Liberté de circulation ! Qu’on vous appelle réfugié.e.s ou migrant.e.s… Vous êtes les bienvenu.e.s !

Refugees welcomeAylan, retrouvé mort sur une plage de Turquie, est devenu emblématique du sort fait aux réfugié.e·s. Sa photo a soulevé l’émotion. Mais depuis, la situation intolérable faite aux réfugié·e·s se poursuit et s’aggrave, tandis que les barrages policiers, les murs et barbelés se déploient aux portes et à l’intérieur de l’Europe.

Les migrant·e·s ne viennent pas par plaisir ou pour s’enrichir sur notre dos, mais fuient les guerres et la misère, largement provoquées par les politiques des gouvernements occidentaux – dont la France – qui consistent à piller les richesses et à faire la guerre en Afrique et au Moyen-Orient.

Alors l’émotion et l’indignation ne suffiront pas. Il faut des actes !
Il est plus que temps que toutes les personnes émues, indignées descendent dans la rue aux côtés des sans-papiers et des réfugié·e·s pour imposer aux gouvernements européens l’ouverture des frontières, la liberté de circulation, pour qu’il n’y ait plus d’autres Aylan, plus de morts au fond de la Méditerranée, dans des camions frigorifiques ou électrocuté·e·s dans le tunnel sous la Manche.

Nous refusons que l’on « trie » les immigré·e·s selon les pays d’origine ou les « causes » de leur exil. Nous sommes solidaires de tou·te·s, de Syrie, d’Afrique ou d’Asie.

Il faut abroger les accords de Dublin qui obligent les migrant·e·s à faire leur demande d’asile dans le pays de leur premier enregistrement.

Il faut également des papiers pour tou·te·s les réfugié·e·s, pour tous les sans papiers et leur donner les moyens de s’installer et travailler en Europe si c’est leur souhait.

Il faut mettre fin à Frontex, abroger les lois qui entravent la liberté de circulation et permettent de multiplier les expulsions, fermer les centres de rétention administrative. Les budgets consacrés à la chasse aux migrant·e·s doivent être consacrés à les accueillir.

C’EST POURQUOI NOUS APPELONS À REJOINDRE LA MANIFESTATION PLACE DES TERREAUX LE 15 OCTOBRE À 18H30

Tract_manif_réfugié-e-s_migrant-e-s_15.10.2015(pour télécharger le tract : Tract_manif_réfugié-e-s_migrant-e-s_15.10.2015)

Contacts :
Mail : uselfse@yahoo.fr
Blog : fselyon.wordpress.com
Facebook : page Solidaires Etudiant-e-s Lyon

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Le 9 avril, étudiant.e.s, vacataires, enseignant.e.s-chercheur.e.s, personnels et précaires des universités, dans la rue contre l’austérité !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015Tract du collectif des enseignant.e.s-vacataires :

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont orchestré, via des lois ultra-libérales, la lente mort de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche [ESR]. La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités dite loi LRU (Loi Pécresse – 2007) puis la loi Fioraso (2013) ont forcé une restructuration de l’ESR par le bas. À force de coupes budgétaires et de désengagement financier de l’État, les établissements ferment des formations, gèlent des postes, licencient des contractuels, suppriment des postes d’ATER [Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche], externalisent des services et maintiennent dans la précarité nombre de ses salarié.e.s…

…Et cela n’est pas prêt de s’arrêter ! Le « Pacte de responsabilité » et ses 50 milliards d’euros d’économies ainsi que le projet de Loi Macron, sous les atours de la « croissance et [de l’] activité », ne sont rien d’autre qu’une énième manifestation de la volonté du gouvernement de nous engager dans la voie de l’austérité. À l’Université, comme dans n’importe quel secteur salarié, la possibilité de déroger au Code du travail (par des accords directs entre patrons et salarié.e.s par convention individuelle), impactera nécessairement les conditions de travail et d’emploi des contractuel.le.s, déjà précaires et fragilisés par une gestion irresponsable et délétère des ressources humaines au sein des établissements de formation.

