Non à la loi Macron, véritable CPE pour tous et toutes !

Alors que l’État restreint chaque jour un peu plus les libertés publiques et démocratiques -vote de la loi renseignement, répression généralisée (syndicalistes, quartiers, mouvements sociaux, migrants, déploiement militaire), le gouvernement pratique une guerre sociale éclair permanente ! La logique est simple : frapper vite, frapper partout, frapper fort !

En cette période historique de crise, où nous voyons chaque jour nos conditions de vie et de travail attaquées par gouvernement et patronat, dans le même temps, pour mieux régner, ils essaient de nous diviser. Ainsi, ils tentent d’opposer travailleurs aux chômeurs, chômeurs aux travailleurs, salariés du privé aux fonctionnaires, intérimaires aux CDI…

De la gauche à l’extrême droite, de mairies en préfectures, de TF1 à I-Télé, du gouvernement au Parlement jusqu’au plus haut sommet de l’État, la liberté d’exprimer son racisme est bien autorisée et les boucs émissaires nous sont désignés : migrants, musulman-e-s (ou supposé-e-s), Rroms… Et de la rue aux tribunaux, de la BAC, CRS ou Gendarmes Mobiles, aux juges et procureurs, tous les moyens sont déployés pour nous écraser !

Dans ce contexte, le gouvernement passe en force sur la loi Macron, en recourant en ce jeudi 9 Juillet une troisième fois au 49-3, permettant d’adopter une loi sans vote, ni débat et fait ainsi adopter « définitivement » cette attaque d’une ampleur incomparable. Ainsi, le pouvoir ne s’embarrasse plus de vernis démocratique pour imposer la loi du patronat, et c’est l’immense majorité des travailleurs qui en paient le prix !

Macron

Un CPE pour tous et toutes et pour toute la durée du contrat !

Alors qu’en 2006 le CPE prévoyait de donner le pouvoir aux patrons de licencier les jeunes travailleurs sans motif et sans recours possible pendant les 2 premières années du contrat, la loi Macron choisit un angle d’attaque différent, beaucoup plus destructeur.

Ainsi, la loi Macron fixe le principe de plafonds (dérisoires) aux indemnités perceptibles par le salarié qui contesterait devant les prud’hommes son licenciement abusif. Ainsi le salarié ne peut plus se faire indemniser l’intégralité du préjudice que son licenciement a engendré, mais surtout, les plafonds indemnitaires sont si dérisoires que les travailleurs auront désormais de moins en moins intérêt à contester leur licenciement devant les prud’hommes !

En clair, puisque les patrons ne risquent plus aucune sanction sérieuse, c’est le licenciement sans motif et permanent et pour tou-te-s les salarié-e-s qui est de fait légalisé !!!

Source :  Blog de David van der Vlist avocat en droit du travail

Source : Blog de David van der Vlist avocat en droit du travail


Les principales mesures contre les droits des travailleurs de la loi Macron

  • Dépénalisation du délit d’entrave à l’activité des représentants syndicaux dans une entreprise. Les patrons ne risqueront ainsi plus qu’une amende administrative, négociable avec la DIRRECTE (largement favorable au patronat). Objectif affiché : « Rationaliser les sanctions applicables au délit d’entrave pour ne pas dissuader les investisseurs étrangers. »
  • Création dans la loi de la notion (patronale) de « travail en soirée » (de 21h à 00h) « avec compensation» mais « sans plancher »… remplaçant ainsi sur ce créneau le travail de nuit censé garantir des compensations minimales.
  • instauration du travail gratuit pour les handicapés avec la création des « périodes de mise en situation professionnelle ».
  • Suppression des élections prud’homales. Désormais désigné-e-s par le président de la Cour d’appel sur proposition des syndicats, les conseillers peuvent être démis de leur fonction s’ils/elles sont jugé-e-s pas suffisamment « impartial » (en clair, s’ils défendent trop les salariés…).
  • Suppression de la deuxième partie de l’alinéa 2064 du code civil qui faisait du contrat de travail, un contrat de nature différente qu’un contrat civil. Cela nie la réalité de l’exploitation du salarié par le patron, que le code du travail était censé protéger a minima. Cela permet désormais la résolution de tout litige du travail par simple « accord » du salarié et alors aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord ».

 

– davantage de possibilités de déroger au repos du dimanche (accorder jusqu’à 12 dimanche par an, contre 5 jusqu’à maintenant). Création de « zones touristiques internationales » (ZTI), les commerces de ces zones pourront ainsi ouvrir tous les dimanches de l’année et également les soirs jusqu’à minuit.

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   Pour le gouvernement – fidèle à la propagande patronale que l’on entend tous les jours, matin, midi et soir, à la radio, à la télé, dans les journaux – il faut « sécuriser » les patrons (!) et donc, flexibiliser les salariés. Il faudrait ainsi les faire travailler plus longtemps, supprimer leurs maigres droits, diminuer les salaires directs (nets) comme indirects (baisse des indemnités chômages, baisse des pensions retraites, etc), et assurer l’immunité juridique et l’impunité totale des patrons.

Plus globalement, la bourgeoisie attaque l’ensemble des institutions qui encadraient et limitaient (un peu) l’exploitation des travailleurs et travailleuses : inspection du travail, médecine du travail, justice du travail, droit pénal du travail, institutions représentatives du personnel, etc. Elle attaque aussi la sécurité sociale : entre le flicage et la criminalisation des allocataires, les déremboursements, la fermeture des centres d’accueil CAF, tout est fait pour réduire le droit social à de simples bonnes intentions et décourager les ayants droit de réclamer les prestations sociales. Ainsi, seulement la moitié des personnes ayant droit à des prestations sociales les perçoivent effectivement (soit 12 milliards non versés).

De quoi la loi Macron est-elle la suite ? 3 années de mesures antisociales du gouvernement PS

Après le Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi et ses 20 milliards de cadeaux fiscaux pour le patronat financés par une augmentation de la TVA dite sociale (payée par tou-te-s) ;

Après l’Accord National Interprofessionnel (ANI) permettant de faciliter les licenciements et la diminution des salaires -« Accords de Maintien dans l’Emploi »- et de conférer au patronat une quasi immunité juridique avec la réduction des délais de prescription pour tout litige du travail de 5 à 3 ans (après être passés de 30 à 5 ans en 2008) ;

Après la réforme des retraites (augmentation à 43 annuités de cotisations nécessaires pour toucher une retraite à taux plein), d’où baisse mécanique des pensions faute de pouvoir remplir les conditions donnant droit à une retraite à taux plein ;

Après le Pacte de responsabilité, ses 10 milliards supplémentaires d’exonération de cotisations « patronales » sur les bas salaires, ses 10 milliards de réduction de dépenses de l’assurance maladie et ses 11 milliards de réduction de dépenses pour la protection sociale ;

Après la nouvelle convention Unédic qui modifie les conditions d’indemnisation du chômage en diminuant les allocations chômage et en augmentant les différés d’indemnisation -les salarié.e.s quittant leur entreprise avec des indemnités de rupture doivent patienter plus longtemps avant de toucher une indemnisation du Pôle emploi (180 jours maximum contre 75 auparavant) ;

Après une nouvelle diminution des moyens pour logement et santé pour financer les milliards d’augmentation de budget pour l’armée

Le gouvernement continue son offensive avec la loi Macron dans sa version II.
ps et ump meme combat

Travailler plus, gagner moins, fermer sa gueule ou perdre son emploi

Au nom du dialogue social, de la compétitivité ou de l’emploi, gouvernement et patronat justifient toutes les attaques antisociales contre travailleurs, chômeurs et plus précaires.

