Loi Macron, loi des patrons !

La loi Macron est un ensemble de mesures qui vise à déréglementer de nombreuses règles relatives au commerce, au droit des sociétés, au droit du travail, du transport, des professions réglementées (avocats, notaires, etc.). Elle prévoit également plusieurs privatisations et autorise le gouvernement à simplifier par ordonnance les procédures d’autorisation et d’enquête publique pour les projets de construction ayant une incidence environnementale… Elle se décline autour de trois « chapitres » : « Libérer l’activité », « Investir », « Travailler ». Il est donc impossible en quelques lignes d’en faire une lecture critique exhaustive. Nous nous limitons pour notre part à relever les principales conséquences de cette loi en matière de droit du travail dans le tract téléchargeable en bas de cette page.

Certaines dispositions prévues dans l’avant-projet de loi ont disparu du projet de loi présenté le 10 décembre 2014 en Conseil des ministres, notamment la réforme de la médecine du travail, qui sera incluse dans une loi sur la santé au printemps.

Enfin, cette loi ne peut se comprendre sans son pendant « dialogue social » en cours, le gouvernement ayant « invité » les partenaires sociaux à négocier sur les institutions représentatives du personnel dans les entreprises, la négociation devant s’achever en janvier 2015. Au menu de cette négociation contrainte : la disparition des délégués du personnel et du comité d’entreprise au profit d’un Conseil d’entreprise, la suppression des CHSCT au profit d’une simple commission hygiène-sécurité, la « simplification » des négociations et consultations des représentants du personnel…

Plus que jamais, il est nécessaire de se mobiliser pour défendre le droit du travail !

Télécharger et lire le tract :

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Assemblée générale des personnels mercredi 10 septembre à 16h00 !

Nous relayons le tract de SUD Education Ain Rhône Loire :

Enseignants-vacataires :

Mépris de l’administration,

précarité grandissante

STOP !

 

Les lois d’autonomie des universités (LRU et Fioraso) s’articulent à la politique de rigueur budgétaire déjà bien en place dans l’Enseignement supérieur et l’État exige des universités qu’elles en fassent plus avec des moyens constants ou en baisse. Résultat, la précarité se généralise et c’est le personnel vacataire qu’il soit administratif, technique ou enseignant qui en fait en premier les frais. L’État confirme jour après jour son statut de plus mauvais employeur de France.


Face à la dégradation des conditions d’emploi et de travail, les universités se mobilisent. Ainsi, à Tours, Caen, Bordeaux ou Paris, des personnels non titulaires (doctorants-vacataires, contractuels, docteurs non titularisés, agents administratifs…) se sont organisés en collectif pour faire entendre leurs voix auprès de leur présidence et du ministère. En effet, ces catégories de personnels constatent l’extrême précarité de leur situation, renforcée par la mise en place précipitée et forcée des Communautés Universitaires et d’Établissements.


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon


Le cas des personnels enseignants non titulaires

 

Afin de pallier le manque de personnel enseignant engendré par la politique d’austérité budgétaire, les universités ont recours massivement aux vacataires. Dans le cas de l’université Lyon II, les vacataires sont souvent des doctorants non financés ou des docteurs non titularisés. Ainsi, dans le département de science politique, des cours entiers sont assurés par des vacataires (CM et TD).

Se faire accepter par l’Université au statut de vacataire est un vrai parcours du combattant : Il faut être inscrit en doctorat, sans quoi le contrat de travail ne peut être émis. Mais les inscriptions ne sont ouvertes qu’au 1er octobre dans certaines disciplines. Par ailleurs, faut-il rappeler que la diminution du nombre de financements de thèse implique que les vacations sont la principale source de revenu pour beaucoup d’entre nous ? Comment payer alors des frais d’inscriptions de plus de 600 euros si nous ne sommes pas rémunérés au préalable ? C’est le serpent qui se mord la queue avec pour conséquence la précarité qui devient la norme. Ces frais d’inscription exorbitants pour ceux d’entre nous qui ne sont pas financés amènent à reverser une partie de notre salaire net à notre employeur : l’université.
Sur un salaire net de 705 euros pour un TD de 21h, que reste-t-il pour vivre lorsque nous reversons environ 600 euros en frais d’inscription à notre employeur ?