À Lyon 2, la précarité et le non-respect du droit du travail : on connaît bien !

Depuis septembre 2014, les enseignant.e.s-vacataires, avec le soutien des étudiant.e.s, se mobilisent contre leurs conditions d’emploi et de travail inacceptables : embauche sur la base d’un mauvais support d’emploi ne correspondant pas à leurs missions effectives, contrats arrivés entre cinq et sept mois de retard, rémunérations versées au compte-gouttes et au bon vouloir de la DRH, T.D. surchargés où les étudiant.e.s, trop nombreux.ses, ne trouvent pas de chaises pour s’asseoir, racket aux frais d’inscription pour les doctorant.e.s-vacataires qui reversent une partie de leur rémunération à leur propre employeur, tâches « annexes » non rémunérées (correction, préparation des cours et surveillance des examens). Mais après six semaines de grève et la rétention des notes du premier semestre, l’équipe présidentielle de Lyon 2 ne propose aucune solution pérenne et viable pour résoudre ces problèmes. Ainsi, la mobilisation se poursuit et les enseignant.e.s-vacataires ne comptent pas lâcher l’affaire…

De Lyon à Paris : solidarité entre précaires des universités !

En France, les salarié.e.s précaires des universités se mobilisent contre la casse de l’Université et des conditions de travail toujours plus difficiles et inacceptables. Ainsi, les personnels de Paris 8 sont en grève depuis huit semaines pour exiger la revalorisation de leurs salaires. Au début du second semestre 2014-2015, à Paris-Sud (Orsay) et Paris 13, les enseignant.e.s ont mené une lutte pour protester contre les coupes budgétaires et le non-renouvellement de certains postes, résultats des restrictions budgétaires imposées par le gouvernement aux universités…

…Partout, l’austérité infligée aux universités mène les enseignant.e.s, les étudiant.e.s, les vacataires et les personnels BIATSS à se révolter contre des conditions d’études et de travail toujours plus précaires et insoutenables. Celles et ceux qui font tourner et vivre ces établissements ne cessent d’alerter depuis des années le gouvernement sur les impacts de ses lois et décisions délétères, ne leur permettant plus de fournir un enseignement de qualité…

Toutes et tous ensemble : refusons le désastre annoncé !

9 AVRIL MACRON ACHEVE BIEN LES PROLOS…En juin 2014, Geneviève Fioraso avait annoncé vouloir réaliser une économie de 1,6 milliards d’euros sur les budgets 2015-2017 de l’Enseignement supérieur et la recherche. Parallèlement, le gouvernement déshabille l’Université mais renfloue les poches du patronat sur le dos du service public de l’ESR grâce au Crédit Impôt Recherche [CIR]. Véritable niche fiscale pour les entreprises privées, le CIR leur permet de déduire de l’impôt sur les sociétés 30% de leurs investissements recherche et développement, atteignant alors la somme de 6 milliards d’euros en 2015 à charge pour les finances publiques.

Le « Pacte de responsabilité », la Loi Macron (avec ses multiples cadeaux au patronat et le démantèlement de droits et d’acquis sociaux), les lois austéritaires qui touchent l’Université (LRU, Fioraso), le « déverrouillage » du CDI… Tout cela signe la mort du service public et l’avènement d’une précarisation de l’ensemble des salarié.e.s des secteurs publics et privés.

Le 9 avril, mobilisons-nous toutes et tous
pour faire entendre la colère qui gronde
contre la précarisation généralisée et l’austérité !

GRÈVE ET MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE
10h30 – Place Jean Macé – Lyon

De la prison ferme pour Gaëtan : libérez notre camarade !

