RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

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Non à l’expulsion de Saïd Niroumand ! Des papiers pour notre camarade !

Opposant au régime de la République Islamique d’Iran, Saïd Niroumand a dû fuir son pays pour l’Europe en avril 2009. Sa demande d’asile ayant été rejetée, Saïd Niroumand, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, est actuellement menacé d’expulsion.

En Iran, un mandat d’arrêt a été prononcé à son encontre pour << injures envers les valeurs sacrées >>. Il militait là-bas pour la liberté d’expression contre l’islam politique.

S’il était expulsé, la liberté, la sécurité et même la vie de Saïd Niroumand seraient gravement menacées. Surtout dans le contexte actuel où la répression et les exécutions s’intensifient contre les opposant(e)s au régime.

Saïd Niroumand a, depuis son arrivée en France, participé à de nombreuses manifestations et actions publiques en faveur des droits humains, contre l’oppression des femmes, comme par exemple la campagne contre la lapidation de Sakineh Mohammadi en 2010. Aux côtés du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran et de la CGT il milite pour la libération des prisonniers politiques et syndicalistes en Iran. Son statut d’opposant politique l’a amené à prendre la parole publiquement dans le cadre de conférences ce qui menace d’autant plus sa sécurité.

Son engagement permanent lui permet d’être soutenu par de nombreuses personnalités, élus, associations, organisations syndicales et politiques (….). Une pétition pour sa régularisation a recueilli plus de 800 signatures.

Aujourd’hui inscrit à l’université Lumière Lyon 2, Saïd étudie l’Histoire et continue de militer en tant que syndicaliste étudiant. Il a également obtenu récemment une promesse d’embauche.

Aussi, nous demandons à la Cour nationale du droit d’asile de lui accorder rapidement un titre de séjour pour qu’il puisse vivre, étudier et travailler en France en toute sérénité.

Pour soutenir notre camarade nous vous appelons à relayer par tous les moyens cet appel (publication sur votre site internet, facebook, et auprès de vos réseaux militants) et à participer à un rassemblement de soutien le 14 novembre à 13h devant la Cour Nationale du Droit d’Asile 35 Rue Cuvier, 93100 Montreuil (salle 017)
(Accès ligne RER A station Vincennes, Métro ligne 9 station Robespierre)

Communiqué du comité de soutien à Saïd Niroumand

URGENCE ! Procédure d’expulsion contre Fouzia, étudiante à Lyon 2 !

Fouzia, étudiante sans-papiers à l’université Lyon 2, s’est faite arrêter ainsi qu’une de ses amies Khawla il y a 72 heures.

 

Elles sont toutes deux actuellement enfermées au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry. La préfecture prévoit leur expulsion vers le Maroc pour CE DIMANCHE !

Fouzia passe au tribunal administratif DEMAIN VENDREDI 22 AOÛT À 10H00 (184 rue Duguesclin -Tram T1 Palais de Justice Mairie du 3ème). SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR LA SOUTENIR !

Exigeons leur libération immédiate !
Préparons-nous à nous mobiliser afin d’imposer leur libération si nécessaire, et leur régularisation !
À bas l’État raciste ! Régularisation de tous les sans-papiers !

Actualisation au 22/08/2014 :

Le recours devant le tribunal administratif a été accepté. Fouzia a été libérée hier ; elle va cependant recevoir une OQTF prochainement. Le combat continue !
Merci à toutes et tous pour votre soutien.

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Formation du RUSF sur les droits des étudiants étrangers le 12 février à Bron !

Ce mercredi 12 février, de 12h30 à 14h00 à l’Amphi Culturel du campus de Bron, le RUSF (Réseau Université Sans Frontières) de Lyon organisera une formation juridique sur le droit des étudiantEs étrangerEs.

L’accent sera mis sur l’obtention des titres de séjour, sur les possibilités de recours à une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) et sur les procédures de changement de statut étudiantE – salariéE.

solidarité sans papiersLe Réseau Université Sans Frontières, par ses permanences et ses mobilisations, soutient les étudiantEs sans-papiers et exige entre autre qu’une carte d’étudiant donne droit à un titre de séjour : étudiantEs étrangerEs, ni sélection ni expulsion.

