elle développe certaines conditions à caractère nationalistes comme la « connaissance approfondie du pays, d’une civilisation, d’une langue ou d’une culture étrangère ». Les autres critères d’attribution sont basés sur des critères d’excellence, de compétitivité et de profits. Afin que les universités paraissent « attractives » via une insertion professionnelle de haut niveau et que les entreprises qui embauchent renforcent leur taux de profits, seule une toute petite minorité d’étudiant-e-s étranger-e-s ayant eu un « parcours d’excellence », « bénéficieront » de l’autorisation légale de rester sur le territoire. Les autres sont condamné-e-s à renforcer le travail au noir et à être la cible des rafles de la Gestapo républicaine. Claude Guéant cherche sans doute des solutions pour atteindre son quota de 35 000 expulsions d’êtres humains du territoire métropolitain pour l’année 2012 !!

Cette nouvelle circulaire s’inscrit dans le cadre d’une politique xénophobe en constante augmentation ces dernières années, qui touche les immigré-e-s en France, et que les étudiant-e-s étrangers-ères subissent de plein fouet (quand ils/elles peuvent accéder à l’Enseignement Supérieur français) :
–Difficulté accrue pour obtenir et se faire renouveler un visa étudiant
–Préférence nationale restreignant l’accès aux chambres Universitaires et aux bourses sur critères sociaux.
–Expulsions de chambres universitaires si les papiers expirent, etc…

Régularisation immédiate de tou-te-s les sans-papiers !!
Abrogation de toutes les lois et circulaires racistes !!
Liberté de circulation et d’installation !!
Liberté d’étudier !!

Contre le racisme d’Etat et la préférence nationale !

Mises en place par les gouvernements de droite comme de gauche, les lois racistes et xénophobes se succèdent depuis longtemps (régulation des flux migratoires dès 1974, enfermement sans jugement de sans papiers dès 1984, loi CESEDA en 2006, loi Besson en 2011 etc.). Mais ces dernières années ont vu une dégradation des conditions de vie des étranger-e-s et la mise en place de critères de plus en plus restrictifs quant à l’obtention d’un titre de séjour par exemple. Les objectifs d’expulsion annuels ne cessent d’augmenter dans l’indifférence générale (30 000 cette année). Les rafles se banalisent. Les interpellations au faciès se généralisent.
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Mobilisons nous contre l’expulsion de Najla !

Najla est une étudiante marocaine qui vit en France depuis maintenant 5
ans où elle prépare sa deuxième année de sciences économiques et de
gestion à l’Université Lumière Lyon 2.
Il y a 3 mois, elle recevait de la préfecture une Obligation de Quitter de
le Territoire Français, décision pour laquelle elle fait appel mais qui
fut de nouveau confirmée par la justice française puis par le préfet.
C’est le 21 juin vers midi, alors qu’elle se rendait à son travail,
qu’elle a été arrêté par deux policiers en civil pour être envoyée
immédiatement au Centre de Rétention Administratif de Saint-Exupéry.
Aujourd’hui 23 juin, c’est le tribunal administratif qui confirme son
expulsion et donne 15 jours maximum à la préfecture pour la réaliser.

La FSE-Lyon dénonce cette situation inacceptable et exige l’arrêt de la
procédure d’expulsion à l’égard de Najla, sa libération
et sa régularisation.

La FSE-Lyon se bat pour que chaque carte étudiante équivaille à un titre
de séjour et exige la régularisation de tout-te-s les sans papier-e-s
ainsi que le droit à la liberté de circulation pour tou-te-s quelque soit
leurs situations.

Arrestation d’un père de famille « sans-papiers » : un homme et sa famille en détresse.

Nouredine BOUZIDI, un père de famille âgé d’une trentaine d’année a été arrêté sur son lieu de travail mardi dans l’après-midi au motif qu’il se trouvait en situation « irrégulière ». Son titre de séjour sur le territoire français n’est plus valable.
Nouredine est arrivé en France en 2008 avec sa femme Soraya. Tous deux originaires d’Algérie, Nouredine a fuit les services de police algériens pour lesquels il travaillait , il a trouvé une fois en France un emploi dans un cybercafé, et Soraya a repris ses études de Droit à l’Université Lyon II.

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Soraya expulsable : stop aux expulsions à la chaîne !

