Manifestation pour l’application du droit au logement !

Droit Au LogementÀ 3 jours de la fin du plan froid, et après la mobilisation qui a commencé le 20 novembre avec l’occupation d’une dizaine d’écoles et collèges sur l’agglomération lyonnaise pour héberger des familles sans logement, le collectif Jamais Sans Toit revendique que le droit inconditionnel au logement qui est inscrit dans la loi soit appliqué.

Pour que soit appliqué le droit inconditionnel au logement !

« Toute personne en situation de détresse a accès, sans aucune condition de régularité de situation, à tout moment à un hébergement d’urgence. » (Article 3452-2 du Code de l’Action sociale et des familles)

MANIFESTATION À LYON SAMEDI 28 MARS À 15H00 AUX TERREAUX !

Malgré nos alertes, la préfecture du Rhône ne donne toujours pas de réponses aux familles encore dans la rue.
Pire, les familles hébergées d’urgence cet hiver dans les foyers et les hôtels risquent d’être remises à la porte au 31 mars.

Ceci est inacceptable et les différents collectifs et associations dénoncent ces pratiques abjectes !
Nous rappelons qu’il existe des solutions dans l’agglomération étant donné le nombre important de logements vides, propriétés des collectivités territoriales.

Pour manifester notre indignation et ne pas laisser ces enfants et leurs parents dehors, rendez-vous à 15h aux Terreaux !
Le cortège se rendra à l’école Gilbert Dru (7ème), occupée depuis 3 mois pour loger des familles SDF.

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L’Ord(u)re règne à Lyon 2. La présidence de Lyon 2 fait exclure deux syndicalistes de lutte de l’université !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de Lutte en date du 25 janvier, paru dans Un Pavé Dans Ta Fac n°4 :

Jeudi 18 décembre, la commission disciplinaire de l’Université Lyon 2 a prononcé l’exclusion de 2 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de lutte (ex-FSE).

Nos camarades étaient convoqué-e-s formellement pour « trouble à l’ordre et entrave au fonctionnement de l’établissement » suite à l’envahissement d’un conseil de la présidence le 21 novembre 2013 par une centaine de personnes dans le cadre de la mobilisation des étudiant-e-s et du personnel contre la loi Fioraso et les restrictions budgétaires¹.
Le président avait alors donné, pour seule réponse aux revendications des étudiant-e-s et personnel mobilisé-e-s ce jour, l’intervention des forces de l’ordre à l’intérieur même du campus afin de faire évacuer les bâtiments. Sur la centaine de manifestant-e-s, 6 étudiant-e-s, dont 4 syndicalistes seront interpellé-e-s et placé-e-s en garde à vue.
3 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s sont finalement passé-e-s en procès en juin 2013, dont deux qui se sont fait condamner : la secrétaire de section syndicale et l’élu au Conseil d’Administration de l’université, condamné-e-s respectivement à 3 et 6 mois de prison avec sursis et plus de 5000 euros de dommages et intérêts et frais de justice.
Le jeudi 18, il/elle ont été condamné-e-s à une exclusion immédiate de l’université de 2 ans dont 18 mois avec sursis !

Cette condamnation est une menace par toutes celles et ceux qui n’entendent plus se résigner à accepter la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est chaque jour un peu plus imposée.
Mais insuffisamment content de la gravité de la peine infligée à nos camarades, Jean-Luc Mayaud, président de l’université, fait désormais appel de cette décision devant le CNESER et réclame 5 ans d’exclusion ferme de l’université.

Retour sur le déroulement de la commission disciplinaire

Le déroulement de cette commission de jugement nous aura confirmé qu’il n’était nullement question de l’envahissement du conseil. Il s’agit là d’une volonté politique cherchant n’importe quel prétexte afin de nous exclure. Ainsi, lors de ce simulacre de jugement, peu importait que la présidence soit incapable de présenter un début de preuve ou même de témoignage à charge provenant d’autres personnes que les accusateurs eux-mêmes pour étayer sa thèse des « violences ». Peu importaient les nombreux témoignages -bel et bien existants ceux-là- d’étudiant-e-s, de profs, d’agents administratifs présent-e-s au moment des faits qui attestent tous de l’absence de coups volontaires portés aux agents ce jour-là. Peu importait encore le contenu même des certificats médicaux fournis par les agents, qui attestent que les blessures de ces derniers résultent de la poussée collective pour rentrer dans l’amphi et non de coups volontaires ; blessures qui s’expliquent toutes par la résistance des agents devant l’entrée des étudiant-e-s alors que, selon la version officielle de la présidence² , ceux-ci « avaient pour ordre de s’effacer et ne pas susciter de violences ». Au vu des déclarations contradictoires des agents et de leur attitude le jour du conseil extraordinaire (en liaison téléphonique constante avec leurs supérieurs) il apparaît clairement que la présidence avait donné pour consigne aux agents (transformés en garde présidentielle personnelle pour l’occasion) de ne laisser rentrer aucun étudiant (qu’il/elle soit ou non élu-e).
Seul leur importait, derrière le motif vague de notre convocation pour  » trouble à l’ordre » de trouver une responsabilité pouvant nous être imputée. Ceci fut bien illustré, que ce soit lors de l’instruction ou du jugement, lorsque M. Landon (par ailleurs Vice-président, ayant à l’époque porté plainte à notre encontre, se retrouvant ainsi partie, instructeur, et juge !) et M. Gaillard présidents respectifs de chacune des commissions, n’hésitaient pas à modifier les motifs de notre comparution.
Ainsi, lorsque nous démontrions notre innocence vis-à-vis des soi-disant « coups » portés aux agents, ils invoquaient finalement l’annulation du Congrès. Mais dès lors, sous ce motif, pourquoi ne poursuivaient-ils pas les plusieurs dizaines d’étudiant-e-s ayant participé à l’envahissement ? Ils trouvèrent la parade… Dans la notification d’exclusion envoyée à nos camarades, la présidence justifie sa décision par le fait qu’il et elle avaient osé parler au mégaphone et qu »il est avéré qu’il/elle étaient les meneurs d’un mouvement visant à perturber le déroulement du Congrès ».
Ainsi se conçoit la « liberté d’expression » de la présidence, elle qui est pourtant si prompte à l’afficher fièrement… Une liberté où les syndicalistes qui refusent d’adhérer doivent dégager, où les étudiant-e-s qui se mobilisent sont brutalement expulsé-e-s du campus par les forces armées.