Vive le poulet grilléMercredi 1er avril a été rendu le verdict du jugement en appel de notre camarade Gaëtan, militant Solidaires Étudiant-e-s à Toulouse. Arrêté en novembre dernier dans un contexte de forte répression suite à l’assassinat de Rémi Fraisse pour avoir participé à une « manifestation interdite », Gaëtan avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1 100 euros en  décembre. Suite à la procédure d’appel, Gaëtan se voit infliger une peine encore plus scandaleuse, qui s’explique notamment par le maintien d’un chef d’accusation de violences volontaires contre un agent de police. Gaëtan se voit ainsi condamné à deux mois de prison ferme, plus quatre mois de sursis et l’amende de 1 100 euros pour une affaire montée de toute pièce. D’autres manifestants ont eu, eux aussi, la confirmation des peines de prison ferme qui avaient été prononcées en décembre.

Solidaires Étudiant-e-s condamne fermement cette parodie de justice qui entend criminaliser quiconque exprime ou manifeste son désaccord face aux attaques que l’on subit. Nous refusons de jouer le jeu de ce gouvernement répressif qui voudrait mettre fin à tout mouvement social. Ce même gouvernement qui se vantait il y a encore quelques semaines de défendre la liberté d’expression, mais qui n’hésite pas à fouler aux pieds nos libertés fondamentales à la moindre occasion. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives à faire de même et à s’unir pour défendre nos droits démocratiques !

SIGNEZ LA PÉTITION !

Le 9 avril, toutes et tous ensemble on reprend la rue !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015

À LYON, LE 9 AVRIL, 10H30 JEAN MACÉ,
MANIFESTATION CONTRE L’AUSTÉRITÉ !

Stoppons cette course folle vers toujours plus d’austérité ! Reprenons l’offensive, retrouvons la force et la dignité de l’action collective !

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté. (
Louise Michel)

  • Le 9 avril, c’est notre signal de la contestation contre le vol du fruit de notre travail et contre la stigmatisation de tous ceux et celles que le système exclut.
  • Le 9 avril, c’est notre refus d’une société de cupidité au profit d’une minorité de privilégiés, société qui engendre toujours plus d’inégalités et de dégâts écologiques.
  • Le 9 avril, c’est la défense des services publics et des moyens aux agent.e.s qui servent l’intérêt général.
  • Le 9 avril, c’est notre volonté de lutter contre la politique d’austérité du gouvernement et contre les attaques patronales.

Mais l’austérité, c’est quoi ?

  • L’austérité c’est se soumettre aux lois des marchés financiers qui font payer la crise et les dettes publiques aux salarié­.e.s, aux retraité­.e.s, aux chômeurs­.
  • L’austérité c’est l’argent public dilapidé dans des exonérations fiscales sans fin au profit des entreprises et des banques et au détriment du financement des protections sociales de toutes et tous.
  • L’austérité c’est le gel des salaires des salarié.­e­.s, du dans le privé comme du dans le public, alors que les profits et les dividendes distribués par les patrons explosent.
  • L’austérité c’est l’ensemble des mesures anti sociales comme la loi Macron qui facilite le travail de nuit et du dimanche, la précarité et les licenciements.
  • L’austérité c’est organiser la misère et nourrir la montée de l’extrême droite raciste.

Voilà pourquoi nous devons reprendre la rue, mettre toutes nos forces dans la réussite des grèves et manifes­tations le 9 avril.

Le 9 avril est aussi une étape importante vers la construction d’une mobilisation prolongée. Partout dans les régions, les quartiers, les entreprises, les services, c’est à nous toutes et tous de décider des suites à donner à cette première journée de mobilisations.

Contre l’insatiable richesse…

Les chiffres mettent en lumière l’indécente concentration des richesses pour une couche de plus en plus res­treinte de riches de par le monde. La part du patrimoine mondial détenue par les 1 % des plus riches est passée de 44% en 2009 à 48 % en 2014, et la fortune des 80 personnes les plus riches s’élevait en 2014 à 1 900 mil­ liards.
En France, la fraude et l’évasion fiscale sont une perte sèche évaluée entre 60 et 80 milliards, autant de richesses produites par les salarié­es détournées dans les paradis fiscaux et la spéculation. Les dividendes versés aux ac­ tionnaires explosent, plus 30 % en 2014, soit plus de 56 milliards d’euros. Et pendant ce temps, le gouvernement Valls/Hollande arrose les multinationales à coups de milliards via le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), recule devant les exigences du patronat, cède aux lois de la finance, bafoue le droit de l’environnement au profit des intérêts économiques.

