De la CPU à Lyon 2, il est temps de faire le ménage !

Salzmann Mayaud BelkacemJean-Loup Salzmann – président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) – aurait bien espéré devenir le prochain ministre de l’enseignement supérieur… (ici en photo avec Jean-Luc Mayaud – président de l’université Lyon 2 et la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem)

Salzmann a mis en place dans son université (Paris 13 – Saint Denis) un système clientéliste dévoilé par Mediapart (cf. article « Le « vice-ministre » des universités entre en zone de turbulences »).
Ainsi, un rapport montre qu’il cautionne un système quasi-mafieux avec détournement financier de plusieurs centaines de milliers d’euros, emplois fictifs, perception de primes indues etc. Plusieurs enseignants qui ont voulu remettre en cause ces pratiques ont été menacés de mort. Le directeur de l’institut qui voulait remettre de l’ordre dans ces pratiques a été agressé physiquement.

C’est par ailleurs, un ensemble de promotions arrangées, de cours fictifs, de marchandages et d’achats de vote, de primes indûment perçues qui sont révélés. L’article révèle également l’exclusion d’étudiant en commission disciplinaire qui ne souhaitait plus soutenir ce système clientéliste.

Salzmann – ancien de l’Unéf – bénéficie par ailleurs toujours du soutien de l’appareil. Ainsi, les instructions sont venues directement du Bureau National de l’Unéf pour soutenir sa réélection, informe un ancien élu de l’Unéf qui a depuis quitté l’organisation, dégoûté par ces pratiques.

WANTEDCes honorables pratiques, cette bonne gouvernance, se retrouvent également à l’Université Lyon 2, dont le président actuel – Jean-Luc Mayaud – s’est versé une prime illégale de plusieurs milliers d’euros pendant plusieurs années (soit 26 000 euros sur 4 ans). Le doyen de la faculté d’information communication avait déjà été (modérément) sanctionné dans une affaire de diplômes fictifs vendus plusieurs milliers d’euros aux Antilles. Et le vice-président aux finances subirait actuellement une enquête suite à un signalement au parquet pour avoir loué, au titre d’une association dont il est membre, des locaux de l’université, sans en reverser les sommes perçues à l’université (abus de bien social).

Dans le même temps, ce sont les mêmes qui invoquent les restrictions budgétaires et maintiennent en grande précarité les personnels, multiplient les CDD pour les agents, refusent les titularisations, ne délivrent pas de contrats de travail aux vacataires, versent les salaires 6 ou 8 mois plus tard, gèlent les primes des agents administratifs, externalisent le personnel d’entretien, licencient, mutualisent les services, augmentent la charge de travail des personnels…

Les mêmes poursuivent et excluent les syndicalistes : l’an dernier, deux de nos militantEs ont été excluEs six mois (en plus de 18 mois de sursis) de l’université pour des faits syndicaux. Leurs intérêts sont opposés à ceux des personnels et de la majorité des étudiant.e.s. Contre leurs pratiques, leurs plans de restrictions, leurs mesures qui affectent nos conditions d’étude et les conditions de travail des personnels, organisons-nous !

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Affiche Va balayer la plage

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Solidaires étudiant-e-s Lyon – Syndicat de lutte, qu’est-ce que c’est ?

SESL Lyon contacts LOGONous sommes une section syndicale étudiante qui se revendique du syndicalisme de lutte. Nous appartenons à une fédération organisée nationalement, Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes, issue de la fusion des deux fédérations Sud étudiant et FSE, dont l’objectif est le rassemblement du syndicalisme étudiant de lutte.

Nous défendons des positions de classe, à l’université, ce qui signifie que nous défendons en priorité les intérêts des étudiant.e.s issu.e.s des classes populaires, pour lesquel.le.s étudier rime déjà avec précarité, contre la dégradation de nos conditions de vie et d’études, par la mise en place d’un rapport de force collectif.

En tant que syndicat de classe, nous sommes solidaires des personnels des universités qui subissent précarisation, augmentation de leur charge de travail, gel de salaires, suppressions de postes etc., bref la dégradation de leurs conditions de vie et de travail et nous efforçons de créer la nécessaire solidarité.

Nous défendons des positions anti-patriarcales, internationalistes, anti-impérialistes, antifascistes et anticapitalistes !

