Drague, sexisme et soirées étudiantes

Voici une brochure pour s’informer sur la notion de consentement et se défendre contre le viol, les agressions et harcèlements sexuels, mais aussi visibiliser le fait que des comportements qui sont trop souvent banalisés lors de soirées étudiantes -et participant à ce qu’on appelle la culture du viol (c’est-à-dire à l’ensemble des représentations culturelles qui valorisent les comportements sexuellement agressifs et qui les présentent comme la norme en matière de séduction)- constituent des violences, et qu’ils n’ont rien d’anodin !

Le tract est à télécharger ici : 4pages_sexisme_ENS

Pour apporter d’autres outils dans la lutte contre les violences sexuelles ou sexistes, un guide d’informations juridiques et pratiques contre le harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur est édité par le Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur (CLASCHES) !

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Contacts :
Mail : uselfse@yahoo.fr
Blog : fselyon.wordpress.com
Facebook : Page Solidaires Etudiant-e-s Lyon

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Marche de nuit non-mixte féministe

Nous relayons l’appel à cette marche :

Is not yoursEn mixité choisie sans mec cis*
Vendredi 10 avril à 20h00
Départ place de la Croix-rousse

NOUS PRENONS LA RUE :

Pour dire que la nuit, la rue nous appartient
Pour marcher la nuit et se sentir fortEs et fièrEs
Pour crier et chanter collectivement notre rage et pour briser le silence
Pour dire que nos corps, nos histoires et nos vies nous appartiennent
Pour lutter contre les agressions sexistes / racistes / lesbophobes / homophobes / transphobes
Pour vivre librement quels que soient nos genres et nos sexualités
Pour dire que nous sommes là, présentEs, nombreusEs et en lutte pour nos droits
Pour résister au repli identitaire et à « l’union nationale » raciste et patriarcale qu’on veut nous imposer
Pour créer et consolider ensemble des solidarités féministes
Pour dire que nous aussi, nous avons nos armes et que nous ne nous ne lâcherons pas

Contre le viol et les agressions sexuelles
Contre les violences domestiques et les violences au travail
Contre le climat actuel, raciste, islamophobe et antisémite qui affecte les femmes
Contre les discriminations et les agressions que subissent les femmes voilées
Contre toutes les violences étatiques et institutionnelles ( policières, juridiques, médicales, morales, économiques et sociales)
Contre les violences transphobes, alimentées par l’État, qui organise la psychiatrisation, la pathologisation et qui stigmatise et précarise les personnes trans
Contre les lois qui stigmatisent, discriminent, précarisent les travailleuses du sexe
Contre l’offensive réactionnaire qui prétend décider de qui peut ou non avoir des enfants et comment
Contre la binarité de genre et de sexe qu’on veut nous imposer
Contre la récupération de nos luttes à des fins racistes, sécuritaires et électorales.

Nous marchons en mémoire d’Özgecan Aslan, jeune femme alévi violée et assassinée en Turquie pour ses origines par des fascistes turcs, vendredi 13 février 2015 et en mémoire de toutes les femmes tuées par la violence patriarcale.

Nous marchons en solidarité avec Lucie, violée par un fasciste en France pour ses engagements politiques antifascistes et en soutien à toutes celles victimes de viol et d’agressions sexuelles.

Soyons fortEs, fièrEs, solidaires et en colère !

*Cisgenre : Désigne une personne qui vit avec le sexe et le genre qui lui ont été assignés à la naissance

Sur nos lieux de vie et de travail, luttons pour l’émancipation de tou-te-s !

Solidaires féminisme

Les luttes féministes ne sont pas secondaires. Tous les jours, et bien sûr pas seulement le 8 mars, dans nos villes et nos campagnes, jusque dans nos solidarités internationales, le féminisme est un combat primordial. Parce que les résistances féministes sont plurielles et transversales, les étudiant-e-s doivent porter ces luttes !

Solidaires Étudiant­-e­-s Syndicats de Lutte appelle, pour cette journée internationale des luttes des femmes, à soutenir d’une voix les résistances féministes et à les développer. À se battre pour un égal accès aux soins, aux études, au travail. À combattre les oppressions sexistes dans la société et à fortiori au sein de nos luttes. À apporter son soutien international à tout combat pour l’émancipation de toutes et tous !

Rejoignons les manifestations du 8 mars !

Quelques combats féministes portés par notre fédération :

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte soutient les combats féministes portés sur les lieux d’études. L’enseignement supérieur est un espace où les oppressions de sexe, genre, classe et races s’exercent. Les affiches sexistes pullulent sur les campus. Le harcèlement, sexuel ou non, est une agression invisibilisée extrêmement pratiquée des chercheurs vers les chercheuses, les personnels et étudiantes (dans les cas les plus fréquents) [voir guide du CLASCHES]. L’orientation est une question très genrée : suivant notre assignation biologique et sociale, des parcours et des formations nous correspondraient mieux que d’autres. Certaines formations n’ont comme public que des femmes, tandis que les formateurs sont essentiellement des hommes. On parle par ailleurs dans les universités de « plafond de verre », à savoir que les femmes sont plus nombreuses en licence, et sont minoritaires en doctorat et parmi les enseignant­e­s.