Une fois acquis et quel que soit le statut, doctorant-e-s ou docteur-e-s, les contrats de vacations sont bien souvent flous et façonnés dans le but d’exonérer les universités de cotisations sociales. Nous sommes ainsi limités à un volume horaire de 96 heures/an afin que l’université ne soit pas considérée comme notre employeur principal. Si nous désirons effectuer plus d’heures, nous devons nous déclarer en auto entrepreneur (ce qui est en réalité également très compliqué) ou justifier une activité professionnelle principale d’au moins 900 heures/an ce qui est bien évidemment incompatible avec la réalisation d’une thèse. Ces restrictions administratives nous conduisent donc parfois à travailler au noir (en demandant à d’autres vacataires ou titulaires de déclarer nos heures). Nous signons le plus souvent notre contrat de travail plusieurs mois après avoir débuté les cours. Qu’en est-il de notre responsabilité civile vis-à-vis des étudiants durant cette période ? Quant à notre salaire, il est versé au mieux trois mois après les heures effectuées, parfois plus, ce qui accentue notre situation de précarité financière et peut éventuellement nous mettre en situation de porte à faux vis-à-vis de Pôle Emploi lorsque l’on touche les allocations chômage, entraînant parfois la suspension du versement des indemnités.


Être payé à l’heure de cours signifie que l’ensemble des tâches annexes nécessaires à l’activité d’enseignement (préparation des cours, réunions d’équipes, surveillance des partiels, correction des copies, suivi des étudiants…) équivaut à du travail gratuit.


Face à cette situation toujours plus catastrophique nous demandons :

• la gratuité de l’inscription pour les doctorants employés par l’université, quel que soit leur statut
• un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative
• le paiement mensualisé dans le mois qui suit les heures effectuées
• la précision dans le contrat de travail du délai des rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées
• le paiement des surveillances de partiels
• l’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire
• un engagement ferme sur la tenue des TDs au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre,
• l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF
• la limitation à 30 étudiant-e-s par TD
• le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon
• le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport
• la simplification de la procédure d’inscription en doctorat
• une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes


Appel à la mobilisation

 

Un certain nombre d’entre nous s’est organisé l’année dernière en collectif au sein du syndicat Sud Education afin de faire remonter ces revendications à la présidence et à la DRH de l’université Lyon II. Malheureusement, ces derniers ont ignoré nos demandes répétées de dialogue (trois demandes de rendez-vous ont été envoyées par mail en juin) révélant leur mépris face à notre démarche. Ce manque de considération nous révolte d’autant plus que nous avons la charge de la majeure partie des heures d’enseignement.

À l’heure de la rentrée universitaire et de la mise en application de la CUE, nous considérons donc qu’il est urgent que nous nous organisions plus massivement pour faire entendre notre voix auprès de la présidence. La précarité des conditions d’emploi et de travail est intolérable dans l’Enseignement supérieur comme ailleurs !


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon

(la salle sera indiquée à l’entrée)


Contact : sudlyon2@sud-arl.org

 

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir

Massacre des mineurs de Marikana (Afrique du Sud) : le capitalisme en crise ne recule devant rien pour défendre ses intérêts !

massacre mineursLe massacre sanglant, le 16 août dernier, de 36 mineurs grévistes de la mine d’étain de Lonmin (Marikana), tués par la police, est venu rappeler, un mois après la « journée internationale Mandela », placée sous le signe de « la paix, la réconciliation et la liberté », que l’abolition de l’apartheid n’a pas réglé les problèmes fondamentaux des couches pauvres et du prolétariat noir d’Afrique du Sud. Si des patrons, des politiciens et certains bureaucrates syndicaux noirs ont pu partager quelques miettes du gâteau, les gouvernements successifs de l’ANC, auxquels participe le Parti « communiste » sud-africain, n’ont pas remis en cause l’exploitation capitaliste, ni même la domination de la bourgeoisie blanche sur l’économie.

La mine de Lonmin, qui appartient à une compagnie anglaise, le gouvernement, et notamment les bureaucrates syndicaux de la COSATU qui participent à ce gouvernement et ont appelé à l’intervention policière contre la grève, partagent la responsabilité du massacre, de la répression préméditée des grévistes.

