RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

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Ils nous acculent, on les bouscule ! Journée d’action jeudi 20 novembre à Lyon 2

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir 2

À Lyon 2, une Assemblée Générale a réuni une centaine de personnes de tous horizons. Nous avons discuté de la dégradation des conditions d’étude et de vie, des violences policières et de la répression. En effet, après l’annonce de l’amputation de 20% des dotations aux universités pour le dernier trimestre 2014 (soit 350 millions d’euros), et sachant qu’aujourd’hui déjà, Lyon 2 coupe les vivres aux différents départements, il est urgent d’agir.

De plus, suite à la mort de Rémi Fraisse, de nombreuses personnes protestant contre les violences policières lors de manifestations ont été violentées, arrêtées et condamnées (notamment, sur Lyon, à 6 mois ferme et 9 mois de sursis pour avoir lancé une canette). En conséquence, nous avons décidé de nous organiser pour établir un rapport de force. Nous soutenons toutes les facs et lycées en lutte, notamment Rennes, Toulouse, Nantes, Paris…

Nos revendications ont été votées :
  • Titularisation des vacataires,
  • TD à 30 maximum,
  • Refus de la gestion des services de ménage et informatique par des entreprises extérieures à l’Université,
  • Abolition de la sélection sociale à l’Université,
  • Abandon des charges et poursuites à l’encontre des personnes arrêtées dans le cadre de la manifestation contre les violences policières,
  • Désarmement et dissolution de la police.

 

La journée d’action a été actée pour jeudi 20 novembre, le jour des élections du CROUS. Ces élections n’ont pas de sens dans le contexte actuel de crise au sein de l’Université et de la société en général. Faisons entendre nos revendications directement, et non pas par des élus sur des taux de participation ridiculement bas !

Rendez-vous ce jeudi pour faire entendre une autre voix que celle des urnes !

Programme de la journée au campus de Bron :

  • Stand crêpes toute la journée en face de la MDE, en soutien aux personnes arrêtées lors de la manifestation du 6 novembre contre les violences policières.
  • Bouffe/boissons à prix libre à partir de 19h en Amphi G
  • Projections/débats à partir de 20h en Amphi G

 

 

Agenda du mois de novembre !

➢ Mardi 18, 19h place du Pont : Manifestation contre les violences policières.
➢ Samedi 29, 14h place Jean Macé : Manifestation contre la tenue du Congrès du FN sur Lyon.

JOURNÉE D’ACTION JEUDI 20/11

FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

 

Le comité de mobilisation réuni à Lyon 2 ce lundi

P.-S.

Page facebook : Université Lyon 2 en lutte

Plus d’infos sur Rebellyon.info !

Repas prix libre en soutien aux étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2 condamné-e-s !

Le délibéré est tombé : 3 mois de prison avec sursis pour Myriam, 6 mois de prison avec sursis pour Vincent et un total de 4 350 euros d’amendes, dommages et intérêts et remboursement des frais d’avocat pour 2 agents du service de sécurité incendie de l’université plaignants et les agents de la BAC ; soit la peine maximale requise. La troisième camarade a été relaxée.

Le Centre Social Autogéré Occupé (CSAO) organise donc un repas de soutien à prix libre ce samedi 13 septembre de 12h00 à 15h00 (fond du Passage Gonin, 1er arrondissement) afin de les aider à payer leurs amendes !

Venez nombreuses et nombreux passer un moment convivial et témoigner de votre solidarité !

CSAO bouffe de soutien

À Lyon 2, malgré la répression, le combat continue !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon :

Nous étions plus d’une cinquantaine réuni-e-s ce lundi 8 septembre au tribunal correctionnel de Lyon pour assister à la lecture publique du verdict du procès de trois étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2. Nos camarades étaient inculpé-e-s suite à la mobilisation des étudiant-e-s et des personnels en novembre 2013 sur l’université, au cours de laquelle un conseil de la présidence avait été perturbé. Le délibéré est tombé : 3 mois de prison avec sursis pour Myriam, 6 mois de prison avec sursis pour Vincent et 4 350 euros d’amendes, dommages et intérêts et remboursement des frais d’avocat pour 2 agents du service de sécurité incendie de l’université plaignants et les agents de la BAC ; soit la peine maximale requise. La troisième camarade a été relaxée. Nous allons discuter avec notre avocat de la possibilité de faire appel.