Aux côtés des salarié-e-s, notamment grâce à l’Union Syndicale Solidaires, nous souhaitons combattre les écarts que créent les dernières lois sur le travail. Le communiqué de l’Union Syndicale Solidaires.

En tant qu’internationalistes, nous construisons la solidarité avec le Kurdistan où les femmes se sont battues pour porter la lutte féministe au cœur de la révolution du Rojava et dans les luttes du reste du Kurdistan. La lutte des femmes kurdes s’est notamment fait connaître en France grâce aux combattantes armées pour la libération de Kobanê, regroupées dans les unités de protection du peuple, mixtes (YPG) et non ­mixtes (YPJ). Voir notre page sur la campagne de soutien international.

Poursuivons ces luttes et développons-en de nouvelles !

La secrétaire d’Etat aux droits des femmes évoque une nouvelle fois l’interdiction du voile à l’université : combattons une telle mesure !

Université pour toutes et tousCommuniqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte en date du 3 mars 2015 :

La secrétaire d’État aux droits des femmes, Pascale Boistard, a déclaré devant le Figaro ce lundi 2 mars qu’elle n’était pas « sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur », affirmant qu’il fallait « pouvoir discuter » de son interdiction. L’idée n’est pas nouvelle : elle avait déjà été évoquée au moment de la loi de 2004 prohibant le port du voile dans les établissements scolaires, et avait refait surface il y a deux ans à l’occasion d’un rapport du Haut Commissariat à l’Intégration.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte, dénonce à nouveau la gravité d’une telle mesure, qui relève à la fois d’un racisme décomplexé et d’une méconnaissance de ce qu’est l’enseignement supérieur. Notre fédération annonce qu’elle s’opposera dans tous les établissements à la mise en place de cette interdiction.

Cette potentielle interdiction, tout comme celles de 2004 dans les écoles et de 2010 dans les lieux publics, ne sert qu’à nourrir les comportements discriminatoires et haineux. Comme le rappelait le Collectif féministe pour l’égalité dans un appel en 2014, ces lois sont des lois d’exclusion, et non de défense de la laïcité.

Aucune mesure ne doit servir d’intervention dans la vie privée des personnes, dans leurs choix, et imposer aux corps, et en premier lieu celui des femmes, une quelconque ligne de conduite. Aucune mesure ne doit servir la déscolarisation forcée, et l’exclusion de l’espace public.

L’université n’est pas « neutre ». Elle doit être, comme le reste des établissements scolaires, « laïque et indépendant[e] de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » et également développer l’autonomisation des contenus de formation, l’indépendance de la pensée et la liberté des individu-es. Cela ne signifie pas que le voile n’a rien à faire dans l’enseignement supérieur, mais bien au contraire que cet espace pluriel en genres, origines, classes, sexualités, opinions etc. doit rester protégé de toute idéologie uniformisante et raciste.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

40 ans après la loi Veil, continuons le combat pour le droit des femmes !

Nous relayons ce communiqué appelant au rassemblement du 17 janvier, de 14h00 à 17h00 place de la Comédie (Métro A et C, arrêt Hôtel de ville – Louis Pradel) :

Profitons de cette date anniversaire symbolique dans le droit à l’IVG pour revendiquer encore et toujours plus, parce qu’il faut le dire : aujourd’hui encore, il n’est simple ni d’avorter, ni de le dire.

Une politique d’austérité au service d’un État réactionnaire, capitaliste et patriarcal

Les attaques globales et les réformes des gouvernements successifs de droite comme de gauche ont détruit les services publics avec successivement la T2A [tarification à l’activité], puis la loi HPST [Hôpital, patients, santé et territoires]. On ne parle plus de qualité de prise en charge à l’hôpital mais de « rentabilité » : il n’est pas étonnant alors que l’interruption volontaire de grossesse [IVG] devienne un acte quelconque, pas spécialement rentable de surcroît. Au lieu de privilégier un accueil par du personnel formé et volontaire dans des locaux spécifiques, les centres IVG [CIVG] sont intégrés dans des services de gynécologie (comme à la Croix-Rousse), voire de chirurgie ambulatoire (comme à Lyon Sud), avec un personnel toujours en sous-effectif.