… notre soif de justice sociale

La contestation et les résistances sociales montent dans plusieurs pays européens. La Grèce en est aujourd’hui un symbole, face aux politiques anti­sociales.

En France, des mobilisations ont lieu dans le privé comme dans le public, dans les localités, les branches, contre les licenciements, pour des augmentations salariales, pour préserver les moyens des services publics, et améliorer les conditions de travail.

À partir de ces luttes, nous voulons construire les convergences indispensables pour inverser le rapport de forces.

À partir de ces luttes, nous voulons unir nos forces et exigences pour imposer une autre répartition des richesses et satisfaire les besoins sociaux les plus élémentaires fondés sur l’égalité et la solidarité :

  • SMIC à 1700 euros net, augmentation des salaires,des pensions, des allocations chômage et minima so­ciaux.
  • Réduction du temps de travail pour aller vers les 32h, avec embauches correspondantes, respectant les conditions de travail, la vie privée des travailleurs­ et des travailleuses.
  • Instauration d’un statut du salarié : continuité du socle contractuel avec maintien du salaire entre deux emplois ; obligation de reclassement des salarié.­e.s sans limite de temps ; financement patronal mutualisé pour garantir ces droits.
  • De nouveaux droits pour les salarié­.e.s face à l’arbitraire patronal comme le droit de veto contre les licen­ciements, le maintien et l’extension des droits d’expression et de représentation dans les entreprises, les asso­ciations et les administrations sur les questions économiques, sociales, environnementales et de santé au travail.
  • Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et la fin des discriminations pour touTEs.
  • Le renforcement des emplois et des services publics.

Stoppons cette course folle vers toujours plus d’austérité !
Reprenons l’offensive, retrouvons la force et la dignité de l’action collective !

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Marche de nuit non-mixte féministe

Nous relayons l’appel à cette marche :

Is not yoursEn mixité choisie sans mec cis*
Vendredi 10 avril à 20h00
Départ place de la Croix-rousse

NOUS PRENONS LA RUE :

Pour dire que la nuit, la rue nous appartient
Pour marcher la nuit et se sentir fortEs et fièrEs
Pour crier et chanter collectivement notre rage et pour briser le silence
Pour dire que nos corps, nos histoires et nos vies nous appartiennent
Pour lutter contre les agressions sexistes / racistes / lesbophobes / homophobes / transphobes
Pour vivre librement quels que soient nos genres et nos sexualités
Pour dire que nous sommes là, présentEs, nombreusEs et en lutte pour nos droits
Pour résister au repli identitaire et à « l’union nationale » raciste et patriarcale qu’on veut nous imposer
Pour créer et consolider ensemble des solidarités féministes
Pour dire que nous aussi, nous avons nos armes et que nous ne nous ne lâcherons pas

Contre le viol et les agressions sexuelles
Contre les violences domestiques et les violences au travail
Contre le climat actuel, raciste, islamophobe et antisémite qui affecte les femmes
Contre les discriminations et les agressions que subissent les femmes voilées
Contre toutes les violences étatiques et institutionnelles ( policières, juridiques, médicales, morales, économiques et sociales)
Contre les violences transphobes, alimentées par l’État, qui organise la psychiatrisation, la pathologisation et qui stigmatise et précarise les personnes trans
Contre les lois qui stigmatisent, discriminent, précarisent les travailleuses du sexe
Contre l’offensive réactionnaire qui prétend décider de qui peut ou non avoir des enfants et comment
Contre la binarité de genre et de sexe qu’on veut nous imposer
Contre la récupération de nos luttes à des fins racistes, sécuritaires et électorales.