Notre fonctionnement cherche à être non-hiérarchique et à se baser sur des principes de démocratie directe. Dans notre activité et dans nos instances, nous luttons contre la reproduction des formes d’oppressions et de domination qui pourraient exister entre militant.e.s.

En tant que syndicat solidaire et ouvert sur l’ensemble de la société, nous nous opposons au corporatisme – c’est-à-dire à la fois à l’idée que les étudiant.e.s forment un groupe homogène aux intérêts communs, et à leur organisation catégorielle dans des associations corporatistes qui reproduisent ou encouragent des oppressions de type racistes, sexistes ou sociales. Nous lions nécessairement nos actions et nos analyses à celles de l’ensemble des dominé.e.s, avec lesquel.le.s les étudiant.e.s les plus précaires partagent des intérêts communs, qu’ils/elles soient travailleurs.ses, chômeurs.ses, sans-droits, immigré.e.s, ou sans-papiers !

Les logiques que nous combattons ne sont pas propres à la France, mais au système capitaliste. Nous sommes internationalistes parce que le capitalisme est international, et que partout, la classe des exploité.e.s en subit les conséquences.

Solidaires Étudiant-e-s en tant que syndicat de lutte s’oppose à la cogestion : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre. Si nous siégeons dans les conseils d’université (Conseil d’Administration et Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) – tout en ne reconnaissant pas leur légitimité ! –, c’est dans le but de relayer les informations et décisions prises par l’exécutif universitaire.

Nos seules victoires viendront de la mobilisation collective !

Pour une université publique, gratuite, laïque, critique, populaire et ouverte à toutes et tous !

Contre la sélection, contre la soumission de l’université aux intérêts privés, contre la marchandisation du savoir et de l’enseignement !

Nous tenons régulièrement des réunions ouvertes, si vous vous reconnaissez dans nos positions, voulez en discuter, souhaitez nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter et à venir à notre rencontre !

Pour mener la lutte, on n’a d’autre choix que de s’unir et de s’organiser : rejoins-nous !david & goliath

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Étudiant-e-s précaires, faisons-nous exonérer/rembourser des frais d’inscriptions !

Université pour toutes et tousOutre les boursier.e.s, une partie des étudiant.e.s (jusqu’à 10%) peuvent, en raison de leurs problèmes financiers, être exonéré.e.s des droits d’inscriptions en vertu du décret n°84-13 de la loi Savary de 1984 :

Article 3 : « peuvent bénéficier de l’exonération des droits d’inscriptions les étudiants qui en font la demande en raison de leur situation personnelle, notamment les réfugiés et les travailleurs privés d’emploi. Les décisions d’exonération sont prises par le président de l’Université en application de critères généraux fixés par le conseil d’établissement et dans la limite des 10% des étudiants inscrits, non comprises les personnes mentionnés à l’article 2 (les boursiers) ».

A noter que les étudiant.e.s étranger.e.s, avec ou sans papiers, peuvent également se faire exonérer et rembourser.

Il faut cependant savoir que les frais remboursés sont les seuls droits universitaires, la cotisation sécurité sociale n’est elle pas remboursée.

Pour le remboursement, à Lyon 2, vous devez retirer une fiche individuelle de demande de remboursement au centre d’inscription (sur le campus des Quais).
Il faut ensuite la renvoyer dûment complété à :

Université Lumière Lyon 2
Centre d’inscriptions
A l’attention de Madame COUDON
86 rue Pasteur
69365 Lyon cedex 07

Le traitement d’une demande de remboursement des frais d’inscriptions pouvant prendre de 2 à 5 mois, nous vous conseillons de faire une demande d’exonération des frais d’inscription.

Pour cela, il faut retirer un dossier auprès du secrétariat du service social ou de l’accueil de la Maison Des Étudiants à Bron. Il faut ensuite prendre un RDV auprès des assistantes sociales du CROUS (tél. : 04 72 80 13 25 tous les jours de 9h à 12h et de 13h à 17h) puisque ce sont elles qui évaluent la situation et instruisent le dossier.

Les dossiers de demande d’exonération sont ensuite examinés par une commission présidée par le Vice-Président chargé de la Formation et de la Vie Universitaire.

Si vous êtes en importante galère financière, sachez par ailleurs que vous pouvez également demander à bénéficier du Fonds National d’Aide d’Urgence aux Étudiants (FNAUE). Pour ça, il faut prendre un RDV avec les assistantes sociales du CROUS.

affiche-rentrc3a9e-frais-dinscription-localSi vos demandes de remboursement et d’exonération n’aboutissaient pas, ne nous laissons pas faire, contactez-nous et organisons-nous ensemble !

