Intervention à destination des membres du Conseil d’Administration et de la présidence de Lyon 2

Université Lumière Lyon 2À destination de l’ensemble des membres du Conseil d’Administration de l’université Lyon 2,

Ne pouvant malheureusement être présent en ce jour, j’ai toutefois un certain nombre de questions dont il serait, me semble-t-il, dûment souhaitable pour tout le monde d’obtenir des réponses de la part du Président.

Tout d’abord, en ce contexte de « contrainte budgétaire » que tout un chacun ici connaît bien, et alors même que nombre de vacataires enseignants ne sont pas payés par l’université depuis le mois de septembre, qu’ils connaissent une grande précarité, j’aurais aimé savoir pourquoi la présidence est capable d’embaucher de toute urgence des agents de sécurité privée, alors qu’elle n’est semble-t-il pas capable depuis maintenant près de 5 mois de remplacer 2 agents du service de la DRH en arrêt (prétexte invoqué hier par le DRH M. Fabre pour expliquer le retard dans la signature des contrats de travail et le versement des paies) chargés de ce travail ? Le président n’a semble-t-il pas conscience des conséquences financières et humaines catastrophiques pour les personnel concernés.

Je souhaite également interroger la présidence sur le coût que représente pour l’université la signature d’un contrat avec l’agence de sécurité privée afin d’épauler les agents de sécurité incendie à assurer le contrôle des entrées et la fouille des sacs sur le campus des Quais, de 7h30 le matin jusqu’à 21h le soir ?

J’aurais par ailleurs aimé connaître, si l’objet est bel et bien la protection des étudiants et personnel dans un contexte de « menace terroriste », pour quelles raisons l’instauration de ces contrôles et fouilles n’est effective sur le SEUL campus des Quais (sans par ailleurs présumer de l’efficacité d’un tel dispositif) ? Les étudiants et personnel du campus Porte des Alpes ne mériteraient-ils pas la même protection face à ladite menace invoquée ? Il s’agit d’une rupture d’égalité flagrante dans le traitement du personnel et des étudiants. Suite à nos interrogations sur ce dispositif, il nous a été répondu, je cite, que « le président n’est pas sur Bron ». Si une menace particulière existait à l’encontre de la personne du Président, cela nous semble inquiétant, et nous pensons que les administrateurs devraient en être informés. Nous demandons à ce que ce dispositif de contrôle soit levé immédiatement.

Je tenais également à informer l’ensemble des administrateurs de certaines pratiques antisyndicales inédites de la présidence. En effet, suite à l’exclusion de 2 ans de l’université dont 18 mois avec sursis à caractère exécutoire et immédiat (impliquant qu’un appel devant le CNESER n’est pas suspensif) de 2 de mes camarades par la commission disciplinaire de l’établissement (décision de laquelle le Président de l’université fait par ailleurs lui-même appel devant le CNESER, exigeant une exclusion ferme de 5 ans de l’université) ; la DAJIM a adressé un mail aux agents de sécurité les enjoignant  d’empêcher physiquement nos camarades à pénétrer le campus (des Quais), joignant à ce mail une photo d’eux afin d’aider les agents à les identifier (copie dont les intéressés ont pu directement prendre connaissance, ainsi que plusieurs témoins, les agents leur ayant présenté le document afin de justifier du refus qui leur était fait).

Or, cette interdiction n’est fondée sur strictement aucune base juridique. En clair, elle est complètement illégale !
Le président, ou le service juridique, ne pourront par ailleurs pas prétexter de la présentation désormais nécessaire aux points de contrôles de la carte étudiante (ils en possèdent une), encore moins du refus fait désormais à toute personne extérieure à l’université de pénétrer sur le campus (si nos camarades exclus devaient être considérés comme « extérieurs »). En effet, ces deux derniers jours constituaient les « journées de l’enseignement supérieur ». À cet effet, toute personne extérieure à l’université pouvait entrer sur les campus (avec fouille du sac sur le campus des Quais). Or, malgré cela, l’interdiction a été maintenue à l’encontre d’un de nos camarades de pénétrer sur le campus ce mercredi (l’agent, à qui nous ne pouvons reprocher de faire son travail et d’obéir à sa hiérarchie, prétextant alors d’une situation différente leur étant réservée, en clair, d’exception, et parfaitement illégale).

Il nous a souvent été reproché de ne pas nous exprimer dans le cadre « démocratique institutionnel ». Ainsi, nous ne comprendrions pas qu’aujourd’hui ces questions restent sans réponses. Si d’aventure la présidence ne daignait toutefois pas donner réponse sur ces différents points considérant mon absence, un administrateur présent aurait très certainement la gentillesse de les soulever…

En vous priant d’excuser mon absence et en remerciant par avance pour les réponses qui seront apportées,

l’élu Solidaires Étudiant-e-s Lyon au Conseil d’Administration

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Le parquet inculpe 3 militantEs de Lyon II. Exigeons leur relaxe!

