Quand les agents de sécurité de l’université se prennent pour l’antiterrorisme. Chronique du sécuritaire dans une France en guerre.

Lundi 29 septembre, à l’université Lyon II, alors que les étudiants vaquaient tranquillement à leurs occupations, la menace islamiste est venue troubler la sérénité de leur pause déjeuner en la personne… d’un autre étudiant.
Crime entre tous en cette période de guerre : ledit étudiant portait une djellaba. C’était sans compter l’âme de superflic de nos deux agents de sécurité (incendie) de l’université qui, alertés par cette présence menaçante, n’ont pas manqué d’intervenir.
A peine levé du banc sur lequel il s’était un temps posé avant de retourner étudier, deux agents de sécurité accouraient pour le filer.

Bien organisés, une de nos agents allaient immédiatement récolter du renseignement auprès des étudiants à côté desquels il était installé, tandis que le second, n’écoutant que son courage, se lançait à la poursuite du dangereux criminel.
Une fois intercepté à l’entrée de l’amphithéâtre, le chef de la sécurité opérait un contrôle d’identité poussé.*


Quelle ne fut pas sa déception de constater que le dit individu ne faisait que se rendre en cours magistral…
On connaissait déjà les pratiques policières et de renseignement des agents de sécurité de l’université. Il faut rappeler que les militants syndicalistes récemment condamnés l’ont été sur la base des seules dépositions des agents de sécurité.
L’étroite collaboration entre le renseignement intérieur et les services de l’université n’est pas une nouveauté. Mais nous devons reconnaître qu’elle atteint aujourd’hui une gravité que nous ne pouvions pas soupçonner.
A force de fréquenter de trop près les services de police, certains agents de sécurité deviennent de véritables sources zélées prêtes à travailler gratuitement pour sa majesté.
Nous ne pouvons pas tolérer des pratiques policières au sein de l’université et encore moins accepter des contrôles au faciès !

Dans le contexte de propagande islamophobe, ces méthodes sont l’expression directe du racisme d’Etat qui pour justifier ces interventions impérialistes désigne un ennemi intérieur, stigmatise une partie de la population sur des bases confessionnelles.
À bas l’État raciste et ses laquais aux ordres !
LA VOIX DE L'ANTITERRORISME (

*Les agents de sécurité ne sont pas assermentés pour vous demander de justifier de votre identité. Personne -avec ou sans djellaba- n’a à justifier de son identité dans l’enceinte de l’université !

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