Pour une gratuité totale des études !

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Le 9 avril, étudiant.e.s, vacataires, enseignant.e.s-chercheur.e.s, personnels et précaires des universités, dans la rue contre l’austérité !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015Tract du collectif des enseignant.e.s-vacataires :

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont orchestré, via des lois ultra-libérales, la lente mort de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche [ESR]. La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités dite loi LRU (Loi Pécresse – 2007) puis la loi Fioraso (2013) ont forcé une restructuration de l’ESR par le bas. À force de coupes budgétaires et de désengagement financier de l’État, les établissements ferment des formations, gèlent des postes, licencient des contractuels, suppriment des postes d’ATER [Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche], externalisent des services et maintiennent dans la précarité nombre de ses salarié.e.s…

…Et cela n’est pas prêt de s’arrêter ! Le « Pacte de responsabilité » et ses 50 milliards d’euros d’économies ainsi que le projet de Loi Macron, sous les atours de la « croissance et [de l’] activité », ne sont rien d’autre qu’une énième manifestation de la volonté du gouvernement de nous engager dans la voie de l’austérité. À l’Université, comme dans n’importe quel secteur salarié, la possibilité de déroger au Code du travail (par des accords directs entre patrons et salarié.e.s par convention individuelle), impactera nécessairement les conditions de travail et d’emploi des contractuel.le.s, déjà précaires et fragilisés par une gestion irresponsable et délétère des ressources humaines au sein des établissements de formation.

À Lyon 2, la précarité et le non-respect du droit du travail : on connaît bien !

Depuis septembre 2014, les enseignant.e.s-vacataires, avec le soutien des étudiant.e.s, se mobilisent contre leurs conditions d’emploi et de travail inacceptables : embauche sur la base d’un mauvais support d’emploi ne correspondant pas à leurs missions effectives, contrats arrivés entre cinq et sept mois de retard, rémunérations versées au compte-gouttes et au bon vouloir de la DRH, T.D. surchargés où les étudiant.e.s, trop nombreux.ses, ne trouvent pas de chaises pour s’asseoir, racket aux frais d’inscription pour les doctorant.e.s-vacataires qui reversent une partie de leur rémunération à leur propre employeur, tâches « annexes » non rémunérées (correction, préparation des cours et surveillance des examens). Mais après six semaines de grève et la rétention des notes du premier semestre, l’équipe présidentielle de Lyon 2 ne propose aucune solution pérenne et viable pour résoudre ces problèmes. Ainsi, la mobilisation se poursuit et les enseignant.e.s-vacataires ne comptent pas lâcher l’affaire…

De Lyon à Paris : solidarité entre précaires des universités !

En France, les salarié.e.s précaires des universités se mobilisent contre la casse de l’Université et des conditions de travail toujours plus difficiles et inacceptables. Ainsi, les personnels de Paris 8 sont en grève depuis huit semaines pour exiger la revalorisation de leurs salaires. Au début du second semestre 2014-2015, à Paris-Sud (Orsay) et Paris 13, les enseignant.e.s ont mené une lutte pour protester contre les coupes budgétaires et le non-renouvellement de certains postes, résultats des restrictions budgétaires imposées par le gouvernement aux universités…

…Partout, l’austérité infligée aux universités mène les enseignant.e.s, les étudiant.e.s, les vacataires et les personnels BIATSS à se révolter contre des conditions d’études et de travail toujours plus précaires et insoutenables. Celles et ceux qui font tourner et vivre ces établissements ne cessent d’alerter depuis des années le gouvernement sur les impacts de ses lois et décisions délétères, ne leur permettant plus de fournir un enseignement de qualité…

Toutes et tous ensemble : refusons le désastre annoncé !

9 AVRIL MACRON ACHEVE BIEN LES PROLOS…En juin 2014, Geneviève Fioraso avait annoncé vouloir réaliser une économie de 1,6 milliards d’euros sur les budgets 2015-2017 de l’Enseignement supérieur et la recherche. Parallèlement, le gouvernement déshabille l’Université mais renfloue les poches du patronat sur le dos du service public de l’ESR grâce au Crédit Impôt Recherche [CIR]. Véritable niche fiscale pour les entreprises privées, le CIR leur permet de déduire de l’impôt sur les sociétés 30% de leurs investissements recherche et développement, atteignant alors la somme de 6 milliards d’euros en 2015 à charge pour les finances publiques.