Alors que les élections aux conseils centraux se déroulent cette semaine à l’université Lyon II et qu’on voudrait nous faire croire en leur pseudo démocratie universitaire, nous étions ce matin une cinquantaine à soutenir les 3 militantEs de la FSE/Solidaires étudiants Lyon qui étaient convoquéEs au commissariat. 

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Ils étaient contraintEs de se présenter pour une confrontation avec les agents de sécurité incendie de l’université (accompagnés de leur hiérarchie) -que la présidence utilise régulièrement comme sa garde rapprochée- suite aux interpellations qui avaient eu lieu en novembre sur le campus de l’université après l’envahissement d’un conseil de la présidence dans le cadre de la lutte contre les restrictions budgétaires qui accélèrent la restructuration des universités et la privatisation des facs.

Pour écarter nos légitimes revendications, on cherche à nous faire passer pour des personnes violentes. Mais qui casse l’université ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et ouverte à toutes et tous, ou ceux qui privatisent, suppriment des postes, dégradent les conditions de travail et d’études de la majorité des étudiantEs et personnels ?!

Suite aux confrontations, nos 3 camarades sont convoquéEs par le parquet à comparaître au tribunal correctionnel en juin pour des chefs de « violences aggravées » et « rébellion ».

La volonté du parquet de poursuivre nos camarades est clairement motivée pour des raisons politiques. C’est, une fois de plus, l’expression d’une classe dominante -et de son État– qui n’a d’autre choix que de recourir à la répression afin d’imposer ses réformes antisociales.

Solidarité avec les inculpé-E-s !

Soyons nombreux/ses à les soutenir le 23 juin pour exiger leur relaxe !

À bas la répression politique et syndicale !

 

Article de L’Humanité paru ce mardi 25 février :
HumaHuma2

LA RÉPRESSION NE NOUS ARRÊTERA PAS ! MARDI TOUS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE !

Appel du comité des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Lyon 2 :

La crise c'est eux la solution c'est nous

 

Ce jeudi 21 novembre, la seule réponse aux revendications des étudiant-e-s qui ont investi le Congrès « élargi » convoqué ce même jour, a été la répression policière commanditée par la direction.

La répression des étudiant-e-s mobilisé-e-s ne nous arrêtera pas !

Mardi 26/11 TOUS en Assemblée Générale à 12H (amphi C – bâtiment K – campus de Bron)

 

En effet, la présidence de l’université devant ce qu’elle a elle-même désigné comme une « crise » avait appelé à un conseil élargi (qui semblait n’exclure personne) censé trouver des solutions autour d’un petit nombre de responsables et d’élu-e-s. Le mail envoyé dimanche dernier à l’ensemble des étudiant-e-s et des personnels expliquait que la crise dépassait largement le cadre de l’université Lyon 2. Dès lors, pourquoi prétendre la résoudre dans une réunion interne à l’université où sont convoqués seulement les élu-e-s des conseils ?

 

Quand la Démocratie sauce Mayaud tourne au vinaigre…

 

Près d’une centaine d’étudiants ont tenté de participer légitimement à un conseil opaque qui prétendait décider pour eux sans eux, alors qu’ils sont les usagers de ce service public. Il faut savoir que la LRU a réduit de 25% la représentation étudiante déjà étiolée auparavant, au sein de ces Conseils. L’accès au Congrès nous a été refusé par un barrage des agents de sécurité incendie, sous ordre de la direction, exposés alors malgré leur fonction, à la foule désireuse de rentrer. C’est en effet désormais une technique assumée de la présidence d’utiliser ces agents de sécurité incendie comme une véritable milice. Aucun coup n’a été porté sur ces agents (contrairement au communiqué officiel de la présidence). Les éventuelles blessures sur les agents alléguées par Jean-Luc Mayaud sont donc purement accidentelles. Notre seule « violence » que le président et les médias ne cessent de mettre en avant fut une poussée collective pour rentrer dans l’amphithéâtre… Ce ne serait pas produit si la Présidence n’avait pas refusé notre participation au congrès qui était très clairement annoncé.

 

Le dialogue version Mayaud, c’est porte fermée, matraque et garde à vue pour les étudiant-e-s mobilisé-e-s !

 

Nous avons donc pu rentrer dans le grand amphithéâtre, lieu du congrès « élargi », celui-ci n’avait pas commencé et nous nous sommes tous installés. En attendant l’arrivée du Président nous avons chanté quelques slogans tels que « N’ayez pas peur de la démocratie ».