En France, dans le cadre de la mise en place de la mesure gouvernementale « 100% remboursé », les femmes les plus pauvres ou étrangères ne pouvant bénéficier que de l’Aide médicale de l’État [AME], ont de grosses difficultés pour que l’IVG soit prise en charge. De plus, les étrangères et/ou non-résidentes demandant une IVG sont soumises aux mêmes conditions que les citoyennes françaises, mais l’IVG n’est pas prise en charge par l’État si l’acte pratiqué en France est contraire aux lois du pays d’origine de la femme.

En tant que droit, l’avortement n’est pas remis en cause, mais ses opposants souhaitent faire entendre leur voix. Le collectif « En marche pour la vie », proche de « La Manif pour tous » et des milieux catholiques, par exemple, défile à Paris le 19 janvier pour demander l’abolition de l’avortement.

Pression sociale d’une société patriarcale

On devrait pouvoir avorter sans qu’aucun jugement ne soit porté, et au moment où on le souhaite. C’est pourtant l’inverse que l’on voit encore aujourd’hui : culpabilisation, jugements et attaques de l’extrême droite, sous toutes ses formes, fleurissent.
Comment ne pas se révolter quand on sait que des médecins ont le droit de mettre en avant une clause de conscience lorsqu’une femme demande une IVG ? Même s’ils sont tenus d’informer, encore faut-il qu’ils orientent vers les services adaptés et dans les délais suffisants. Car les conséquences peuvent être traumatisantes et coûteuses en cas de dépassement du délai légal de 12 semaines.

Dans le monde

Toutes les femmes du monde devraient avoir accès à une contraception et un avortement libres et gratuits ou entièrement remboursés. Et pourtant on ne constate que du recul…
En Europe, l’IVG n’est toujours pas autorisé à Chypre, Malte, en Pologne, en Irlande…
Dans le monde, la liste s’allonge. Au sein de l’union européenne, un texte qui réclamait un accès généralisé à la contraception et à des services d’avortement sûrs a été rejeté en décembre 2013 ? par le parlement européen.

Les attaques de la droite, de l’extrême droite et des intégristes catholiques, très offensives sur le droit à l’avortement, se multiplient : actions sournoises sur internet sous couvert d’aide et de conseil à l’avortement, rassemblements dans la rue pour des manifestations et des prières… Les pays qui disent respecter toutes les libertés et faisant même la leçon à d’autres, ont sur ce thème rien de mieux à proposer aux femmes souhaitant stopper une grossesse. Et constatons que récemment encore en Espagne, c’est grâce à la mobilisation populaire que l’IVG n’a pas été tout simplement supprimée.

C’est par la lutte que les femmes ont obtenu la dépénalisation de l’avortement, c’est par la lutte que nous obtiendrons :

  • La liberté de disposer de notre propre corps et de notre sexualité sans intrusion de l’État et des religions ;
  • La reconnaissance de notre capacité à décider si nous voulons être mères ou pas, quand nous le souhaitons, sans tutelles, sans période de réflexion, que nous soyons mineures ou majeures, avec ou sans papiers ;
  • L’éducation sexuelle pour jouir de notre propre sexualité, sans risque, avec autonomie et responsabilité, en rompant avec l’hétéro-normativité ;
  • La prise en compte de l’Urgence sociale comme étant à la réduction des inégalités de territoire dans l’accès à l’éducation à la sexualité, à la contraception, et à l’avortement ;
  • L’instauration des CIVG autonomes à l’hôpital de la Croix-Rousse et à Lyon Sud, et plus généralement contre les restructurations hospitalières, afin de conserver des CIVG spécifiques avec du personnel dédié formé ;
  • Le remboursement complet du parcours IVG de la première consultation à l’échographie de contrôle post-IVG.

Avortement libre, remboursé et accessible pour toutes ! Contraception libre, gratuite et accessible pour toutes !

La lutte a payé, c’est la lutte qui paiera !

40 ans loi Veil

Le corps des femmes n’appartient qu’à elles-mêmes !

Appel de la Plateforme féministe 69 :

Vendredi 20 décembre 2013, le gouvernement espagnol a présenté une loi visant à interdire le droit à l’avortement, sauf dans de rares cas. Nous nous rassemblerons donc en solidarité avec les féministes de l’état espagnol et pour le droit à disposer de nos corps le samedi 11 janvier.

 Les rares cas où cette interdiction ne s’appliquera pas sont les suivants :

  • Grave danger encouru par la femme pour sa vie ou sa santé phy­si­que ou psy­cho­lo­gi­que : le texte impose que le diag­nos­tic soit émis par deux méde­cins dif­fé­rents et étrangers à l’établissement pra­ti­quant l’avor­te­ment,
  • Viol, à la condi­tion qu’elle ait déposé plainte,
  • Mal­for­ma­tion fœtale, sous réserve de deux rap­ports médi­caux – l’un sur la femme et l’autre sur le fœtus, qui confir­me­ront le motif d’inter­rup­tion de gros­sesse,

Is not yoursCette loi réta­bli­rait aussi l’obli­ga­tion d’auto­ri­sa­tion paren­tale pour l’avor­te­ment d’une mineure [1].