La sévérité du verdict s’explique par le fait que la juge ait strictement appliqué les réquisitions du procureur qui rappelaient lors du procès le caractère politique de l’inculpation. Rappelons également que Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait le soir même de l’intervention des forces de l’ordre sur le campus soutenu publiquement la répression.

Les interpellations n’avaient alors pas été faites au hasard. Elles étaient ciblées et réalisées sur ordre de plusieurs  agents du service de sécurité incendie dont certains acceptent de collaborer avec des membres du renseignement intérieur présents pour l’occasion sur les campus.

La présidence, par l’intermédiaire des agents de sécurité incendie, a désigné ce qu’elle considère comme les « leaders » du mouvement étudiant, en représailles de leur présence syndicale active quotidiennement sur les campus.

En effet, sur les 6 interpellé-e-s, 4 étaient organisé-e-s au sein du syndicat FSE/Solidaires étudiant-e-s et les 3 inculpé-e-s sont tous syndiqué-e-s. Quant aux condamné-e-s, il s’agit de Myriam, secrétaire générale de section, et Vincent, alors élu étudiant au Conseil d’Administration de Lyon 2.

Ainsi, d’une main, la présidence envoie les forces de l’ordre sur les campus pour déloger les étudiant-e-s et personnels en lutte, provoquant des gardes à vue pour ceux qu’elle croit pouvoir identifier comme des « meneurs/meneuses ». De l’autre, elle utilise son pouvoir de communication pour donner sa version mensongère des « faits » à 30 000 étudiant-e-s et personnels, pour désigner nos camarades comme « violent-e-s », parce qu’ils/elles se sont donné-e les moyens de porter leurs revendications dans un conseil où la Présidence entendait justifier sa politique de dégradation des conditions de vie de la majorité d’entre nous.

Mais la répression ne nous arrêtera pas !  La précarisation de nos conditions de vie et de travail, le triste sort qui nous est réservé dans le système capitaliste ne nous laisse d’autre choix que de lutter ! C’est uniquement dans l’union et la solidarité interprofessionnelle que nous pouvons gagner, seule l’organisation à la base nous permettra de reprendre en main nos vies !

Aujourd’hui, l’État et la présidence en s’acharnant sur 2 de nos camarades voudraient dissuader les précaires de s’organiser pour lutter. Au contraire nous devons être plus solidaires et nombreux que jamais pour continuer la lutte avec les camarades inculpés ! 

La présidence, soucieuse de conserver son hégémonie, cherche à diviser le front des précaires dont les personnels de sécurité incendie font partie intégrante. Loin de nous laisser enfermer dans le jeu d’une opposition stérile entre étudiants et personnels, et conscient-e-s que la lutte ne se gagne que dans l’union de classe, nous œuvrons et appelons à la  construction d’un vaste mouvement inter-professionnel.

Nous faisons un appel large à la solidarité des organisations syndicales et politiques pour nous soutenir financièrement (chèque à l’ordre de SOLIDAIRES Rhône, à envoyer au 125 rue Garibaldi 69006 LYON).

Malgré la répression, la résignation n’est pas pour nous une option !

Solidarité avec nos camarades !

Rejoignez la lutte !

Pour pouvoir gagner, nous n’avons pas d’autre choix -étudiant-e-s, salarié-e-s, personnel, précaires, chômeurs- que de nous regrouper et de nous organiser à la base, syndicalement, en comités, en collectifs, en assemblées générales, afin de reprendre nos vies en main !

Solidaires Étudiant-e-s Syndicat de Lutte Lyon (ex-FSE)

Facebook : FSE Lyon

 photo procès 1

APPEL À PRÉSENCE LE LUNDI 8 SEPTEMBRE À 13H30 AU TRIBUNAL POUR LE VERDICT DU PROCÈS DES ÉTUDIANT-E-S SYNDICALISTES DE LYON II RÉPRIMÉ-E-S PAR LA PRÉSIDENCE

photo procès 1

Le 21 novembre 2013, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte qui, mené par les étudiant-e-s et les personnel-le-s qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso) avaient envahi un conseil convoqué par la présidence et avaient fini par occuper les bâtiments. Six étudiant-e-s – dont quatre syndicalistes – étaient interpellé-e-s aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

 

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiant-e-s et personnel-les les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université – alors immédiatement soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Le 23 Juin ce sont ainsi trois étudiant-e-s, tou-te-s militant-e-s de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon qui étaient poursuivi-e-s pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion » et comparaissaient devant le tribunal correctionnel soutenu-e-s par de nombreux-ses étudiant-e-s, organisations politiques et syndicales afin d’exiger leur relaxe.