Le président a refusé de venir s’exprimer devant nous. Une demi-heure plus tard un membre de l’administration a demandé aux élus du congrès de sortir du Grand Amphi afin de réaliser la réunion dans le bâtiment de la présidence, pour exclure les étudiants mobilisé-e-s. Nous avons donc suivis les invités autorisés et avons dû forcer l’ouverture de la porte du bâtiment présidentiel.

Une fois dans le bâtiment, nous avons réclamé audience auprès du président Jean-Luc Mayaud, retranché dans son bureau. Tandis que nous étions dans l’attente d’un interlocuteur de l’administration (autre que les vigiles) nous avons décidés de tenir dans le couloir, assis et dans le calme, une assemblée élargie, spontanée, avec l’ensemble des étudiants et du personnel qui refusaient le simulacre de démocratie organisé par Mayaud. Mais c’est alors, que le président donna, très rapidement, l’ordre à plusieurs dizaines de CRS d’intervenir violemment pour nous déloger et nous soumettre à une souricière, savamment organisée. S’en sont suivis des coups de matraque (dont certains réitérés sur des étudiant-e-s à terre), 6 interpellations effectuées avec une grande violence, ciblant entre autres des syndicalistes étudiant-e-s connu-e-s, et répondant à des identifications opérées par des agents de sécurité incendie.

Lire sur Rue89Lyon, le témoignage d’un étudiant.

Mayaud croit pouvoir réduire aujourd’hui notre mouvement à un groupe de « meneurs », qui serait orchestré par un syndicat étudiant. S’il pense qu’en réprimant ceux qu’il identifie comme les « meneurs » du mouvement, ce dernier s’éteindra, la Présidence commet une grave erreur d’analyse.

Nous ne sommes manipulé-e-s par personne, notre combat est légitime et continuera malgré la répression !

 

La crise de la présidence ? Un symptôme de la destruction massive de l’Université par les réformes Pécresse-Fioraso

 

Cette réaction, les démissions consécutives de vice-présidents et l’intervention policière traduisent un processus politique de liquidation de l’université publique et la volonté de l’imposer par la force si nécessaire. La démarche de marchandisation du savoir depuis l’instauration du processus de Bologne (européen), des lois LRU (Pécresse) et Fioraso encourage ces pratiques autoritaires et antidémocratiques.

Elle prépare à court terme maintenant, si nous nous laissons faire, l’alternative entre la faillite budgétaire des universités, et des augmentations de droits d’inscriptions pour tou-te-s les étudiant-e-s.

Par la présidentialisation des universités et l’introduction de personnalités extérieures toujours plus nombreuses dans les conseils elle tend à transformer les établissements d’enseignement supérieur en université-entreprise dirigées par un comité de pilotage restreint et autocratique.

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisirIls privatisent on rend public ! S’ils ferment les portes, nous les ouvrirons !

La VRAIE violence c’est nos conditions de vie, d’étude et de travail misérables ! La vraie violence c’est leur pseudo-démocratie qui nous est imposée par des flics armés !

En ce qui nous concerne, nous n’avons que notre force collective !

Leur répression ne stoppera pas notre mobilisation ! Les arrestations ciblées, violentes et injustifiées, renforcent notre détermination autour d’un rassemblement plus que jamais nécessaire.

 

Nos revendications :

  • Abrogation des lois LRU et Fioraso
  • Abandon des poursuites contre les interpellés et retrait des plaintes de la présidence
  • Banalisation des cours du mardi 26/11 dès 12h
  • Droit de réponse du comité de mobilisation à travers la diffusion d’un mail à l’ensemble des membres de Lyon 2.

 

TOUS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MARDI 26/11 sur le campus de Bron 12h amphi C (bâtiment K)

 

Ordre du jour proposé : 

  • Retour sur la manifestation de jeudi 21 novembre et sur les lois. Pourquoi nous sommes en lutte.
  • Les revendications, les perspectives de transformation sociale.
  • La mobilisation à venir
  • Vote sur les propositions

 

Le comité des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Lyon 2

 

P.-S.

Plus d’infos : page facebook « Université Lyon 2 en lutte »

CRISE À LYON II : INVITONS-NOUS AU CONSEIL ÉLARGI DE LA PRÉSIDENCE !

Appel du comité de mobilisation mandaté par l’Assemblée Générale de Lyon II réuni le 18 novembre :

La crise du capitalisme pousse les gouvernements partout dans le monde à pratiquer une politique d’austérité qui frappe un nombre toujours plus grand d’entre nous. Politique dont nous ressentons les conséquences avec dans l’enseignement supérieur les lois LRU et la récente loi Fioraso qui vient la compléter. Ces lois participent du processus de privatisation déguisée des universités qui, organisant la pénurie de financements publics – et aggravée par les mesures d’austérité – contraignent les universités à chercher des financements dans le privé.