En réalité, c’est sa propre lâcheté que tente de faire oublier aujourd’hui le président, en faisant preuve d’une fermeté sans précédent. Lui qui, le jour du congrès abandonnait ses agents, les laissait pour seul interlocuteur aux personnes mobilisées, des agents de sécurité incendie à qui il donnait ainsi pour mission d’assumer seuls les conséquences de la politique qu’il mène.

Ce qu’ils appellent violence

Le président, prompt à user des moyens de communication dont il dispose (et abuse), avait alors qualifié l’envahissement de « violent ».
Rappelons par ailleurs qu’après la fuite du président devant les étudiant-e-s et personnels mobilisé-e-s, les étudiant-e-s qui occupaient le bâtiment de la présidence réclamaient de pouvoir envoyer un mail à l’ensemble des étudiant-e-s et personnels afin d’expliquer leur mouvement, la nécessité de s’organiser et de se mobiliser pour ne pas se laisser écraser.
Finalement, ce n’est pas un mail qui sera envoyé, mais une quarantaine de CRS et agents de la BAC à l’intérieur du bâtiment pour nous en faire dégager.
Ainsi la présidence est la seule à bénéficier d’une réelle liberté d’expression, dont elle use et abuse en envoyant régulièrement sa propagande (souvent mensongère et diffamatoire) par mail, à l’intégralité des étudiants et personnels.
Quant aux étudiants et personnel, eux, n’ont que la liberté de se faire matraquer s’ils essaient de s’exprimer.

Nous sommes tous Charlie
Ce seul évènement est une illustration euphémisée de la violence sociale et symbolique quotidienne grâce à laquelle s’impose l’ordre dominant inégalitaire.
Comment qualifier les matraquages policiers au tonfa et à la télescopique, l’enfermement abusif de plusieurs personnes (garde-à-vue), la menace de l’enfermement carcéral (peine de prison avec sursis), les milliers d’euros d’amende pour des étudiant-e-s boursier-e-s salarié-e-s, l’interdiction de poursuivre ses études universitaires et, désormais, l’interdiction manu militari de pénétrer sur le campus ?
N’est-ce pas par l’usage de la force et de la violence que s’impose leur point de vue, c’est-à-dire leurs intérêts, leur conception de la démocratie et de la « liberté d’expression » ?

Par cet acharnement, nous constatons que ce qui insupportait la présidence était la force du mouvement étudiant de l’année dernière, menace pour une présidence vacillante et en perte d’influence (Jean-Luc Mayaud était alors contesté par sa propre majorité et largement déstabilisé par les démissions successives de plusieurs vice-présidents). Au sein même du cercle restreint des « représentant-e-s » dans les instances officielles, dont la composition est pourtant très loin d’avoir une quelconque proximité avec la notion de représentativité dont ils se réclament (pour ne prendre qu’un exemple, les personnels enseignants-vacataires qui entament une grève à partir de ce lundi 26 janvier 2015, ne disposent d’aucun siège au Conseil d’Administration alors même qu’ils assurent parfois jusqu’à 80 % des TD), l’obtention d’une majorité leur devient difficile.
Ainsi l’illustre le Conseil d’Administration de décembre dernier où la présidence n’est parvenue à obtenir une majorité qu’à 13 voix pour un budget d’austérité grâce aux 7 personnalités extérieures [!]), contre 12, budget dont les conséquences se paient au quotidien pour les personnels qui voient leurs primes gelées, l’intensité de leur travail augmentée, la précarité toujours plus s’installer ; et par les étudiant-e-s, qui voient les conditions d’études toujours plus se dégrader.A Lyon 2, il est temps de faire le ménage de la présidence
Mais dans cette période difficile pour la majorité, le président, lui, se permet de se verser une prime (à laquelle légalement il n’a pourtant pas droit) de plusieurs milliers d’euros, représentant le salaire annuel d’un agent d’entretien à temps partiel…

Nous devons par ailleurs dénoncer la collaboration de l’organisation étudiante GAELIS (FAGE) qui a participé par leurs votes à l’exclusion de nos camarades. Loin de l’apolitisme bienveillant dont ils/elles se revendiquent lors des diverses échéances électorales pour quémander les voix étudiantes, la FAGE participe de la répression des syndicalistes qui se battent au quotidien pour la gratuité des études, pour l’inscription de toutes et tous à l’université, avec ou sans papiers.