Le parquet requerra de 2, 3 à 6 mois de prison avec sursis (ou 60, 90 à 120 heures de Travaux d’Intérêt Général) à l’encontre de nos 3 camarades, ciblé-e-s pour leur activité syndicale. Le réquisitoire du procureur n’ayant laissé aucune ambiguïté sur le caractère ciblé et politique de la répression. La gradation des peines se justifiait en effet – pour le procureur – selon que les étudiant-e-s aient été désigné-e-s par l’université comme étant supposément plus ou moins « meneur-ses » au sein de cette mobilisation.

Deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leurs responsables du service juridique de l’université ainsi que de membres de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts. Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés.

Mais qui sont les violents ?!

Est-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ?

Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?

Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, de jours de congés, privatisent et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!…

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire ! Nous appelons en conséquence de nouveau à se rassembler au tribunal ce lundi 8 septembre à 13h30 pour le rendu public du verdict à 14h00 à la 8ème chambre correctionnelle du TGI de Lyon afin d’exprimer notre entière solidarité à nos camarades.

Il est pour nous, étudiant-e-s, salarié-e-s, stagiaires, précaires, personnel, chômeur ou en devenir, aujourd’hui plus qu’hier, encore plus que jamais nécessaire, partout où nous sommes, de nous regrouper, de nous organiser collectivement afin de combattre la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est imposée, à l’université comme ailleurs !

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LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons?!

Les lois LRU et Fioraso constituent des réformes visant à restructurer l’université. La logique et les principales conséquences de ces réformes sont :

 
=> « redéfinir l’offre de formation » : c’est-à-dire regrouper diverses universités d’une grande échelle territoriale en une Communauté d’Universités et d’Établissements (COMUE). Ainsi, en fusionnant les établissements, elle supprime les formations « doublons ». Cela conduit tout simplement à supprimer des postes, c’est-à-dire licencier ou ne pas remplacer le personnel, réaliser des économies, et réduire les « capacités d’accueil », alors même que de nombreux étudiants se voient déjà refuser l’inscription à l’université sous ce motif. Cela renforce ainsi la sélection à l’entrée de l’université.

La « redéfinition de l’offre de formation » contraint ainsi les étudiants de s’éloigner davantage du domicile familial pour étudier et constitue ainsi une barrière bien souvent infranchissable pour les étudiants issus des familles précaires qui ne peuvent financer logement et déplacements.

 

=> La privatisation de l’université c’est également le renforcement du pouvoir des personnalités extérieures (représentants du patronat, dirigeants d’entreprises, élus)  dans les instances décisionnelles. Ainsi, ces personnalités peuvent faire valoir au mieux leurs intérêts en ayant un droit de regard sur le contenu des formations. La loi vise en effet à conformer davantage la formation de la main d’œuvre aux exigences du patronat. La propagande dominante est toujours plus présente dans nos cours : « esprit d’entreprise », « flexibilité », « flexisécurité », « adaptabilité », « apprendre à se vendre », « valorisation des compétences » etc. Bref, il s’agit de former une main d’œuvre, non seulement « employable », docile, mais également de légitimer idéologiquement un système économique et social assassin, injuste et inégalitaire.

=> « Professionnalisation » des cursus : de plus en plus le savoir à l’université se doit d’avoir une utilité marchande, l’université n’est plus un lieu de savoir mais de formation de travailleur-euse-s malléables. Ce procédé est à l’œuvre par exemple avec la généralisation des stages dans les cursus. Ceux-ci constituent du travail gratuit ou quasi gratuit qui permet aux entreprises de profiter d’une main d’œuvre docile, précaire et corvéable. Cela permet de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence chômeurs, travailleurs, étudiants stagiaires et de tirer vers le bas les conditions de rémunération et de travail pour tous.