Face à la dégradation de nos conditions de vie, de travail et d’études, déjà bien misérables pour un grand nombre d’entre nous (bourses insuffisantes voire inexistantes, obligation de se salarier pour poursuivre ses études, difficulté pour se loger, contrats précaires, difficultés à joindre les deux bouts…) depuis plusieurs semaines la mobilisation se construit à Lyon II -où la dernière Assemblée Générale a réuni 150 personnes – comme dans de nombreuses autres universités.

La situation de la fac n’est que le reflet d’une situation plus globale de crise du capitalisme, et est rendue visible aujourd’hui par une crise interne au sein de la présidence de Lyon 2. Entre la gestion de la pénurie et le développement de la mobilisation, le sol semble se dérober sous les pieds de la direction, comme l’illustre le mail du président envoyé dimanche soir à tous les personnels et étudiants de l’université. Celui-ci cherche des ultimes soutiens afin de sauver sa politique de rigueur et sa place par la même occasion. Il en appelle donc ce jeudi à un congrès extraordinaire où il convoque tous les élus des conseils centraux, qui prétendent représenter ceux et celles qui étudient et travaillent à l’université.

La direction de l’université entend décider de notre avenir sans nous?

Puisque nous n’avons pas été conviés, nous prenons donc l’initiative de nous inviter à ce congrès extraordinaire qui se tiendra dès lors avec nous, ou ne se tiendra pas !!

Nous invitons donc logiquement l’ensemble des étudiants, personnels et enseignants à se rassembler ce jeudi sur le campus de la fac des quais !

Pour permettre la participation du plus grand nombre au congrès extraordinaire, nous appelons les enseignants, chargés de TD à ne pas assurer leurs cours et à ne pas prendre en compte les absences à partir de 10h et ce jusqu’à la fin de la journée.

Dans l’objectif de poursuivre et d’intensifier la mobilisation, nous appelons également à une nouvelle Assemblée Générale mardi 26 Novembre à 12h00 (amphi C bâtiment K – campus de Bron)

DÉLOGEONS TOUS LES PANTINS DU POUVOIR !

Jeudi 21 novembre Lyon 2

L’Université Lyon II en crise !

Conscient que le monde qui l’entourait jusqu’alors est en train de s’écrouler, le président de l’université cherche à tout prix à se sauver.

Les quatre démissions récentes de vice-présidents de sa propre équipe, mais surtout, des premières Assemblées Générales étudiantes à Lyon II -comme dans de nombreuses autres facs- exprimant la colère contre la dégradation de nos conditions de vie et d’études ont fini par faire douter le président de son avenir.

« Dépasser la crise », c’est donc la proposition que nous fait Jean-Luc Mayaud, président de l’université, dans un mail envoyé dimanche 17 novembre au soir à tous les étudiants et personnels de l’université.

Tentatives maladroites de se justifier, références à la crise du capitalisme et envolées qui se veulent rassembleuses, cette tribune prétend pompeusement dépasser une crise qui dépasse pourtant largement la seule personne du président Mayaud, comme la seule université Lyon II.

Mayaud n’est pas le seul : tous les responsables doivent partir !

Selon lui « Notre université traverse une crise interne d’autant plus vive qu’elle se produit en écho d’une crise générale du pays. » Il se refuse à être « le chef sacrificiel » et à assumer seul la responsabilité de la crise à Lyon 2.

Le président a peur. Peur d’être seul dans la chute. S’il est vrai qu’il ne saurait être tenu pour seul responsable de tous les problèmes rencontrés au sein de cette université, Jean-Luc Mayaud est cependant coupable de s’être fait l’instrument volontaire d’une politique -de l’UMP comme du PS- qui a mené à la situation qui est aujourd’hui celle de Lyon 2, et de beaucoup de secteurs de la société.

La « défiance » qui est la nôtre n’a pas pour seul objet un individu, un « chef sacrificiel ». Nous savons que ce ne sont pas seulement les chefs qui doivent être sacrifiés, mais toute leur politique, menée au profit des chefs pour un monde de chefs.

Mais pour ne pas endosser seul la responsabilité de la crise à Lyon 2, Mayaud en appelle aujourd’hui à l’unité autour de son projet.

Appel est donc lancé au regroupement de tous les vautours carriéristes de Lyon 2, avides de pouvoir, en vue de défendre un soi-disant « intérêt général ».

Mais le pseudo intérêt général c’est en fait l’application d’une politique de rigueur budgétaire. C’est se faire le relais de l’intérêt des dominants, en faisant payer la grande majorité de la population pour permettre à une minorité de continuer d’accumuler les richesses.

Pour éviter la rigueur à Lyon 2… appliquons la rigueur à Lyon 2… !