Que vous soyez ou pas militantE dans une organisation ou une association, étudiantE (étrangerE ou pas), personnel administratif, technique ou enseignantE à l’université, venez nombreuses et nombreux vous renseigner sur ces questions afin de savoir réagir le cas échéant face à ce type de situations.

Contact : rusf69 @riseup.net

Permanence juridique les 1er et 3ème lundis de chaque mois de 17h30 à 19h00 à la Bourse du travail (métro B arrêt place Guichard Bourse du Travail).

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

PS ou UMP rien n’a changé ! RÉGULARISATION de TOUS les SANS-PAPIERS !

Certains pouvaient y croire de bonne foi en glissant leur bulletin dans l’urne ; mais un an après l’arrivée du parti « socialiste » au pouvoir, force est de constater que les politiques racistes, la chasse aux sans-papiers, l’enfermement en centre de rétention et les expulsions se poursuivent. 
A la charge de ce gouvernement, un triste record, celui du nombre d’expulsions: 36 800 en 2012. Le quotidien des sans papiers n’a pas changé : c’est toujours la misère sociale et salariale, l’absence de droits mêmes les plus élémentaires, la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention et de l’expulsion.

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Travailleur français / travailleur étranger : même classe sociale, même lutte ! 

 

« Au noir » pour 5 euros de l’heure, voire moins -quand ils sont payés !- les sans-papiers travaillent da
ns des conditions pourries sans aucune protection sociale et surtout sans possiblité de protester en cas de problème.
Le refus de régulariser les migrants est ainsi une aubaine pour le patronat qui sur-exploite les sans-papiers. Avec cette masse salariée corvéable à merci, sans droits, le patronat fait pression sur l’ensemble des travailleurs et dégrade les conditions de travail. 
Dans un contexte de crise du capitalisme, les discours réactionnaires instrumentalisent le sort des sans-papiers afin de diviser les travailleurs sur des bases ethniques. Sous un discours socialisant, la division des travailleurs entre français et immigrés tend à conserver les intérêts de la bourgeoisie.
 
C’est qu’il est plus facile d’imputer la responsabilité de la crise économique aux étrangers qu’au système capitaliste lui-même. Le nationalisme prétend unir sur un critère de nationalité des classes en lutte aux intérêts contradictoires. Ainsi, au 
prétexte de relancer la croissance française, on nous « invite » à « faire des efforts », c’est à dire à dégrader – avec sourire et motivation – nos conditions de vie. Baisses de salaire, mobilité forcée, temps partiel imposé, réforme des retraites, le seul bénéficiaire, c’est le patronat. Nos intérêts de travailleurs,  français ou étrangers, ne sont pas les mêmes que ceux des patrons français. De gauche comme de droite, le nationalisme est réactionnaire et sert les intérêts des classes dominantes.
 Avec ou sans papiers, nous avons un seul intérêt : l’union pour l’égalité sociale et le renversement du système capitaliste. 
A l’université : stop à la sélection sociale ! 
Ces dernières années les critères d’entrée et de séjour des étudiants étrangers ont é
té considérablement durcis. Conditions de ressources draconiennes pour obtenir un titre de séjour, discriminations dans l’accès aux aides sociales et aux logements du CROUS… La pression de la Préfecture qui menace d’expulsion en cas d’échec aux examens est constante.
Pour étudier en France il faut être riche ou friser l’excellence dans des domaines techniques et scientifiques. Le gouvernement revendique cette sélection sociale : le retrait de la circulaire Guéant n’avait pas d’autre objectif que de permettre aux étudiants des grandes écoles de rester en France leurs études achevées -encourageant ainsi la fuite des cerveaux du Sud vers les pays industrialisés- quand la précarité et les expulsions se sont poursuivies dans le même temps pour la grande masse des étudiants étrangers.
Ne restons pas passifs  face à cette situation intolérable, organisons-
nous  collectivement pour mettre à mal les politiques racistes du  gouvernement. L’aide au cas par cas n’est pas une solution à long  terme, seule la lutte collective et organisée paie !!
 