Le « problème du chômage » est insoluble au sein du système capitaliste. Les capitalistes, devant la nécessité d’accroître leurs profits afin d’affronter la concurrence ont en effet développé des capacités productives énormes intégrant d’importantes connaissances technologiques et scientifiques (machinisme, mécanisation etc.) qui réduisent aujourd’hui la quantité de travail humain nécessaire pour la production à presque rien. Au lieu de nous libérer, nous sommes nombreux à voir nos vies et celles de nos proches se faire voler au travail, ou à essayer de le trouver, lui qui n’existe pas..

 

=> La loi vise globalement à orienter davantage « l’effort national » de recherche publique à des fins de satisfaction des intérêts des capitalistes français afin de favoriser les « innovations » capables de « relancer la croissance ».

 

C’est chaque jour ce système inhumain, barbare, meurtrier et destructeur qu’ils essaient de faire survivre en cherchant, au prix de nos conditions de vies – ou de nos vies tout court – à restaurer la « croissance » objectif auquel on voudrait continuer de nous faire adhérer et de nous associer contre l’humanité…

Si isolés nous n’avons d’autre choix que de nous soumettre davantage afin d’espérer avoir peut-être une place qui nous permette de vivre ou de survivre, collectivement, nos perspectives sont différentes et un avenir meilleur pour tous est possible.

Résolument, nous choisissons de lutter et de nous organiser afin de pouvoir gagner !

Procès des inculpéEs de Lyon 2 : de 2 à 6 mois de prison avec sursis requis à l’encontre de nos camarades

Lundi, près d’une centaine de personnes, étudiantEs, amiEs, famille, militantEs, syndicalistes – est venu soutenir nos camarades.
Le parquet a requis trois peines différentes – 2 mois de prison avec sursis (ou 60 heures de TIG) ; 3 mois de prison avec sursis (ou 90 heures de TIG) ; 6 mois de prison avec sursis (ou 120 heures de TIG) – à l’encontre des 3 militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s poursuiviEs.photo procès 2

Le réquisitoire du procureur confirme sans aucune ambiguïté le caractère politique de la répression.

La gradation des peines se justifierait selon que les étudiantEs ont été désignéEs par l’Université comme étant supposément plus ou moins « meneurSEs » de cette mobilisation.

Ce critère est bel et bien un critère politique : il n’a, en droit, aucune espèce de valeur. En effet, lorsqu’un jugement porte sur des violences volontaires ayant entraîné des blessures constatées, le critère qui doit primer est celui de la gravité des blessures infligées, et l’implication avérée du prévenu.

En aucun cas, le fait d’être ou non prétendument « à la tête » d’une mobilisation ne permet de fournir une échelle susceptible de décider de l’ampleur d’une peine.

En introduisant ce critère politique, le procureur reconnaît à demi-mot qu’il est impossible d’imputer à nos camarades, de manière individuelle et indiscutable, des faits précis : il propose donc de condamner en raison d’un engagement qu’il croit pouvoir mesurer et juger, avec l’aide de l’Université.

Les deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leur responsable du service juridique de l’université ainsi que d’une membre de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts.

Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés pour un montant que nous ne connaissons pas encore.

Le verdict a été mis en délibéré. Il sera connu le 8 septembre.

Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes et organisations qui nous ont apporté leur soutien.

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire !

Aujourd’hui comme hier, il est toujours nécessaire de s’organiser pour combattre la dégradation qu’on nous impose de nos conditions d’études, de travail et de vie, à l’université comme ailleurs.

RDV dès la rentrée sur le campus pour continuer la lutte !photo procès 1

Lettre ouverte d’anciens étudiants de l’Université Lyon 2 sur les pratiques répressives des présidences successives

Ancien-ne-s étudiant-e-s de l’Université Lyon 2, nous avons eu à connaître, dans le cadre d’activités militantes, plusieurs des équipes présidentielles qui se sont succédé dans la période des dix dernières années à la tête de l’institution. Nous avons eu à subir, à des moments différents, et à l’initiative de responsables différents, des méthodes de surveillance et de répression qui se sont, à chaque fois, soldées par un nouveau discrédit pour les dirigeants du moment.