Dans son mail Mayaud défend politiquement l’application d’une « logique comptable » afin dit-il « d’éviter une mise sous tutelle de son budget » Cette politique absurde peut se traduire en ces termes : puisqu’on menace de nous couper un bras, commençons par nous couper la main. Mayaud ne peut remettre en cause une politique d’économies qui constitue le socle de sa présidence : il n’a pour lui que la satisfaction d’avoir retrouvé un budget « à l’équilibre », et d’avoir pour cela déséquilibré peu à peu nos conditions d’études et les conditions de travail des personnels. Suppressions de TD, postes non pourvus, campus laissé à sa vétusté, budgets découpés à la hache…Il y a de quoi faire un blocage, en effet.

Classes en lutte ?

Selon Mayaud « Les personnels de l’Université Lyon 2 ne sont pas un prolétariat, et l’équipe présidentielle n’est pas un patronat. Nos intérêts et nos responsabilités sont les mêmes, ou alors l’Université n’existe plus. »

Face à une situation de crise, le Président nous propose en fait une solution bien connue : celle de l’union sacrée, en prétendant nier les divergences d’intérêts qui existent au sein de l’Université et dans la société.

La « communauté universitaire » n’a pas de sens, car l’université n’est pas le sanctuaire que semble rêver Jean-Luc Mayaud, à l’heure où Lyon 2 refuse de titulariser les personnels précaires, à l’heure où de nombreux étudiants travaillent pour financer leurs études, galèrent au quotidien et cumulent les heures sans parvenir à joindre les deux bouts. Le président de l’université est bien ce qui se rapproche le plus d’un patron pour une partie des personnels de Lyon 2.

Nous proposons à Monsieur Mayaud de sortir de ses bureaux feutrés et d’aller assumer sur le terrain les conséquences de la politique qu’il applique. Nous l’invitons à comparer l’état de son compte en banque avec celui d’un étudiant boursier, d’une femme de ménage de l’université payée 600 euros par mois, ou avec celui de vacataire payé une fois par semestre, ou encore avec celui d’un des employés de la fac en temps partiel contraints de cumuler deux boulots pour payer leurs loyers ou nourrir leurs gosses !

Il ne pourra dès lors plus faire semblant d’ignorer que la soi-disant communauté qu’il cherche par tous les moyens à sauver, ne profite en réalité, qu’à une bien petite minorité !

L’ordre dominant crève : l’université devrait accourir pour le sauver ?

Si la FSE a rarement l’occasion d’exprimer un « diagnostic partagé » avec la direction de l’Université, nous devons cependant avouer être en accord sur le constat de « l’épuisement historique d’un certain modèle de croissance, de prospérité et d’ordre social ». En bref, l’effondrement annoncé de l’ordre établi capitaliste.

Cependant, si nous ne pouvons que nous réjouir de cette situation, M. Mayaud semble quant à lui tout faire pour chercher à sauver un ordre inégalitaire qui jusqu’ici l’avait bien nourri.

Il essaie donc de convaincre les profs de Lyon 2 de se contenter du rôle que la société leur a assigné de production de connaissances dans l’objectif de reproduction et de perpétuation de l’ordre établi.

Il invite donc à continuer d’enseigner « les vertus de la distanciation et du sens des responsabilités » à des étudiants destinés à devenir des petits cadres dociles, adaptés aux besoins de la machine capitaliste.

Faisons-les dérailler !

« Ne nous voilons pas la face : Lyon 2 ne peut plus regarder pAbrogation de la loi sur l'autonomie des universitésasser les trains. Il ne s’agit pas d’une quelconque « capitulation » face à l’ordre dominant, mais au contraire de reprendre confiance dans notre potentiel pour agir sur cet ordre dominant. »

Puisque Mayaud le « chef sacrificiel » est friand de métaphores, nous lui proposons de poursuivre celle qu’il a lui-même introduite : Lyon 2 ne peut pas regarder passer les trains, en effet. Les étudiants et personnels de Lyon 2 peuvent en revanche commencer à dresser des barricades sur les rails pour faire dérailler ces trains qui menacent chaque jour un peu plus de nous écraser sur leur passage !

Ce train que le président se refuse à nommer, c’est celui des réformes capitalistes. Il a fait le choix de le prendre en marche à tout prix.

Nous disons qu’il n’est plus possible d’accepter la politique des gouvernements successifs, tant à l’université que dans le reste de la société. Gérer la crise en la faisant payer à tous, c’est s’exposer à la colère légitime. Nous ne voulons pas « agir » sur l’ordre dominant, mais bien le renverser.

Monsieur Mayaud,

À votre « congrès élargi », qui prétend solutionner une crise qui a pourtant des origines systémiques qui dépassent votre seul rôle, nous proposons le seul « congrès » qui vaille : celui des étudiants et travailleurs de l’université en lutte, contre l’ensemble des politiques dont vous vous êtes piteusement fait le relais.

Qui sont les violent-e-s ? Droit de réponse à la présidence de Lyon 2.