La loi de 2013 dite – sans blague – « de sécurisation de l’emploi » permettait déjà la signature dans les entreprises « d’accords » pour une durée de 2 ans, selon la logique du chantage à l’emploi. Ainsi, les ouvriers et ouvrières sont contraint-e-s d’accepter de travailler plus longtemps pour le même salaire et/ou de gagner moins pour le même travail, de travailler dimanche, de nuit… S’ils/elles refusent, c’est tout bonnement le licenciement pour motif personnel (qui accorde des indemnités chômage beaucoup moins favorables qu’un licenciement économique). Avec la loi Macron, ces accords pourront désormais couvrir une période de 5 ans !

Le gouvernement a également déjà validé l’augmentation de la période d’essai pour les apprenti-e-s, le gel des seuils sociaux jusqu’en 2018, c’est-à-dire suppression de l’instauration de droits pour les travailleurs dans l’entreprise (élections de délégués du personnel, comité d’entreprise, etc).

Sans inversion du rapport de force, c’est la dégradation généralisée des conditions de travail, l’augmentation du temps de travail et la diminution des salaires pour tous et toutes qui nous menacent !

Le mercredi 17 juin 2015, au lendemain du deuxième recours au 49-3, Emmanuel Macron annonce dans Challenges que sa « prochaine cible c’est le code du travail », « qu’il est prêt pour mener cette bataille », « qu’il faut profiter du momentum favorable pour accélérer les réformes »… Ce Jeudi 9 Juillet, Valls dans son discours au parlement pour justifier le 3ème recours au 49-3 explique qu’« il faut poursuivre et amplifier ce mouvement de réforme. ». Et de fait, la loi Macron donne au gouvernement les pouvoirs pour légiférer par ordonnance pendant 9 mois – c’est-à-dire la possibilité de faire passer, quasi immédiatement, des mesures relevant du domaine de la loi – dans de nombreux domaines ayant trait au droit du travail…

Il est impossible de recenser et d’analyser toutes les attaques que l’on subit. Mais on comprend bien, tous les jours, que notre situation se dégrade, et que sans dynamique collective unitaire des apprentis, étudiants, chômeurs, travailleurs, précaires, retraités, la situation ne peut qu’empirer.

Gouvernement et patronat nous voudraient sans droits, dociles, flexibles et précaires, ne nous laissons pas faire !

C’est une guerre sociale totale que nous mènent gouvernements et patronat, notre détermination à les combattre doit être à la hauteur des enjeux de la situation !

 

49 3 DIC

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Le 9 avril, toutes et tous ensemble on reprend la rue !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015

À LYON, LE 9 AVRIL, 10H30 JEAN MACÉ,
MANIFESTATION CONTRE L’AUSTÉRITÉ !

Stoppons cette course folle vers toujours plus d’austérité ! Reprenons l’offensive, retrouvons la force et la dignité de l’action collective !

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté. (
Louise Michel)

  • Le 9 avril, c’est notre signal de la contestation contre le vol du fruit de notre travail et contre la stigmatisation de tous ceux et celles que le système exclut.
  • Le 9 avril, c’est notre refus d’une société de cupidité au profit d’une minorité de privilégiés, société qui engendre toujours plus d’inégalités et de dégâts écologiques.
  • Le 9 avril, c’est la défense des services publics et des moyens aux agent.e.s qui servent l’intérêt général.
  • Le 9 avril, c’est notre volonté de lutter contre la politique d’austérité du gouvernement et contre les attaques patronales.

Mais l’austérité, c’est quoi ?

  • L’austérité c’est se soumettre aux lois des marchés financiers qui font payer la crise et les dettes publiques aux salarié­.e.s, aux retraité­.e.s, aux chômeurs­.
  • L’austérité c’est l’argent public dilapidé dans des exonérations fiscales sans fin au profit des entreprises et des banques et au détriment du financement des protections sociales de toutes et tous.
  • L’austérité c’est le gel des salaires des salarié.­e­.s, du dans le privé comme du dans le public, alors que les profits et les dividendes distribués par les patrons explosent.
  • L’austérité c’est l’ensemble des mesures anti sociales comme la loi Macron qui facilite le travail de nuit et du dimanche, la précarité et les licenciements.
  • L’austérité c’est organiser la misère et nourrir la montée de l’extrême droite raciste.

Voilà pourquoi nous devons reprendre la rue, mettre toutes nos forces dans la réussite des grèves et manifes­tations le 9 avril.

Le 9 avril est aussi une étape importante vers la construction d’une mobilisation prolongée. Partout dans les régions, les quartiers, les entreprises, les services, c’est à nous toutes et tous de décider des suites à donner à cette première journée de mobilisations.

Contre l’insatiable richesse…

Les chiffres mettent en lumière l’indécente concentration des richesses pour une couche de plus en plus res­treinte de riches de par le monde. La part du patrimoine mondial détenue par les 1 % des plus riches est passée de 44% en 2009 à 48 % en 2014, et la fortune des 80 personnes les plus riches s’élevait en 2014 à 1 900 mil­ liards.
En France, la fraude et l’évasion fiscale sont une perte sèche évaluée entre 60 et 80 milliards, autant de richesses produites par les salarié­es détournées dans les paradis fiscaux et la spéculation. Les dividendes versés aux ac­ tionnaires explosent, plus 30 % en 2014, soit plus de 56 milliards d’euros. Et pendant ce temps, le gouvernement Valls/Hollande arrose les multinationales à coups de milliards via le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), recule devant les exigences du patronat, cède aux lois de la finance, bafoue le droit de l’environnement au profit des intérêts économiques.

… notre soif de justice sociale

La contestation et les résistances sociales montent dans plusieurs pays européens. La Grèce en est aujourd’hui un symbole, face aux politiques anti­sociales.

En France, des mobilisations ont lieu dans le privé comme dans le public, dans les localités, les branches, contre les licenciements, pour des augmentations salariales, pour préserver les moyens des services publics, et améliorer les conditions de travail.

À partir de ces luttes, nous voulons construire les convergences indispensables pour inverser le rapport de forces.

À partir de ces luttes, nous voulons unir nos forces et exigences pour imposer une autre répartition des richesses et satisfaire les besoins sociaux les plus élémentaires fondés sur l’égalité et la solidarité :

  • SMIC à 1700 euros net, augmentation des salaires,des pensions, des allocations chômage et minima so­ciaux.
  • Réduction du temps de travail pour aller vers les 32h, avec embauches correspondantes, respectant les conditions de travail, la vie privée des travailleurs­ et des travailleuses.
  • Instauration d’un statut du salarié : continuité du socle contractuel avec maintien du salaire entre deux emplois ; obligation de reclassement des salarié.­e.s sans limite de temps ; financement patronal mutualisé pour garantir ces droits.
  • De nouveaux droits pour les salarié­.e.s face à l’arbitraire patronal comme le droit de veto contre les licen­ciements, le maintien et l’extension des droits d’expression et de représentation dans les entreprises, les asso­ciations et les administrations sur les questions économiques, sociales, environnementales et de santé au travail.
  • Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et la fin des discriminations pour touTEs.
  • Le renforcement des emplois et des services publics.

Stoppons cette course folle vers toujours plus d’austérité !
Reprenons l’offensive, retrouvons la force et la dignité de l’action collective !

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Loi Macron, loi des patrons !