Le « Pacte de responsabilité », la Loi Macron (avec ses multiples cadeaux au patronat et le démantèlement de droits et d’acquis sociaux), les lois austéritaires qui touchent l’Université (LRU, Fioraso), le « déverrouillage » du CDI… Tout cela signe la mort du service public et l’avènement d’une précarisation de l’ensemble des salarié.e.s des secteurs publics et privés.

Le 9 avril, mobilisons-nous toutes et tous
pour faire entendre la colère qui gronde
contre la précarisation généralisée et l’austérité !

GRÈVE ET MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE
10h30 – Place Jean Macé – Lyon

Victoire des enseignant-e-s vacataires de Lyon 2 et de leurs soutiens !

Communiqué du collectif des vacataires précaires de l’université Lyon 2 en date du 11 mars 2015, à lire dans notre journal Un Pavé Dans Ta Fac n°5 :

12.03.2015 Camping Lyon 2 FdQ

Hourra ! Après plus de six mois de mobilisation, six semaines de grèves et deux heures et demi de camping sur le campus des Quais, la mobilisation des enseignant.e.s vacataires précaires sort victorieuse du bras de fer avec la présidence de l’université.

Devant l’occupation de la cour ERRATO du 4 bis rue de l’Université à l’aide d’une quinzaine de tentes en signe de protestation contre l’absence de rémunération pour les heures effectuées et le racket aux frais d’inscription (l’équivalent de 12 heures de TD), la présidence a enfin plié et concédé :

  • Le remboursement des frais d’inscription (hors sécurité sociale) pour tou-te-s les étudiant-e-s enseignant-e-s vacataires de l’année 2014-2015
  • La création d’une commission tripartite composée pour un tiers de vacataires enseignant-e-s chargée de plancher sur les conditions de recrutement.

Nous nous félicitons de cette première victoire, annonçons que nous resterons vigilant-e-s sur l’application de ces engagements ainsi que sur la poursuite du règlement de la situation du point de vue des contrats et de la mise en paiement des heures, ainsi que sur la prise en compte de la revendication de pérennisation de la procédure d’exonération sur la base du service prévisionnel dès le premier TD pour les années qui suivront.

Nous resterons par ailleurs vigilant-e-s sur le fait que les personnes identifiées comme grévistes et mobilisées dans le cadre de ce mouvement ne fassent pas l’objet de répression de la part de l’université.

Nos revendications portent également sur d’autres aspects :

  • Limitation des effectifs en TD à 30 étudiant-e-s
  • Ouvertures de postes
  • Engagement ferme sur la tenue des TD un mois à l’avance
  • Revalorisation du taux horaire des TD au titre de la prise en compte de la charge correspondant aux tâches annexes ainsi qu’au titre de compensation pour la précarité induite par les conditions d’emploi.

Nous annonçons d’ores et déjà que nous porterons ces revendications devant les instances compétentes, à l’échelon local et national.

Nous profitons de ce communiqué pour remercier tous nos soutiens dans la lutte, étudiant-e-s, personnels de l’université (administratifs, techniques, sociaux, enseignants), syndicats, organisations de précaires, les soutiens venus d’autres universités ainsi que de diverses personnalités publiques et souhaitons réaffirmer à cette occasion que l’exaspération et la colère sont bien des vecteurs de mobilisation, et que les mobilisations payent.

Restons toutes et tous mobilisé-e-s pour défendre nos conditions d’études et de travail contre les politiques rapaces qui minent l’enseignement supérieur et la recherche !

Sur nos lieux de vie et de travail, luttons pour l’émancipation de tou-te-s !

Solidaires féminisme

Les luttes féministes ne sont pas secondaires. Tous les jours, et bien sûr pas seulement le 8 mars, dans nos villes et nos campagnes, jusque dans nos solidarités internationales, le féminisme est un combat primordial. Parce que les résistances féministes sont plurielles et transversales, les étudiant-e-s doivent porter ces luttes !

Solidaires Étudiant­-e­-s Syndicats de Lutte appelle, pour cette journée internationale des luttes des femmes, à soutenir d’une voix les résistances féministes et à les développer. À se battre pour un égal accès aux soins, aux études, au travail. À combattre les oppressions sexistes dans la société et à fortiori au sein de nos luttes. À apporter son soutien international à tout combat pour l’émancipation de toutes et tous !