Non contents de l’atrocité et de la lâcheté du massacre, la compagnie Lonmin et l’état sud-africain s’appuient en effet sur lui pour briser la grève, faire plier les travailleurs/ses. Ainsi, ce n’est pas moins de 270 mineurs qui ont été arrêtés sur les lieux du massacre, enfermés et accusés d’en être responsables, en vertu d’une loi de « responsabilité collective » qui date de l’apartheid et qui servait à semer la terreur contre la population noire. Le sang n’était pas séché que l’entreprise avançait son chantage sinistre : la reprise du travail ou le licenciement de tous les grévistes !

Mais les travailleurs/ses n’ont pas cédé, et la grève s’est au contraire étendue à d’autres mines, à d’autres secteurs, ce qui a poussé le gouvernement à relâcher les grévistes. Nous devons les soutenir par des actions de solidarité, jusqu’à ce que les assassins – et donc les commanditaires – soient punis ; jusqu’à ce que toutes les poursuites soient abandonnées ; jusqu’à ce que les revendications des mineurs soient satisfaites !

Ces crimes ne sont pas simplement liés aux particularités de la situation en Afrique du Sud. Ils portent le sceau de la société capitaliste elle-même, de sa crise qui la pousse à tout pour défendre bec et ongle son économie, son taux de profit. Ils ont lieu aujourd’hui là-bas, et demain ils auront lieu ailleurs. Ils prouvent qu’au même titre que les états ouvertement oppressifs, les états qui se prétendent démocratiques, et quelques soient les partis qui composent le gouvernement, n’hésitent pas à employer la force armée contre les travailleurs/ses en lutte, dès lors qu’ils n’arrivent pas à contenir leur révolte par les méthodes de la « négociation sociale ».

Nous devons dénoncer ces crimes non seulement parce qu’ils sont insupportables, mais aussi parce que nous avons besoin de renforcer notre solidarité de classe au plan international, pour renverser demain une société qui produit périodiquement, et inévitablement, de tels massacres.

Nous appelons la population, les organisations associatives, syndicales, politiques attachées à la défense des intérêts de notre classe à se joindre à notre appel, à notre action.

Manifestons notre solidarité ! Rassemblement à Lyon : Samedi 8 Septembre, 15 H Place du Pont (Métro Guillotière)

Premiers signataires : Union pour le communisme, Initiative communiste-ouvrière, Fédération syndicale étudiante Lyon, Comité communiste internationaliste (trotskiste), Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste-ouvrier d’Iran, Marxistes révolutionnaires (Maroc)

Communiqué commun SUD Étudiant – CGT Crous – FSE : LE PROJET CROUS 2020 : on privatise, on précarise, on sélectionne…

Ce projet CROUS 2020, adopté au CNOUS en janvier 2012,est un texte qui vise à définir la politique et la gestion des CROUS pour la prochaine décennie ; il a pour objectif d’accentuer la « décentralisation », c’est-à-dire renforcer leur mise en compétition, passant par une  » autonomie renforcée  » des CROUS, dans le même esprit que la loi LRU. Une fois de plus, le gouvernement s’attaque au service public en lui imposant les normes managériales propres au secteur privé et capitalistes : recherche accrue de rentabilité au dépend des étudiant-e-s et des personnels, mise en concurrence, logique de « marketing », caporalisation des rapports hiérarchiques, plus de poly-compétences pour les personnels…

Dans cette nouvelle configuration, nous nous attendons à une fatale augmentation des prix, une dégradation des conditions de travail, une privatisation du logement, une externalisation des postes et la poursuite des coupes budgétaires. Finalement, toutes les étapes nécessaires à une privatisation partielle ou totale des Crous dans les années à venir !!

Ce projet CROUS 2020 intervient dans un contexte de misère et de surveillance généralisée. En effet, le CROUS actuel n’est déjà pas en mesure de remplir ses missions, que ce soient en termes de logement, de restauration et de bourses, mais réussi étrangement à mettre en place un système de contrôle des employé-e-s et des étudiant-e-s.

Outre la qualité, c’est aussi la quantité insuffisante de logements disponibles ainsi que les critères profondément discriminants (quotas, préférence nationale, résultats scolaires…) que nous déplorons. La multiplication des partenariats avec les « bailleurs sociaux » est inquiétante, livrant ainsi des logements dits sociaux aux spéculateurs. Une très grande majorité d’étudiant-e-s n’ont que le choix de rester chez leurs parents ou de payer le prix fort du loyer dans le logement privé que le gouvernement privilégie manifestement (fond de paiement des cautions).

