40 ans après la loi Veil, continuons le combat pour le droit des femmes !

Nous relayons ce communiqué appelant au rassemblement du 17 janvier, de 14h00 à 17h00 place de la Comédie (Métro A et C, arrêt Hôtel de ville – Louis Pradel) :

Profitons de cette date anniversaire symbolique dans le droit à l’IVG pour revendiquer encore et toujours plus, parce qu’il faut le dire : aujourd’hui encore, il n’est simple ni d’avorter, ni de le dire.

Une politique d’austérité au service d’un État réactionnaire, capitaliste et patriarcal

Les attaques globales et les réformes des gouvernements successifs de droite comme de gauche ont détruit les services publics avec successivement la T2A [tarification à l’activité], puis la loi HPST [Hôpital, patients, santé et territoires]. On ne parle plus de qualité de prise en charge à l’hôpital mais de « rentabilité » : il n’est pas étonnant alors que l’interruption volontaire de grossesse [IVG] devienne un acte quelconque, pas spécialement rentable de surcroît. Au lieu de privilégier un accueil par du personnel formé et volontaire dans des locaux spécifiques, les centres IVG [CIVG] sont intégrés dans des services de gynécologie (comme à la Croix-Rousse), voire de chirurgie ambulatoire (comme à Lyon Sud), avec un personnel toujours en sous-effectif.

En France, dans le cadre de la mise en place de la mesure gouvernementale « 100% remboursé », les femmes les plus pauvres ou étrangères ne pouvant bénéficier que de l’Aide médicale de l’État [AME], ont de grosses difficultés pour que l’IVG soit prise en charge. De plus, les étrangères et/ou non-résidentes demandant une IVG sont soumises aux mêmes conditions que les citoyennes françaises, mais l’IVG n’est pas prise en charge par l’État si l’acte pratiqué en France est contraire aux lois du pays d’origine de la femme.

En tant que droit, l’avortement n’est pas remis en cause, mais ses opposants souhaitent faire entendre leur voix. Le collectif « En marche pour la vie », proche de « La Manif pour tous » et des milieux catholiques, par exemple, défile à Paris le 19 janvier pour demander l’abolition de l’avortement.

Pression sociale d’une société patriarcale

On devrait pouvoir avorter sans qu’aucun jugement ne soit porté, et au moment où on le souhaite. C’est pourtant l’inverse que l’on voit encore aujourd’hui : culpabilisation, jugements et attaques de l’extrême droite, sous toutes ses formes, fleurissent.
Comment ne pas se révolter quand on sait que des médecins ont le droit de mettre en avant une clause de conscience lorsqu’une femme demande une IVG ? Même s’ils sont tenus d’informer, encore faut-il qu’ils orientent vers les services adaptés et dans les délais suffisants. Car les conséquences peuvent être traumatisantes et coûteuses en cas de dépassement du délai légal de 12 semaines.

Dans le monde

Toutes les femmes du monde devraient avoir accès à une contraception et un avortement libres et gratuits ou entièrement remboursés. Et pourtant on ne constate que du recul…
En Europe, l’IVG n’est toujours pas autorisé à Chypre, Malte, en Pologne, en Irlande…
Dans le monde, la liste s’allonge. Au sein de l’union européenne, un texte qui réclamait un accès généralisé à la contraception et à des services d’avortement sûrs a été rejeté en décembre 2013 ? par le parlement européen.

Les attaques de la droite, de l’extrême droite et des intégristes catholiques, très offensives sur le droit à l’avortement, se multiplient : actions sournoises sur internet sous couvert d’aide et de conseil à l’avortement, rassemblements dans la rue pour des manifestations et des prières… Les pays qui disent respecter toutes les libertés et faisant même la leçon à d’autres, ont sur ce thème rien de mieux à proposer aux femmes souhaitant stopper une grossesse. Et constatons que récemment encore en Espagne, c’est grâce à la mobilisation populaire que l’IVG n’a pas été tout simplement supprimée.

C’est par la lutte que les femmes ont obtenu la dépénalisation de l’avortement, c’est par la lutte que nous obtiendrons :

  • La liberté de disposer de notre propre corps et de notre sexualité sans intrusion de l’État et des religions ;
  • La reconnaissance de notre capacité à décider si nous voulons être mères ou pas, quand nous le souhaitons, sans tutelles, sans période de réflexion, que nous soyons mineures ou majeures, avec ou sans papiers ;
  • L’éducation sexuelle pour jouir de notre propre sexualité, sans risque, avec autonomie et responsabilité, en rompant avec l’hétéro-normativité ;
  • La prise en compte de l’Urgence sociale comme étant à la réduction des inégalités de territoire dans l’accès à l’éducation à la sexualité, à la contraception, et à l’avortement ;
  • L’instauration des CIVG autonomes à l’hôpital de la Croix-Rousse et à Lyon Sud, et plus généralement contre les restructurations hospitalières, afin de conserver des CIVG spécifiques avec du personnel dédié formé ;
  • Le remboursement complet du parcours IVG de la première consultation à l’échographie de contrôle post-IVG.

Avortement libre, remboursé et accessible pour toutes ! Contraception libre, gratuite et accessible pour toutes !

La lutte a payé, c’est la lutte qui paiera !

40 ans loi Veil

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RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

Manifestation pour l’arrêt des expulsions ! Un logement pour tou-te-s !