Nous marchons en mémoire d’Özgecan Aslan, jeune femme alévi violée et assassinée en Turquie pour ses origines par des fascistes turcs, vendredi 13 février 2015 et en mémoire de toutes les femmes tuées par la violence patriarcale.

Nous marchons en solidarité avec Lucie, violée par un fasciste en France pour ses engagements politiques antifascistes et en soutien à toutes celles victimes de viol et d’agressions sexuelles.

Soyons fortEs, fièrEs, solidaires et en colère !

*Cisgenre : Désigne une personne qui vit avec le sexe et le genre qui lui ont été assignés à la naissance

Manifestation pour l’application du droit au logement !

Droit Au LogementÀ 3 jours de la fin du plan froid, et après la mobilisation qui a commencé le 20 novembre avec l’occupation d’une dizaine d’écoles et collèges sur l’agglomération lyonnaise pour héberger des familles sans logement, le collectif Jamais Sans Toit revendique que le droit inconditionnel au logement qui est inscrit dans la loi soit appliqué.

Pour que soit appliqué le droit inconditionnel au logement !

« Toute personne en situation de détresse a accès, sans aucune condition de régularité de situation, à tout moment à un hébergement d’urgence. » (Article 3452-2 du Code de l’Action sociale et des familles)

MANIFESTATION À LYON SAMEDI 28 MARS À 15H00 AUX TERREAUX !

Malgré nos alertes, la préfecture du Rhône ne donne toujours pas de réponses aux familles encore dans la rue.
Pire, les familles hébergées d’urgence cet hiver dans les foyers et les hôtels risquent d’être remises à la porte au 31 mars.

Ceci est inacceptable et les différents collectifs et associations dénoncent ces pratiques abjectes !
Nous rappelons qu’il existe des solutions dans l’agglomération étant donné le nombre important de logements vides, propriétés des collectivités territoriales.

Pour manifester notre indignation et ne pas laisser ces enfants et leurs parents dehors, rendez-vous à 15h aux Terreaux !
Le cortège se rendra à l’école Gilbert Dru (7ème), occupée depuis 3 mois pour loger des familles SDF.

Contre tous les racismes et le fascisme, manifestons le 21 mars !

21MARS-defL’appel de l’Union syndicale Solidaires :

Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous affirmerons notre détermination à défendre l’égalité contre toutes les politiques discriminatoires et les affirmations stigmatisantes dirigées à l’encontre de certaines populations selon leur nationalité, leur apparence, leurs origines, leurs croyances, leur orientation sexuelle. Nous dénonçons toutes les violences physiques et verbales qui visent à saper ce principe dans le but d’instaurer une société autoritaire.

À peine deux mois après les attentats de ce début d’année, alors que le gouvernement espère toujours regagner du crédit grâce à une « union nationale » il poursuit ses politiques antisociales, certaines de ses déclarations récentes ont participé à la confusion entre les principes mêmes d’une démocratie et la justification d’une vision sécuritaire, reprenant des termes qui sont les plus couramment utilisés par les organisations politiques les plus hostiles aux immigré.e.s…

La poursuite des politiques en faveur du patronat, à la recherche de profits toujours plus indécents, et la négation d’une véritable démocratie sociale, nourrissent la désespérance sociale et la montée des idées d’extrême droite. Nous refusons de laisser entendre que certain.e.s seraient plus égaux que d’autres : l’égalité ne peut être qu’entière et réelle. Aux inégalités sociales qui s’accroissent, s’ajoutent les inégalités de droits selon la nationalité : la liberté de circulation et d’installation n’existent que pour une minorité seulement dans le monde, les travailleurs/travailleuses sans papiers sont de plus en plus désigné.e.s comme des fraudeurs/fraudeuses alors que leurs droits en tant que salarié.e.s sont les plus bafoués, le droit de vote des étranger.e.s renvoyé à des débats des plus lointains…

Nous exigeons l’arrêt immédiat des expulsions, la régularisation immédiate des tous les sans papiers, le droit de vote des résident.e.s étranger.e.s à toutes les élections, et l’égalité des droits.