Les restos-U non seulement ne sont pas épargnés par la hausse des prix mais se trouvent directement vampirisés par les banques (Crédit Agricole, CIC…) qui imposent peu à peu l’usage de la carte monéo qui avait pourtant connu un véritable flop ! En plus d’offrir une commission aux banquiers sur chaque transaction, cette carte monéo transforme le CROUS et l’université en appareils de contrôle (suivi permanent des opérations, flicage des personnels et de leur productivité, « carte d’identité étudiante » donnant accès aux emprunts de livres, photocopies, médecine universitaire, vote aux élections étudiantes, infos personnelles…).

Moins d’un-e étudiant-e sur quatre bénéficie des aides financières (500 000 sur 2,3 millions), les étudiant-e-s étranger-ères y ont difficilement accès (notamment pour ceux hors-UE) et, dans le contexte de crise sociale actuelle, ce système est largement insuffisant, injuste, et se dégrade. En effet, les critères d’attribution n’ont pas finis de se durcir allant jusqu’à indexer les bourses sur la « réussite » scolaire et l’assiduité conformément à l’esprit de compétition et de sélection sociale qui s’impose à l’université. On remarque que le système est tout simplement défaillant : les retards (parfois sur plusieurs mois !) dans le versement des bourses est dangereusement devenu habituel. On remarque l’explosion spectaculaire (+20%) des demandes au FNAU (Fond National d’Aide d’Urgence) en 2011 alors que le budget de ce fond n’a lui pas été augmenté d’un pouce jusqu’à aujourd’hui et que le 10ème mois de bourse négocié par l’UNEF est encore compromis.

La précarité s’aggrave dans des proportions inédites mais le gouvernement préfère soumettre les CROUS à la loi du profit au lieu d’améliorer les conditions et les moyens des travailleurs du CROUS. Celui-ci n’est alors pas en mesure de remplir les missions de service public nécessaires pour garantir l’égalité d’accès aux études supérieures. En effet, un-e étudiant-e sur 2 est officiellement salarié-e, mais en comptant le travail au noir et le salariat saisonnier, on passe à 75% minimum d’étudiant-e-s salarié-e-s. Un-e étudiant-e qui doit continuellement jongler avec cours, travail et révisions n’en est plus un-e et le taux d’échec parmi les étudiant-e-s salarié-e-s est deux fois plus élevés que chez les non salarié-e-s (source : OVE). Ces faits démontrent incontestablement l’exacerbation de la précarité et de la sélection sociale que nous dénonçons.

C’est dans nos luttes qu’il faudra porter notre volonté d’une autre répartition des richesses, plus juste et égalitaire !!

Les fédérations syndicales de la CGT CROUS, de la FSE et de SUD étudiant revendiquent de concert :

– Réengagement réel de l’Etat dans l’Enseignement Supérieur, la Recherche et les CROUS.

– Renforcement du service public des CROUS avec l’ajout de nouvelles compétences dévolues aujourd’hui aux universités: culture, sports…

– Gestion démocratique des CROUS: un CA avec uniquement des personnels et des étudiant-e-s.

L’assurance d’un 10ème mois de bourses et l’arrêt des coupes budgétaires pour les aides sociales.

– Augmentation en nombre et en montant des bourses sur critères sociaux, versées de manière régulière, sur 12 mois, avant d’instaurer un salaire socialisé ou une garantie sociale étudiante pour les étudiants se déclarant fiscalement indépendant de leurs parents, financée par les cotisations sociales.

– La suppression des critères discriminatoires socialement.

– La construction massive de logements publics de qualité (espace, normes environnementales…).

– La rénovation et des résidences universitaires sans hausse des loyers

– La réquisition des logements vides

– La gestion des résidences « sous contrat » directement par le CROUS

– La rupture de tous les partenariats public-privé du CROUS

– La baisse significative des loyers

                       

Processus de fusion SUD – FSE De nouvelles échéances dans le syndicalisme de lutte étudiant

Communiqué de presse

Le 18 février 2012

Le week-end des 11 et 12 février s’est tenue à Poitiers une nouvelle rencontre commune entre la fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Etudiante.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus de fusion entre les deux fédérations pour aboutir à une nouvelle organisation syndicale étudiante de lutte. Les discussions de ce week-end ont permis d’avancer sur les points faisant débat entre les deux organisations, tels que la relation à l’interprofessionnel et aux autres organisations, le rapport aux élections universitaires, ou encore les structurations fédérales respectives.