La loi Macron est un ensemble de mesures qui vise à déréglementer de nombreuses règles relatives au commerce, au droit des sociétés, au droit du travail, du transport, des professions réglementées (avocats, notaires, etc.). Elle prévoit également plusieurs privatisations et autorise le gouvernement à simplifier par ordonnance les procédures d’autorisation et d’enquête publique pour les projets de construction ayant une incidence environnementale… Elle se décline autour de trois « chapitres » : « Libérer l’activité », « Investir », « Travailler ». Il est donc impossible en quelques lignes d’en faire une lecture critique exhaustive. Nous nous limitons pour notre part à relever les principales conséquences de cette loi en matière de droit du travail dans le tract téléchargeable en bas de cette page.

Certaines dispositions prévues dans l’avant-projet de loi ont disparu du projet de loi présenté le 10 décembre 2014 en Conseil des ministres, notamment la réforme de la médecine du travail, qui sera incluse dans une loi sur la santé au printemps.

Enfin, cette loi ne peut se comprendre sans son pendant « dialogue social » en cours, le gouvernement ayant « invité » les partenaires sociaux à négocier sur les institutions représentatives du personnel dans les entreprises, la négociation devant s’achever en janvier 2015. Au menu de cette négociation contrainte : la disparition des délégués du personnel et du comité d’entreprise au profit d’un Conseil d’entreprise, la suppression des CHSCT au profit d’une simple commission hygiène-sécurité, la « simplification » des négociations et consultations des représentants du personnel…

Plus que jamais, il est nécessaire de se mobiliser pour défendre le droit du travail !

Télécharger et lire le tract :

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Commission disciplinaire de jugement pour deux étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2 !

photo procès 1

Le 20 octobre dernier, deux de nos militant-e-s étaient convoqué-e-s, sur ordre du président de l’université, afin d’être auditionné-e-s par la commission disciplinaire. Une soixantaine de personnes s’était alors rassemblée en solidarité afin de dénoncer la répression syndicale dont il/elle font l’objet.

Le motif invoqué remonte à la lutte des étudiant-e-s et du personnel de novembre 2013 contre la loi Fioraso, et notamment l’envahissement par une centaine de personnes d’un conseil de la présidence. S’en était suivie l’autorisation donnée par le président aux forces de l’ordre d’intervenir au sein même du campus afin de faire évacuer les bâtiments et de procéder à l’interpellation et au placement en garde à vue de 6 étudiant-e-s.

La ministre de l’enseignement supérieur, Fioraso, avait alors soutenu immédiatement par voie de presse la répression de celles et ceux qui s’opposaient à sa politique. Finalement, le tribunal exaucera les vœux de Madame la Ministre en suivant à la lettre les réquisitions du procureur, en condamnant à 3 et 6 mois de prison avec sursis et 4000 euros d’amende 2 étudiant-e-s, choisi-e-s « tout à fait au hasard » : la secrétaire de section syndicale et l’élu étudiant au Conseil d’Administration.

La commission disciplinaire d’instruction réunie le 20 octobre était notamment composée d’un membre de la présidence, Norbert Landon, ce même personnage qui le jour du conseil envahi avait déposé plainte au commissariat, toujours ce même personnage qui fera partie du jury, le 18 décembre prochain. Bref, partie, instructeur, juge. La présidence ne s’embarrasse pas de vernis démocratique quand il s’agit de réprimer les syndicalistes de lutte.

Pourquoi nous étions alors en lutte ?

La loi Fioraso, dans le prolongement des nombreuses réformes précédentes, vise à rapprocher toujours davantage universités et entreprises.

Ainsi, elle entend « redéfinir l’offre de formation » selon les besoins du patronat.
Ce qui passe notamment par la « professionnalisation » des cursus : qui est plus concrètement la généralisation des stages dans les cursus. Les stages constituent souvent du travail gratuit ou quasi gratuit, qui permet aux entreprises de profiter d’une main-d’œuvre docile, précaire et corvéable. Ça permet aux patrons de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence chômeurs, travailleurs, étudiants, stagiaires et de tirer vers le bas les conditions de rémunération et de travail pour toute et tous.

La loi Fioraso renforce également les pouvoirs des personnalités extérieures (représentants du patronat, dirigeants d’entreprise, élus) présentes dans les instances universitaires. Cela leur permet de défendre au mieux leurs intérêts, de définir directement ce que les travailleurs en formation doivent savoir, ce qui ne leur sera pas utile de savoir (du moins pour celui qui l’embauchera). Bref, il ne faut continuer de dispenser que ce qui peut permettre la réalisation de profits.

La loi présentait également un volet visant à orienter davantage « l’effort national » de recherche publique à des fins de satisfaction des intérêts des capitalistes français afin de favoriser les « innovations » capables de contenir les débouchés de demain.

Plus généralement, nous sommes nombreux/ses à assister au quotidien à la dégradation de nos conditions d’études comme de travail. Le personnel de l’université, ou ceux indirectement salariés par elle, sont toujours plus chargés de travail (par exemple: passage de la norme de 45 étudiants par TD), et soumis à des contrats précaires. La présidence, en bon patron, diminue ou gèle les primes des agents et menace plusieurs de leurs jours de congés…

Jeudi 18 décembre, nos camarades pourraient se faire exclure !

Bref, à l’université comme ailleurs, la démocratie (du capital) se porte bien !

Mais parce qu’on ne se laissera pas faire :

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ JEUDI 18 DÉCEMBRE À 13H
(COUR CENTRALE DU CAMPUS DES QUAIS)

 

Contact : uselfse@yahoo.fr
Facebook : FSE Lyon / Université Lyon 2 en lutte

Commission disciplinaire de jugement pour deux étudiants syndicalistes de Lyon 2_page 1Commission disciplinaire de jugement pour deux étudiants syndicalistes de Lyon 2_page 2

Le rôle de l’université dans la société capitaliste

Texte d’analyse sur le rôle des universités dans la société capitaliste et sur la loi Fioraso publié dans le premier numéro du journal de Solidaires étudiant-e-s – Syndicat de Lutte Lyon « Un pavé dans ta fac ! »

affiche_esr copie l'université est une entreprise capitaliste

Les universités, comme toutes les composantes de la société, connaissent également des réformes et restructurations visant à l’amener à mieux servir les intérêts dominants.

En effet, pour survivre, le système capitaliste a besoin en permanence de réaliser plus de profits et pour cela de croissance. Mais aujourd’hui, arrivé à un tel niveau de développement, les sources de croissance potentielle sont rares. C’est là notamment qu’interviennent les universités.

Ainsi, loi Fioraso contre laquelle nous nous sommes battu-e-s (et que nous continuerons de combattre malgré la répression) imposée l’année dernière, vise globalement à orienter davantage « l’effort national » de recherche publique à des fins de satisfaction des intérêts des capitalistes français, cela dans l’objectif de favoriser les « innovations » capables de « relancer la croissance ». Les Universités, établissements d’État, se voient ainsi confiées comme mission de service public la production de ces connaissances, capables d’être transformés en « innovation » par les entreprises françaises.

Former une main-d’œuvre docile pour faire marcher l’économie

Ainsi, un des axes principaux des différentes réformes universitaires, et notamment de la loi Fioraso est de « redéfinir l’offre de formation », c’est-à-dire faire davantage correspondre l’offre de formation aux intérêts du patronat local.
Pour cela, le pouvoir des personnalités extérieures (représentants du patronat, dirigeants d’entreprises, élus) dans les instances décisionnelles est renforcé. Ainsi, ces personnalités peuvent faire valoir au mieux les intérêts qu’elles défendent en ayant un droit de regard sur le contenu des formations. Le but est toujours de conformer davantage la formation de la main-d’œuvre aux exigences du patronat. Ainsi, il faut acquérir certaines compétences, afin d’être compétitif et pour cela employable. Il faut savoir développer et valoriser notre « capital humain »…

La propagande dominante est par ailleurs toujours plus présente dans nos cours : « esprit d’entreprise », « entreprenariat », « flexibilité », « flexisécurité », « adaptabilité », « apprendre à se vendre », etc. Il s’agit de former une main-d’œuvre, non seulement employable, docile, mais également de légitimer idéologiquement un système économique et social assassin, injuste et inégalitaire auprès de ceux et celles qui seraient en principe destiné-e-s à devenir une main-d’œuvre plus ou moins encadrante.