Alors que le droit à un toit est un droit vital et fondamental, des milliers de femmes, d’hommes, d’enfants de la région Rhône-Alpes, étrangers ou français, sont à la rue ou menacés d’y être jetés à tout moment. Comme dans le reste de la France.

logement-web

Tract pour la manif du 15 novembre

Les Causes ?

  • La politique de l’État et des collectivités locales qui n’assument pas leur obligation absolue d’hébergement d’urgence été comme hiver de toute personne quelle que soit son origine, alors que l’article 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) énonce que toute personne quelle qu’elle soit doit pouvoir être accueillie dans un lieu décent.

Pire : ces institutions n’hésitent pas parfois à poursuivre les familles -notamment les Roms- et les personnes isolées jusque dans leurs squats ou « pauvres » campements et à les expulser !

  • La cherté des loyers, la spéculation immobilière qui ont permis aux banques, à une minorité de riches bailleurs, privés ou publics, de spéculer, de s’enrichir (les profits spéculatifs ont grimpé de 70% depuis 10 ans…). Pourtant en France, il y a 2,4 millions de logements vides pour 3,6 millions de mal-logés.
  • La complicité des gouvernements qui ont laissé faire, précipitant les personnes et familles aux revenus modestes dans les impayés et le logement précaire, parfois dans la rue !

NOUS EXIGEONS :

  • L’ouverture de structures d’hébergement d’urgence, et l’amélioration des conditions d’accueil, sans condition d’accès, été comme hiver,
  • L’arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d’habitation, des fermetures des places d’hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz…),
  • L’arrêt du harcèlement de la part des administration et bailleurs sociaux sur les locataires et les usager-e-s (contentieux, lettres menaçantes…) et le gel des loyers impayés,
  • Une application des lois DALO et ALUR qui prévoient un très large accès de toute personne ou famille à un logement décent,
  • La RÉQUISITION des logements vides, la construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et la baisse des loyers,
  • L’arrêt de la criminalisation de la migration et de la criminalisation des actions de solidarité avec les migrants,
  • La régularisation de tous les sans-papiers et l’arrêt des expulsions du territoire français,
  • Un logement pérenne et décent pour toutes et tous !

Manifestation régionale Place des Terreaux SAMEDI 15 NOVEMBRE À 14H
Puis cortège en direction de la Préfecture de Région…

Nous appelons aussi tous ceux et toutes celles qui luttent pour leur survie ou par solidarité à organiser des manifestations et actions décentralisées partout en France afin de rendre visibles les invisibles. C’est par la création d’un rapport de force que nous ferons reculer la misère et ceux qui la produisent.

Tract Logement 15 novembre 1_2Tract Logement 15 Novembre 2_2

À L’APPEL DE :

Enfants sans toits, CISEM [Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants], Centre d’Information Inter-Peuple, Même droits pour tous et toutes, Confédération Nationale du Logement 38, Collectif Logement/hébergement, CRSA, La Patate chaude, Un Toit pour Tous, ASTI Vienne, Bassin d’Annonay et Montélimar [Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s], AC ! Isère (Agir Ensemble contre le chômage), RESF Rhône, Collectif urgence Roms 74, SIAD Valence, Coordination régionale de soutien aux sans-papiers , Defends-toit, Planning Familial Rhône, La voix des femmes, Femmes en Luth Valence, LDH 38, LDH Fédération Rhône, MRAP 69, NPA 38 et 69, Solidaires 38 et 69, Sud Education 38 et 69, Solidaires étudiant-e-s Lyon et Grenoble, CNT/AIT Valence, CNT 38, Ras l’front, UPC, Les Alternatifs, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, OCML-Voie Prolétarienne, Alternative Libertaire Lyon, Groupe FA Graine d’Anar, Sud Télécom, Solidaires Météo, ADARDAP, OCL-Lyon…

Non à l’expulsion de Saïd Niroumand ! Des papiers pour notre camarade !

Opposant au régime de la République Islamique d’Iran, Saïd Niroumand a dû fuir son pays pour l’Europe en avril 2009. Sa demande d’asile ayant été rejetée, Saïd Niroumand, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, est actuellement menacé d’expulsion.

En Iran, un mandat d’arrêt a été prononcé à son encontre pour << injures envers les valeurs sacrées >>. Il militait là-bas pour la liberté d’expression contre l’islam politique.

S’il était expulsé, la liberté, la sécurité et même la vie de Saïd Niroumand seraient gravement menacées. Surtout dans le contexte actuel où la répression et les exécutions s’intensifient contre les opposant(e)s au régime.

Saïd Niroumand a, depuis son arrivée en France, participé à de nombreuses manifestations et actions publiques en faveur des droits humains, contre l’oppression des femmes, comme par exemple la campagne contre la lapidation de Sakineh Mohammadi en 2010. Aux côtés du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran et de la CGT il milite pour la libération des prisonniers politiques et syndicalistes en Iran. Son statut d’opposant politique l’a amené à prendre la parole publiquement dans le cadre de conférences ce qui menace d’autant plus sa sécurité.

Son engagement permanent lui permet d’être soutenu par de nombreuses personnalités, élus, associations, organisations syndicales et politiques (….). Une pétition pour sa régularisation a recueilli plus de 800 signatures.

Aujourd’hui inscrit à l’université Lumière Lyon 2, Saïd étudie l’Histoire et continue de militer en tant que syndicaliste étudiant. Il a également obtenu récemment une promesse d’embauche.