Elles ont également permis de lancer des travaux communs, tels que la préparation de l’échéance du 17 mars, manifestation contre le racisme et le colonialisme dans le cadre de la lutte pour les droits des étudiant-e-s étranger-e-s, lutte dans laquelle les deux fédérations sont fortement engagées, portant les mots d’ordre d’abrogation des lois racistes et xénophobes et du CESEDA, de régularisation de tou- te-s les sans-papiers, et de la revendication « une carte d’étudiant = un titre de séjour ». Nous comptons également contester aux côtés de la CGT-Crous le nouveau projet Crous 2020 qui propose l’application d’une partie du rapport Lambert, étape décisive dans la privatisation partielle ou totale future des Crous. Ce projet a pour but de renforcer la mise en compétition et la décentralisation des Crous, a qui l’on demande toujours plus de resserrer les budgets et de créer des profits, notamment en se tournant vers des « prestations » en direction du monde non étudiant, en défaveur des personnels et des services originellement sociaux et non marchand des Crous.

L’unification du syndicalisme étudiant de lutte est une urgence dans le contexte actuel de multiplication des attaques contre les droits étudiants, notamment pour les plus précaires d’entre eux/elles, contre la casse des services publics et du droit du travail. Sans illusions sur un hypothétique changement de politique via les élections, SUD étudiant et la Fédération Syndicale Etudiante cherchent à construire dès aujourd’hui une internationale des syndicats étudiants de lutte, et le plus vite possible un rapport de force capable de mettre à mal les politiques gouvernementales antisociales. Les discussions se poursuivront sur les modalités de la fusion entre les deux fédérations en mars et avril, pour un éventuel congrès de fusion en juin 2012.

Grève de l’éducation le 27 Septembre et grève interprofessionnelle le 11 Octobre : Contre la casse du service public et les politiques d’austérité, seule la lutte collective paye !

Le 27 Septembre 2011, les organisations syndicales de l’éducation appellent à une journée de grève contre les politiques qui mettent à mal l’éducation, de la maternelle à l’université. Suppression massive de postes, précarisation des personnels, casse de la formation des enseignant-e-s, renforcement des méthodes managériales, soumission des services et des contenus éducatifs aux intérêts privés, répression contre celles et ceux qui luttent contre ces politiques et contre les méthodes de fichage et de sélection, qui y sont associées: les raisons de se mobiliser sont nombreuses !

À l’université, ces politiques se concrétisent par des enseignements et des conditions d’études dégradés, augmentant d’année en année l’échec des plus précaires et la sélection sociale. À la suite de la réforme LRU, les lois, décrets et conventions qui viennent entériner cette situation se succèdent. Convention CPU-Medef, Loi Adnot, et dernièrement le nouvel arrêté concernant la licence.

En ce qui ce qui concerne cette réforme de la licence dont l’entrée en application est prévue à la rentrée 2012, la Fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante dénoncent l’augmentation du nombre d’heures d’enseignement, la généralisation du contrôle continu, la régionalisation des formations, et l’accélération de la « professionnalisation » par la soumission des diplômes et des enseignements aux exigences du patronat, comme l’illustrent la généralisation des stages obligatoires sous payés ou non payés, la mise en place de « référentiels de compétences » aux détriments des contenus disciplinaires ou encore la place toujours plus importante donnée aux « représentants du monde socioprofessionnels », qui seront désormais associés à la conception des formations et pourront participer aux enseignements !

Nous appelons à la mobilisation pour le retrait de la réforme de la licence, ainsi que l’abrogation de toutes les lois visant a la privatisation ou a la libéralisation de l’université et des Crous, et exigeons une réengagement massif de l’État pour un service public de l’enseignement gratuit et de qualité de la maternelle à l’université !