L’acharnement de la présidence et de la classe dominante en général pour faire taire celles et ceux qui luttent ne traduit que la peur de voir se développer la contestation sociale face aux ravages -à l’université comme dans le reste de la société- d’un système capitaliste raciste et patriarcal.

Loin de nous faire plier, ils ne font que renforcer notre détermination à combattre et vaincre cet ordre asservissant, qu’ils essaient de maintenir, nous le voyons encore aujourd’hui, par tous les moyens.

¹ Pour retrouver des analyses sur les motifs de la lutte : « LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons ?! » et « Le rôle de l’université dans la société capitaliste ».

² Cf. le procès-verbal du Vice-président portant plainte pour « violences aggravées »

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

Manifestation pour l’arrêt des expulsions ! Un logement pour tou-te-s !

Alors que le droit à un toit est un droit vital et fondamental, des milliers de femmes, d’hommes, d’enfants de la région Rhône-Alpes, étrangers ou français, sont à la rue ou menacés d’y être jetés à tout moment. Comme dans le reste de la France.

logement-web

Tract pour la manif du 15 novembre

Les Causes ?

  • La politique de l’État et des collectivités locales qui n’assument pas leur obligation absolue d’hébergement d’urgence été comme hiver de toute personne quelle que soit son origine, alors que l’article 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) énonce que toute personne quelle qu’elle soit doit pouvoir être accueillie dans un lieu décent.

Pire : ces institutions n’hésitent pas parfois à poursuivre les familles -notamment les Roms- et les personnes isolées jusque dans leurs squats ou « pauvres » campements et à les expulser !

  • La cherté des loyers, la spéculation immobilière qui ont permis aux banques, à une minorité de riches bailleurs, privés ou publics, de spéculer, de s’enrichir (les profits spéculatifs ont grimpé de 70% depuis 10 ans…). Pourtant en France, il y a 2,4 millions de logements vides pour 3,6 millions de mal-logés.
  • La complicité des gouvernements qui ont laissé faire, précipitant les personnes et familles aux revenus modestes dans les impayés et le logement précaire, parfois dans la rue !

NOUS EXIGEONS :

  • L’ouverture de structures d’hébergement d’urgence, et l’amélioration des conditions d’accueil, sans condition d’accès, été comme hiver,
  • L’arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d’habitation, des fermetures des places d’hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz…),
  • L’arrêt du harcèlement de la part des administration et bailleurs sociaux sur les locataires et les usager-e-s (contentieux, lettres menaçantes…) et le gel des loyers impayés,
  • Une application des lois DALO et ALUR qui prévoient un très large accès de toute personne ou famille à un logement décent,
  • La RÉQUISITION des logements vides, la construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et la baisse des loyers,
  • L’arrêt de la criminalisation de la migration et de la criminalisation des actions de solidarité avec les migrants,
  • La régularisation de tous les sans-papiers et l’arrêt des expulsions du territoire français,
  • Un logement pérenne et décent pour toutes et tous !

Manifestation régionale Place des Terreaux SAMEDI 15 NOVEMBRE À 14H
Puis cortège en direction de la Préfecture de Région…

Nous appelons aussi tous ceux et toutes celles qui luttent pour leur survie ou par solidarité à organiser des manifestations et actions décentralisées partout en France afin de rendre visibles les invisibles. C’est par la création d’un rapport de force que nous ferons reculer la misère et ceux qui la produisent.

Tract Logement 15 novembre 1_2Tract Logement 15 Novembre 2_2

À L’APPEL DE :

Enfants sans toits, CISEM [Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants], Centre d’Information Inter-Peuple, Même droits pour tous et toutes, Confédération Nationale du Logement 38, Collectif Logement/hébergement, CRSA, La Patate chaude, Un Toit pour Tous, ASTI Vienne, Bassin d’Annonay et Montélimar [Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s], AC ! Isère (Agir Ensemble contre le chômage), RESF Rhône, Collectif urgence Roms 74, SIAD Valence, Coordination régionale de soutien aux sans-papiers , Defends-toit, Planning Familial Rhône, La voix des femmes, Femmes en Luth Valence, LDH 38, LDH Fédération Rhône, MRAP 69, NPA 38 et 69, Solidaires 38 et 69, Sud Education 38 et 69, Solidaires étudiant-e-s Lyon et Grenoble, CNT/AIT Valence, CNT 38, Ras l’front, UPC, Les Alternatifs, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, OCML-Voie Prolétarienne, Alternative Libertaire Lyon, Groupe FA Graine d’Anar, Sud Télécom, Solidaires Météo, ADARDAP, OCL-Lyon…

Solidarité avec les précaires menacé-e-s d’expulsion ! Pas d’expulsion sans relogement !