Aussi, nous demandons à la Cour nationale du droit d’asile de lui accorder rapidement un titre de séjour pour qu’il puisse vivre, étudier et travailler en France en toute sérénité.

Pour soutenir notre camarade nous vous appelons à relayer par tous les moyens cet appel (publication sur votre site internet, facebook, et auprès de vos réseaux militants) et à participer à un rassemblement de soutien le 14 novembre à 13h devant la Cour Nationale du Droit d’Asile 35 Rue Cuvier, 93100 Montreuil (salle 017)
(Accès ligne RER A station Vincennes, Métro ligne 9 station Robespierre)

Communiqué du comité de soutien à Saïd Niroumand

Formation du RUSF sur les droits des étudiants étrangers le 12 février à Bron !

Ce mercredi 12 février, de 12h30 à 14h00 à l’Amphi Culturel du campus de Bron, le RUSF (Réseau Université Sans Frontières) de Lyon organisera une formation juridique sur le droit des étudiantEs étrangerEs.

L’accent sera mis sur l’obtention des titres de séjour, sur les possibilités de recours à une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) et sur les procédures de changement de statut étudiantE – salariéE.

solidarité sans papiersLe Réseau Université Sans Frontières, par ses permanences et ses mobilisations, soutient les étudiantEs sans-papiers et exige entre autre qu’une carte d’étudiant donne droit à un titre de séjour : étudiantEs étrangerEs, ni sélection ni expulsion.

Que vous soyez ou pas militantE dans une organisation ou une association, étudiantE (étrangerE ou pas), personnel administratif, technique ou enseignantE à l’université, venez nombreuses et nombreux vous renseigner sur ces questions afin de savoir réagir le cas échéant face à ce type de situations.

Contact : rusf69 @riseup.net

Permanence juridique les 1er et 3ème lundis de chaque mois de 17h30 à 19h00 à la Bourse du travail (métro B arrêt place Guichard Bourse du Travail).

Agression fasciste à l’arme à feu à Clermont-Ferrand

Communiqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes en date du 19 janvier :

Vendredi soir avait lieu à Clermont-Ferrand un concert de soutien aux personnes sans papiers, organisé par RESF (Réseau Éducation Sans Frontières), RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et l’Hôtel des Vil-e-s (association locale). Vers 23h, plusieurs individus sont arrivés en voiture, un homme en est sorti et a commencé à tirer sur les personnes rassemblées devant la salle, avec ce qui semblerait être un fusil à canon scié. 2 personnes ont été touchées et emmenées aux urgences par les pompiers. Heureusement, leur état n’est pas critique.

L’identité des agresseurs est depuis certifiée, et leur appartenance à l’extrême-droite clermontoise ne fait aucun doute.

Cette attaque, ici contre un concert de soutien aux sans-papiers, est la suite d’une longue séries d’agressions et menaces de la part de ces groupes, et dont ont été victimes des personnes non-blanches, des femmes voilées, des couples homosexuels, des militant-e-s politiques et plusieurs de nos camarades. Cela est encore une fois significatif des idées racistes, islamophobes, sexistes et homophobes de ces groupe fascistes. Ils s’inscrivent dans un contexte de montée d’idées réactionnaires, ces groupes n’ayant plus peur d’agir comme le prouvent ce genre d’actions.

En tant que syndicat étudiant défendant les droits et libertés de toutes et tous, nous ne pouvons que nous insurger devant de tels actes. Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes appelle toutes les organisations et individu-e-s qui luttent pour une transformation sociale à se mobiliser contre la montée du fascisme.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s apporte tout son soutien aux camarades blessé-e-s et aux militant-e-s clermontois-e-s dans leurs luttes contre le fascisme.

Nous rappelons encore une fois que nous ne nous laisserons pas intimider par ces attaques !

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes

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Appel à la marche du 7 décembre

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes en date du 30 novembre 2013 :

 

Il y a trente ans, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche pour l’égalité et contre le racisme partie de Marseille pour dénoncer les crimes et discriminations racistes, les violences policières, et une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national.

Marche des beurs

Depuis trente ans, cette Marche fait l’objet de récupération politicienne, dévoyant son message originel au profit d’un antiracisme vidé de son contenu politique et coupé des réalités. Rien, ou presque n’a changé depuis : les gouvernements successifs des partis majoritaires de droite et de gauche ont au contraire repris à leur compte les idées de l’extrême droite, et sont venus renforcer le climat raciste, sexiste et élitiste, par leurs discours et par les politiques qu’ils continuent à appliquer. Le gouvernement « socialiste » au pouvoir aujourd’hui s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, en enfermant et expulsant les immigré-e-s à qui l’on refuse de donner des papiers, en stigmatisant les Rroms, les musulman-e-s ou les habitant-e-s des quartier populaires, et en appliquant scrupuleusement une politique libérale qui vient accroître toujours plus les inégalités.

Après le meurtre de notre ami et camarade Clément, qui s’est fait tuer parce qu’il a fait le choix de rejoindre celles et ceux qui luttent sans compromissions contre une société raciste, sexiste, homophobe et inégalitaire, ce gouvernement a annoncé à grand renfort de communication médiatique la dissolutions purement symbolique de groupuscules d’extrême-droite. Nous ne sommes pas dupes de cette nouvelle instrumentalisation, alors que le 6 juin, lendemain du meurtre de Clément, la police organisait une rafle sans précédent visant les sans-papiers dans le quartier populaire de la Goutte d’Or à paris. Ni les meurtres, ni les agressions quotidiennes ne sont venus bousculer le confortable immobilisme de celles et ceux qui, par leur silence, renforcent la confiance grandissante des fascistes, qui du FN à Troisième Voie, sont de plus en plus présents dans l’espace médiatique et, surtout, dans la rue.

