Contre toute sélection à l’université !

Vendredi 17 février devait avoir lieu un Conseil d’Administration de l’Université Lyon 2, qui ne s’est finalement pas tenu grâce à l’irruption de près de 200 étudiant.es – la plupart de la faculté de psychologie- décidées à empêcher le vote instaurant la sélection à l’entrée du master 1. La Présidence convoque finalement un Conseil d’Administration exceptionnel ce vendredi 3 mars pour tenter de faire passer ce le vote.

Le 24 décembre dernier a en effet été publié au Journal Officiel la loi autorisant la sélection à l’entrée du master. Cette loi, destinée à être appliquée dès la rentrée 2017/2018 est en cours d’adoption dans les universités.

Désormais les facultés pourront ainsi sélectionner – quand certains préfèrent parler de « recruter » – à l’entrée du master 1 via concours, admission sur dossier et éventuel entretien.

Les universités doivent en conséquence fixer le niveau des « capacités d’accueil » dans chaque master. Une fois le seuil atteint, plus aucune admission dans le master souhaité ne sera possible.

L’étudiant.e refusé.e n’aura plus qu’à tenter une « réclamation » par le biais d’une plateforme en ligne et le rectorat devra formuler trois propositions de master à intégrer, à l’échelle de l’académie, (un.e étudiant.e de Lyon peut ainsi se voir proposer une formation à Clermont ou Grenoble) «selon le projet professionnel de l’étudiant.e» et «les prérequis du master» dans des formations « ayant des places vacantes ». Tant pis pour celles et ceux qui n’auront pas les moyens de se loger à des centaines de kilomètres de leur foyer.

Comme souvent, la loi vient en fait légaliser – pour couvrir et généraliser – des pratiques qui existaient jusqu’ici déjà, en toute illégalité. Depuis quelques temps, les universités se plaignaient de se faire condamner par les tribunaux pour des étudiant.es dont l’inscription en Master 2 avait illégalement été refusée. La loi est ainsi venue les rassurer ! Actuellement, la logique de sélection en licence est la même. Cette année déjà, des milliers de lycéen.nes sont resté.es sans inscription, ou pas dans la filière de leur choix !

La sélection en licence risque ainsi d’être demain légalisée, comme elle l’est aujourd’hui pour les masters.

Une sélection, sociale, s’opère déjà bien évidemment à l’université

Les étudiant.es salarié.es sont ainsi de fait, plus de la moitié à échouer, à se faire ainsi petit à petit éliminer, par épuisement ou abandon forcé. Sans même parler des étudiant.es sans papiers, dans la crainte à chaque instant de se faire contrôler… Comment dans ces conditions réussir son année ?

Qui va de fait s’aggraver !

L’instauration de capacités d’accueil limitées va ainsi compliquer la poursuite d’études pour la majorité, à l’heure où déjà beaucoup se voyaient refuser l’inscription au motif de « capacités d’accueil insuffisantes ».

L’instauration de capacités d’accueil va de fait accroître la concurrence entre étudiant.es.

Dans un certain nombre de filières, le niveau des capacités fixé est déjà largement inférieur aux nombre d’étudiant.es inscrit.es cette année !

Pour les filières où les capacités d’accueil resteraient inchangées, il convient de noter qu’à tout moment ces capacités pourraient être diminuées. Si aujourd’hui seule une fraction des étudiant.es peut se sentir concernée, demain n’importe qui peut être touché. Il faut d’ailleurs souligner que le nombre de demandes d’inscriptions est en augmentation chaque année. Les étudiant.es seront ainsi toujours plus nombreux.ses à être appelés à se voir recalé.es…

L’objectif recherché depuis plusieurs années est en effet de réajuster les capacités en fonction des débouchés. Un certain nombre de places ou de filières seront donc de fait appelées à être supprimées, au nom de leur utilité (selon ceux bien sûr qui dirigent cette société), c’est-à-dire des « réalités du marché ». Et il faut dire qu’en ces temps, le marché est plutôt à ce que les jeunes rejoignent l’armée, que les bancs de l’université… Tout un projet de société !

L’intensification de la concurrence comme projet de société…

L’intensification de la concurrence qui sera engendrée était en fait un des principaux arguments de la Présidence pour tenter de faire adhérer les étudiant.es au principe de sélectionner.

Ainsi, dans un hypothétique espoir de sauver sa place, chacun.e est invité.e à sacrifier les autres… !

Une fraction des étudiant.es serait prêt.es à accepter la sélection… mais reportée d’une année, dès lors qu’ils/elles ne seront pas touché.es.

La Présidence a pourtant été assez explicite sur le fait que les capacités d’accueil seraient progressivement sérieusement réduites, notamment en faculté de psychologie. Les actuels L1, L2 et futurs étudiant.es pâtiraient de fait directement d’un tel « compromis ».

Certain.es pouvaient encore défendre la sélection, selon la logique de la « préférence locale », afin de se protéger de la concurrence des étudiant.es venu.es d’ailleurs !

La présidence a d’ailleurs largement argumentée en ce sens, en jouant sur les peurs des étudiant.es, dans l’espoir de les dissuader d’empêcher le vote de la sélection : « si on ne vote pas ici, alors qu’à Clermont, Grenoble, des capacités d’accueils limitées ont été voté, les étudiant.es recalé.es ailleurs viendront ici ».