Des cursus professionnalisés

Une formation utile ou « de qualité » pour le patronat passe par ailleurs par davantage de « professionnalisation » des cursus. Cela consiste essentiellement dans la généralisation des stages dans les cursus (auxquels il faut ajouter quelques modules où l’on apprend à se vendre, à se comporter, à faire un CV, à rechercher un stage, bref où on apprend à se conformer aux attentes des maîtres). Les stages, en plus de constituer du travail gratuit ou quasi gratuit qui permet aux entreprises de profiter d’une main-d’œuvre docile, précaire et corvéable, permettent de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence chômeurs, travailleurs, étudiants stagiaires et ainsi de tirer vers le bas les conditions de rémunération et de travail pour tous.

L’objectif étant toujours le même : former la main-d’œuvre pour les nécessités de l’appareil productif afin de réaliser un maximum de profits. Toute recherche ou enseignements qui ne seraient pas utiles au capital sont ainsi progressivement condamnés à disparaître.

Autre application concrète de la marchandisation des savoirs : la fusion de plusieurs centres d’enseignement supérieur.

Mutualisation des services et suppressions de formations

En effet, pour satisfaire les intérêts du patronat, les universités et établissements d’enseignement supérieur vont fusionner, et se regrouper sur une plus grande entité territoriale en une Communauté d’Universités et d’Établissements (COMUE). Cela, dans un contexte de restrictions budgétaires permet de réaliser des économies par la « mutualisation » de certains services et la suppression des formations dîtes « doublons ». Ainsi, du personnel va être licencié ou non remplacé, le personnel restant en poste voyant sa charge de travail toujours plus augmentée, et les conditions dans lesquelles le réaliser toujours plus dégradée.

De plus, la suppression de formations (licences, masters) conduit à limiter davantage encore les « capacités d’accueil », alors même que de nombreux-euses étudiant-e-s se voient déjà refuser l’inscription à l’université sous ce motif. Enfin, la « redéfinition de l’offre de formation » contraint par ailleurs les étudiant-e-s de s’éloigner davantage du domicile familial pour étudier et constitue ainsi une barrière supplémentaire – bien souvent infranchissable pour les étudiant-e-s issu-e-s des familles précaires -qui ne peuvent financer logement et déplacements.

Bref, comme ailleurs, ces réformes conduisent à dégrader les conditions d’études, de travail et de vie ; c’est à dire des conditions d’existence de la majorité d’entre nous : personnel de l’université, ou étudiant-e-s.

La recherche et la formation, si elle est réalisée et financée par de l’argent public – c’est-à-dire par tout le monde- coûte ainsi finalement moins cher aux entreprises.

Une autre possibilité existe pour réduire le coût de formation de la main-d’œuvre : ce serait d’élever les frais de scolarité à l’inscription à l’université. Cette option est déjà existante dans de nombreux pays, et le contexte de crise et de restrictions budgétaires a conduit de nombreux pays à y recourir (Québec, Grande Bretagne, Italie, etc) avec plus ou moins de réussite, il faut le dire, au vu des importantes luttes qui s’y sont opposées.

L’accès à l’université et à l’enseignement supérieur étant déjà de fait réservé à une minorité, l’augmentation des frais d’inscription constituerait une barrière supplémentaire, qui serait infranchissable pour les enfants issus de milieux populaires.

Nous n'aurons que ce que nous saurons prendre

Laissons à présent parler MEDEF, présidents d’université et le gouvernement :

Dans un communiqué récent sur son site, le MEDEF nous résumait le rôle assigné aux universités et leurs objectifs, et donc par conséquent le sens des différentes réformes à l’œuvre en se félicitant du renforcement de ses liens avec la CPU (la Conférence des Présidents d’Universités) regroupant tous les présidents d’universités.

Ainsi, pour Pierre GATTAZ, président du MEDEF :

« Aucun pays n’a réussi à construire ou reconstruire une croissance durable sans ses universités. L’innovation est un levier fondamental de la compétitivité et, plus que jamais, les universités françaises doivent accompagner l’émergence d’écosystèmes créatifs, c’est-à-dire un terreau fertile pour la créativité dont nos entreprises ont besoin pour se développer. Le MEDEF et la CPU partagent le souci de rendre plus lisible et plus accessible le système d’enseignement supérieur, notamment aux PME-PMI, et sont résolus à agir ensemble pour faciliter tout projet de fertilisation croisée entre les milieux professionnels et académiques. »

Pour Jean-Loup SALZMANN, président de la CPU :

« Notre pays possède tous les atouts pour rester parmi les nations qui comptent, dans les 20 prochaines années. Nos universités et nos entrepreneurs sont les acteurs de ce défi : nous formons dès aujourd’hui les professionnels de demain, et continuerons à leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences, tout au long de leur vie. Le rôle de l’Université, c’est également la recherche, l’innovation et le transfert de technologie : grâce aux liens forts avec les entreprises, nous pouvons être leaders dans les domaines clés de l’économie de demain, comme le numérique ou la transition énergétique. Enfin, nos universités incitent, forment à l’entrepreneuriat : donnons-nous le goût de la création, de la conduite de projets, de l’initiative ! L’Université aime l’Entreprise, et l’Entreprise aime l’Université ! »

Dans son discours à l’université d’été du MEDEF fin août, Manuel Valls, premier ministre n’exprimait rien de différent :
« Les entreprises bénéficient des infrastructures construites par les collectivités ou l’État, de la main-d’œuvre locale formée dans nos écoles, nos universités, de l’environnement économique structuré par les élus. »

Par cette phrase du premier ministre, l’État rappelle bien qu’il n’est pas un arbitre qui serait neutre mais qu’il se place clairement du côté du capital. L’État prouve ainsi qu’il ne vise que la satisfaction des intérêts de la bourgeoisie, de ses capitaux, de ses entreprises. Notre solution ne passe donc pas par un « réengagement » de l’État au sein des universités. L’État est déjà présent au sein des universités : les universités de plus en plus hérétiques aux classes populaires, les universités qui dénoncent les sans papiers à la préfecture et répriment les mouvements syndicaux, c’est déjà l’État.

En somme État, patronat, présidents d’universités, partagent les mêmes intérêts : restructurer l’université publique pour la réduire à la recherche et à la formation au service des entreprises.

Par conséquent, notre intérêt, c’est-à-dire celui de la majorité de l’humanité, s’oppose aux profiteurs de ce système. Nos intérêts sont irréconciliables. Affirmer cela, c’est affirmer qu’il n’y a rien de négociable.
Autrement dit, il n’est pas question pour nous d’aménager l’exploitation : on s’organise, on la combat !

Et à présent, qu’est-ce qui va se passer ?

La crise c'est eux la solution c'est nousLe MEDEF annonçait récemment déjà les prochaines étapes : réaménager les 35h (d’autres en parlent plus franchement, il s’agit de repasser aux 39h payées 35) ce serait la baisse du salaire direct qui cette fois serait recherchée. Pour le MEDEF, il s’agit surtout semble-t-il de disposer de nouvelles possibilités pour flexibiliser la main-d’œuvre, c’est-à-dire pouvoir l’adapter au mieux à ses besoins : faire travailler moins si pas de ventes, surcharger de travail en sens inverse…). Le MEDEF voudrait également baisser le SMIC des chômeurs de longue durée : faire payer une partie du salaire par les subventions publiques, cela revient moins cher aux entreprises ; supprimer plusieurs jours fériés ; « simplification du code du travail » (suppression de droits pour les salariés) ; gel ou suppression des seuils sociaux (idem).