On ne combat pas l’extrême-droite et ses idées avec des mots mais avec des actes.

Il est donc urgent de reprendre la rue, nos droits et notre confiance. Trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, ses mots d’ordre sont plus que jamais d’actualité : montrons notre opposition à un état et une police raciste, à la marginalisation et à la stigmatisation des minorités, à une société de plus en plus inégalitaire et à la banalisation de l’extrême droite. Soyons toujours plus nombreux-se-s à nous lever face aux injustices et aux inégalités que nous observons et subissons, à être solidaires les un-e-s des autres, à rejoindre les initiatives portées par celles et ceux qui se battent pour leurs droits et leur dignité.


Rappelons leur en défilant à Paris le samedi 7 décembre que s’ils sont puissants, nous sommes déterminé-e-s.

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

 

La FSE Lyon appelle à rejoindre la manifestation du samedi 22 juin. Nous souhaitons rendre hommage à la mémoire de Clément, et affirmer la vitalité de ses combats. Néanmoins, nous refusons la récupération politicienne, surtout lorsqu’elle vient de ceux qui, au pouvoir, mènent une politique qui favorise la montée de l’extrême-droite via des mesures anti-sociales (multiples cadeaux au patronat, Accord de « sécurisation » de l’emploi prévoyant notamment baisses de salaires et facilitant les licenciements,  future réforme des retraites, bref innombrables attaques du capital sur nos conditions de vie), le déchaînement d’un racisme d’Etat et une répression policière accrue. C’est pourquoi nous relayons localement l’appel restreint proposé par un certain nombre d’organisations, dont Solidaires Etudiants et l’Action Antifasciste Paris-Banlieue ; nous affirmons que les bases politiques de ce texte sont les nôtres, car elles vont dans le sens des luttes que menaient Clément et que mènent aujourd’hui ses camarades.

Le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

Voilà une semaine que notre camarade et ami Clément Méric a été assassiné. Cet assassinat pourrait sembler être un signal d’alarme, il n’est en réalité que la concrétisation des nombreuses alarmes que nous tirons depuis longtemps déjà.

Le quinquennat Sarkozy fut dévastateur. La banalisation de l’extrême droite remonte à plus de trente ans déjà, mais ces 5 années ont fait sauter des verrous et ont vu la droite institutionnelle faire siennes leurs idées nauséabondes ; stigmatisation des immigrés, discours populistes et violents, islamophobie assumée.

Le gouvernement nouvellement élu et dit « socialiste » n’a pas échappé à la droitisation de l’échiquier politique, même s’il se retranche derrière un fond d’humanisme pour prétendre au changement. Il a depuis longtemps abandonné les opprimé-e-s, les exploité-e-s et les discriminé-e-s.

Ces six derniers mois, celui-ci a laissé se répandre impunément un discours de haine et d’intolérance en laissant parader les forces les plus réactionnaires. Cette dernière semaine, les agressions à caractère raciste, islamophobe, homophobe et politique se sont multipliées. Mais le PS a quand même jugé bon de pousser l’hypocrisie à son comble en raflant des dizaines de sans-papiers, samedi 8 juin à Barbès, alors que nous étions en deuil, conscient que si tout cela n’était pas arrivé, nous aurions été là, avec Clément.

Par cet acte, le gouvernement dans son ensemble illustre sa complicité et sa responsabilité. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, en luttant chaque jour et sans relâche.

Le retour à la normale n’est plus acceptable, un bulletin dans l’urne ne fait pas barrage au fascisme. Défiler symboliquement pour soulager sa conscience puis retourner à son quotidien comme si de rien n’était, comme ce fut le cas le 21 avril 2002, n’est pas suffisant.

Opprimé-e-s, exploité-e-s, discriminé-e-s, révolutionnaires, progressistes, syndicalistes, militant-e-s politiques, comme Clément nous défendons la justice sociale et l’égalité des droits face à celles et ceux qui souhaiteraient nous écraser.

Clément n’est pas seulement mort pour ses idées, il est mort pour nous et cette idée nous est insupportable. Pour lui, pour ses combats, nous avons le devoir de faire que son dernier jour soit le premier d’une riposte antifasciste unitaire sans précédent. De l’union de nos forces dépendra le succès de futures mobilisations.clement meric

Ni oubli, ni pardon :

Manifestation samedi 22 juin à 14h place Bellecour

Premier signataires parisiens :

Action Antifasciste Paris-Banlieue, Alternative Libertaire, Collectif Antifasciste Paris-Banlieue, CNT Interpro 92, CNT santé-Social RP, CNT-STE 93, Fédération Anarchiste, La Horde, Pink Bloc, Solidaires Etudiant-e-s – syndicats de luttes, Sortir du colonialisme, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, SUD Rail.

PS ou UMP rien n’a changé ! RÉGULARISATION de TOUS les SANS-PAPIERS !

Certains pouvaient y croire de bonne foi en glissant leur bulletin dans l’urne ; mais un an après l’arrivée du parti « socialiste » au pouvoir, force est de constater que les politiques racistes, la chasse aux sans-papiers, l’enfermement en centre de rétention et les expulsions se poursuivent. 
A la charge de ce gouvernement, un triste record, celui du nombre d’expulsions: 36 800 en 2012. Le quotidien des sans papiers n’a pas changé : c’est toujours la misère sociale et salariale, l’absence de droits mêmes les plus élémentaires, la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention et de l’expulsion.