Ce vendredi 28 mars à 8h30 sont convoquéEs au Tribunal de Grande Instance de Lyon nos compagnons précaires pour « occupation illégale » de leur logement.
 
Collectif logement Lyon - Un toit c'est un droit
Le pro­prié­taire de l’appar­te­ment qu’ils occupent à proxi­mité de la place Voltaire, par ailleurs déten­teur d’un impor­tant patri­moine immo­bi­lier, de plu­sieurs socié­tés immo­bi­liè­res et de luxueux cha­lets en mon­ta­gne, arguait en janvier de pré­ten­dues « dif­fi­cultés économiques » pour obte­nir une pro­cé­dure urgente d’expul­sion d’Anaïs, pré­caire, dans l’attente de l’examen de son dos­sier d’attri­bu­tion d’un loge­ment social depuis plusieurs années.
 
Le pro­prié­taire demande notamment en plus de l’expul­sion immé­diate (sans les deux mois de délais légaux) une condam­na­tion de paie­ment d’une indem­ni­sa­tion de 1000 euros par mois d’occu­pa­tion au titre du « pré­ju­dice subi » !
 
Mais quel pré­ju­dice a subi ce pro­prié­taire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appar­te­ment à la toi­ture lézar­dée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeu­ble s’il n’avait été entre­te­nu par les nou­veaux occu­pants ?
 
Ne sont-ce pas les pau­vres, les tra­vailleurs, les chômeursles pré­cai­res qui subis­sent un préjudice -quant à lui parfaitement avéré- en devant trimer chaque jour afin d’avoir une chance de s’acquitter péniblement de loyers exorbitants ?
 
Cela permettant de couvrir les emprunts bancaires de quelques propriétaires qui s’enrichissent ainsi au détriment de notre qualité de vie !
 
Que dire encore de la société capitaliste qui préfère que soient laissés vacants quelque 24 000 loge­ments dans notre seule agglo­mé­ra­tion, alors que dans le même temps 6000 per­son­nes sans loge­ment sont à la rue.
 
Seule une société hypo­crite peut consa­crer comme prin­cipe cons­ti­tu­tion­nel et comme dispo­si­tion légale le droit incondi­tion­nel à un loge­ment, et faire primer dans les faits le droit de pro­priété sur le droit de vivre.
 
Nous appe­lons en consé­quence chacunE à se rendre à l’audience au Tribunal d’ins­tance de Lyon, 67 rue Servient salle B, ce vendredi 28 mars à 8h30 pour sou­te­nir la demande d’une déci­sion juste leur accor­dant un délai suf­fi­sant pour leur relo­ge­ment.
 
Plus lar­ge­ment nous appe­lons à une mobi­li­sa­tion pour le droit au loge­ment pour tous quelle ­que soit sa natio­na­lité.

Collectif logement Lyon - Face aux expulsions

Pas de profit sur nos vies !

 

Réquisition des logements vides !

 

Pas d’expulsion sans relogement !

 

Soutenons les précaires menacéEs d’expulsion en pleine en pleine « trêve » hivernale !

Ce vendredi 17 janvier le Tribunal d’instance de Lyon (rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations d’appartements par des personnes en grande précarité. Ces logements parfois pour certains inoccupés depuis des années appartiennent à des personnes qui, elles, passeront l’hiver bien au chaud.

À Lyon, dans le 7ème arrondissement, au 1 bis rue du repos, des logements appartenant au CCAS et gérés par l’organisme HLM « Grand Lyon Habitat », inoccupés depuis des années, pour certains 10 ans, abritent depuis début juillet 2013 la famille Covacci ! Il s’agit d’une famille de 13 personnes dont 7 enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans l’arrondissement et la plupart sont nés en France.

Réquisition des logements videsArrivée en 2002 sur le territoire, la famille Covacci n’a cessé d’errer de squat en camp de fortune, ils y ont perdu un membre de leur famille. Jetée à la rue après l’incendie de leur dernier habitat, la famille a investi les appartements du CCAS où ils ont trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et celui de leurs enfants. Depuis leur arrivée sur l’agglomération, cette famille a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social. L’occupation de ces appartements du CCAS n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches.

Un des autres cas qui sera jugé ce matin-là concerne le propriétaire d’un appartement à proximité de la place Voltaire, détenteur d’un important patrimoine immobilier, de plusieurs sociétés immobilières, et de luxueux chalets en montagne qui argue aujourd’hui de prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d’expulsion d’Anaïs, précaire, dans l’attente de l’examen de son dossier d’attribution d’un logement social. Le propriétaire demande en plus de l’expulsion immédiate (sans les deux mois de délais légaux) une condamnation de paiement d’une indemnisation de 1000 euros par mois d’occupation au titre du « préjudice subi » !