Vidéos, articles de presse, jugements des tribunaux relaxant des personnes mises en cause injustement et divers autres documents en attestent : ni la destruction de locaux associatifs et syndicaux, ni la destruction du matériel d’autrui, ni le fichage illégal, ni la prise d’arrêtés visant à proscrire l’entrée du campus à une étudiante sans respecter le principe du contradictoire, ni l’emploi brutal de la force par des agents de sécurité privés lourdement armés, ni le signalement aux services de police sur la base de faits imputés calomnieusement à telle ou tel militant-e connu-e n’ont par le passé fait reculer les présidences successives. Ces faits répétés, qui témoignent du climat très particulier de l’Université Lyon 2, ne doivent pas être passées sous silence. Nous sommes prêts à en constituer l’historique, documents à l’appui. Car ce climat, cet historique, éclairent d’une lumière toute différente les allégations de la Présidence en matière de répression.

Il est primordial que ces pièces soient consultées par toute autorité, qu’elle soit judiciaire ou administrative qui aurait à traiter de « plaintes » émanant de cette Université, ainsi que par tout journaliste qui aurait à en relater les suites : Leur dévoilement, ne laissant aucune place pour le doute, a en effet conduit à la crise chacune des présidences successives. L’ancienne se voyant toujours évincé par une nouvelle, a promis la main sur le cœur d’être à l’écoute du mouvement social et d’abandonner les pratiques illégales – pour renouer quelques mois plus tard avec celles-ci.

non a la criminalisation du mvt syndicaleIl y a visiblement, de ce point de vue, un problème structurel au sein de cette Université – allant bien au-delà de la personnalité changeante du président du moment. Nous apprenons maintenant que trois militant-e-s syndicalistes sont à nouveau mis en cause pour une action collective visant à dénoncer l’application de la réforme Fioraso, s’étant déroulé le 21 novembre 2013. Ces dernier-e-s sont accusées des habituels faits de « violence » qu’on reproche usuellement aux syndicalistes investis, auxquels s’ajoutent parfois l’incrimination pour « rébellion » dont les études statistiques et de nombreuses enquêtes journalistiques montrent qu’elle est devenue récurrente chez certains agents de police sur la base de motivations très discutables, et, bien souvent, arbitraire.

Nous souhaitons indiquer par cette tribune ouverte que nous nous tenons à disposition pour apporter les précisions utiles sur chacune des affaires mentionnées ci-dessus, au cours desquelles les représentants de l’institution se sont non seulement départis en toute occasion de la probité normalement attachée à leur fonction, mais encore ont contrevenu à de nombreuses reprises à la loi. Nous pensons quoi qu’il en soit utile à l’autorité judiciaire de connaître ces éléments, de sorte à ce qu’elle traite des plaintes formulées par l’Université Lyon 2 à l’égard d’étudiant-e-s avec toute la circonspection nécessaire s’agissant d’une situation institutionnelle de récidive dans le mensonge, la violence et la répression des libertés syndicales.

Signataires :

Alexandre Maupin militant FSE, ancien élu au conseil de faculté de droit et science politique, poursuivi en 2009 par l’université à l’occasion de la mobilisation étudiante contre la LRU. Relaxé. Syndicaliste CGT.

Tayeb Tounsi : militant FSE, poursuivi par l’université en 2009 à l’occasion de la mobilisation étudiante contre la LRU. Relaxé. Syndicaliste CGT.

Florent Pénicaut : militant FSE, ancien porte-parole à l’international pour la Fédération, ancien élu suppléant au Conseil d’Administration de l’Université, convoqué au commissariat en 2013 sur la base d’un dossier fournie par les services juridiques de l’université. Jamais poursuivi.

Rémi Pages : militant et ancien président de la FSE, ancien élu au Conseil d’Administration de Lyon 2, convoqué au commissariat en 2010 sur plainte du Directeur Général des Services de l’Université et témoignages des agents de sécurité incendie pour avoir « fumé dans l’enceinte de l’université ». Interrogé pour ses activités syndicales. Non fumeur. Classé sans suite.

Samy Dichy : ancien élu FSE au Conseil d’Administration de Lyon 2, convoqué en 2007 devant le Conseil de Discipline en raison de ses activités syndicales. « Avertissement ».

Florian Marcellin : militant FSE, inculpé en 2007 à l’occasion de la première mobilisation étudiante contre la LRU. Relaxé.

Face à la répression : solidarité! Rassemblement au Tribunal pour nos camarades de l’Université Lyon 2 qui passent en procès lundi 23 Juin!