Rejoignons les manifestations du 8 mars !

Quelques combats féministes portés par notre fédération :

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte soutient les combats féministes portés sur les lieux d’études. L’enseignement supérieur est un espace où les oppressions de sexe, genre, classe et races s’exercent. Les affiches sexistes pullulent sur les campus. Le harcèlement, sexuel ou non, est une agression invisibilisée extrêmement pratiquée des chercheurs vers les chercheuses, les personnels et étudiantes (dans les cas les plus fréquents) [voir guide du CLASCHES]. L’orientation est une question très genrée : suivant notre assignation biologique et sociale, des parcours et des formations nous correspondraient mieux que d’autres. Certaines formations n’ont comme public que des femmes, tandis que les formateurs sont essentiellement des hommes. On parle par ailleurs dans les universités de « plafond de verre », à savoir que les femmes sont plus nombreuses en licence, et sont minoritaires en doctorat et parmi les enseignant­e­s.

Aux côtés des salarié-e-s, notamment grâce à l’Union Syndicale Solidaires, nous souhaitons combattre les écarts que créent les dernières lois sur le travail. Le communiqué de l’Union Syndicale Solidaires.

En tant qu’internationalistes, nous construisons la solidarité avec le Kurdistan où les femmes se sont battues pour porter la lutte féministe au cœur de la révolution du Rojava et dans les luttes du reste du Kurdistan. La lutte des femmes kurdes s’est notamment fait connaître en France grâce aux combattantes armées pour la libération de Kobanê, regroupées dans les unités de protection du peuple, mixtes (YPG) et non ­mixtes (YPJ). Voir notre page sur la campagne de soutien international.

Poursuivons ces luttes et développons-en de nouvelles !

La secrétaire d’Etat aux droits des femmes évoque une nouvelle fois l’interdiction du voile à l’université : combattons une telle mesure !

Université pour toutes et tousCommuniqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte en date du 3 mars 2015 :

La secrétaire d’État aux droits des femmes, Pascale Boistard, a déclaré devant le Figaro ce lundi 2 mars qu’elle n’était pas « sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur », affirmant qu’il fallait « pouvoir discuter » de son interdiction. L’idée n’est pas nouvelle : elle avait déjà été évoquée au moment de la loi de 2004 prohibant le port du voile dans les établissements scolaires, et avait refait surface il y a deux ans à l’occasion d’un rapport du Haut Commissariat à l’Intégration.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte, dénonce à nouveau la gravité d’une telle mesure, qui relève à la fois d’un racisme décomplexé et d’une méconnaissance de ce qu’est l’enseignement supérieur. Notre fédération annonce qu’elle s’opposera dans tous les établissements à la mise en place de cette interdiction.

Cette potentielle interdiction, tout comme celles de 2004 dans les écoles et de 2010 dans les lieux publics, ne sert qu’à nourrir les comportements discriminatoires et haineux. Comme le rappelait le Collectif féministe pour l’égalité dans un appel en 2014, ces lois sont des lois d’exclusion, et non de défense de la laïcité.

Aucune mesure ne doit servir d’intervention dans la vie privée des personnes, dans leurs choix, et imposer aux corps, et en premier lieu celui des femmes, une quelconque ligne de conduite. Aucune mesure ne doit servir la déscolarisation forcée, et l’exclusion de l’espace public.

L’université n’est pas « neutre ». Elle doit être, comme le reste des établissements scolaires, « laïque et indépendant[e] de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » et également développer l’autonomisation des contenus de formation, l’indépendance de la pensée et la liberté des individu-es. Cela ne signifie pas que le voile n’a rien à faire dans l’enseignement supérieur, mais bien au contraire que cet espace pluriel en genres, origines, classes, sexualités, opinions etc. doit rester protégé de toute idéologie uniformisante et raciste.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Journée de mobilisation le 5 mars 2015

La grève est étudiante la lutte est populaire

5 mars dans l’ESR : pour défendre les conditions de travail et d’études

Le désengagement de l’État du service public d’enseignement supérieur et de recherche a des conséquences directes et dramatiques sur nos conditions d’études et de travail.

Dans les établissements, ce sont des millions d’euros qui manquent pour pouvoir fonctionner correctement. Ponctionner les fonds de roulement ne peut en aucun cas être une solution.