=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires et désigner « l’étranger » comme responsable de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme ! Liberté de circulation et  régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
A bas l’unité nationale ! Travailleurs de tous les pays, unissons-nous ! 
 

solidarité sans papiers

 


Si tu es en France et rencontre des difficultés pour t’inscrire à la fac
:
 
Les contournements des démarches légales restent possibles mais de plus en plus difficiles et répréhensibles.
N’hésite pas à nous contacter. Il est possible de s’organiser pour de faire pression sur l’administration et ainsi permettre ton inscription. L’an dernier des dizaines de sans papiers ont ainsi pu être inscrits grâce à l’action collective.

Compte rendu critique non-exhaustif du Conseil d’Administration de l’Université Lyon II du 8 Mars

solidarité sans papiersÉtudiant-e-s sans papiers

Ce Vendredi 8 Mars le Réseau Universités Sans Frontières et la Fédération Syndicale Étudiante appelaient à un rassemblement pendant la tenue du Conseil d’Administration pour soutenir la présentation de la motion ci-dessous afin d’obtenir de la Présidence qu’elle soutienne la demande de régularisation des étudiant-e-s sans-papiers et s’engage sur la question.

Motion présentée par le RUSF et la FSE au conseil d’administration de Lyon 2

«Le Réseau Universités Sans Frontières déposera une demande de régularisation collective auprès de la Préfecture pour le mois d’Avril. 

Nous, Conseil d’Administration de l’Université Lumière – Lyon 2 réuni ce vendredi 8 mars apportons notre soutien à la demande de régularisation de ces étudiant-e-s et demandons à la préfecture de répondre favorablement à leur légitime demande.

      Nous ne pouvons plus tolérer que certain-e-s de nos étudiant-e-s vivent dans la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention administrative et de l’expulsion.

      Nous condamnons la politique de criminalisation et d’enfermement des étudiant-e-s sans-papiers.

   Nous refusons de participer à la collaboration forcée avec la préfecture, notre rôle n’est pas de contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s, nous n’acceptons pas de mener cette politique discriminatoire.

       Nous nous élevons contre le durcissement des critères d’attribution du titre de séjour étudiant, et notamment contre l’élévation des conditions de ressources, qui créent une sélection sociale inacceptable.

     Les étudiant-e-s étranger-e-s sont des étudiant-e-s à part entière et doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions d’études que les étudiant-e-s de nationalité française. 

En conséquence nous inviterons les étudiant-e-s, les personnels et les enseignant-e-s de l’Université à se joindre aux prochains rassemblements organisés pour demander la régularisation des étudiant-e-s sans-papiers.»

Finalement seul le paragraphe souligné a été adopté par le Conseil d’Administration ! Une majorité de votes contre l’emportant sur le vote de la motion présentée ! (A noter les oppositions pour les organisations étudiantes de la Confédération étudiante et de GAELIS !)

Il s’agit là de la part de la Présidence d’une bien frileuse prise de position ! Celle-ci ne l’engage en effet strictement en rien et, une fois de plus, elle refuse de s’engager sur des aspects concernant des pouvoirs qu’elle détient effectivement !

Le refus de prendre nettement position en faveur des étudiant-e-s sans-papiers doit donc être interprété comme un tacite cautionnement des politiques discriminatoires de chasse aux sans-papiers !

  • La lutte continue pour la régularisation de tous et toutes les sans-papiers, et ne se gagnera de toute manière pas dans leurs conseils !

Par ailleurs, nous ne pouvons que rendre publiques les pratiques de la présidence qui menace de poursuivre en justice l’élu FSE dans le cas où les prises de position des membres du Conseil seraient rendues publiques !

Contrairement à ce que souhaiterait le président nous ne nous sentons absolument pas tenu à un quelconque « devoir de réserve » ! La seule raison de notre présence dans ces conseils étant de rendre à la vue de tous les informations qui peuvent y être récoltées. 