La présidence – après avoir une nouvelle fois censuré nos communiqués – a envoyé ce lundi 5 décembre un communiqué à l’ensemble les étudiant-e-s, personnels et enseignant-e-s dans lequel elle vend ses plans récemment enterinés de privatisation de l’Université, et où elle dénonce la « violence » de la FSE, et le caractère antidémocratique de ses actions..

Nous l’interrogeons: qui exerce la violence à l’Université et dans la société? Qui est antidémocratique?
Qui exerce la violence quand les décisions adoptées au Conseil d’Administration voient enterriner la privatisation de l’Université, privatisation qui aggravera la sélection sociale, et conduira à ce que des milliers d’étudiant-e-s se voient refuser l’accès à l’Université ?
Qui exerce la violence quand la Présidence entend mettre à  la porte l’ensemble des personnels d’entretien pour de basses manipulations comptables ?
La Présidence, si prompte à dénoncer la violence, n’hésite cependant pas à l’employer pour faire passer ses décisions..
 Ainsi, elle n’a pas hésité à donner l’autorisation à la police nationale d’intervenir dans l’Université. Elle n’a, encore une fois pas hésité à embaucher des vigiles privés armés pour réprimer les étudiant-es – déterminé-e-s à empêcher que leur Université ne passe plus encore entre les mains du privé – les gazer et les frapper!
Qui est antidémocratique quand la composition de leurs conseils leur assure l’adoption – sans trop de difficultés- des décisions gouvernementales ? Quand siègent au CA des personnalités extérieures, que, listes étudiant-e-s, personnels et enseignant-e-s réunies ne peuvent avoir une minorité de blocage tellement elles y sont sous représentées..?

Mais ne nous trompons pas! Les luttes ne se gagnent pas et ne se gagneront jamais dans leurs conseils, qu’elle qu’en soit la composition plus ou moins défavorable !

Car les conseils universitaires ne sont que les chambres d’enregistrement des réformes capitalistes du gouvernement. Nous ne servirons pas de caution démocratique au Président/Tiran et à sa clique!
Qui est antidémocratique quand la Présidence entérine des réformes ayant fait l’objet de deux mouvements nationaux à son encontre, qu’enseignant-e-s, personnels et étudiant-e-s y sont opposé-e-s?
Encore une fois qui est antidémocratique quand l’élu étudiant FSE est empêché de siéger au Conseil d’Administration par les agents de sécurité incendie, transformé-e-s en vigiles à la solde de la Présidence et quand nos communiqués sont censurés en haut lieu?
Alors si la Présidence n’a d’autre choix que de se barricader dans ses locaux pour faire passer ses décisions, ce n’est que parce qu’elle est consciente de son illégitimité, et des décisions profondément injustes qu’elle fait voter.
Alors que voudrait nous faire croire la Présidence avec son communiqué? Que nous sommes violent-e-s?.. Que nous ne sommes pas légitimes?..
De qui se fout la présidence lorsqu’elle affirme que « Le respect de la démocratie, dans et hors les murs de l’université, implique le refus de la violence comme moyen d’imposer ses idées. » ?!
Ne nous trompons pas! La violence au quotidien c’est celle de l’exploitation salariée, celle du système capitaliste qui jette des milliers de gens dans la misère du chômage et de la précarité ! 
Et face à nos exploiteurs et à leurs larbins notre violence est légitime ! 
La FSE réafirme que seule une lutte déterminée permettra de faire plier la présidence au service du patronat.
Notre détermination à faire entendre notre voix viendra à bout de leurs mensonges et de la répression !
Nous continuerons à nous battre pour une université gratuite, laïque, critique et populaire !
Pour combattre ce système qui nous oppresse et tous ses sbires, rejoins la FSE!

uselfse@yahoo.fr

Passage à la LRU de l’Université Lyon II ?

La Présidence de l’Université Lyon II entend, vendredi 18 novembre soumettre une nouvelle fois au vote le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies (RCE) pour le 1er janvier 2012. Ce vote, avait déjà fait l’objet d’un refus en Juillet dernier. Et pour cause…

L’équipe présidentielle, dans son mépris habituel de la dite « démocratie universitaire » tente une nouvelle fois de passer en force pour se conformer aux diktats des capitalistes et de leur gouvernement. En effet, Lyon II comptant parmi les dernières Universités françaises à ne pas être encore passée aux RCE, commençait à faire tâche.. Rappelons que le passage aux RCE signifie l’application stricte de la Loi d’autonomie dans notre Université, que cette réforme a fait l’objet de deux mouvements sociaux durs au niveau national et que les résistances à son application sont d’autant plus inacceptables pour le gouvernement et ses exécutants que la LRU est le pilier de leur stratégie de privatisation.