Partout, les personnels se précarisent, des postes sont gelés voire supprimés, et les formations rabotées. Cette situation n’est plus tenable. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et mettre un terme à l’austérité qui asphyxie les établissements, universités comme organismes de recherche, afin d’assurer des conditions de travail et d’études décentes.

Dans plusieurs établissements, les personnels et les étudiants se mobilisent. À Paris Sud, ils luttent pour sauver leurs formations – avec le maintien du recrutement d’ATER- et leur budget. À Paris 13, personnels et étudiants agissent contre des suppressions de postes et à Paris 8 pour les salaires et les conditions de travail. À Lyon 2, tous s’élèvent pour défendre les conditions de travail des vacataires et par là même la qualité de la formation des étudiants. Les organismes de recherche sont soumis aux injonctions du ministère. Au CNRS, les organisations syndicales s’élèvent contre le futur contrat d’objectifs qui sera présenté au Conseil d’Administration du 26 mars. À l’IRSTEA, les personnels poursuivent, à l’appel de l’intersyndicale, une grève de la saisie de leurs indicateurs d’activités pour exiger de l’État qu’il remplisse ses obligations de financement des charges structurelles.

Les organisations syndicales signataires appellent les étudiants et les personnels à se rassembler, débattre et se mobiliser le jeudi 5 mars, sur l’ensemble du territoire national, pour défendre leurs conditions d’études et de travail.

En région parisienne, les organisations syndicales invitent les personnels et les étudiants de tous les établissements d’Île-de-France à participer au rassemblement décidé par l’AG de Paris Sud devant le ministère de l’ESR rue Descartes à 14h le jeudi 5 mars 2015.

Les organisations syndicales signataires revendiquent :

  • un accès libre et gratuit à l’enseignement supérieur public ;
  • un plan pluriannuel ambitieux de création d’emplois de titulaires d’enseignants-chercheurs et enseignants, de chercheurs, d’ingénieurs, administratifs et techniciens pour résorber la précarité et répondre aux besoins en matière d’enseignement supérieur et de recherche ;
  • une augmentation significative du financement de base de l’État pour les formations, les laboratoires et les services.

Organisations signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP) – CGT (SNTRS, FERC’ Sup) – CFDT (Fédération des SGEN CFDT – SGEN Recherche CFDT) – SNPTES – UNSA (Sup’ Recherche, A&I, ITRF.B.i.O) – Solidaires (Sud Recherche EPST – Sud Education – Solidaires étudiant-e-s) – UNEF

Application du plan Vigipirate sur les universités

Université ouverte gratuite émancipatrice

Communiqué fédéral de Solidaires Étudiant-e-s en date du 15 janvier 2015 :

Solidaires Étudiant-e-s condamne les attentats qui ont coûté la vie à 20 personnes en région parisienne. Il n’est pas d’opinion politique qui puisse justifier une telle horreur, un tel déchaînement contre un organe de presse ou encore contre une communauté.

Les attentats et la recherche des coupables ont engendré un état de siège de la ville de Paris, et des banlieues proches. Des dizaines de policiers sont lourdement armés aux abords des établissements scolaires notamment.

Avec l’élévation du niveau d’alerte du plan Vigipirate, des contrôles de carte étudiante et de sacs ont lieu toute la journée à l’entrée des universités franciliennes depuis le 8 janvier. Plusieurs personnes ni étudiantes ni personnels venant à l’université pour des raisons diverses et variées se sont vues refuser l’entrée, notamment à Paris 8. La Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne a quant à elle contacté ses adhérent-e-s, leur expliquant qu’une carte étudiante ou professionnelle serait nécessaire pour entrer, et que la carte de la bibliothèque ne suffirait pas.

Un étudiant de Paris 8, à qui on avait refusé l’accès à l’université car il n’avait pas sa carte étudiante, a été violemment molesté à l’entrée de l’établissement par les forces de l’ordre et arrêté, avec le concours du personnel de sécurité de l’université, pour des motifs pour l’instant très flous.

Solidaires Étudiant-e-s dénonce l’utilisation de ce type de dispositif par la direction des universités et plus généralement le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. La présence massive de vigiles, le contrôle des cartes étudiantes, et la fouille systématique ne font qu’ajouter au climat de peur et de suspicion généralisée, en plus de fermer encore un peu plus l’université à celles et ceux qui y ont déjà d’habitude difficilement accès.