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Travailleur français / travailleur étranger : même classe sociale, même lutte ! 

 

« Au noir » pour 5 euros de l’heure, voire moins -quand ils sont payés !- les sans-papiers travaillent da
ns des conditions pourries sans aucune protection sociale et surtout sans possiblité de protester en cas de problème.
Le refus de régulariser les migrants est ainsi une aubaine pour le patronat qui sur-exploite les sans-papiers. Avec cette masse salariée corvéable à merci, sans droits, le patronat fait pression sur l’ensemble des travailleurs et dégrade les conditions de travail. 
Dans un contexte de crise du capitalisme, les discours réactionnaires instrumentalisent le sort des sans-papiers afin de diviser les travailleurs sur des bases ethniques. Sous un discours socialisant, la division des travailleurs entre français et immigrés tend à conserver les intérêts de la bourgeoisie.
 
C’est qu’il est plus facile d’imputer la responsabilité de la crise économique aux étrangers qu’au système capitaliste lui-même. Le nationalisme prétend unir sur un critère de nationalité des classes en lutte aux intérêts contradictoires. Ainsi, au 
prétexte de relancer la croissance française, on nous « invite » à « faire des efforts », c’est à dire à dégrader – avec sourire et motivation – nos conditions de vie. Baisses de salaire, mobilité forcée, temps partiel imposé, réforme des retraites, le seul bénéficiaire, c’est le patronat. Nos intérêts de travailleurs,  français ou étrangers, ne sont pas les mêmes que ceux des patrons français. De gauche comme de droite, le nationalisme est réactionnaire et sert les intérêts des classes dominantes.
 Avec ou sans papiers, nous avons un seul intérêt : l’union pour l’égalité sociale et le renversement du système capitaliste. 
A l’université : stop à la sélection sociale ! 
Ces dernières années les critères d’entrée et de séjour des étudiants étrangers ont é
té considérablement durcis. Conditions de ressources draconiennes pour obtenir un titre de séjour, discriminations dans l’accès aux aides sociales et aux logements du CROUS… La pression de la Préfecture qui menace d’expulsion en cas d’échec aux examens est constante.
Pour étudier en France il faut être riche ou friser l’excellence dans des domaines techniques et scientifiques. Le gouvernement revendique cette sélection sociale : le retrait de la circulaire Guéant n’avait pas d’autre objectif que de permettre aux étudiants des grandes écoles de rester en France leurs études achevées -encourageant ainsi la fuite des cerveaux du Sud vers les pays industrialisés- quand la précarité et les expulsions se sont poursuivies dans le même temps pour la grande masse des étudiants étrangers.
Ne restons pas passifs  face à cette situation intolérable, organisons-
nous  collectivement pour mettre à mal les politiques racistes du  gouvernement. L’aide au cas par cas n’est pas une solution à long  terme, seule la lutte collective et organisée paie !!
 
=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires et désigner « l’étranger » comme responsable de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme ! Liberté de circulation et  régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
A bas l’unité nationale ! Travailleurs de tous les pays, unissons-nous ! 
 

solidarité sans papiers

 


Si tu es en France et rencontre des difficultés pour t’inscrire à la fac
:
 
Les contournements des démarches légales restent possibles mais de plus en plus difficiles et répréhensibles.
N’hésite pas à nous contacter. Il est possible de s’organiser pour de faire pression sur l’administration et ainsi permettre ton inscription. L’an dernier des dizaines de sans papiers ont ainsi pu être inscrits grâce à l’action collective.

Rassemblement vendredi 6 février contre l’expulsion de Luis, étudiant étranger enfermé au Centre de Rétention Administrative

Luis est un étudiant péru­vien actuel­le­ment enfermé au Centre de Rétention Administrative de Lyon Saint-Exupéry depuis plu­sieurs jours. À la suite d’un contrôle effec­tué par des gen­dar­mes dans la rue, ceux-ci lui ont demandé des infor­ma­tions sur son iden­tité et son adresse. Quelques jours plus tard, au petit matin du 31 jan­vier, la gen­dar­me­rie arri­vait en nombre chez lui et l’embar­quait en direc­tion du CRA.

Luis est étudiant en Master 2 à Lyon 1 et vit en France depuis 2008. Il n’a pas pu renou­ve­ler son titre de séjour et avait reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). En consé­quence, il avait ouvert un procès judi­ciaire pour contes­ter cette déci­sion et essayer de rester en tant qu’étudiant le temps de finir son master déjà en cours ; mal­heu­reu­se­ment (et comme dans la majo­rité des cas), la réponse du juge a été néga­tive. Le mardi 5 février, deux de ses der­niè­res deman­des ont été reje­tées par le tri­bu­nal de grande ins­tance puis par le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif.

Chaque année, comme Luis, de nom­breux/euses étudiant-e-s sont enfermé-e-s puis expulsé-e-s avant la fin même de leurs études, les empê­chant ainsi de suivre la sco­la­rité qu’ils sou­hai­tent et de res­pec­ter leurs choix de vie.

C’est pour cette raison que le Réseau Universitaire Sans Frontière orga­nise un ras­sem­ble­ment de sou­tien le ven­dredi 8 février à 17h30 devant la pré­fec­ture rue Dunoir pour exiger la libé­ra­tion et la régu­la­ri­sa­tion de Luis.