Quel préjudice a subi ce propriétaire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appartement à la toiture lézardée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeuble, s’ils n’avaient été entretenus par les nouveaux occupants ?

Ne sont-ce pas les pauvres, les travailleurSEs et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, lui totalement avéré, du fait de la hausse des loyers provoquée en particulier par ces comportements spéculatifs ? Cette spéculation aboutie en effet à ce que 24 000 logements soient vides dans notre agglomération, tandis que 6000 personnes sans logement traînent leur existence miséreuse de par les rues glaciales et que le 115 sonne occupé.

AFP_1303163612.jpgSeule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.

Les cas particuliers de ces procédures en référé qui vise à forcer en plein hiver l’expulsion sans laisser le temps à ces hommes, ces femmes et leurs enfants des possibilités de relogement qui s’offrent illustre une situation plus générale, qu’il faut dénoncer.

Nous appelons en conséquence chacunE à se rendre en soutien à l’audience en référé à 8h30 le vendredi 17 janvier au Tribunal d’instance de Lyon, 67 rue Servient salle A pour soutenir la demande d’une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement.

 

Plus largement nous appelons à une mobilisation pour le droit au logement pour tous quelle que soit sa nationalité.

 

Premiers signataires : Union Pour le Communisme, Collectif Logement Lyon, Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes Lyon, Collectif Lesbien Lyon, Confédération National du Travail interco 69, CGT Privés d’Emploi et Précaires du Rhône

Si t’as pas de niche, prends ton pied-de-biche !

Ce vendredi 20 décembre le Tribunal d’instance de Lyon (rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations d’appartements par des personnes en grande précarité. Ces logements parfois pour certains inoccupés depuis des années appartiennent à des personnes qui, elles, passeront Noël bien au chaud.

A Lyon, dans le 7ème arrondissement, au 1 bis rue du repos, des logements appartenant au CCAS et gérés par l’organisme HLM « Grand Lyon Habitat », inoccupés depuis des années, pour certains 10 ans, abritent depuis début juillet 2013 la famille Covacci ! Il s’agit d’une famille de 13 personnes dont 7 enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans l’arrondissement et la plupart sont nés en France.

Collectif logement Lyon - Réquisition des logements videsArrivée en 2002 sur le territoire, la famille Covacci n’a cessé d’errer de squat en camp de fortune, ils y ont perdu un membre de leur famille. Jetée à la rue après l’incendie de leur dernier habitat, la famille a investi les appartements du CCAS où ils ont trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et celui de leurs enfants. Depuis leur arrivée sur l’agglomération, cette famille a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social. L’occupation de ces appartements du CCAS n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches.

Ce matin-là passent également les habitants du 19 de la rue Roux Soignat, jeunes précaires sans aucune solution de relogement alors que le bâtiment est vide depuis juin 2012.

Un des autres cas qui sera jugé ce matin-là concerne le propriétaire d’un appartement à proximité de la place Voltaire, détenteur d’un important patrimoine immobilier, de plusieurs sociétés immobilières, et de luxueux chalets en montagne qui argue aujourd’hui de prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d’expulsion d’Anaïs, précaire, dans l’attente de l’examen de son dossier d’attribution d’un logement social. Le propriétaire demande en plus de l’expulsion immédiate (sans les deux mois de délais légaux) une condamnation de paiement d’une indemnisation de 1000 euros par mois d’occupation au titre du « préjudice subi » !

Quel préjudice a subi ce propriétaire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appartement à la toiture lézardée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeuble, s’ils n’avaient été entretenus par les nouveaux occupants ?

Ne sont-ce pas les pauvres, les travailleurSEs et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, lui totalement avéré, du fait de la hausse des loyers provoquée en particulier par ces comportements spéculatifs ? Cette spéculation aboutie en effet à ce que 24 000 logements soient vides dans notre agglomération, tandis que 6000 personnes sans logement traînent leur existence miséreuse de par les rues glaciales et que le 115 sonne occupé.

Seule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.
Les cas particuliers de ces procédures en référé qui vise à forcer en plein hiver l’expulsion sans laisser le temps à ces hommes, ces femmes et leurs enfants des possibilités de relogement qui s’offrent illustre une situation plus générale, qu’il faut dénoncer.

Nous appelons en conséquence chacunE à se rendre en soutien à l’audience en référé à 8h30 le vendredi 20 décembre au Tribunal d’instance de Lyon, 67 rue Servient salle A pour soutenir la demande d’une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement.

Plus largement nous appelons à une mobilisation pour le droit au logement pour tous quelle que soit sa nationalité.

Premiers signataires : Union Pour le Communisme, Collectif Logement Lyon, Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes Lyon, Collectif Lesbien Lyon, Confédération National du Travail interco 69, CGT Privés d’Emploi et Précaires du Rhône

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

L’Etat expulse la ZAD (Zone A Défendre) !!

 

 Communiqué SUD FSE.