Si l’on fait aujourd’hui ce constat, ce n’est pas pour démoraliser ; mais bien pour exposer l’absence de choix qui nous est de toute façon laissé.
Parce que nous voulons vivre, nous n’avons pas d’autre choix que nous opposer à tous les niveaux à cette politique capitaliste de privatisation de l’université et d’exploitation des travailleurs-euses.

Car finalement, on le voit bien : c’est eux, ou nous ! Soit nous subissons et leurs privilèges seront préservés mais nos vies dévastées ; soit nous nous battons et leurs privilèges seront supprimés et nos conditions d’existence seront améliorées. La négociation n’est pas une solution, seule la lutte est une option !

Pour cela, nous devons nous regrouper, apprenti-e-s, étudiant-e-s, salarié-e-s, précaires, chômeurs-euses, sans papiers, afin de nous organiser et avancer ensemble pour mener les batailles décisives. Isolé-e-s, nous n’avons d’autre choix que de nous soumettre davantage ; Uni-e-s nos perspectives sont différentes et la reprise en main de nos vies est possible.

La bourgeoisie et les dirigeants ne cessent de clamer leur unité derrière les termes d’union sacrée et d’unité nationale. À nous maintenant de nous unir, et faire face avec nos frères et sœurs d’ici et d’ailleurs.

UNI-E-S, NOMBREUX-EUSES, ORGANISÉ-E-S, RIEN NE POURRA NOUS ARRÊTER !

Contact : FSE Lyon / Université Lyon 2 en lutte

LRU, loi Fioraso, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons ?!

Les lois LRU et Fioraso constituent des réformes visant à restructurer l’université. La logique et les principales conséquences de ces réformes sont :

=> « redéfinir l’offre de formation » : c’est-à-dire regrouper diverses universités d’une grande échelle territoriale en une Communauté d’Universités et d’Établissements (COMUE). Ainsi, en fusionnant les établissements, elle supprime les formations « doublons ». Cela conduit tout simplement à supprimer des postes, c’est-à-dire licencier ou ne pas remplacer le personnel, réaliser des économies, et réduire les « capacités d’accueil », alors même que de nombreux étudiants se voient déjà refuser l’inscription à l’université sous ce motif. Cela renforce ainsi la sélection à l’entrée de l’université.

La « redéfinition de l’offre de formation » contraint ainsi les étudiants de s’éloigner davantage du domicile familial pour étudier et constitue ainsi une barrière bien souvent infranchissable pour les étudiants issus des familles précaires qui ne peuvent financer logement et déplacements.

=> La privatisation de l’université c’est également le renforcement du pouvoir des personnalités extérieures (représentants du patronat, dirigeants d’entreprises, élus)  dans les instances décisionnelles. Ainsi, ces personnalités peuvent faire valoir au mieux leurs intérêts en ayant un droit de regard sur le contenu des formations. La loi vise en effet à conformer davantage la formation de la main d’œuvre aux exigences du patronat. La propagande dominante est toujours plus présente dans nos cours : « esprit d’entreprise », « flexibilité », « flexisécurité », « adaptabilité », « apprendre à se vendre », « valorisation des compétences » etc. Bref, il s’agit de former une main d’œuvre, non seulement « employable », docile, mais également de légitimer idéologiquement un système économique et social assassin, injuste et inégalitaire.

=> « Professionnalisation » des cursus : de plus en plus le savoir à l’université se doit d’avoir une utilité marchande, l’université n’est plus un lieu de savoir mais de formation de travailleur-euse-s malléables. Ce procédé est à l’œuvre par exemple avec la généralisation des stages dans les cursus. Ceux-ci constituent du travail gratuit ou quasi gratuit qui permet aux entreprises de profiter d’une main d’œuvre docile, précaire et corvéable. Cela permet de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence chômeurs, travailleurs, étudiants stagiaires et de tirer vers le bas les conditions de rémunération et de travail pour tous.

Le « problème du chômage » est insoluble au sein du système capitaliste. Les capitalistes, devant la nécessité d’accroître leurs profits afin d’affronter la concurrence ont en effet développé des capacités productives énormes intégrant d’importantes connaissances technologiques et scientifiques (machinisme, mécanisation etc.) qui réduisent aujourd’hui la quantité de travail humain nécessaire pour la production à presque rien. Au lieu de nous libérer, nous sommes nombreux à voir nos vies et celles de nos proches se faire voler au travail, ou à essayer de le trouver, lui qui n’existe pas..

 

=> La loi vise globalement à orienter davantage « l’effort national » de recherche publique à des fins de satisfaction des intérêts des capitalistes français afin de favoriser les « innovations » capables de « relancer la croissance ».

C’est chaque jour ce système inhumain, barbare, meurtrier et destructeur qu’ils essaient de faire survivre en cherchant, au prix de nos conditions de vies – ou de nos vies tout court – à restaurer la « croissance » objectif auquel on voudrait continuer de nous faire adhérer et de nous associer contre l’humanité…

Si isolés nous n’avons d’autre choix que de nous soumettre davantage afin d’espérer avoir peut-être une place qui nous permette de vivre ou de survivre, collectivement, nos perspectives sont différentes et un avenir meilleur pour tous est possible.

Résolument, nous choisissons de lutter et de nous organiser afin de pouvoir gagner !

Le MEDEF attaque les droits des intermittents : étudiants en art du spectacle, vous êtes concernés !

Alors que les négociations sur l’assurance-chômage sont engagées depuis maintenant plusieurs semaines, et qu’une fois de plus les droits de tous les chômeurs sont menacés, le MEDEF a lancé une attaque grave contre les droits des intermittents du spectacle.

Ces droits sont actuellement régis par les annexes spécifiques 8 et 10 du régime général de l’assurance-chômage. Déjà fortement attaquées en 2003, elles permettent le régime d’indemnisation spécifique des intermittents du spectacle.

Aujourd’hui, le MEDEF veut purement et simplement supprimer ces annexes, prétextant que les intermittents du spectacle « coûtent trop cher ».

Le patronat attaque ainsi partout où il le peut les droits non seulement des intermittents, mais aussi de l’ensemble des précaires, des chômeurs et des travailleurs. Non content de bénéficier déjà des largesses du gouvernement – qui lui offre de somptueux cadeaux fiscaux – il souhaite détruire le peu de droits qui subsistent pour les travailleurs.

La précédente attaque en date – celle de 2003 – avait déjà gravement entamé les possibilités de vivre correctement des métiers du spectacle. La suppression pure et simple des droits des intermittents signerait l’arrêt de mort de ces métiers.

En tant qu’étudiants en arts du spectacle, vous savez que l’intermittence du spectacle est souvent synonyme de précarité, et qu’elle est également un avenir possible après les années d’étude. Dès lors, les récentes attaques du MEDEF doivent vous alerter sur le nécessaire rapport de forces à enclencher face au patronat comme face au gouvernement : sans lutte dès aujourd’hui, il n’y aura demain plus rien à défendre.

file d'attente

La riposte a commencé : lundi 17 février, 900 intermittents se sont réunis en Assemblée Générale à Paris, appelant à deux journées de grève et d’actions le jeudi 27 février et le 12 mars. Dès les annonces du MEDEF, des intermittents avaient occupé le ministère de la culture pour marquer leur mécontentement.