Se soumettre à un devoir de réserve serait pour nous cautionner, par notre silence ce qui peut se dérouler à l’intérieur des conseils. Si certains n’ont pas le courage d’assumer publiquement les positions qu’ils adoptent dans l’entre soi des conseils nous n’hésiterons pas à les rendre publique afin qu’ils prennent leur responsabilités.

  Les menaces du Président, les ordres donnés aux agents de sécurité d’arracher systématiquement les affiches de la FSE, les convocations de militants au commissariat, sont des tentatives de museler la contestation politique à l’intérieur de l’Université et ne peuvent en aucun cas être acceptées !

    • Nous ne céderons pas face aux menaces de poursuites du Président de l’Université !
    • Nous ne nous tairons pas malgré les tentatives d’intimidation !
    • À la fac comme partout, régularisation de tou-te-s les sans-papiers ! 

Privatisation de l’université

   Lors du même conseil, était entérinée une convention de formation « conseiller clientèle expert » entre la BNP Paribas et l’Université. Ce partenariat prévoit que la fac d’éco dispense une formation commanditée et financée par la BNP. Le contenu pédagogique est ainsi décidé par la BNP et les personnes pouvant bénéficier de cette formation seront proposées par la BNP. 

Il est donc là assez évident qu’il s’agit tout bonnement d’une vente de services, en l’espèce une formation.

Mais à en croire le doyen de la faculté d’économie, il s’agit là d’un « contrat bien négocié » par l’Université (autrement dit, le prix de vente est bénéficiaire).


Bref, la logique de marchandisation du savoir, de privatisation des universités et de soumission du contenu pédagogique des formations semble ici être remplie. 

Et le rôle de l’université est ici très clair : il s’agit de former les petits cadres des banques à prodiguer à leur clientèle fortunée (« conseiller clientèle expert ») les conseils aguerris pour accumuler toujours plus de capital, pour « faire travailler » leur argent. Des prolétaires de tous les coins du globe seront « invités » à être toujours plus productifs – il le faut ! – si on ne veut pas perdre son emploi qui permet déjà si difficilement de boucler les fins de mois, mais finalement, surtout être plus compétitifs pour faire plaisir à ceux qui ont le bonheur d’avoir en banque une épargne qui comme par magie, travaille pour eux..  


En conclusion de ce Conseil d’Administration, l‘université préfère se vendre à la BNP plutôt que de s’engager pour les étudiant-e-s sans-papiers !

Rassemblement vendredi 6 février contre l’expulsion de Luis, étudiant étranger enfermé au Centre de Rétention Administrative

Luis est un étudiant péru­vien actuel­le­ment enfermé au Centre de Rétention Administrative de Lyon Saint-Exupéry depuis plu­sieurs jours. À la suite d’un contrôle effec­tué par des gen­dar­mes dans la rue, ceux-ci lui ont demandé des infor­ma­tions sur son iden­tité et son adresse. Quelques jours plus tard, au petit matin du 31 jan­vier, la gen­dar­me­rie arri­vait en nombre chez lui et l’embar­quait en direc­tion du CRA.

Luis est étudiant en Master 2 à Lyon 1 et vit en France depuis 2008. Il n’a pas pu renou­ve­ler son titre de séjour et avait reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). En consé­quence, il avait ouvert un procès judi­ciaire pour contes­ter cette déci­sion et essayer de rester en tant qu’étudiant le temps de finir son master déjà en cours ; mal­heu­reu­se­ment (et comme dans la majo­rité des cas), la réponse du juge a été néga­tive. Le mardi 5 février, deux de ses der­niè­res deman­des ont été reje­tées par le tri­bu­nal de grande ins­tance puis par le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif.

Chaque année, comme Luis, de nom­breux/euses étudiant-e-s sont enfermé-e-s puis expulsé-e-s avant la fin même de leurs études, les empê­chant ainsi de suivre la sco­la­rité qu’ils sou­hai­tent et de res­pec­ter leurs choix de vie.

C’est pour cette raison que le Réseau Universitaire Sans Frontière orga­nise un ras­sem­ble­ment de sou­tien le ven­dredi 8 février à 17h30 devant la pré­fec­ture rue Dunoir pour exiger la libé­ra­tion et la régu­la­ri­sa­tion de Luis.