Soutien inconditionnel aux occupant-e-s de la ZAD !!

En ce moment même, les occupant-e-s de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes se font expulsé-e-s par les forces répressives d’Etat, à grand coup de CRS, gendarmes mobiles, et la violence qui va avec.

La ZAD correspond à une zone de résistance territoriale et anticapitaliste à un projet faramineux d’aéroport international, consistant à métropoliser la ville de Nantes et l’axe Nantes-Saint-Nazaire et en faire une plate-forme économique ultra compétitive dont le premier bénéficiaire sera le patronat local, et non les travailleur-euse-s et la population de Nantes et de son agglomération.

Cet immense projet capitaliste, inutile et extrêmement cher (jusqu’à 4 milliard d’euros), dont le principal bénéficiaire ne sera autre que Vinci (entreprise privée de construction, ayant réalisée 1,904 milliard d’euros de bénéfices en 2011, soit 7,2% de plus qu’en 2010, au cœur de la « crise »), se fait au détriment des populations en les expropriant par l’argent ou la force de leur terrain et habitation.

La FSE et Sud étudiant soutiennent l’initiative de résistance et d’occupation de ce territoire, et

relaient l’appel des habitant-e-s de la ZAD.

« Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD

Jeudi 11 octobre 2012

En cet automne 2012, l’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes rentre dans une phase délicate. L’écho qu’elle a pu avoir ailleurs que sur la zone directement concernée va être déterminant pour l’avenir de cette lutte.

Créer une zone d’aménagement différé (ZAD), préempter, racheter, détruire quelques maisons, mettre en scène une arnaque sous la forme d’un dispositif démocratique, puis certifier le projet d’utilité publique avant d’entamer les premiers travaux de sondage. Ça, c’est fait.

La zone que le Conseil Général a dépouillée, puis cédée à Vinci, commence sérieusement à se vider. Harceler les personnes en bail précaire pour les convaincre de dégager, préparer l’éviction des récalcitrants (qu’illes squattent ou qu’illes cessent de payer leur loyer) et exproprier les dernièr-e-s qui n’ont pas vendu terrains et bâtis. Ça, c’est actuellement la besogne des décideurs. Cette offensive arrive à une période charnière puisqu’il s’agit de virer une bonne partie des habitant-e-s avant les premiers travaux de la grande route d’accès en 2013.

Contrairement aux rumeurs répandues par la presse quant au faux “moratoire” concédé par les crapules du PS, il ne s’agit en fait que d’une promesse, qui ne leur coûte rien, de ne pas virer celles et ceux qui ont refusé de négocier jusqu’ici, et ce jusqu’au terme de certains recours juridiques. En réalité les personnes concernées continuent à subir des pressions de plus en plus fortes pour dégager.

Cette lutte a connu un tournant déterminant en 2009 avec l’invitation à occuper les espaces vidés.

Le choix d’habiter sur le terrain a concentré des forces localement. Mais le risque c’est que les expulsions impliquent la fin de l’engagement de toutes les personnes d’ici et d’ailleurs qui s’y croisent et tissent des liens autour de pratiques d’organisation autonome et d’une critique des politiques d’aménagement du territoire.

Si cette histoire d’aéroport est effectivement l’élément qui a permis à beaucoup de se rencontrer, c’est aussi le biais par lequel nous avons choisi de nous affronter à ce monde. C’est-à-dire à la marchandisation des espaces, à l’aménagement de nos vies, au contrôle des populations ; toute une politique répressive et autoritaire qui frappe partout et nous concerne tou-te-s au quotidien, que ce soit dans les quartiers, à l’école, au travail ou dans les mouvements sociaux. L’expulsion des habitant-e-s de la ZAD pour la construction de cet aéroport, symbole de cette politique, ne peut être laissée sans réaction.

Le dispositif militaire mis en place en ce moment même face à la résistance sur le terrain est tel qu’il concentre plusieurs centaines de gardes mobiles et de CRS dans une même zone verrouillée. Un bon moyen de tirer de la force de ce moment décidé par l’ennemi serait de créer d’autres champs de tension au-delà de l’enclave de la ZAD. Ce serait l’occasion de chercher des brèches et d’attaquer là où ils ne sont pas, là où ils ne s’y attendent pas.

Dans un contexte où les aménageurs font face à de plus en plus de résistances, il semble nécessaire de s’organiser afin que la répression d’une lutte ne fragilise pas les autres. Nous vous invitons donc à vous mobiliser aussi chez vous, non pas pour affirmer votre soutien, mais votre solidarité, car vos luttes sont les nôtres.

Se rassembler, occuper un bâtiment, une rue, poser un tag ou une banderole, s’attaquer à des locaux, saboter un chantier, bloquer des axes de circulation, partir en manif sauvage, frapper des cibles dans des espaces inattendus,… Bref, autant de moyens possibles de faire déborder le conflit.

Guerre aux animateurs de la misère !

À nous de jouer ! »

Une manifestation de réoccupation est prévue en réponse aux expulsions en cours et à venir.