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiant-e-s et les personnel-le-s qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiant-e-s – dont quatre syndicalistes – étaient interpellé-e-s aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

Aujourd’hui ce sont trois étudiant-e-s qui sont inculpé-e-s, tou-te-s militant-e-s de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiant-e-s et personnel-les les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université -immédiatement soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Nos 3 camarades, ciblé-e-s par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l’université – parmi eux figure l’élu au conseil d’administration de l’université Lyon II – sont ainsi poursuivi-e-s pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion ».

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Banderole des étudiant-e-s en lutte lors de la manifestation du 29 Novembre dernier
à Lyon en solidarité avec les travailleurs-ses de SITL qui se battaient alors contre
les licenciements et pour le versement de leurs salaires impayés.Mais qui sont les « violents » ?!Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ? Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l’UNI-Mét pour « arrachage » de tracts et « menaces ».

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiant-e-s en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l’université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’État afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous.

Loin de ne frapper que nos seul-e-s militant-e-s, la répression s’abat sur tou-te-s celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamné-e-s à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placé-e-s 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salarié-e-s d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…

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Intervention des forces de l’ordre sur le campus pour évacuer les bâtiments de la présidence occupés

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon et à venir soutenir nos camarades à l’audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe.

Premiers signataires:
FSE/Solidaires étudiant-e-s syndicat de lutte Lyon ; Alternative Libertaire ; CGT Educ’Action; CGT Privés d’Emplois et Précaires; Coordination des Groupes Anarchistes ; Ligue des Droits de l’Homme – Villeurbanne Est Lyonnais ; Mouvement des Jeunes Communistes de France ; Nouveau Parti Anticapitaliste ; OCML-Voie prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Organisation Communiste Libertaire ; Parti Communiste Français ; Parti de Gauche 69 ; Union Syndicale Solidaires rhône ; Sud Éducation Université Lyon 2 ; Sud ENS Lyon ; Union des Étudiants Communistes ; Union pour le communisme

SOLIDARITÉ FACE À LA RÉPRESSION ! RELAXE DES ÉTUDIANT-E-S INCULPÉ-E-S !

Banderole Soirée de soutien 23.05.2014

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiantEs et les personnels qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiantEs – dont quatre syndicalistes – étaient interpelléEs aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

Aujourd’hui ce sont trois étudiantEs qui sont inculpéEs, touTEs militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiantEs et personnels les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université -immédiatemment soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Nos 3 camarades, cibléEs par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l’université – parmi eux figure l’élu au conseil d’administration de l’université Lyon II – sont ainsi poursuiviEs pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion ».

Mais qui sont les « violents » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils soient avec ou sans papiers ? Les personnels qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?
Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiantEs et personnels et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l’UNI-Mét pour « arrachage » de tracts et « menaces ».

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiantEs en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l’université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’Etat afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous. 

Loin de ne frapper que nos seulEs militantEs, la répression s’abat sur touTEs celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamnés à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placés 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salariéEs d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon et à venir soutenir nos camarades à l’audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe !
 
Afin de couvrir les frais d’avocat et autres frais de justice, une soirée de soutien aux inculpé.e.s de Lyon 2 se tiendra le vendredi 23 mai à partir de 20h30 sur Villeurbanne (métro Gratte-ciel) !

Appel à témoignages ! Soutenons nos camarades qui subissent la répression !

Lyon 2 Arrestations sortie NB

Suite à la tentative de participation au Conseil Élargi convoqué par la Présidence de l’Université le 21 novembre dernier, qui fut violemment réprimée par un nombre impressionnant de membres des forces de l’ordre, TROIS DE NOS CAMARADES SONT ENCORE POURSUIVI-E-S EN JUSTICE. Nous ne devons pas les laisser seul-e-s face à une justice au service de la Présidence !

Si vous étiez présent-e, vous pouvez les aider en témoignant de ce qu’il s’est passé ce jour-là. Les témoignages doivent pour être valables devant la justice être rédigés sur un formulaire officiel (CERFA n°11527*02), et accompagnés d’une photocopie d’un document d’identité.

Rendez-vous sur le stand FSE/Solidaires Étudiant-e-s Lyon pendant le Forum des Associations, pour trouver des formulaires et donner vos témoignages ! De 10h à 15h, le mardi 15 avril sur le campus des Quais et les mercredi 16 et jeudi 17 avril sur Bron.

Voici le formulaire d’attestation pour témoignage en justice : Form11527v02

Solidarité avec les précaires menacé-e-s d’expulsion ! Pas d’expulsion sans relogement !