L’union syndicale Solidaires appelle à participer massivement aux initiatives et aux manifestations qui auront lieu dans plusieurs villes ce 21 mars pour l’égalité et contre tous les racismes et les fascismes.

Liste des manifestations :

Paris : 15H – Barbès
Alençon : vendredi 20 mars Préfecture 18h30
Auch : 10H30 – Place de la Libération
Avignon : 14H – Square Agricol Perdiguier
Calais : 15H – Parc Richelieu
Chambéry : 15H – Place St Léger
Clermont-Ferrand : 15H – Rectorat Avenue Vercingétorix
Épinal
Le Mans
Lyon : 15H00, Quai de Rhône (Pont de la Guillotière)
Nîmes : 11h30
Perpignan : 10H30 Place Arago
Poitiers : 15H – Palais de Justice
Rouen : vendredi 20 mars 18H30 – métro théâtre des Arts
Toulouse : 14H – Métro Empalot
Tours : 15H – Place jean Jaurès
Valence : 14 H – Tour de l’Europe Fontbarlettes (ZUP Valence)
15H30 – gare de Valence
Strasbourg : 15H – Place Kleber

À bas le Front National, à bas les flics, à bas le racisme d’État ! Ils veulent nous abattre ? On résiste !

Samedi 29 novembre aura lieu à Lyon une manifestation contre le Front National, contre le racisme d’État et contre la répression et les violences policières.

Nous luttons contre le Front National, parti xénophobe qui prône une politique nationaliste et ultra-sécuritaire.
Or ce parti vient faire son congrès à Lyon le week-end du 29 et 30 novembre. Nous considérons qu’il est intolérable que le FN puisse librement propager ses discours fascistes.
Nous dénonçons aussi la politique raciste et répressive d’un État dirigé par la « gauche ».
Qu’il soit PS ou UMP, le gouvernement casse nos acquis sociaux (ANI, assurance chômage, retraites), dégrade nos conditions d’étude (LRU, loi Fioraso,…) : de fait, c’est à nos conditions de vie qu’il s’attaque ! De « gauche » comme de droite, il expulse les sans-papiers, stigmatise les Rroms, mène des politiques islamophobes dans le but de masquer sa responsabilité dans la crise que nous subissons. Il veut nous diviser et briser toute contestation en réprimant toute personne qui refuse de baisser la tête !

Nous nous révoltons face à la répression et aux violences policières, orchestrées par l’État.
Omniprésence policière, contrôles au faciès, répression des mouvements contestataires, mutilations et meurtres ! Voilà ce que nous vivons au quotidien dans les fac, dans les quartiers, dans les lycées, dans les stades, sur les ZAD… Qu’attendons-nous pour relever la tête ? Qu’attendons-nous pour leur montrer que nous ne les laisserons pas nous briser ?

Nous, étudiants et étudiantes, sommes pleinement concerné.e.s : c’est nos vies, nos avenirs qui sont en jeu !
Pour toutes ces raisons, nous répondrons présent-e-s dans la rue le 29 novembre !

Organisons-nous pour lutter ! Organisons-nous pour vivre !

Mardi 25 – Mercredi 26 : tractages massifs sur le campus de Bron pour la journée du 27 et la manif du 29

Jeudi 27 : Journée de ré-appropriation du forum sur le campus de Bron
À partir de 8h : stand de crêpes et table de presse + tractages
12h : Repas à prix libre
14h : Discussion sur le thème du fascisme
16h : Atelier banderoles, pancartes…

Vendredi 28 : tractages pour la manif du 29

Samedi 29 à 14h : rendez-vous place Jean Macé pour manifester contre le FN, contre le racisme d’Etat et contre les violences policières !!

Nous appelons toutes les universités à rejoindre le mouvement, à s’unir dans la lutte !
Nous appelons touTEs les étudiantEs à venir lutter à nos côtés, vénères, détér’ et solidaires !

Face aux flics, aux fascistes et aux racistes,

Unissons-nous, RIPOSTONS !