Différents rendez-vous sont actuellement diffusés sur le site http://zad.nadir.org, et montrent que larésistance sur le terrain continue !

Contre l’expulsion de la ZAD ! Appel à résistance !

Contre la répression, la solidarité est notre arme !

Par -6°C les socialistes lyonnais jettent des gens à la rue.

Ce matin des sans domiciles, aidéEs de l’association Demeurant Partout, annonçaient la réquisition d’un immeuble vide depuis plus d’un an appartenant au grand Lyon. Les occupantEs qui dormaient à l’intérieur depuis plusieurs jours déjà ont été évacuéEs par la police cette après-midi aux alentours de 17h30, cette opération de police à donné lieu à 8 arrestations.
Ce matin les occupantEs aidé-e-s de leurs soutiens associatifs avaient en effet rendu publique la réquisition. Les autorités municipales en demandant à la police de procéder à l’expulsion signifie clairement dans quel camp elles choisissent de se positionner dans la guerre en cours pour le logement de tous et toutes. Nous refusons de voir dans une société d’abondance comme la notre des personnes dormir dehors.
La FSE soutient les opérations de réquisition de logement vide et leurs auteurs qui ne font que se substituer aux pouvoirs publics défaillants.

Contre les rafles de Roms organisées par l’État français, restons vigilants et solidaires !

Ce Mercredi 31 août et ce Mardi 1er septembre, plusieurs expulsions massives de campements Roms ont été organisées par la police.
Le 31, les CRS ont fait irruption dans le campement de Saint-Denis, où vivent 150 personnes. À grand renfort de gaz lacrymogènes, ils expulsent les familles et démantèlent les baraques. Puis, sous la contrainte, les expulsé-e-s sont emmené-e-s par petits groupes sous garde policière jusqu’à la gare RER, où une rame spéciale est finalement affrétée par la RATP pour que la police organise un convoi d’acheminement spécial pour une centaine de Roms et leurs gardiens en uniformes, pour les déporter hors de l’agglomération.

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Mobilisons nous contre l’expulsion de Najla !

Najla est une étudiante marocaine qui vit en France depuis maintenant 5
ans où elle prépare sa deuxième année de sciences économiques et de
gestion à l’Université Lumière Lyon 2.
Il y a 3 mois, elle recevait de la préfecture une Obligation de Quitter de
le Territoire Français, décision pour laquelle elle fait appel mais qui
fut de nouveau confirmée par la justice française puis par le préfet.
C’est le 21 juin vers midi, alors qu’elle se rendait à son travail,
qu’elle a été arrêté par deux policiers en civil pour être envoyée
immédiatement au Centre de Rétention Administratif de Saint-Exupéry.
Aujourd’hui 23 juin, c’est le tribunal administratif qui confirme son
expulsion et donne 15 jours maximum à la préfecture pour la réaliser.

La FSE-Lyon dénonce cette situation inacceptable et exige l’arrêt de la
procédure d’expulsion à l’égard de Najla, sa libération
et sa régularisation.

La FSE-Lyon se bat pour que chaque carte étudiante équivaille à un titre
de séjour et exige la régularisation de tout-te-s les sans papier-e-s
ainsi que le droit à la liberté de circulation pour tou-te-s quelque soit
leurs situations.

Soraya expulsable : stop aux expulsions à la chaîne !

Soraya Bouzidi, l’étudiante en Droit/Science Po de Lyon II que beaucoup d’entre nous ont déjà soutenu en signant une première pétition et en se rendant au Tribunal Administratif il y a de ça un mois a aujourd’hui plus que jamais besoin de nous !Elle, son mari Nouredine et ses deux enfants à peine âgés de deux ans sont encore victimes de l’acharnement du gouvernement et de son rebutant Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ! Désormais la République ne recule plus devant rien pour mener sa politique d’expulsion des étrangerEs et exterminer tout espoir de construire une vie sur son territoire.

Soraya et sa famille se sont vu refuser leur demande de régularisation et maintenir leur obligation de quitter le territoire sans que ni le Tribunal Administratif ni le préfet n’aient tenu compte de la situation dans laquelle est l’Algérie et les raisons de leur venue en France. Nouredine a fuit son pays avec sa femme pour quitter les services de police algériens dans lesquels il travaillait. Mais ça, le gouvernement n’en fait que peu de cas et Nouredine, dorénavant considéré comme déserteur et recherché pour ça dans son pays, risque les pires traitements s’il y est renvoyé : des témoignages de familles ayant connu des expulsions de proches considérés comme déserteur dans leur pays parlent de la prison, d’autres encore de disparition.

La situation est on ne peut plus urgente pour Soraya, son mari et leurs deux enfants ! C’est pourquoi nous demandons à ce que soient régularisées Soraya et sa famille sans plus attendre.

Signez la pétition pour exiger la régularisation de Soraya et Nouredine Bouzidi, ainsi que leurs deux enfants.

http://jesigne.fr/solidaritesoraya

RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 15 AVRIL A 18H DEVANT LA PREFECTURE !

Préfecture, rue Dunoir, Lyon 3ème.