La cure d’austérité imposée aujourd’hui par le patronat et le gouvernement qui concerne aujourd’hui l’ensemble du service public : privatisation partielle ou totale de La Poste, du rail, de la justice, de l’hôpital et de la santé, casse du système de retraite par répartition et allongement du temps de travail, etc. Cette offensive libérale et capitaliste est globale et concerne également le secteur privé, où l’austérité salariale et où la violence managériale se trouvent facilitées par les attaques contre le code du travail et le chômage de masse entretenu par la patronat, très utile pour rendre difficile toute action collective de lutte revendiquant de meilleures conditions de travail et de nouveaux acquis sociaux.

Et l’austérité est mondialisée : les luttes internationales contre la misère et la précarité organisée imposée par la dette et la rigueur se multiplient, chez les étudiant-e-s et chez les travailleur-euse-s : Chili, Espagne, Portugal, Grèce, Angleterre, Israël, etc. Dans la lignée des révoltes populaires du Maghreb et du Machrek, se développe aujourd’hui une vaste contestation populaire contre la dette odieuse, contre les politiques d’austérités, et pour le partage des richesses et la justice sociale !

En France, le 11 Octobre, une mobilisation interprofessionnelle avec manifestation est organisée pour défendre les salaires et les services publics, contre l’austérité. Ce ne seront pas les rassemblements ponctuels qui pourront mettre un coup d’arrêt a ces politiques: nous appelons à une convergence des luttes intersectorielle et la mise en place d’une grève générale massive et reconductible. C‘est aujourd’hui qu’il faut mettre en place les moyens d’actions appropriés (assemblées générales, blocage économique etc.) pour que le mouvement social puisse reprendre la main !

Contre la réforme de la licence, contre la casse du service public et la régression sociale, toutes et tous en grève et en manifestation le 27 Septembre et le 11 Octobre, pour la défense d’un enseignement public de qualité, pour le partage des richesses et la justice sociale !

Faisons de ces journées les premiers jalons d’un fort mouvement populaire!  

Contre la nouvelle Licence, SUD Étudiant et la FSE appellent à la mobilisation dès la rentrée !

Paru au Journal Officiel le 11 août 2011, l’arrêté Licence dont l’application commencera à la rentrée 2012 s’inscrit directement dans la continuité des réformes de ces dernières années mises en place au niveau européen : assujettir l’université aux intérêts du patronat.
La Fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Etudiante dénoncent l’augmentation du nombre d’heures d’enseignement, la généralisation du contrôle continu, la régionalisation des formations, et l’accélération de la « professionnalisation » par la soumission des diplômes aux exigences du patronat.
En effet, la hausse du nombre d’heures d’enseignement par étudiant-e (1500 heures sur 3 ans), sans augmentation de postes, va pousser à des fusions de filières (processus favorisé par la mise en place des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur) et/ou à des TD surchargés. Les enseignant-e-s comme les personnel-le-s BIATOSS, toujours confronté-e-s à une pénurie de postes, vont voir leur charge de travail encore augmenter, et de nouveaux contrats précaires verront le jour. Couplée à la généralisation du contrôle continu comme contrôle de connaissances prioritaire sur les 3 années du diplôme, ces mesures vont limiter un peu plus l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite aux examens des enfants des classes populaires, qui se salarient durant leurs études (plus d’un-e étudiant-e sur deux). La précarité étudiante (et son corollaire, le salariat étudiant) est la première cause de l’échec universitaire (taux de réussite divisé par deux) !
La réforme aggrave encore l’asservissement du monde universitaire au monde de l’entreprise («la professionnalisation ») en diminuant l’enseignement des connaissances fondamentales liées à une discipline au profit des fameuses « compétences » professionnelles. Les stages en entreprises peuvent devenir obligatoires en fonction des filières. Ces derniers, sous payés ou non payés, ne servent qu’à fournir une main-d’œuvre bon marché au patronat, et ne permettent en rien aux étudiant-e-s de « trouver un emploi », dans une économie qui n’en crée pas ! De plus, les « représentants du monde socioprofessionnels » seront désormais associés à la conception des formations et pourront participer aux enseignements ! Cela conduira à adapter les formations aux besoins du bassin d’emploi local et à démanteler le cadrage national des diplômes.
La mise en place d’un « référentiel de compétences », centré sur des compétences managériales et non les connaissances disciplinaires, et basé sur l’évaluation des formations (et donc des enseignant-e-s), va dévaluer de manière intolérable le contenu disciplinaire du diplôme.
N’oublions pas que l’objectif du gouvernement est de créer une dizaine de Pôles universitaires d’« excellence » (les PRES), et de cantonner le reste des universités à des Licences ultra professionnalisantes et coupées de toute possibilité de recherches fondamentales dans des PUP (Pôles universitaires de proximité), ce qui renforcera encore davantage l’inégalité entre les universités.
Les organisations étudiantes présentes au CNESER, qui ont voté pour ce texte au prétexte des quelques avancées sur les modalités de contrôle de connaissances concédées par le gouvernement, portent une lourde responsabilité dans la dévalorisation de la Licence.
C’est pourquoi les organisations syndicales de lutte SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui les étudiant-e-s, les lycéen-e-s et les personnels à s’organiser à travers la création de cadres unitaires locaux et nationaux, en vue d’une contestation d’ampleur à la rentrée 2011.