RUSF69 :
Permanence juridique les 1er et 3e lundis de chaque mois de 17h 30 à 19h à la Bourse du travail, métro Guichard. rusf69@riseup.net http://rusf.org Tél. à tout moment : 06 13 42 40 07

Arrêt immédiat de la discrimination faîtes aux étudiant-e-s étranger-e-s !!

Les politiques anti-migratoires et xénophobes du gouvernement socialiste sont bien les mêmes que
celles du gouvernement précédent. Cette rentrée universitaire n’est pas différente des précédentes : des
étudiant-e-s étranger-e-s, accepté-e-s dans des formations universitaires en France, se voient refuser leurs visas par des consulats français -au pouvoir très arbitraire et qui se préoccupent peu des lois- sans que ces refus ne soient justifiés, gonflant ainsi toujours un peu plus la sélection à l’entrée sur le territoire français.
Ces problèmes ne sont en rien isolés (Guinée, Gabon, Iran…) : leur prolifération s’apparente à une
directive claire de la part du gouvernement. Si ces cas sont parfois (rarement) réglés individuellement,
faut-il se résoudre à ce que la porte des universités reste close pour la majorité des étudiant-e-s étranger-e-s en laissant une porte entrouverte à coups de passe-droits, de réseaux et de « pistons  » pour des cas isolés?
Nous pensons que non.
Rappelons que ces étudiant-e-s sont, comme l’ensemble des demandeurs/euses de visa, confronté-e-
s à des conditions d’accueil inacceptables : rendez-vous différés, exigences inédites, frais administratif
hors de prix (350€ pour un timbre), que le visa soit accordé ou non, difficultés pour avoir un logement…

 
Étudier est un droit !! Liberté totale de circulation et d’installation !!

 
La Fédération SUD Étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante (FSE) exigent dans l’immédiat :
– une gestion transparente des attributions de visas (suppression des conditions de faits discrétionnaires)
et la gratuité des démarches administratives ;
– l’abandon des pratiques honteuses et humiliantes dans l’accueil des demandeurs et demandeuses :
serveurs vocaux incompréhensibles, payants et sous-traités, remarques xénophobes et/ou racistes ;
– le respect de la loi du 5 avril 2011 : obligation pour le Consul d’expliquer pourquoi il refuse un Visa,
afin que l’étudiant-e concerné-e puisse comprendre et éventuellement refaire une demande mieux

Pour une université publique, laïque, gratuite, critique et ouverte à tou-te-s !!

 

Non à l’expulsion du militant iranien Saïd Niroumand

Menacé et contraint à l’exil pour ses positions contre le régime de la République islamique d’Iran, Saïd Niroumand, jeune militant politique iranien, risque l’expulsion.

De nombreuses organisations politiques et syndicales appellent à un rassemblement de soutien le vendredi 4 octobre 2011 à 13h30 devant le Tribunal Administratif de Lyon Son engagement contre le régime théocratique iranien a déjà condamné Saïd Niroumand à l’exil. En Iran comme en France, son combat pour les libertés démocratiques risque aujourd’hui de le mener à mort. Débouté de sa demande d’asile en France, il a reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Il risque donc à tout moment l’expulsion vers l’Iran, où a été déposé à son encontre un mandat d’arrêt pour « injures envers les valeurs sacrées ». Nous savons qu’en Iran, depuis la « révolte verte » de 2009, des vagues d’arrestations ont lieu. Des gens qui s’intéressent aux faits d’actualité politique ou sociale de leur pays à travers leur activité de journaliste, de cinéaste ou de documentariste sont arrêtés constamment. Le 21 septembre 2011, sept cinéastes sont arrêtés, accusés de fournir des « images négatives » pour le régime de Téhéran. Un régime qui ne recule devant aucune indignation publique internationale. Said est recherché, pour avoir diffusé des œuvres des auteurs interdits.

A présent, nous ne pouvons permettre son retour à ce pays. Une pétition destinée à la préfecture du Rhône a été mise en place pour demander l’annulation de l’OQTF de Saïd Niroumand, et pour que lui soit accordé un titre de séjour. Elle a déjà été signée par plus de 800 personnes, dont de nombreux responsables et élus syndicaux ou associatifs, notamment de la Ville de Lyon et du Parlement Européen.

signez la pétition: http://www.mesopinions.com/Des-papiers-pour-Said—petition-petitions-aa028c08b7abb3515897bc1af16359fb.html

Organisation signataires: CGT Privés d’Emplois et Précaires du Rhône, Collectif 69 de soutien aux sans papiers et demandeurs d’asile, Parti Communiste Ouvrier d’Iran, Initiative Communiste Ouvrière, Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens, PCF du Rhône, NPA 69, Lutte Ouvrière, CGT Addsea, UEC, FSE, Les Amis de l’AMDH, La Riposte, Union Pour le Communisme

RENDEZ VOUS AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF LE 4 OCTOBRE A 13H30!

Contre le racisme d’Etat et la préférence nationale !

Mises en place par les gouvernements de droite comme de gauche, les lois racistes et xénophobes se succèdent depuis longtemps (régulation des flux migratoires dès 1974, enfermement sans jugement de sans papiers dès 1984, loi CESEDA en 2006, loi Besson en 2011 etc.). Mais ces dernières années ont vu une dégradation des conditions de vie des étranger-e-s et la mise en place de critères de plus en plus restrictifs quant à l’obtention d’un titre de séjour par exemple. Les objectifs d’expulsion annuels ne cessent d’augmenter dans l’indifférence générale (30 000 cette année). Les rafles se banalisent. Les interpellations au faciès se généralisent.
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Arrestation d’un père de famille « sans-papiers » : un homme et sa famille en détresse.