Ce vendredi 28 mars à 8h30 sont convoquéEs au Tribunal de Grande Instance de Lyon nos compagnons précaires pour « occupation illégale » de leur logement.
 
Collectif logement Lyon - Un toit c'est un droit
Le pro­prié­taire de l’appar­te­ment qu’ils occupent à proxi­mité de la place Voltaire, par ailleurs déten­teur d’un impor­tant patri­moine immo­bi­lier, de plu­sieurs socié­tés immo­bi­liè­res et de luxueux cha­lets en mon­ta­gne, arguait en janvier de pré­ten­dues « dif­fi­cultés économiques » pour obte­nir une pro­cé­dure urgente d’expul­sion d’Anaïs, pré­caire, dans l’attente de l’examen de son dos­sier d’attri­bu­tion d’un loge­ment social depuis plusieurs années.
 
Le pro­prié­taire demande notamment en plus de l’expul­sion immé­diate (sans les deux mois de délais légaux) une condam­na­tion de paie­ment d’une indem­ni­sa­tion de 1000 euros par mois d’occu­pa­tion au titre du « pré­ju­dice subi » !
 
Mais quel pré­ju­dice a subi ce pro­prié­taire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appar­te­ment à la toi­ture lézar­dée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeu­ble s’il n’avait été entre­te­nu par les nou­veaux occu­pants ?
 
Ne sont-ce pas les pau­vres, les tra­vailleurs, les chômeursles pré­cai­res qui subis­sent un préjudice -quant à lui parfaitement avéré- en devant trimer chaque jour afin d’avoir une chance de s’acquitter péniblement de loyers exorbitants ?
 
Cela permettant de couvrir les emprunts bancaires de quelques propriétaires qui s’enrichissent ainsi au détriment de notre qualité de vie !
 
Que dire encore de la société capitaliste qui préfère que soient laissés vacants quelque 24 000 loge­ments dans notre seule agglo­mé­ra­tion, alors que dans le même temps 6000 per­son­nes sans loge­ment sont à la rue.
 
Seule une société hypo­crite peut consa­crer comme prin­cipe cons­ti­tu­tion­nel et comme dispo­si­tion légale le droit incondi­tion­nel à un loge­ment, et faire primer dans les faits le droit de pro­priété sur le droit de vivre.
 
Nous appe­lons en consé­quence chacunE à se rendre à l’audience au Tribunal d’ins­tance de Lyon, 67 rue Servient salle B, ce vendredi 28 mars à 8h30 pour sou­te­nir la demande d’une déci­sion juste leur accor­dant un délai suf­fi­sant pour leur relo­ge­ment.
 
Plus lar­ge­ment nous appe­lons à une mobi­li­sa­tion pour le droit au loge­ment pour tous quelle ­que soit sa natio­na­lité.

Collectif logement Lyon - Face aux expulsions

Pas de profit sur nos vies !

 

Réquisition des logements vides !

 

Pas d’expulsion sans relogement !

 

Faisons respecter le droit d’étudier et les libertés à Lyon II ! Soyons tous présents le 14 Mai, 14h, au Tribunal correctionnel

Pour le droit d’accès à Lyon II, et la relaxe de Sophie Perrin !

 

Le 5 avril dernier, le Tribunal administratif a choisi de confirmer les arrêtés d’interdiction de pénétrer dans l’université Lyon II contre Sophie Perrin, étudiante en anthropologie, et militante de longue date parmi nous.

Fin Novembre 2010, cette étudiante, évincée de l’accès en doctorat à Lyon II depuis juin 2010 malgré des résultats déjà brillants et un projet de recherche solide, s’est vue interdire l’accès de l’université par deux arrêtés successifs pris par celle-ci. Ils ont été assortis d’une plainte pénale à son encontre pour « harcèlement moral » envers Lyon 2, plainte nécessaire pour légitimer juridiquement son interdiction d’accès prolongée aux campus. Elle a du faire appel au Tribunal Administratif pour exiger l’annulation de ces arrêtés.

Au tribunal administratif, c’est un grave précédent qui vient d’être entériné !