Les responsabilités et compétences élargies (RCE) qu’est ce que c’est ? :

Concrètement le passage aux compétences élargies signifie :

1) L’autonomie dans la gestion des « ressources humaines », c’est à dire la possibilité pour le président de gérer « son » personnel contractuel selon son bon vouloir, et donc principalement selon des nécessités comptables. On va ainsi voir se multiplier les tentatives comme celles de cet été visant à externaliser la prise en charge de l’entretien des locaux, qui en plus d’être une catastrophe sociale, est une aberration économique. ( l’externalisation coûtant plus cher que la gestion internalisée) La conséquence de ce jeu comptable étant concrètement pour les personnels d’entretien la précarisation de leurs contrats, la dégradation de leurs conditions de travail ou tout simplement leur licenciement !

Le Président a également le pouvoir de gérer sa « masse salariale », c’est à dire d’appliquer une gestion utilitariste de son personnel. Il est ainsi tout puissant pour exercer sa pression sur les personnels en les mettant en concurrence et en les contraignant à accepter ses décisions par la maitrise d’une partie de leur rémunération ( pouvant notamment verser des primes et mettre en place des dispositifs d’intéressement.)

2) Une autonomie financière conférée au Conseil d’Administration. C’est-à-dire permettre aux Universités de gérer à 100 % leur budget pour qu’elles s’adaptent aux besoins du marché. L’enjeu pour les Universités est donc de trouver des financements « extérieurs » autrement dit privés, pour pallier à la pénurie et à l’injuste répartition des financements publics. Cela notamment en créant des « fondations » (permis par la loi LRU et facilité par le récente loi Adnot) faisant de fait, des entreprises les principaux actionnaires de l’Université et, en tant que tel, disposant d’un « droit de regard sur le contenu des formations » (prévu dans la réforme licence adoptée cet été) C’est donc la mort annoncée des filières non rentables économiquement et pour survivre l’Université sera contrainte d’adapter son offre de « formation » aux entreprises locales. L’autonomie des Universités est donc en réalité l’autonomie financière, principe qui va à l’encontre de toute indépendance en matière d’éducation et de recherche puisque les financements sont totalement dépendants des marchés ! C’est donc une autonomie pour s’adapter aux marchés !

L’Université devient ainsi une entreprise gérée par le privé et pour le privé !

Et en ces temps de « crise » où l’on voudrait nous faire croire que l’intérêt commun est au remboursement de la dette, les capitalistes eux préparent les esprits à une augmentation prochaine des frais de scolarité.. L’objectif étant de faire payer aux futurs travailleu-r-se-s leur formation alors que celle-ci profite aux entreprises.

Ces lois et décrets visant la marchandisation du savoir et la privatisation pure et simple des universités, en augmentant ainsi, un peu plus encore la sélection sociale.

À l’Université comme ailleurs, organisons-nous pour refuser l’emprise assassine du marché sur nos vies !

Contre leurs plans d’austérités et leurs politiques réactionnaires qui nous poussent toutes et tous dans la misère !

Refusons leurs plans, sabotons leur système !

Pour une Université publique, gratuite, laïque, critique et populaire !

Communiqué suite au conseil d’administration du 1er juillet

La Fédération Syndicale Étudiante vous informe de la tenue du Conseil d’Administration du 1er Juillet, qui devait entre autres décider du passage aux compétences élargies (c’est-à-dire un pas de plus pour Lyon 2 dans l’autonomie et la mise en concurrence avec les autres université dans le cadre de la LRU) ainsi que de l’externalisation des services de nettoyage.
Première victoire pour les agents d’entretien !
La présidence de l’université souhaitait mettre sous contrat privé le personnel d’entretien, cela signifiait la mise à la porte de l’actuel personnel déjà ultra précaire pour le remplacer par de nouveaux personnels, embauchés par une entreprise privée sous des conditions toujours plus précaires.
Mais grâce à la détermination des personnels d’entretien, la présidence s’est vu mise en minorité et a donc été contrainte de concéder une victoire temporaire au personnel précaire. En effet, face à la pression, le CA a voté le renouvellement de leur contrat pour une durée d’un an.
Stop à la précarité des personnels, finissons en avec les CDD à répétition qui durent depuis plus de 10 ans pour certain-e-s!
Ne soyons pas dupes, la bataille devra être poursuivie l’an prochain pour exiger la titularisation de tous/tes les personnels précaires !
Le passage aux compétences élargies repoussé
De même, grâce à un rapport de force construit depuis plusieurs années déjà contre la LRU le CA n’a pu obtenir la majorité nécessaire pour appliquer les plans du gouvernement sur l’autonomie, Lyon 2 repousse ainsi l’échéance d’un an puisque toutes les universités passeront de toute façon automatiquement de plein droit aux compétences élargies en août 2012 !
Rappel : les compétences élargies c’est concrètement déjà l’instauration de la sélection académique pour répondre aux réductions des capacités d’accueil, c’est bientôt la disparition des filières les moins rentables, et à terme l’augmentation massive des frais d’inscription !
Organisons nous dès maintenant pour préparer l’offensive à la rentrée !!!
L’ IDEX; le passage aux compétence élargies ; la réforme licence qui se prépare en catimini pendant l’été ne sont que les différentes facettes d’une même politique. Toutes ces « réformes » qui découlent directement de la LRU ne visent que la soumission des universités aux intérêts privés d’une minorité de capitalistes.
Une minorité qui s’enrichit sur le dos des classes populaires ce qui se traduit à l’université par l’accentuation de la sélection sociale et l’éviction de fait des étudiants les plus pauvres !
A l’université comme ailleurs nous devons préparer la contre offensive, refuser de payer la crise des capitalistes et de subir leur politiques antisociales qui nous plongent dans la misère.
Nous ne ferons pas l’économie d’un mouvement d’ampleur nationale à la rentrée pour une université gratuite, critique et populaire.
Le gouvernement s’attaque à nouveau aux étudiants en tant que travailleurs en formation. La réforme licence sera la soumission de nos formations aux besoins immédiats du patronat ainsi que la casse de la reconnaissance nationale des diplômes qui fournissent des droits pour les travailleurs.
Il est indispensable de nous organiser dès aujourd’hui pour faire face, n’attendons pas la rentrée, contactez la FSE : uselfse@yahoo.fr
Des problèmes de bourses, d’inscription, de titre de séjour, de logement ? contactez la FSE !