RUSF69 :
Permanence juridique les 1er et 3e lundis de chaque mois de 17h 30 à 19h à la Bourse du travail, métro Guichard. rusf69@riseup.net http://rusf.org Tél. à tout moment : 06 13 42 40 07

Arrêt immédiat de la discrimination faîtes aux étudiant-e-s étranger-e-s !!

Les politiques anti-migratoires et xénophobes du gouvernement socialiste sont bien les mêmes que
celles du gouvernement précédent. Cette rentrée universitaire n’est pas différente des précédentes : des
étudiant-e-s étranger-e-s, accepté-e-s dans des formations universitaires en France, se voient refuser leurs visas par des consulats français -au pouvoir très arbitraire et qui se préoccupent peu des lois- sans que ces refus ne soient justifiés, gonflant ainsi toujours un peu plus la sélection à l’entrée sur le territoire français.
Ces problèmes ne sont en rien isolés (Guinée, Gabon, Iran…) : leur prolifération s’apparente à une
directive claire de la part du gouvernement. Si ces cas sont parfois (rarement) réglés individuellement,
faut-il se résoudre à ce que la porte des universités reste close pour la majorité des étudiant-e-s étranger-e-s en laissant une porte entrouverte à coups de passe-droits, de réseaux et de « pistons  » pour des cas isolés?
Nous pensons que non.
Rappelons que ces étudiant-e-s sont, comme l’ensemble des demandeurs/euses de visa, confronté-e-
s à des conditions d’accueil inacceptables : rendez-vous différés, exigences inédites, frais administratif
hors de prix (350€ pour un timbre), que le visa soit accordé ou non, difficultés pour avoir un logement…

 
Étudier est un droit !! Liberté totale de circulation et d’installation !!

 
La Fédération SUD Étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante (FSE) exigent dans l’immédiat :
– une gestion transparente des attributions de visas (suppression des conditions de faits discrétionnaires)
et la gratuité des démarches administratives ;
– l’abandon des pratiques honteuses et humiliantes dans l’accueil des demandeurs et demandeuses :
serveurs vocaux incompréhensibles, payants et sous-traités, remarques xénophobes et/ou racistes ;
– le respect de la loi du 5 avril 2011 : obligation pour le Consul d’expliquer pourquoi il refuse un Visa,
afin que l’étudiant-e concerné-e puisse comprendre et éventuellement refaire une demande mieux

Pour une université publique, laïque, gratuite, critique et ouverte à tou-te-s !!

 

Contre la circulaire Guéant, liberté d’étudier, de circuler, abrogation de toutes les lois racistes !

Dernièrement, la circulaire Guéant est venue renforcer l’arsenal juridique d’« immigration choisie » et de racisme d’État.

Depuis la loi CESEDA de 2006 (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), un-e étudiant-e étranger-ère diplômé-e d’un niveau Master 2 ou équivalent, peut obtenir une APS (Autorisation Provisoire de Séjour) de 6 mois. Durant cette période, il/elle devra trouver un emploi ou une promesse d’embauche, couplé à un soutien écrit de l’Université (directeur/directrice de composante ou Présidence), favorisant ainsi des rapports clientéliste. Si ces conditions sont remplies, la préfecture accorde -ou non- un visa permettant de travailler légalement le temps du premier contrat. Depuis 2006, les ressortissant-e-s des pays n’ayant pas d’accords particuliers de « gestion concertée des flux migratoires » ont moins de possibilités d’y accéder que les autres.

La circulaire Guéant accentue le nombre de critères permettant la délivrance de ces visas.
Elle développe certaines conditions à caractère nationalistes comme la « connaissance approfondie du pays, d’une civilisation, d’une langue ou d’une culture étrangère ». Les autres critères d’attribution sont basés sur des critères d’excellence, de compétitivité et de profits. Afin que les universités paraissent « attractives » via une insertion professionnelle de haut niveau et que les entreprises qui embauchent renforcent leur taux de profits, seule une toute petite minorité d’étudiant-e-s étranger-e-s ayant eu un « parcours d’excellence », « bénéficieront » de l’autorisation légale de rester sur le territoire. Les autres sont condamné-e-s à renforcer le travail au noir et à être la cible des rafles de la Gestapo républicaine. Claude Guéant cherche sans doute des solutions pour atteindre son quota de 35 000 expulsions d’êtres humains du territoire métropolitain pour l’année 2012 !!

