Discrimination en filière LEA : communiqué de la FSE / Solidaires étudiant-e-s Lyon

Nous avons été informés d’un problème de discrimination en filière LEA à l’université Lyon 2. Les étudiants qui nous ont contactés au sujet de leurs cours d’Italien font état de pressions psychologiques, brimades répétées, de menaces (« si je n’ai pas envie que vous ayez votre diplôme vous ne l’aurez pas »), d’obstruction de dossiers de transfert ou de dossiers Erasmus, de notes extrêmement faibles -en dessous de 5- incohérentes et non justifiées.

Ce harcèlement moral se solde par des redoublements, changements d’université, prescriptions d’anxiolytiques, dépressions, abandons du cursus.

De nombreux étudiants victimes de ce harcèlement moral ont des noms à consonance étrangère, portent le voile ou sont de confession juive.

Face à ces faits, les étudiants ont tenté de solliciter en premier lieu la direction de leur UFR, puis la direction de l’université Lyon 2. Le doyen de la faculté des langues, aurait transmis les noms des étudiants qui avaient évoqué le problème de discrimination en conseil de filière, aggravant ainsi leur situation.

Pour l’heure, la direction de l’université refuse encore de recevoir les représentants des étudiants et s’avère incapable de garantir l’anonymat des témoignages. L’enseignant ayant encouragé les étudiants à témoigner auprès du doyen de LEA se retrouve poursuivi pour harcèlement par l’enseignante incriminée.

Une situation avérée de harcèlement moral, motivé par les origines, les choix pédagogiques ou les confessions des étudiants ciblés, ne peut rester le seul objet de la compassion de quelques professeurs. Des étudiants sont actuellement empêchés de terminer leur année dans des conditions normales, et craignent des redoublements injustifiés ; une enquête doit être diligentée au plus vite par l’université, et l’anonymat garanti aux élèves.

En outre, les étudiants demandent dès à présent afin de garantir leur année d’études :

  • La possibilité de dispenses d’assiduité pour les TD assurés par l’enseignante,
  • La double correction et l’anonymisation des copies, aux contrôles terminaux comme continus,
  • Des sanctions disciplinaires à l’égard de l’enseignante.

L’enseignante refuse pour l’heure de transmettre les copies d’examens du premier semestre pour consultation du barème, ainsi que les copies du second semestre, faisant ainsi de la rétention de preuves qui permettraient de mettre en évidence les incohérences de notation.

Pour toute information complémentaire, nous disposons des contacts des étudiants concernés, ainsi que d’anciens étudiants, dont certains sont disposés à témoigner.

La FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon

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