Nouredine BOUZIDI, un père de famille âgé d’une trentaine d’année a été arrêté sur son lieu de travail mardi dans l’après-midi au motif qu’il se trouvait en situation « irrégulière ». Son titre de séjour sur le territoire français n’est plus valable.
Nouredine est arrivé en France en 2008 avec sa femme Soraya. Tous deux originaires d’Algérie, Nouredine a fuit les services de police algériens pour lesquels il travaillait , il a trouvé une fois en France un emploi dans un cybercafé, et Soraya a repris ses études de Droit à l’Université Lyon II.

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Pique-nique en soutien à Guilherme – dimanche 20 juin

Guilherme Hauka-Azanga, père de famille angolais est menacé d’expulsion imminente vers un pays où sa vie est en danger en raison de ses combats pour la défense de la minorité ethnique à laquelle il appartient.

Monsieur Hauka-Azanga a en effet quitté son pays en 2002 après avoir échappé au massacre de tout son village, auquel sa mère et sa fratrie ont succombé. Ne pouvait emmener sa compagne et leurs cinq enfants hors du pays, il les a confiés à une autorité religieuse, alors qu’il choisissait comme terre d’asile la France, où il espérait pouvoir faire venir sa famille.

En 2004, sa compagne angolaise a été tuée par balle et ses deux plus jeunes enfants ont disparu. Les trois aînés, dont l’un déjà majeur et le deuxième qui le sera dans moins d’un an, vivent aujourd’hui au Congo, au sein d’une famille d’accueil catholique. Monsieur Hauka-azanga est en contact régulier avec eux et leur envoie régulièrement un mandat.

Il vit depuis cinq ans avec Madame Maweté avec qui il a deux enfants, Gaël trois ans, et Dorcas quinze mois, et dont il élève aussi les deux filles aînées.

N’ayant pu présenter à temps les documents nécessaires, ses demandes d’asile et ses recours ont été rejetés, et les autoritées ont à plusieurs reprises essayé de l’expulser.

Les péripéties des ces expulsions jusqu’à maintenant échouées grâce aux soutiens et à la solidarité dont bénéficie Guilherme Hauka-Azanga.

Ce que nous demandons, toutes et tous, c’est le simple respect de la Charte internationale des droits de l’enfant ratifiée par la France en 1990. Les deux enfants de Guilherme Hauka-Azanga sont nés en France, où ils vivent légalement avec leur mère : n’arrachez pas leur père à ces deux enfants !

Guilherme Hauka-Azanga satisfait aux conditions du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : régularisez Guilherme Hauka-Azanga et laissons enfin cette famille vivre en paix !

PIQUE NIQUE de la FETE DES PERES – En soutien à Guilherme Hauka-Azanga. RDV Dimanche 20 Juin à 12h sur les berges du rhône, prairie quai Augagneur, entre les ponts de la guillotière et Wilson.

Voir le site du collectif de soutien à Guilherme

Soraya expulsable : stop aux expulsions à la chaîne !

Soraya Bouzidi, l’étudiante en Droit/Science Po de Lyon II que beaucoup d’entre nous ont déjà soutenu en signant une première pétition et en se rendant au Tribunal Administratif il y a de ça un mois a aujourd’hui plus que jamais besoin de nous !Elle, son mari Nouredine et ses deux enfants à peine âgés de deux ans sont encore victimes de l’acharnement du gouvernement et de son rebutant Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ! Désormais la République ne recule plus devant rien pour mener sa politique d’expulsion des étrangerEs et exterminer tout espoir de construire une vie sur son territoire.

Soraya et sa famille se sont vu refuser leur demande de régularisation et maintenir leur obligation de quitter le territoire sans que ni le Tribunal Administratif ni le préfet n’aient tenu compte de la situation dans laquelle est l’Algérie et les raisons de leur venue en France. Nouredine a fuit son pays avec sa femme pour quitter les services de police algériens dans lesquels il travaillait. Mais ça, le gouvernement n’en fait que peu de cas et Nouredine, dorénavant considéré comme déserteur et recherché pour ça dans son pays, risque les pires traitements s’il y est renvoyé : des témoignages de familles ayant connu des expulsions de proches considérés comme déserteur dans leur pays parlent de la prison, d’autres encore de disparition.

La situation est on ne peut plus urgente pour Soraya, son mari et leurs deux enfants ! C’est pourquoi nous demandons à ce que soient régularisées Soraya et sa famille sans plus attendre.

Signez la pétition pour exiger la régularisation de Soraya et Nouredine Bouzidi, ainsi que leurs deux enfants.

http://jesigne.fr/solidaritesoraya

RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 15 AVRIL A 18H DEVANT LA PREFECTURE !

Préfecture, rue Dunoir, Lyon 3ème.

Les expulsions à la chaîne, dites stop !

Soraya Bouzidi, l’étudiante en Droit/Science Po de Lyon II que beaucoup d’entre nous ont déjà soutenu en signant une première pétition et en se rendant au Tribunal Administratif il y a de ça un mois a aujourd’hui plus que jamais besoin de nous !