Cette nouvelle circulaire s’inscrit dans le cadre d’une politique xénophobe en constante augmentation ces dernières années, qui touche les immigré-e-s en France, et que les étudiant-e-s étrangers-ères subissent de plein fouet (quand ils/elles peuvent accéder à l’Enseignement Supérieur français) :
–Difficulté accrue pour obtenir et se faire renouveler un visa étudiant
–Préférence nationale restreignant l’accès aux chambres Universitaires et aux bourses sur critères sociaux.
–Expulsions de chambres universitaires si les papiers expirent, etc…

Régularisation immédiate de tou-te-s les sans-papiers !!
Abrogation de toutes les lois et circulaires racistes !!
Liberté de circulation et d’installation !!
Liberté d’étudier !!

Contre les rafles de Roms organisées par l’État français, restons vigilants et solidaires !

Ce Mercredi 31 août et ce Mardi 1er septembre, plusieurs expulsions massives de campements Roms ont été organisées par la police.
Le 31, les CRS ont fait irruption dans le campement de Saint-Denis, où vivent 150 personnes. À grand renfort de gaz lacrymogènes, ils expulsent les familles et démantèlent les baraques. Puis, sous la contrainte, les expulsé-e-s sont emmené-e-s par petits groupes sous garde policière jusqu’à la gare RER, où une rame spéciale est finalement affrétée par la RATP pour que la police organise un convoi d’acheminement spécial pour une centaine de Roms et leurs gardiens en uniformes, pour les déporter hors de l’agglomération.

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Mobilisons nous contre l’expulsion de Najla !

Najla est une étudiante marocaine qui vit en France depuis maintenant 5
ans où elle prépare sa deuxième année de sciences économiques et de
gestion à l’Université Lumière Lyon 2.
Il y a 3 mois, elle recevait de la préfecture une Obligation de Quitter de
le Territoire Français, décision pour laquelle elle fait appel mais qui
fut de nouveau confirmée par la justice française puis par le préfet.
C’est le 21 juin vers midi, alors qu’elle se rendait à son travail,
qu’elle a été arrêté par deux policiers en civil pour être envoyée
immédiatement au Centre de Rétention Administratif de Saint-Exupéry.
Aujourd’hui 23 juin, c’est le tribunal administratif qui confirme son
expulsion et donne 15 jours maximum à la préfecture pour la réaliser.

La FSE-Lyon dénonce cette situation inacceptable et exige l’arrêt de la
procédure d’expulsion à l’égard de Najla, sa libération
et sa régularisation.

La FSE-Lyon se bat pour que chaque carte étudiante équivaille à un titre
de séjour et exige la régularisation de tout-te-s les sans papier-e-s
ainsi que le droit à la liberté de circulation pour tou-te-s quelque soit
leurs situations.

Arrestation d’un père de famille « sans-papiers » : un homme et sa famille en détresse.

Nouredine BOUZIDI, un père de famille âgé d’une trentaine d’année a été arrêté sur son lieu de travail mardi dans l’après-midi au motif qu’il se trouvait en situation « irrégulière ». Son titre de séjour sur le territoire français n’est plus valable.
Nouredine est arrivé en France en 2008 avec sa femme Soraya. Tous deux originaires d’Algérie, Nouredine a fuit les services de police algériens pour lesquels il travaillait , il a trouvé une fois en France un emploi dans un cybercafé, et Soraya a repris ses études de Droit à l’Université Lyon II.

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Pique-nique en soutien à Guilherme – dimanche 20 juin

Guilherme Hauka-Azanga, père de famille angolais est menacé d’expulsion imminente vers un pays où sa vie est en danger en raison de ses combats pour la défense de la minorité ethnique à laquelle il appartient.