    

Contre la dévalorisation de la Licence, SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui à la mobilisation

La réouverture de l’arrêté Licence qui doit survenir avant cet été, en vue d’une application dès la rentrée 2011, provoque dès aujourd’hui l’inquiétude chez les étudiant-e-s et les personnels des universités. Il s’agira pour Valérie Pécresse, de rendre obligatoires les mesures jusque-là facultatives prévues dans le Plan licence de 2007.

A travers une première année généraliste et pluridisciplinaire, la nouvelle Licence sera réduite à une secondarisation du lycée. La pluridisciplinarité, n’est efficiente qu’au sein des filières d’élite où seul-e-s ces étudiant-e-s reçoivent une formation fondamentale de qualité dans chaque matière. Elle ne saurait être la solution à l’abandon des étudiant-e-s en Licence car elle ne se réduirait qu’à un saupoudrage incohérent des matières, aggravant la différenciation des parcours.
Un semestre en deuxième année serait consacré à un stage obligatoire en entreprise. Cette mesure est censée contrer le chômage accru des jeunes et les préparer à l’entrée sur le marché du travail. Cependant, aucun stage, par définition peu ou pas rémunéré, déconnecté du cursus universitaire et seulement applicable au bassin d’emploi local déjà fluctuant, ne permettra d’assurer une re-qualification décente du diplôme de la Licence. Car ce n’est pas à l’Université de fournir aux entreprises des travailleur/ses formé-e-s selon leurs besoins spécifiques et corvéables à merci, mais bien aux entreprises elles mêmes de financer la formation de leurs employé-e-s.
La ministre préconise par ailleurs une augmentation du volume horaire généralisée, ainsi que le contrôle continu intégral, sans tenir compte du fait que la moitié des étudiant-e-s, en partie issu-e-s des classes populaires, est toujours contrainte de se salarier pour financer ses études et que les enseignant-e-s comme les personnels BIATOSS sont toujours confrontés à une pénurie de postes, ce qui entraînera une nouvelle augmentation de la charge de travail, voire le recrutement instable de nouveaux précaires.
D’autre part, l’expérience de la mise en place de telles mutations réglementaires dans l’urgence est néfaste. Alors que ces nouvelles maquettes sont d’ores et déjà discutées au sein des UFR, cela va encore aggraver les conditions de travail des personnels des universités, et désorienter les étudiant-e-s.
La Licence se métamorphosera en une coquille vide. D’après un référentiel de compétences centré sur les besoins du bassin d’emploi local, sur les compétences et non les connaissances, la réouverture de l’arrêté Licence n’augure en rien un recadrage national, mais une dévaluation inédite du contenu disciplinaire du diplôme, et représente, en ce sens, une régression majeure.

A l’initiative de la FSE et SUD Etudiant, les organisations syndicales étudiantes et politiques se réunissent d’ores et déjà pour opposer aux projets du Ministère une nouvelle direction pour la Licence et revendiquent des diplômes de qualité, reconnus nationalement dans leurs intitulés et leurs contenus, et dans les conventions collectives ; le réengagement social et financier de l’État ; l’accès de toutes et tous à l’Université, et l’égalité des étudiant-e-s face aux modalités de contrôle des connaissances grâce à un cadrage national.

La fédération SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui les étudiant-e-s et les lycéen-e-s et les personnels à s’organiser à travers la création de cadres unitaires locaux et nationaux, en vue d’une contestation d’ampleur à la rentrée 2011, si la Ministre persiste dans cette voie, apportant des modifications constituant une attaque contre la Licence.