Intermittents d’aujourd’hui et de demain, chômeurs, précaires : c’est tous ensemble qu’il faut lutter !

Rejoignez le rassemblement devant le siège lyonnais du MEDEF à Lyon (60 avenue Mermoz Lyon 8ème) jeudi 27 février à partir de midi !

L’université est une entreprise capitaliste !

Communiqué de la liste Fédération Syndicale Etudiante et étudiant-e-s mobilisé-e-s relatif aux élections les 26 & 27 février prochains des soi-disant « représentants étudiants » aux conseils centraux de l’université Lyon 2 (vous trouverez notre profession de foi ici) :

Chaque jour les effets de la crise du système capitaliste se font toujours plus sentir.

En France, l’arrivée au pouvoir du Parti « Socialiste » (au socialisme parti) n’a pas, malgré les illusions entretenues, engendré un quelconque changement de politique. Bien au contraire, le PS a pu profiter de son étiquette de gauche pour accélérer les politiques de casse sociale mises en place par la droite.

Avec la complicité des « partenaires sociaux » aux ordres, la majorité « socialiste » a amplifié le saccage du droit du travail avec la transcription de l’Accord National Interprofessionnel l’an dernier, exigeant toujours plus de sacrifices des travailleurs (mobilité forcée, baisse des salaires et augmentation du temps de travail). Mais ce n’est pas tout : augmentation de la durée de cotisation à 44 annuités -d’où la baisse mécanique des pensions, la moyenne des cotisations validées étant de 37 ans- avec la dernière réforme des retraites, rétablissement de la dégressivité des allocations chômage qui se profile à l’issue des négociations Unedic en cours… À la détérioration des conditions d’accumulation de plus-value répondent les réformes structurelles pour maintenir les taux de profit capitalistes !

Le patronat, lui, est évidemment bien loti : cadeaux fiscaux et exonérations de « charges » (baisses des salaires indirects) avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi et le Pacte de responsabilité, le tout financé sur le dos de la majorité de la population !

Nous sommes contraints de nous serrer la ceinture. Les services publics, utiles à tous, sont sacrifiés pour augmenter les profits des entreprises.

L’université n’est pas épargnée par ces réformes structurelles nécessaires pour assurer la survie du système capitaliste. L’éducation et l’enseignement supérieur sont progressivement transformés en un marché, créant ainsi de nouveaux débouchés pour les entreprises.

L’université, fabrique d’une main-d’oeuvre conforme aux exigences du patronat

affiche_esr copie l'université est une entreprise capitalisteL’étudiant est par conséquent réduit à son rôle de « capital humain » par le biais de la professionnalisation. En tant que futur travailleur, il faut le façonner aux besoins des entreprises du bassin local. C’est la liquidation programmée de la production et de la transmission de savoirs critiques, « inutiles » d’un point de vue économique, mis en œuvre notamment par les lois LRU et Fioraso.

L’important est donc d’inculquer les savoir-faire, les savoir-être et de posséder des « compétences » que chacun devra faire valoir individuellement face à son employeur. Outre la soumission du contenu pédagogique des formations aux intérêts du patronat, la professionnalisation c’est également concrètement l’instauration de stages obligatoires dans les cursus. Les entreprises disposent ainsi d’une main-d’œuvre gratuite ou quasi-gratuite, docile et corvéable.

Ce sont des centaines de milliers d’étudiants qui sont contraints, pour obtenir leur diplôme, de trouver une place sur un marché du travail qui en a si peu à offrir. Faute de posséder les réseaux ou pistons indispensables, ces stages créent ainsi une sélection de fait pour nombre d’entre nous qui ne parviennent pas à en trouver. 

Mais surtout, les étudiants-stagiaires sont contraints d’entrer en concurrence avec les travailleurs-chômeurs, conduisant chacun à devoir accepter des conditions de travail et de salaire dégradées de peur de voir sa place occupée par un plus précaire que lui.

L’étudiant : une marchandise en formation

 Le système capitaliste a eu besoin pour prospérer de massifier l’accès à l’enseignement supérieur pour augmenter la qualification générale de la main-d’œuvre. L’État, sous la pression des luttes sociales, a alors concédé des systèmes de bourses, de cités U, de restauration à prix subventionné etc. Ces aides sociales ont permis un accès un peu plus équitable à l’enseignement supérieur.

 Alors que la sélection sociale est déjà violente -nombre d’enfants des classes populaires n’accèdent jamais à l’enseignement supérieur, le système éducatif ayant opéré sa sélection bien en amont en « orientant » vers des filières courtes, par le développement de l’apprentissage (toujours plus tôt) notamment ou encore au regard du nombre important d’abandons et d’échecs dès les premières années de fac- celle-ci s’accentue toujours plus. On veut désormais faire de l’étudiant un client-consommateur. La clientèle non solvable n’est donc pas la bienvenue.  Tout est fait pour que le moment de formation soit un moment d’intériorisation de la logique marchande.

 Il faut en finir avec les études subventionnées par l’État, ce sont désormais aux familles d’étudiants qui le peuvent de financer leur formation, l’austérité accélérant le processus de privatisation : la baisse des financements engendre ainsi l’augmentation des frais d’inscription. Cette réalité est déjà à l’œuvre pour les Diplômes Universitaires (DU), les Masters spécialisés, l’inscription en Doctorat.

Cette volonté de faire du profit sur le dos des étudiants gagne du terrain : mise en place de prêts étudiants pour contrebalancer l’insuffisance des bourses (et préparer l’augmentation prévisible des frais d’inscription), multiplication de résidences étudiantes privées hors de prix etc.

 Les universités, en véritables entreprises soumises à la concurrence, se doivent de faire valoir leur image de marque pour se distinguer. Ainsi, le renforcement de la sélection dans les filières, du contrôle des présences (obligation d’assiduité -particulièrement difficile à tenir pour les étudiants salariés- sous menace de défaillance, entraînant la suppression des bourses pour les boursiers), le renforcement des instances internes de répression (saisines de la commission disciplinaire multipliées par 10 en 1 an !), et le recours aux forces de l’ordre sur les campus (6 étudiants faisant toujours l’objet de poursuites) afin de réprimer les résistances participent d’une même logique : la volonté des universités (et de leurs dirigeants) de collaborer activement à la mise en marche -et donc en ordre- de l’université pour satisfaire les exigences des dominants. Doivent donc être écartés de celles-ci ceux qui ne pourraient pas consacrer l’intégralité de leur temps à étudier, contraints de se salarier car bénéficiant de bourses ou d’aides familiales insuffisantes, ce qui entraîne pour 62% d’entre eux l’échec aux examens de fin de semestre.

L’université n’est pas un univers isolé

 La soumission de l’université et donc des étudiants, toujours plus précaires, aux intérêts du patronat s’inscrit dans un mouvement plus large d’austérité touchant tous les secteurs : le nombre de chômeurs s’accroît, face à des conditions de recherche d’emploi toujours plus dures et à un marché de l’emploi toujours plus exigeant. Quant aux travailleurs, la précarité de leurs conditions de travail et de leurs emplois est sans précédent. Au-delà de la responsabilité d’une classe dirigeante, c’est tout un système économique et social, le capitalisme, qui est ici en cause ; la tendance inéluctable à la baisse des taux de profits pousse toujours davantage à la destruction des acquis sociaux et des services publics pour dégager plus de marges pour les employeurs. Cette situation délétère conduit aujourd’hui à stigmatiser les plus démunis pour nous diviser davantage. Ainsi, comme d’autres avant lui, Manuel Valls, en expulsant toujours plus de sans -papiers, en réprimant Rroms et banlieusards, poursuit et aggrave la dynamique du racisme d’État.