Monsieur Hauka-Azanga a en effet quitté son pays en 2002 après avoir échappé au massacre de tout son village, auquel sa mère et sa fratrie ont succombé. Ne pouvait emmener sa compagne et leurs cinq enfants hors du pays, il les a confiés à une autorité religieuse, alors qu’il choisissait comme terre d’asile la France, où il espérait pouvoir faire venir sa famille.

En 2004, sa compagne angolaise a été tuée par balle et ses deux plus jeunes enfants ont disparu. Les trois aînés, dont l’un déjà majeur et le deuxième qui le sera dans moins d’un an, vivent aujourd’hui au Congo, au sein d’une famille d’accueil catholique. Monsieur Hauka-azanga est en contact régulier avec eux et leur envoie régulièrement un mandat.

Il vit depuis cinq ans avec Madame Maweté avec qui il a deux enfants, Gaël trois ans, et Dorcas quinze mois, et dont il élève aussi les deux filles aînées.

N’ayant pu présenter à temps les documents nécessaires, ses demandes d’asile et ses recours ont été rejetés, et les autoritées ont à plusieurs reprises essayé de l’expulser.

Les péripéties des ces expulsions jusqu’à maintenant échouées grâce aux soutiens et à la solidarité dont bénéficie Guilherme Hauka-Azanga.

Ce que nous demandons, toutes et tous, c’est le simple respect de la Charte internationale des droits de l’enfant ratifiée par la France en 1990. Les deux enfants de Guilherme Hauka-Azanga sont nés en France, où ils vivent légalement avec leur mère : n’arrachez pas leur père à ces deux enfants !

Guilherme Hauka-Azanga satisfait aux conditions du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : régularisez Guilherme Hauka-Azanga et laissons enfin cette famille vivre en paix !

PIQUE NIQUE de la FETE DES PERES – En soutien à Guilherme Hauka-Azanga. RDV Dimanche 20 Juin à 12h sur les berges du rhône, prairie quai Augagneur, entre les ponts de la guillotière et Wilson.

Voir le site du collectif de soutien à Guilherme

Communiqué sur la régularisation de Manale

La FSE-Lyon se félicite de la régularisation de Manale, étudiante en 1ère année de socio-infocom à Lyon II. Cette régularisation a été appuyée par le travail de la FSE, en commun avec les organisations comme RUSF.

La FSE-Lyon, après avoir obtenu de la part de l’administration et de la présidence de Lyon II leur soutien, avait fait signer une pétition sur papier comme sur internet pour appuyer sa demande de régularisation. Cette pétition qui à recueilli plus d’un millier de signatures, notamment celles de plusieurs organisations politiques, devait être remise au tribunal administratif lorsque la décision de la préfecture aurait été attaquée. Cela n’a pas été nécessaire.

En effet, ce mardi 9 Mars 2010, la préfecture à fait savoir par courrier qu’elle annulait son ordre de quitter le territoire. C’est incontestablement une victoire.

La question des régularisations est une des plus brûlantes de l’actualité, elle est une lutte essentielle de la FSE-Lyon, syndicat de classe, considérant que les étudiants en situation irrégulière sont la part la plus vulnérable du monde universitaire. C’est en sortant de l’isolement, par le travail des organisations de lutte, que les victoires se gagnent.

Dans l’université comme en dehors, la politique du gouvernement, au service des intérêts de la bourgeoisie, est une politique de répression à l’encontre des classes populaires, tentant de fracturer la solidarité de classe entre les travailleurs, qu’ils soient en formation comme à l’université, ou en activité.

La crise du capitalisme et de l’impérialisme français accentue cette politique, tant il est nécessaire pour la bourgeoisie de liquider tous les liens d’union de classe, pour maintenir son ordre.

La FSE-Lyon réclame plus que jamais la régularisation de tous les sans-papiers et la valeur d’une carte d’étudiant = une carte de séjour.

C’est en renforçant les organisations de lutte que les victoires seront plus nombreuses et plus grandes.