Soraya Bouzidi, l’étudiante en Droit/Science Po de Lyon II que beaucoup d’entre nous ont déjà soutenu en signant une première pétition et en se rendant au Tribunal Administratif il y a de ça un mois a aujourd’hui plus que jamais besoin de nous !Elle, son mari Nouredine et ses deux enfants à peine âgés de deux ans sont encore victimes de l’acharnement du gouvernement et de son rebutant Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ! Désormais la République ne recule plus devant rien pour mener sa politique d’expulsion des étrangerEs et exterminer tout espoir de construire une vie sur son territoire.

Soraya et sa famille se sont vu refuser leur demande de régularisation et maintenir leur obligation de quitter le territoire sans que ni le Tribunal Administratif ni le préfet n’aient tenu compte de la situation dans laquelle est l’Algérie et les raisons de leur venue en France. Nouredine a fuit son pays avec sa femme pour quitter les services de police algériens dans lesquels il travaillait. Mais ça, le gouvernement n’en fait que peu de cas et Nouredine, dorénavant considéré comme déserteur et recherché pour ça dans son pays, risque les pires traitements s’il y est renvoyé : des témoignages de familles ayant connu des expulsions de proches considérés comme déserteur dans leur pays parlent de la prison, d’autres encore de disparition.

La situation est on ne peut plus urgente pour Soraya, son mari et leurs deux enfants ! C’est pourquoi nous demandons à ce que soient régularisées Soraya et sa famille sans plus attendre.

Signez la pétition pour exiger la régularisation de Soraya et Nouredine Bouzidi, ainsi que leurs deux enfants.

http://jesigne.fr/solidaritesoraya

RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 15 AVRIL A 18H DEVANT LA PREFECTURE !

Préfecture, rue Dunoir, Lyon 3ème.

Les expulsions à la chaîne, dites stop !

Soraya Bouzidi, l’étudiante en Droit/Science Po de Lyon II que beaucoup d’entre nous ont déjà soutenu en signant une première pétition et en se rendant au Tribunal Administratif il y a de ça un mois a aujourd’hui plus que jamais besoin de nous !

Elle, son mari Nouredine et ses deux enfants à peine âgés de deux ans sont encore victimes de l’acharnement du gouvernement et de son rebutant Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ! Désormais la République ne recule plus devant rien pour mener sa politique d’expulsion des étrangerEs et exterminer tout espoir de construire une vie sur son territoire.

Soraya et sa famille se sont vu refuser leur demande de régularisation et maintenir leur obligation de quitter le territoire sans que ni le TA ni le préfet n’aient tenu compte de la situation dans laquelle est l’Algérie et les raisons de leur venue en France. Nouredine a fuit son pays avec sa femme pour quitter les services de police algériens dans lesquels il travaillait. Mais ça, le gouvernement n’en fait que peu de cas et Nouredine, dorénavant considéré comme déserteur et recherché pour ça dans son pays, risque les pires traitements s’il y est renvoyé : des témoignages de familles ayant connu des expulsions de proches considérés comme déserteur dans leur pays parlent de la prison, d’autres encore de disparition..

La situation est on ne peut plus urgente pour Soraya, son mari et leurs deux enfants ! C’est pourquoi nous demandons à ce que soient régularisées Soraya et sa famille sans plus attendre.

Signez la pétition pour exiger la régularisation de Soraya et Nouredine Bouzidi, ainsi que leurs deux enfants.

http://jesigne.fr/solidaritesoraya

REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 15 AVRIL A 18H DEVANT LA PREFECTURE !

Communiqué sur la régularisation de Manale

La FSE-Lyon se félicite de la régularisation de Manale, étudiante en 1ère année de socio-infocom à Lyon II. Cette régularisation a été appuyée par le travail de la FSE, en commun avec les organisations comme RUSF.

La FSE-Lyon, après avoir obtenu de la part de l’administration et de la présidence de Lyon II leur soutien, avait fait signer une pétition sur papier comme sur internet pour appuyer sa demande de régularisation. Cette pétition qui à recueilli plus d’un millier de signatures, notamment celles de plusieurs organisations politiques, devait être remise au tribunal administratif lorsque la décision de la préfecture aurait été attaquée. Cela n’a pas été nécessaire.

En effet, ce mardi 9 Mars 2010, la préfecture à fait savoir par courrier qu’elle annulait son ordre de quitter le territoire. C’est incontestablement une victoire.