 Corrélativement, l’Europe tout entière connaît l’émergence d’une lame de fond réactionnaire, remettant en question là aussi des acquis fondamentaux (IVG) et stigmatisant également les minorités (musulmans, juifs, LGBT) et notamment les plus précarisées et opprimées (femmes, sans-papiers, chômeurs…). Ces mouvements (Manif Pour Tous, FN, Dieudosphère, groupuscules fascistes pour ne pas les nommer) permettent à la bourgeoisie de maintenir ses privilèges en effectuant un chantage sur le prolétariat. En nous divisant par la désignation d’ennemis pratiques insaisissables, par la construction de fausses cibles (complots de toutes sortes, « théorie du genre », immigrés…), on entend nous détourner des véritables questions sociales, pour ainsi épargner les dominants.

Cette politique étant mise en place aussi bien par la gauche institutionnelle que par la droite, il est illusoire de croire en un salut venant de ces partis ; il nous faut compter sur nos propres forces. Les étudiants étant directement concernés par la précarisation, le racisme et le patriarcat, il est urgent de mettre en place une convergence des luttes avec les travailleurs, chômeurs, sans-papiers, seule à même de briser l’exploitation capitaliste.

Liste Fédération Syndicale Etudiante & étudiant-e-s mobilisé-e-s

C’est quoi cette liste ?

La FSE-Lyon est un syndicat étudiant de lutte, membre de la fédération Solidaires Etudiant-e-s (issue de la fusion entre SUD Etudiant et la FSE). Nos positions découlent du combat que nous menons contre les rapports de domination de genre (antipatriarcat)de classe (anticapitalisme) et de race [prise comme construction sociale] (antiracisme / anti-impérialisme).

Nous défendons les intérêts des étudiants contre les atteintes à leurs conditions de vie et d’étude par la mise en place d’un rapport de force collectif.

Nous fonctionnons selon des principes de démocratie directe, ce qui signifie que toutes et tous les militants participent aux débats et à la prise de décisions de manière égale. Dans le mouvement nous visons à l’auto-organisation des luttes, par la mise en place d’AG et de comités de mobilisation souverains.

En tant que syndicat partageant une analyse de la société comme étant divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes, nous défendons les étudiants rencontrant des difficultés au cours de leurs études, notamment les plus précaires qui subissent les conséquences de leurs origines sociales, souvent financièrement. Nous défendons ainsi une université ouverte à toutes et tous, sans sélection, gratuite, laïque, critique et populaire.

Ces élections se déroulent dans un contexte tendu de mobilisation étudiante importante contre la rigueur budgétaire qui accélère le processus de restructuration et de privatisation des universités, que poursuivent les lois Pécresse et Fioraso (entre autres). En tant qu’organisation de lutte, nous avons participé à la mise en place de la mobilisation contre la dégradation de nos conditions de vie, de travail et d’études. Des centaines d’étudiants se sont mobilisées en AG, lors d’actions et en manif’. Nous partageons les mêmes combats et nos listes sont donc ouvertes aux étudiants en lutte.

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE ETUDIANTE DU 25 JANVIER

À la suite de l’appel de Montpellier 3 ayant donné naissance à la première coordination étudiante, les étudiant­E­s en lutte des universités françaises se sont réuniEs au sein d’une nouvelle coordination à Lyon le 25 janvier 2014.

Dans un contexte global international de crise économique, sociale et politique du système capitaliste, les mêmes problèmes persistent : difficultés à finir le mois, casse du service public, accès aux soins et au logement mis à mal…

Ces difficultés au quotidien ne sont que la conséquence de politiques d’austérité volontaires, évitables et coordonnées à l’échelle internationale. Les universités ne sont pas épargnées et pratiquent également des coupes budgétaires. Le processus de Bologne, les lois LRU puis la loi FIORASO qui en découlent, ont étranglé financièrement certains établissements universitaires relégués au statut de « facs poubelles », détruisant petit à petit l’enseignement supérieur et la recherche.

Aujourd’hui, c’est une quinzaine d’universités en France qui sont en déficit et mettent en place progressivement une politique d’austérité passant par la suppression d’antennes locales, l’aggravation de la sélection sociale des étudiant­E­s notamment par tirage au sort et par la hausse des frais d’inscription, le gel ou la suppression de postes, la fusion d’universités, la fusion ou la suppression de filières etc.

Face à cette situation, des mobilisations ont lieu dans des dizaines d’universités et dans les Instituts de Formation du Travail Social (IFTS).

Dans ce contexte, il est urgent et nécessaire de coordonner nos luttes. C’est pourquoi des délégations de plusieurs universités se sont une nouvelle fois réunies en table ronde dans le but de s’organiser et d’établir une base commune de revendications, et des perspectives concrètes.

Nous revendiquons une université publique, gratuite, laïque, critique et populaire.

Ainsi nous exigeons :

  • L’abrogation du processus de Bologne, ainsi que des lois LRU et FIORASO qui en découlent,
  • Un réengagement financier de l’État dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) à hauteur des besoins réels des personnels et des étudiants,
  • Un vrai cadrage national des diplômes (pas de concurrence entre les universités),
  • La titularisation de toutes et tous les précaires de l’ESR (enseignant­eEs, personnel administratif et technique etc.),
  • Un retrait immédiat des personnalités extérieures (représentantEs du secteur privé, collectivités territoriales…) des Conseils universitaires,
  • L’arrêt des poursuites et la cessation immédiate de toute forme de répression (policière, administrative, disciplinaire etc.),
  • L’arrêt immédiat de toutes les pressions économiques sur les étudiant­E­s boursierEs et sur les précaires (demande de remboursement des bourses en cas de défaillance).

La Coordination Nationale appelle :

  • Toutes les universités à s’inscrire dans le mouvement, à la grève étudiante, les luttes étudiantes à soutenir et à s’impliquer avec celles des travailleurs.
  • Les Assemblées Générales à participer à la prochaine Coordination Nationale qui aura lieu courant mars dont la date et le lieu seront seront fixés ultérieurement.
  • À la solidarité internationale avec tous et toutes les étudiant­E­s et les universités en lutte contre l’austérité dans leur pays.
  • À la solidarité avec les travailleurs en lutte.

Nous invitons donc les étudiant­E­s, les personnels, les enseignant­E­s à se joindre à la mobilisation, à l’impulser partout où elle n’est pas encore lancée, à la consolider et à la renforcer partout où elle existe.
Dans nos vies, dans nos lieux d’études, sur nos lieux de travail, refusons l’avenir de misère que nous impose le système capitaliste !

La coordination appelle donc à trois dates:

  • Le 13 février à une journée d’action nationale.
  • Le 20 février à une journée nationale anti­-répression.

Construisons l’unité des luttes et poursuivons notre mouvement.

le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

 

La FSE Lyon appelle à rejoindre la manifestation du samedi 22 juin. Nous souhaitons rendre hommage à la mémoire de Clément, et affirmer la vitalité de ses combats. Néanmoins, nous refusons la récupération politicienne, surtout lorsqu’elle vient de ceux qui, au pouvoir, mènent une politique qui favorise la montée de l’extrême-droite via des mesures anti-sociales (multiples cadeaux au patronat, Accord de « sécurisation » de l’emploi prévoyant notamment baisses de salaires et facilitant les licenciements,  future réforme des retraites, bref innombrables attaques du capital sur nos conditions de vie), le déchaînement d’un racisme d’Etat et une répression policière accrue. C’est pourquoi nous relayons localement l’appel restreint proposé par un certain nombre d’organisations, dont Solidaires Etudiants et l’Action Antifasciste Paris-Banlieue ; nous affirmons que les bases politiques de ce texte sont les nôtres, car elles vont dans le sens des luttes que menaient Clément et que mènent aujourd’hui ses camarades.