Elle, son mari Nouredine et ses deux enfants à peine âgés de deux ans sont encore victimes de l’acharnement du gouvernement et de son rebutant Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ! Désormais la République ne recule plus devant rien pour mener sa politique d’expulsion des étrangerEs et exterminer tout espoir de construire une vie sur son territoire.

Soraya et sa famille se sont vu refuser leur demande de régularisation et maintenir leur obligation de quitter le territoire sans que ni le TA ni le préfet n’aient tenu compte de la situation dans laquelle est l’Algérie et les raisons de leur venue en France. Nouredine a fuit son pays avec sa femme pour quitter les services de police algériens dans lesquels il travaillait. Mais ça, le gouvernement n’en fait que peu de cas et Nouredine, dorénavant considéré comme déserteur et recherché pour ça dans son pays, risque les pires traitements s’il y est renvoyé : des témoignages de familles ayant connu des expulsions de proches considérés comme déserteur dans leur pays parlent de la prison, d’autres encore de disparition..

La situation est on ne peut plus urgente pour Soraya, son mari et leurs deux enfants ! C’est pourquoi nous demandons à ce que soient régularisées Soraya et sa famille sans plus attendre.

Signez la pétition pour exiger la régularisation de Soraya et Nouredine Bouzidi, ainsi que leurs deux enfants.

http://jesigne.fr/solidaritesoraya

REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 15 AVRIL A 18H DEVANT LA PREFECTURE !

Communiqué sur la régularisation de Manale

La FSE-Lyon se félicite de la régularisation de Manale, étudiante en 1ère année de socio-infocom à Lyon II. Cette régularisation a été appuyée par le travail de la FSE, en commun avec les organisations comme RUSF.

La FSE-Lyon, après avoir obtenu de la part de l’administration et de la présidence de Lyon II leur soutien, avait fait signer une pétition sur papier comme sur internet pour appuyer sa demande de régularisation. Cette pétition qui à recueilli plus d’un millier de signatures, notamment celles de plusieurs organisations politiques, devait être remise au tribunal administratif lorsque la décision de la préfecture aurait été attaquée. Cela n’a pas été nécessaire.

En effet, ce mardi 9 Mars 2010, la préfecture à fait savoir par courrier qu’elle annulait son ordre de quitter le territoire. C’est incontestablement une victoire.

La question des régularisations est une des plus brûlantes de l’actualité, elle est une lutte essentielle de la FSE-Lyon, syndicat de classe, considérant que les étudiants en situation irrégulière sont la part la plus vulnérable du monde universitaire. C’est en sortant de l’isolement, par le travail des organisations de lutte, que les victoires se gagnent.

Dans l’université comme en dehors, la politique du gouvernement, au service des intérêts de la bourgeoisie, est une politique de répression à l’encontre des classes populaires, tentant de fracturer la solidarité de classe entre les travailleurs, qu’ils soient en formation comme à l’université, ou en activité.

La crise du capitalisme et de l’impérialisme français accentue cette politique, tant il est nécessaire pour la bourgeoisie de liquider tous les liens d’union de classe, pour maintenir son ordre.

La FSE-Lyon réclame plus que jamais la régularisation de tous les sans-papiers et la valeur d’une carte d’étudiant = une carte de séjour.

C’est en renforçant les organisations de lutte que les victoires seront plus nombreuses et plus grandes.

Manale doit rester en France !

Manale est une étudiante de nationalité Marocaine, inscrite en première Année information-Communication/ Sociologie à Lyon2. Elle a validé son premier semestre avec une moyenne générale de 12,54/20. En Janvier 2009, la préfecture du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et lui a envoyé en février 2010, un Ordre de Quitter le Territoire Français. Manale n’a certes pas eu en France un parcours universitaire facile.

Après deux premières années à l’École Nationale d’Architecture à Strasbourg (elle a eu des soucis de santé qui l’ont pénalisée), elle s’est retrouvée inscrite, tardivement, en Lettres Modernes, l’année de la mobilisation contre la LRU.

Ces échecs à l’entrée de cycle n’ont pas découragé Manale, qui est venue s’installer à Lyon et qui étudie la communication. Comme l’attestent tous ses professeurs, elle a trouvé sa voie et est en train de réussir brillamment. C’est une étudiante dynamique, motivée, passionnée. Si elle était expulsée maintenant, alors que le second semestre est entamé, cela anéantirait cet effort, un vrai gâchis d’autant plus qu’au Maroc il n’y a pas de filière équivalente. Aujourd’hui, Manale s’est vue refuser le recours gracieux de la préfecture, elle est désormais expulsable à partir du 10 mars, conduite en centre de rétention et ensuite renvoyée sur le territoire marocain.

Vous devez être solidaire avec votre camarade, mais aussi avec l’ensemble des personnes touchées et ciblées arbitrairement par la politique du chiffre du Ministère de l’Immigration.

Mobilisons nous, ne restons pas indifférents, montrons notre soutien aux personnes visées par les politiques racistes et xénophobes du gouvernement français !

Nous demandons la suspension de l’OQTF et la délivrance d’un titre de séjour étudiant pour Manale afin de lui permettre de terminer cette année.

SOYONS SOLIDAIRE AVEC MANALE ! REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

SIGNEZ LA PETITION DE SOUTIEN !!!

http://jesigne.fr/solidaritemanale

 

Signataires : Fédération Syndicale Étudiante (FSE), JCML, ROC-ML, RUSF, UPC, AECAL (Association des étudiants de culture africaine de Lyon)