Le 10 décem­bre, le Rapport Estrela [2] sur la santé et les droits sexuels et repro­duc­tifs a été rejeté par les député-e-s euro­péens suite, notam­ment, à du lob­bying inten­sif de mou­ve­ments anti-fémi­nis­tes et contre l’avor­te­ment [3].

Dans ce contexte de remise en ques­tion du droit à dis­po­ser de nos corps et d’une dif­fu­sion mas­sive de dis­cours réac­tion­nai­res et anti-fémi­nis­tes, incluant des posi­tions anti-avor­te­ment, anti-mariage homo, mas­cu­li­nis­tes, trans­pho­bes, etc. ; nous, des fémi­nis­tes, appe­lons à un ras­sem­ble­ment dans l’espace public le samedi 11 jan­vier à 14h30 devant la mairie de Villeurbanne (Métro A, arrêt Gratte-Ciel).

L’objec­tif est d’occu­per l’espace ensem­ble, au même endroit, à la même heure pour défen­dre le droit à dis­po­ser de nos corps, visi­bi­li­ser nos ana­ly­ses et posi­tions poli­ti­ques, et affi­cher notre soli­da­rité avec les fémi­nis­tes de l’État espa­gnol.

En tant qu’indi­viduE, col­lec­tif, orga­ni­sa­tion, asso­cia­tion, venez avec vos tracts et ban­de­ro­les ! Ainsi qu’avec vos gâteaux, thés, et autres bois­sons chau­des à par­ta­ger.

Les partis poli­ti­ques, les orga­ni­sa­tions poli­ti­ques et syn­di­ca­les sont invi­tées à par­ti­ci­per sans visi­bi­lité (pas de dra­peaux).

Merci de dif­fu­ser cet appel dans vos réseaux.

À samedi 11 jan­vier !

Notes

[1] Voir le Communiqué de Presse du Planning Familial : http://www.planning-familial.org/communiques-presse

[2] Voir le rapport Estrela qui concerne entre autres le droit à la contraception et à l’avortement, l’éducation sexuelle et reproductive, les violences liées au droit sexuel et reproductif : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A7-2013-0306+0+DOC+XML+V0//FR

[3] Voir cet article sur les discours et stratégies conservatrices et catholiques, qui s’opposent à ce que ces courants renomment abusivement la « théorie » du genre : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/25/comment-les-detracteurs-de-la-theorie-du-genre-se-mobilisent_3180069_3224.html

Retour sur la contre-manifestation du 17 novembre

Au moins 400 personnes ont affirmé aujourd’hui à Lyon une présence face à la
manifestation de 20 000 opposant/e/s à l’égalité des droits. Malgré
l’absence d’appel de la gauche officielle et des principales associations
LGBT, elles ont eu raison de se  révolter contre cette manifestation
homophobe qui a mobilisé les franges les plus réactionnaires de la
société, les différents clergés officiels et les groupuscules
néo-fascistes.

D’ « honnêtes citoyens » -comme les présentaient les médias officiels-
défilaient aux cotés de groupes néo-nazis n’hésitant pas à faire des
saluts hitlériens. Cela ne nous étonne guère, le thème même de la
manifestation étant dans la lignée du fameux « travail, famille, patrie ».

Le gouvernement prétend défendre les droits des homosexuel/le/s.
Pourtant, c’est les contre-manifestant/e/s qu’il a choisi de réprimer,
embarquant 45 d’entre eux/elles dans des cars de police prévus à cet
effet. Il fait preuve d’un zèle répressif bien moindre face aux
manifestations racistes contre les immigrés ou les Rroms – lorsqu’il ne
les suscite pas lui-même.

En dépit de ses discours, l’État nous rappelle par ses actes que sous
son masque « socialiste », il reste et restera irrémédiablement un État
de capitalistes hétéro-sexistes.

Sa promesse d’une reconnaissance du mariage pour tous, qui doit inclure
la PMA pour les couples lesbiens, est une avancée timide et
isolée que seule la lutte permettra de consolider. Elle ne masque ni
l’absence d’une  politique d’ensemble pour l’égalité et contre le
patriarcat, ni l’aggravation des haines homophobes, sexistes, racistes et
réactionnaires.

Ces dernières prospèrent sur le terreau de la crise capitaliste que la
politique du gouvernement ne fait qu’aggraver. Il fait partie du
problème, pas de la solution. Une vie digne et libre pour tous et
toutes,  y compris dans le choix de nos vies affectives, implique au
contraire un  changement révolutionnaire profond de la société, une
véritable politique  d’émancipation qui ne se satisfait pas de seules
libertés formelles. Nous  continuerons à participer dans les luttes à la
défense de ces  perspectives.