Comité de mobilisation Lyon 2

Manifestation pour l’arrêt des expulsions ! Un logement pour tou-te-s !

Alors que le droit à un toit est un droit vital et fondamental, des milliers de femmes, d’hommes, d’enfants de la région Rhône-Alpes, étrangers ou français, sont à la rue ou menacés d’y être jetés à tout moment. Comme dans le reste de la France.

logement-web

Tract pour la manif du 15 novembre

Les Causes ?

  • La politique de l’État et des collectivités locales qui n’assument pas leur obligation absolue d’hébergement d’urgence été comme hiver de toute personne quelle que soit son origine, alors que l’article 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) énonce que toute personne quelle qu’elle soit doit pouvoir être accueillie dans un lieu décent.

Pire : ces institutions n’hésitent pas parfois à poursuivre les familles -notamment les Roms- et les personnes isolées jusque dans leurs squats ou « pauvres » campements et à les expulser !

  • La cherté des loyers, la spéculation immobilière qui ont permis aux banques, à une minorité de riches bailleurs, privés ou publics, de spéculer, de s’enrichir (les profits spéculatifs ont grimpé de 70% depuis 10 ans…). Pourtant en France, il y a 2,4 millions de logements vides pour 3,6 millions de mal-logés.
  • La complicité des gouvernements qui ont laissé faire, précipitant les personnes et familles aux revenus modestes dans les impayés et le logement précaire, parfois dans la rue !

NOUS EXIGEONS :

  • L’ouverture de structures d’hébergement d’urgence, et l’amélioration des conditions d’accueil, sans condition d’accès, été comme hiver,
  • L’arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d’habitation, des fermetures des places d’hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz…),
  • L’arrêt du harcèlement de la part des administration et bailleurs sociaux sur les locataires et les usager-e-s (contentieux, lettres menaçantes…) et le gel des loyers impayés,
  • Une application des lois DALO et ALUR qui prévoient un très large accès de toute personne ou famille à un logement décent,
  • La RÉQUISITION des logements vides, la construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et la baisse des loyers,
  • L’arrêt de la criminalisation de la migration et de la criminalisation des actions de solidarité avec les migrants,
  • La régularisation de tous les sans-papiers et l’arrêt des expulsions du territoire français,
  • Un logement pérenne et décent pour toutes et tous !

Manifestation régionale Place des Terreaux SAMEDI 15 NOVEMBRE À 14H
Puis cortège en direction de la Préfecture de Région…

Nous appelons aussi tous ceux et toutes celles qui luttent pour leur survie ou par solidarité à organiser des manifestations et actions décentralisées partout en France afin de rendre visibles les invisibles. C’est par la création d’un rapport de force que nous ferons reculer la misère et ceux qui la produisent.

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À L’APPEL DE :

Enfants sans toits, CISEM [Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants], Centre d’Information Inter-Peuple, Même droits pour tous et toutes, Confédération Nationale du Logement 38, Collectif Logement/hébergement, CRSA, La Patate chaude, Un Toit pour Tous, ASTI Vienne, Bassin d’Annonay et Montélimar [Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s], AC ! Isère (Agir Ensemble contre le chômage), RESF Rhône, Collectif urgence Roms 74, SIAD Valence, Coordination régionale de soutien aux sans-papiers , Defends-toit, Planning Familial Rhône, La voix des femmes, Femmes en Luth Valence, LDH 38, LDH Fédération Rhône, MRAP 69, NPA 38 et 69, Solidaires 38 et 69, Sud Education 38 et 69, Solidaires étudiant-e-s Lyon et Grenoble, CNT/AIT Valence, CNT 38, Ras l’front, UPC, Les Alternatifs, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, OCML-Voie Prolétarienne, Alternative Libertaire Lyon, Groupe FA Graine d’Anar, Sud Télécom, Solidaires Météo, ADARDAP, OCL-Lyon…

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

Grève de l’éducation le 27 Septembre et grève interprofessionnelle le 11 Octobre : Contre la casse du service public et les politiques d’austérité, seule la lutte collective paye !