Le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

Voilà une semaine que notre camarade et ami Clément Méric a été assassiné. Cet assassinat pourrait sembler être un signal d’alarme, il n’est en réalité que la concrétisation des nombreuses alarmes que nous tirons depuis longtemps déjà.

Le quinquennat Sarkozy fut dévastateur. La banalisation de l’extrême droite remonte à plus de trente ans déjà, mais ces 5 années ont fait sauter des verrous et ont vu la droite institutionnelle faire siennes leurs idées nauséabondes ; stigmatisation des immigrés, discours populistes et violents, islamophobie assumée.

Le gouvernement nouvellement élu et dit « socialiste » n’a pas échappé à la droitisation de l’échiquier politique, même s’il se retranche derrière un fond d’humanisme pour prétendre au changement. Il a depuis longtemps abandonné les opprimé-e-s, les exploité-e-s et les discriminé-e-s.

Ces six derniers mois, celui-ci a laissé se répandre impunément un discours de haine et d’intolérance en laissant parader les forces les plus réactionnaires. Cette dernière semaine, les agressions à caractère raciste, islamophobe, homophobe et politique se sont multipliées. Mais le PS a quand même jugé bon de pousser l’hypocrisie à son comble en raflant des dizaines de sans-papiers, samedi 8 juin à Barbès, alors que nous étions en deuil, conscient que si tout cela n’était pas arrivé, nous aurions été là, avec Clément.

Par cet acte, le gouvernement dans son ensemble illustre sa complicité et sa responsabilité. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, en luttant chaque jour et sans relâche.

Le retour à la normale n’est plus acceptable, un bulletin dans l’urne ne fait pas barrage au fascisme. Défiler symboliquement pour soulager sa conscience puis retourner à son quotidien comme si de rien n’était, comme ce fut le cas le 21 avril 2002, n’est pas suffisant.

Opprimé-e-s, exploité-e-s, discriminé-e-s, révolutionnaires, progressistes, syndicalistes, militant-e-s politiques, comme Clément nous défendons la justice sociale et l’égalité des droits face à celles et ceux qui souhaiteraient nous écraser.

Clément n’est pas seulement mort pour ses idées, il est mort pour nous et cette idée nous est insupportable. Pour lui, pour ses combats, nous avons le devoir de faire que son dernier jour soit le premier d’une riposte antifasciste unitaire sans précédent. De l’union de nos forces dépendra le succès de futures mobilisations.clement meric

Ni oubli, ni pardon :

Manifestation samedi 22 juin à 14h place Bellecour

Premier signataires parisiens :

Action Antifasciste Paris-Banlieue, Alternative Libertaire, Collectif Antifasciste Paris-Banlieue, CNT Interpro 92, CNT santé-Social RP, CNT-STE 93, Fédération Anarchiste, La Horde, Pink Bloc, Solidaires Etudiant-e-s – syndicats de luttes, Sortir du colonialisme, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, SUD Rail.

Pour la gratuité des prud’hommes ! Contre toute entrave à la défense des droits des travailleur-euse-s !

Alors que chaque jour les abus patronaux se multiplient et que pour de nombreux-euses travailleur-euse-s le code du travail et les conventions collectives sont foulées au pied par leur employeurs-euses, leur direction, leur DRH, le Sénat a acté pendant l’été l’instauration d’une taxe de 35 € pour toute personne souhaitant déposer un dossier aux prud’hommes, c’est a dire la juridiction en charge des litiges au travail, le plus souvent entre travailleur-euse-s et patron-e.

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Contre la nouvelle Licence, SUD Étudiant et la FSE appellent à la mobilisation dès la rentrée !

Paru au Journal Officiel le 11 août 2011, l’arrêté Licence dont l’application commencera à la rentrée 2012 s’inscrit directement dans la continuité des réformes de ces dernières années mises en place au niveau européen : assujettir l’université aux intérêts du patronat.
La Fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Etudiante dénoncent l’augmentation du nombre d’heures d’enseignement, la généralisation du contrôle continu, la régionalisation des formations, et l’accélération de la « professionnalisation » par la soumission des diplômes aux exigences du patronat.
En effet, la hausse du nombre d’heures d’enseignement par étudiant-e (1500 heures sur 3 ans), sans augmentation de postes, va pousser à des fusions de filières (processus favorisé par la mise en place des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur) et/ou à des TD surchargés. Les enseignant-e-s comme les personnel-le-s BIATOSS, toujours confronté-e-s à une pénurie de postes, vont voir leur charge de travail encore augmenter, et de nouveaux contrats précaires verront le jour. Couplée à la généralisation du contrôle continu comme contrôle de connaissances prioritaire sur les 3 années du diplôme, ces mesures vont limiter un peu plus l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite aux examens des enfants des classes populaires, qui se salarient durant leurs études (plus d’un-e étudiant-e sur deux). La précarité étudiante (et son corollaire, le salariat étudiant) est la première cause de l’échec universitaire (taux de réussite divisé par deux) !
La réforme aggrave encore l’asservissement du monde universitaire au monde de l’entreprise («la professionnalisation ») en diminuant l’enseignement des connaissances fondamentales liées à une discipline au profit des fameuses « compétences » professionnelles. Les stages en entreprises peuvent devenir obligatoires en fonction des filières. Ces derniers, sous payés ou non payés, ne servent qu’à fournir une main-d’œuvre bon marché au patronat, et ne permettent en rien aux étudiant-e-s de « trouver un emploi », dans une économie qui n’en crée pas ! De plus, les « représentants du monde socioprofessionnels » seront désormais associés à la conception des formations et pourront participer aux enseignements ! Cela conduira à adapter les formations aux besoins du bassin d’emploi local et à démanteler le cadrage national des diplômes.
La mise en place d’un « référentiel de compétences », centré sur des compétences managériales et non les connaissances disciplinaires, et basé sur l’évaluation des formations (et donc des enseignant-e-s), va dévaluer de manière intolérable le contenu disciplinaire du diplôme.
N’oublions pas que l’objectif du gouvernement est de créer une dizaine de Pôles universitaires d’« excellence » (les PRES), et de cantonner le reste des universités à des Licences ultra professionnalisantes et coupées de toute possibilité de recherches fondamentales dans des PUP (Pôles universitaires de proximité), ce qui renforcera encore davantage l’inégalité entre les universités.
Les organisations étudiantes présentes au CNESER, qui ont voté pour ce texte au prétexte des quelques avancées sur les modalités de contrôle de connaissances concédées par le gouvernement, portent une lourde responsabilité dans la dévalorisation de la Licence.
C’est pourquoi les organisations syndicales de lutte SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui les étudiant-e-s, les lycéen-e-s et les personnels à s’organiser à travers la création de cadres unitaires locaux et nationaux, en vue d’une contestation d’ampleur à la rentrée 2011.

    

Contre la hausse des frais d’inscriptions !! Contre le projet de nouvelle Licence !!

Une fois de plus, ce sont les étudiant-e-s qui vont trinquer à la rentrée universitaire. Après l’annonce de la hausse des prix des repas aux Restaurants Universitaires de 1,7% à la rentrée, le nouveau ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a annoncé une nouvelle hausse pour les étudiant-e-s : les frais d’inscriptions. 1,7% pour la Licence, 3,4% pour les Master, et 3,6 % pour les doctorats. Pendant ce temps, la sécurité sociale augmente de 3 euros, passant ainsi la barre des 200 euros.

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