L’université est un lieu public et doit rester ouverte à toutes et tous, et ne pas se transformer en forteresse, quelles que soient les circonstances.

Notre syndicat demande la levée immédiate des contrôles de carte étudiante et la fin de l’état de siège du pays.

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Grève de l’éducation le 27 Septembre et grève interprofessionnelle le 11 Octobre : Contre la casse du service public et les politiques d’austérité, seule la lutte collective paye !

Le 27 Septembre 2011, les organisations syndicales de l’éducation appellent à une journée de grève contre les politiques qui mettent à mal l’éducation, de la maternelle à l’université. Suppression massive de postes, précarisation des personnels, casse de la formation des enseignant-e-s, renforcement des méthodes managériales, soumission des services et des contenus éducatifs aux intérêts privés, répression contre celles et ceux qui luttent contre ces politiques et contre les méthodes de fichage et de sélection, qui y sont associées: les raisons de se mobiliser sont nombreuses !

À l’université, ces politiques se concrétisent par des enseignements et des conditions d’études dégradés, augmentant d’année en année l’échec des plus précaires et la sélection sociale. À la suite de la réforme LRU, les lois, décrets et conventions qui viennent entériner cette situation se succèdent. Convention CPU-Medef, Loi Adnot, et dernièrement le nouvel arrêté concernant la licence.

En ce qui ce qui concerne cette réforme de la licence dont l’entrée en application est prévue à la rentrée 2012, la Fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante dénoncent l’augmentation du nombre d’heures d’enseignement, la généralisation du contrôle continu, la régionalisation des formations, et l’accélération de la « professionnalisation » par la soumission des diplômes et des enseignements aux exigences du patronat, comme l’illustrent la généralisation des stages obligatoires sous payés ou non payés, la mise en place de « référentiels de compétences » aux détriments des contenus disciplinaires ou encore la place toujours plus importante donnée aux « représentants du monde socioprofessionnels », qui seront désormais associés à la conception des formations et pourront participer aux enseignements !

Nous appelons à la mobilisation pour le retrait de la réforme de la licence, ainsi que l’abrogation de toutes les lois visant a la privatisation ou a la libéralisation de l’université et des Crous, et exigeons une réengagement massif de l’État pour un service public de l’enseignement gratuit et de qualité de la maternelle à l’université !

La cure d’austérité imposée aujourd’hui par le patronat et le gouvernement qui concerne aujourd’hui l’ensemble du service public : privatisation partielle ou totale de La Poste, du rail, de la justice, de l’hôpital et de la santé, casse du système de retraite par répartition et allongement du temps de travail, etc. Cette offensive libérale et capitaliste est globale et concerne également le secteur privé, où l’austérité salariale et où la violence managériale se trouvent facilitées par les attaques contre le code du travail et le chômage de masse entretenu par la patronat, très utile pour rendre difficile toute action collective de lutte revendiquant de meilleures conditions de travail et de nouveaux acquis sociaux.

Et l’austérité est mondialisée : les luttes internationales contre la misère et la précarité organisée imposée par la dette et la rigueur se multiplient, chez les étudiant-e-s et chez les travailleur-euse-s : Chili, Espagne, Portugal, Grèce, Angleterre, Israël, etc. Dans la lignée des révoltes populaires du Maghreb et du Machrek, se développe aujourd’hui une vaste contestation populaire contre la dette odieuse, contre les politiques d’austérités, et pour le partage des richesses et la justice sociale !

En France, le 11 Octobre, une mobilisation interprofessionnelle avec manifestation est organisée pour défendre les salaires et les services publics, contre l’austérité. Ce ne seront pas les rassemblements ponctuels qui pourront mettre un coup d’arrêt a ces politiques: nous appelons à une convergence des luttes intersectorielle et la mise en place d’une grève générale massive et reconductible. C‘est aujourd’hui qu’il faut mettre en place les moyens d’actions appropriés (assemblées générales, blocage économique etc.) pour que le mouvement social puisse reprendre la main !

Contre la réforme de la licence, contre la casse du service public et la régression sociale, toutes et tous en grève et en manifestation le 27 Septembre et le 11 Octobre, pour la défense d’un enseignement public de qualité, pour le partage des richesses et la justice sociale !

Faisons de ces journées les premiers jalons d’un fort mouvement populaire!