Rassemblement devant le conseil d’administration de Lyon II vendredi à 14H00 !

Nous menons campagne contre le nouveau calendrier universitaire, qui réduit de deux semaines par semestre la durée de l’année.

C’est directement la conséquence du manque de moyens à l’université. Les professeurs n’ont pas le temps de faire leurs recherches, accaparés par des tâches administratives que l’administration de l’université ne peut pas assumer tant Lyon II manque de personnel.

Pour leur laisser le temps de faire leurs recherches, l’année a été condensée. C’est jouer la recherche contre l’enseignement, alors que les deux ne devraient pas s’opposer. Si personnel et moyens il y avait, l’une se ferait pas au détriment de l’autre.

Nous appelons donc les étudiants à signer notre pétition http://jesigne.fr/nouveaucalendrieruniversitaire pour un retour à 14 semaines par semestre au lieu de 12, pour l’embauche massive de personnel et pour des aménagements pour la fin du semestre (notamment le respect de la semaine de révision !).

*Nous appelons à un rassemblement le 19 Mars à 14H00 pour faire pression sur
le conseil d’administration lors de la remise de la pétition.*
*(campus des quais)*

Nous, étudiants, enseignants et personnels de l’Université Lyon 2, considérons :

-Que le nouveau calendrier universitaire a créé à l’université des
conditions d’étude sensiblement dégradées pour les étudiants, aussi bien du
point de vue du rythme que de la pédagogie

-Que cette dégradation amplifie la sélection sociale à l’université, tout
particulièrement à l’encontre des étudiants salariés,

-Que ce calendrier se traduit par une diminution du nombre de personnel
alors que celui-ci est déjà trop bas,

-Que les réformes à répétition et l’étranglement budgétaire ont créé une
situation intenable concernant le travail administratif, qui engorge à tous
les niveaux le fonctionnement de l’université,

-Que le manque de personnel a obligé les personnels et les enseignants à
travailler gratuitement pour permettre à la machine de tourner, et
qu’aujourd’hui ce sont les étudiants qui en payent le prix,

-Que les enseignants devraient pouvoir accomplir aussi bien leur travail de
recherche que d’enseignements dans de bonnes conditions,

-Que l’université devrait dispenser un enseignement matériellement accessible à de

larges couches de population, y compris les étudiants salariés, ce qui, naturellement,

doit se traduire dans le calendrier et
l’emploi du temps,

– Que la gestion du personnel devrait se faire en fonction des besoins et
non pas selon la logique imposée par les réformes.

– Que ce calendrier s’intègre dans le processus de privatisation de
l’Université organisé en particulier par la loi LRU, illégitime et
majoritairement contestée,

*Par conséquent, nous exigeons:

-Le retour au semestre de 14 semaines, et non pas de 12, à compter de
l’année prochaine !

-Que le calendrier du semestre en cours soit d’ores et déjà réaménagé !

-Qu’une réelle politique d’embauche de personnels soit mise en œuvre dans
cette Université ce qui améliorerait les conditions de travail, et
libèrerait du temps pour l’enseignement et la recherche !*

*Nous appelons à un rassemblement le 19 Mars à 14H00 pour faire pression sur
le conseil d’administration lors de la remise de la pétition.*
*(campus des quais)*