Le Rapporteur Public a fermement plaidé contre la décision prise par l’université, qui s’est assise de bout en bout sur le respect du contradictoire dans cette procédure. Mais le Tribunal Administratif a choisi de ne pas suivre ses recommandations, pourtant étayées. L’administration de Lyon II a pour une fois mis des moyens conséquents pour obtenir la confirmation de ces arrêtés : présence du service juridique au complet à l’audience, accompagné du DRH de la fac !
Le 14 mai prochain, nous devons être massivement présents à l’audience pénale pour soutenir notre camarade Sophie, et  ne pas laisser se faire un nouveau procès à charge à son encontre !

Une attaque qui nous concerne tous !

Ces arrêtés d’interdiction constituent un précédent inédit, qui nous concerne tous, étudiant-e-s et/ou militant-e-s à Lyon II. Au moindre conflit avec l’administration, pour une réinscription, un changement de filière, une admission en M2 ou en thèse, l’Université pourrait désormais considérer qu’il est urgent de nous interdire l’accès à l’université.

Lyon II est également un endroit où les militant-e-s progressistes peuvent avoir accès à des salles pour se réunir et organiser des initiatives. Ces arrêtés, pris et maintenus dans l’impunité, font peser un danger sur notre droit de réunion, et interdisent déjà leur accès à notre camarade depuis maintenant 17 mois, contribuant à son isolement !

 

…Avec des conséquences importantes sur le procès pénal du 14 mai prochain :

Pour Sophie Perrin, la décision du Tribunal a également des répercussions sur la suite juridique de son affaire. L’un des deux chefs d’inculpation au pénal est sa présence « illégale » sur les campus de Lyon II, où elle est notamment coupable d’être venue à des réunions syndicales pour organiser son soutien. Si le Tribunal Administratif avait annulé les arrêtés, l’un des deux chefs d’inculpation aurait sauté.

 

Une université ni responsable, ni coupable, mais … victime ? Vraiment ?

Point de départ de ce conflit : en juin 2010, juste après la soutenance de master 2 de Sophie,  L’École Doctorale déclare que l’universitaire qu’elle souhaitait avoir pour directeur de thèse, émérite, ne peut encadrer de nouvelles thèses. Le rapporteur Public a souligné, à l’audience, que le Conseil d’État a pourtant déjà confirmé que les professeurs émérites peuvent encadrer de nouvelles thèses. Mais le service juridique de Lyon 2, pourtant d’une efficacité redoutée dans cette affaire, ne le savait peut-être pas ?

 

Un thème de recherche indésirable ?

Le travail de recherche que souhaitait poursuivre Sophie Perrin en doctorat concerne l’inceste. Ce terrain de recherche serait-il non légitime aux yeux de l’École Doctorale et de la faculté d’anthropologie-sociologie de Lyon II ? Il y aurait-il des tabous scientifiques ?

Notre camarade a essayé avec ténacité, depuis juillet 2010, de faire valoir ses droits à poursuivre ses études et à mener ses recherches sur ce terrain pour le moins inexploré par les sciences humaines. Face à sa volonté, plusieurs professeurs puis l’administration de Lyon II ont déclenché une véritable campagne de stigmatisation à son encontre. Ils sont allés jusqu’à suggérer une demande d’hospitalisation d’office au maire de Lyon début 2011 : est-ce là la seule récompense que l’on peut espérer pour des travaux si novateurs et brillants ?

Il est ignoble d’utiliser le passé de Sophie Perrin, elle-même victime d’inceste, comme base de cette propagande visant à faire croire à l’instabilité et dangerosité de notre camarade, tentant ainsi de psychiatriser un combat, juste et légitime, pour le droit de continuer des recherches scientifiques réellement novatrices, sur un thème laissé impensé jusque là par la plupart des chercheurs.

 

A Lyon 2, si tu bronches, on te traîne en justice ? Tous ensemble, ne laissons plus faire !

Le 14 Mai prochain, après deux reports successifs dus aux délais induits par l’expertise psychiatrique demandée par le tribunal, notre camarade sera jugée au pénal où elle a été traînée par l’Université Lyon II. C’est ce jour là qu’aura lieu le dénouement de l’affaire de Sophie. Notre présence au Tribunal est nécessaire pour un procès équitable permettant de faire réellement émerger la vérité ! Protégeons notre droit à l’Éducation et les libertés à Lyon II ! Soutenons Sophie Perrin au tribunal correctionnel, 67 rue Servient, Lyon 3e, le 14 mai !