Le 27 Septembre 2011, les organisations syndicales de l’éducation appellent à une journée de grève contre les politiques qui mettent à mal l’éducation, de la maternelle à l’université. Suppression massive de postes, précarisation des personnels, casse de la formation des enseignant-e-s, renforcement des méthodes managériales, soumission des services et des contenus éducatifs aux intérêts privés, répression contre celles et ceux qui luttent contre ces politiques et contre les méthodes de fichage et de sélection, qui y sont associées: les raisons de se mobiliser sont nombreuses !

À l’université, ces politiques se concrétisent par des enseignements et des conditions d’études dégradés, augmentant d’année en année l’échec des plus précaires et la sélection sociale. À la suite de la réforme LRU, les lois, décrets et conventions qui viennent entériner cette situation se succèdent. Convention CPU-Medef, Loi Adnot, et dernièrement le nouvel arrêté concernant la licence.

En ce qui ce qui concerne cette réforme de la licence dont l’entrée en application est prévue à la rentrée 2012, la Fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante dénoncent l’augmentation du nombre d’heures d’enseignement, la généralisation du contrôle continu, la régionalisation des formations, et l’accélération de la « professionnalisation » par la soumission des diplômes et des enseignements aux exigences du patronat, comme l’illustrent la généralisation des stages obligatoires sous payés ou non payés, la mise en place de « référentiels de compétences » aux détriments des contenus disciplinaires ou encore la place toujours plus importante donnée aux « représentants du monde socioprofessionnels », qui seront désormais associés à la conception des formations et pourront participer aux enseignements !

Nous appelons à la mobilisation pour le retrait de la réforme de la licence, ainsi que l’abrogation de toutes les lois visant a la privatisation ou a la libéralisation de l’université et des Crous, et exigeons une réengagement massif de l’État pour un service public de l’enseignement gratuit et de qualité de la maternelle à l’université !

La cure d’austérité imposée aujourd’hui par le patronat et le gouvernement qui concerne aujourd’hui l’ensemble du service public : privatisation partielle ou totale de La Poste, du rail, de la justice, de l’hôpital et de la santé, casse du système de retraite par répartition et allongement du temps de travail, etc. Cette offensive libérale et capitaliste est globale et concerne également le secteur privé, où l’austérité salariale et où la violence managériale se trouvent facilitées par les attaques contre le code du travail et le chômage de masse entretenu par la patronat, très utile pour rendre difficile toute action collective de lutte revendiquant de meilleures conditions de travail et de nouveaux acquis sociaux.

Et l’austérité est mondialisée : les luttes internationales contre la misère et la précarité organisée imposée par la dette et la rigueur se multiplient, chez les étudiant-e-s et chez les travailleur-euse-s : Chili, Espagne, Portugal, Grèce, Angleterre, Israël, etc. Dans la lignée des révoltes populaires du Maghreb et du Machrek, se développe aujourd’hui une vaste contestation populaire contre la dette odieuse, contre les politiques d’austérités, et pour le partage des richesses et la justice sociale !

En France, le 11 Octobre, une mobilisation interprofessionnelle avec manifestation est organisée pour défendre les salaires et les services publics, contre l’austérité. Ce ne seront pas les rassemblements ponctuels qui pourront mettre un coup d’arrêt a ces politiques: nous appelons à une convergence des luttes intersectorielle et la mise en place d’une grève générale massive et reconductible. C‘est aujourd’hui qu’il faut mettre en place les moyens d’actions appropriés (assemblées générales, blocage économique etc.) pour que le mouvement social puisse reprendre la main !

Contre la réforme de la licence, contre la casse du service public et la régression sociale, toutes et tous en grève et en manifestation le 27 Septembre et le 11 Octobre, pour la défense d’un enseignement public de qualité, pour le partage des richesses et la justice sociale !

Faisons de ces journées les premiers jalons d’un fort mouvement populaire!