Les expulsions à la chaîne, dites stop !

Soraya Bouzidi, l’étudiante en Droit/Science Po de Lyon II que beaucoup d’entre nous ont déjà soutenu en signant une première pétition et en se rendant au Tribunal Administratif il y a de ça un mois a aujourd’hui plus que jamais besoin de nous !

Elle, son mari Nouredine et ses deux enfants à peine âgés de deux ans sont encore victimes de l’acharnement du gouvernement et de son rebutant Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ! Désormais la République ne recule plus devant rien pour mener sa politique d’expulsion des étrangerEs et exterminer tout espoir de construire une vie sur son territoire.

Soraya et sa famille se sont vu refuser leur demande de régularisation et maintenir leur obligation de quitter le territoire sans que ni le TA ni le préfet n’aient tenu compte de la situation dans laquelle est l’Algérie et les raisons de leur venue en France. Nouredine a fuit son pays avec sa femme pour quitter les services de police algériens dans lesquels il travaillait. Mais ça, le gouvernement n’en fait que peu de cas et Nouredine, dorénavant considéré comme déserteur et recherché pour ça dans son pays, risque les pires traitements s’il y est renvoyé : des témoignages de familles ayant connu des expulsions de proches considérés comme déserteur dans leur pays parlent de la prison, d’autres encore de disparition..

La situation est on ne peut plus urgente pour Soraya, son mari et leurs deux enfants ! C’est pourquoi nous demandons à ce que soient régularisées Soraya et sa famille sans plus attendre.

Signez la pétition pour exiger la régularisation de Soraya et Nouredine Bouzidi, ainsi que leurs deux enfants.

http://jesigne.fr/solidaritesoraya

REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 15 AVRIL A 18H DEVANT LA PREFECTURE !

Manale doit rester en France !

Manale est une étudiante de nationalité Marocaine, inscrite en première Année information-Communication/ Sociologie à Lyon2. Elle a validé son premier semestre avec une moyenne générale de 12,54/20. En Janvier 2009, la préfecture du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et lui a envoyé en février 2010, un Ordre de Quitter le Territoire Français. Manale n’a certes pas eu en France un parcours universitaire facile.

Après deux premières années à l’École Nationale d’Architecture à Strasbourg (elle a eu des soucis de santé qui l’ont pénalisée), elle s’est retrouvée inscrite, tardivement, en Lettres Modernes, l’année de la mobilisation contre la LRU.

Ces échecs à l’entrée de cycle n’ont pas découragé Manale, qui est venue s’installer à Lyon et qui étudie la communication. Comme l’attestent tous ses professeurs, elle a trouvé sa voie et est en train de réussir brillamment. C’est une étudiante dynamique, motivée, passionnée. Si elle était expulsée maintenant, alors que le second semestre est entamé, cela anéantirait cet effort, un vrai gâchis d’autant plus qu’au Maroc il n’y a pas de filière équivalente. Aujourd’hui, Manale s’est vue refuser le recours gracieux de la préfecture, elle est désormais expulsable à partir du 10 mars, conduite en centre de rétention et ensuite renvoyée sur le territoire marocain.

Vous devez être solidaire avec votre camarade, mais aussi avec l’ensemble des personnes touchées et ciblées arbitrairement par la politique du chiffre du Ministère de l’Immigration.

Mobilisons nous, ne restons pas indifférents, montrons notre soutien aux personnes visées par les politiques racistes et xénophobes du gouvernement français !

Nous demandons la suspension de l’OQTF et la délivrance d’un titre de séjour étudiant pour Manale afin de lui permettre de terminer cette année.

SOYONS SOLIDAIRE AVEC MANALE ! REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

SIGNEZ LA PETITION DE SOUTIEN !!!

http://jesigne.fr/solidaritemanale

 

Signataires : Fédération Syndicale Étudiante (FSE), JCML, ROC-ML, RUSF, UPC, AECAL (Association des étudiants de culture africaine de Lyon)

Soutenons Soraya et sa famille, menacée d’expulsion !

La FSE en appelle à toutes organisations, syndicales ou associatives, engagées dans la lutte qui oppose les sans-sapiers à la politique des quotas mise en place par la machine d’État, et plus généralement dans le combat pour le respect du droit de libre circulation et contre le non-respect de la personne humaine, pour soutenir Soraya et Nouredine BOUZIDI ainsi que leurs deux enfants, menacés d’expulsion du territoire français, dans leur bataille face au rouleau compresseur qu’est la politique de l’immigration en France, en étant signataire de cette pétition et en se présentant au Tribunal Administratif de Lyon le 25 février à 9h00, où sera débattu le recours formulé par la famille BOUZIDI pour réclamer sinon le droit d’asile, le renouvellement de leur permis de séjour. Soraya et Nouredine sont arrivés en France en avril 2008, arrachés à leur terre natale, l’Algérie, dans l’espoir de construire une vie meilleure. Leurs deux enfants sont nés à Lyon en octobre 2008, et Soraya a entrepris des études de Droit et Science Politique à l’université Lyon 2 en septembre 2009.

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