La question des régularisations est une des plus brûlantes de l’actualité, elle est une lutte essentielle de la FSE-Lyon, syndicat de classe, considérant que les étudiants en situation irrégulière sont la part la plus vulnérable du monde universitaire. C’est en sortant de l’isolement, par le travail des organisations de lutte, que les victoires se gagnent.

Dans l’université comme en dehors, la politique du gouvernement, au service des intérêts de la bourgeoisie, est une politique de répression à l’encontre des classes populaires, tentant de fracturer la solidarité de classe entre les travailleurs, qu’ils soient en formation comme à l’université, ou en activité.

La crise du capitalisme et de l’impérialisme français accentue cette politique, tant il est nécessaire pour la bourgeoisie de liquider tous les liens d’union de classe, pour maintenir son ordre.

La FSE-Lyon réclame plus que jamais la régularisation de tous les sans-papiers et la valeur d’une carte d’étudiant = une carte de séjour.

C’est en renforçant les organisations de lutte que les victoires seront plus nombreuses et plus grandes.

Manale doit rester en France !

Manale est une étudiante de nationalité Marocaine, inscrite en première Année information-Communication/ Sociologie à Lyon2. Elle a validé son premier semestre avec une moyenne générale de 12,54/20. En Janvier 2009, la préfecture du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et lui a envoyé en février 2010, un Ordre de Quitter le Territoire Français. Manale n’a certes pas eu en France un parcours universitaire facile.

Après deux premières années à l’École Nationale d’Architecture à Strasbourg (elle a eu des soucis de santé qui l’ont pénalisée), elle s’est retrouvée inscrite, tardivement, en Lettres Modernes, l’année de la mobilisation contre la LRU.

Ces échecs à l’entrée de cycle n’ont pas découragé Manale, qui est venue s’installer à Lyon et qui étudie la communication. Comme l’attestent tous ses professeurs, elle a trouvé sa voie et est en train de réussir brillamment. C’est une étudiante dynamique, motivée, passionnée. Si elle était expulsée maintenant, alors que le second semestre est entamé, cela anéantirait cet effort, un vrai gâchis d’autant plus qu’au Maroc il n’y a pas de filière équivalente. Aujourd’hui, Manale s’est vue refuser le recours gracieux de la préfecture, elle est désormais expulsable à partir du 10 mars, conduite en centre de rétention et ensuite renvoyée sur le territoire marocain.

Vous devez être solidaire avec votre camarade, mais aussi avec l’ensemble des personnes touchées et ciblées arbitrairement par la politique du chiffre du Ministère de l’Immigration.

Mobilisons nous, ne restons pas indifférents, montrons notre soutien aux personnes visées par les politiques racistes et xénophobes du gouvernement français !

Nous demandons la suspension de l’OQTF et la délivrance d’un titre de séjour étudiant pour Manale afin de lui permettre de terminer cette année.

SOYONS SOLIDAIRE AVEC MANALE ! REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

SIGNEZ LA PETITION DE SOUTIEN !!!

http://jesigne.fr/solidaritemanale

 

Signataires : Fédération Syndicale Étudiante (FSE), JCML, ROC-ML, RUSF, UPC, AECAL (Association des étudiants de culture africaine de Lyon)

Soutenons Soraya et sa famille, menacée d’expulsion !

La FSE en appelle à toutes organisations, syndicales ou associatives, engagées dans la lutte qui oppose les sans-sapiers à la politique des quotas mise en place par la machine d’État, et plus généralement dans le combat pour le respect du droit de libre circulation et contre le non-respect de la personne humaine, pour soutenir Soraya et Nouredine BOUZIDI ainsi que leurs deux enfants, menacés d’expulsion du territoire français, dans leur bataille face au rouleau compresseur qu’est la politique de l’immigration en France, en étant signataire de cette pétition et en se présentant au Tribunal Administratif de Lyon le 25 février à 9h00, où sera débattu le recours formulé par la famille BOUZIDI pour réclamer sinon le droit d’asile, le renouvellement de leur permis de séjour. Soraya et Nouredine sont arrivés en France en avril 2008, arrachés à leur terre natale, l’Algérie, dans l’espoir de construire une vie meilleure. Leurs deux enfants sont nés à Lyon en octobre 2008, et Soraya a entrepris des études de Droit et Science Politique à l’université Lyon 2 en septembre 2009.

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