Pour s’assurer une hypothétique place en Master, les étudiant.es devraient dès lors se faire les complices de fermer la porte de l’université à d’autres étudiant.es…

A Nanterre, la présidence a plutôt essayé de jouer dans la « préférence nationale » en faisant voter l’impossibilité pendant une année aux étudiant.es étranger.es de postuler à l’entrée du Master ! Face à la mobilisation des étudiant.es la Présidence a finalement été contrainte de reculer.

Comme ça, on pourra à l’infini imaginer différents critères discriminants qui permettront de trier…

Nous devons tous et toutes revendiquer : « avec ou sans papiers, une place pour tous et toutes à l’université dans la filière de son choix ! »

Nous devons revendiquer des moyens pour l’université !

La fusion des universités actuellement en cours va entraîner les mêmes logiques selon l’aveu même de la présidente de l’université (possibilité de sélection dès la L1, risque de hausse des frais d’inscriptions, etc.).

Dans le cadre de cette restructuration, les personnels voient leur charge de travail augmentée, leurs conditions de travail se dégrader, les étudiant.es leurs droits diminuer… Etudiant.es, personnels des universités, nous devons donc tous et toutes ensemble lutter !

Le chacun pour soi c’est tout le monde dans la galère.

C’est tous ensemble qu’on est touché, c’est tous ensemble qu’on doit lutter !

Pour le droit pour tous et toutes, avec ou sans papiers, d’étudier dans la filière de son choix !!

Du fric pour les facs et les lycées, pas pour les flics et l’armée !

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Réformes du droit d’asile et droit des étrangers : l’urgente nécessité de s’organiser et de construire la solidarité !

Analyse des réformes par le collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires ( contacts : collectif.etudiants.etrangers.lyon@riseup.net  Téléphone: 07 68 25 59 86 )

L’État renforce ses moyens pour précariser, réprimer et expulser les étrangers : l’urgente nécessité de s’organiser et de construire la solidarité !

Le gouvernement PS, après avoir déjà battu un record d’expulsions de personnes sans papiers, a entériné fin juillet une réforme du « droit d’asile » qui va encore aggraver la situation pour les demandeurs d’asile. Le gouvernement discute également actuellement, en procédure accélérée, une réforme sur les« droits des étrangers ». Analyse par le collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires. Article paru dans le journal du collectif.

Ces réformes vont durcir l’accès au droit d’asile et la possibilité d’obtenir une régularisation, elles vont encore augmenter les moyens législatifs et coercitifs de l’État pour accélérer les refus et intensifier les expulsions – quand le gouvernement préfère parler par euphémisme, « d’éloignement ».

Ce que change la loi concernant l’asile :

=> Création d’une « nouvelle procédure accélérée » pour les demandeurs d’asile, qui remplace la « procédure prioritaire » qui existait jusqu’à présent.

La nouvelle procédure accélérée prévoit désormais que, en cas de refus de l’asile devant « l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides » (OFPRA), le recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) est suspensif de l’expulsion – le demandeur d’asile a ainsi le droit au maintien sur le territoire tant que la CNDA n’a pas statué. Mais… le délai de préparation de l’appel est expéditif (moins de 5 semaines désormais, contre plusieurs mois jusqu’à maintenant, ce qui pouvait davantage permettre de se préparer, de réunir preuves et documents) et sera jugé par un juge unique (contre 3 jusqu’à maintenant).

La nouvelle loi prévoit par ailleurs une dizaine de situations (notamment le fait de provenir d’un pays considéré par l’OFPRA comme « sûr », le fait de s’être adressé tardivement à la préfecture ou d’avoir dissimulé son itinéraire avant d’arriver en France) dans lesquelles les demandeurs passeront d’office par cette procédure expéditive.

En plus de ces situations désormais prévues dans la loi, le pouvoir de contraindre une personne de passer par cette nouvelle procédure accélérée, défavorable aux demandeurs, n’appartiendra plus au seul préfet, puisque l’OFPRA aura également ce pouvoir. Ainsi, de manière arbitraire, l’administration pourra considérer, de prime abord et sans entretien, que la demande d’asile présentée par telle personne, ne semble pas sérieuse et la traiter selon cette procédure.

Cette procédure accélérée est d’ailleurs destinée selon le ministère à concerner davantage de demandeurs que l’ancienne procédure prioritaire. La loi crée également des cas d’irrecevabilités ou de clôture de la demande d’asile.

=> Création de « centres d’hébergement directifs » pour les demandeurs d’asile, qui sont concrètement conçus, selon la présentation du ministère de l’intérieur comme un « dispositif d’hébergement contraignant » ayant pour but « d’affecter le demandeur d’asile dans une autre région que celle où il se présente ». Le but est de répartir les demandeurs d’asile, pour « désengorger » les administrations et « empêcher la concentration » c’est-à-dire pour éparpiller sur le territoire et ainsi limiter la visibilité de ces indésirables.

Ces « centres d’hébergement directifs » sont en fait une assignation à résidence à peine déguisée puisque « les demandeurs d’asile qui renoncent à un hébergement ou abandonnent le lieu qui leur a été attribué ne percevront plus d’allocation. »

Pour que les migrants « acceptent » ces centres contraignants, l’État joue du système de la carotte (un hébergement, dont les conditions de salubrité ne sont pas précisées ; une allocation (équivalente à 11,45 euros par jour -soit environ 300 euros par mois pour une personne seule) et du bâton (la perte de ces « avantages matériels » en cas de refus). On le voit bien, le cadeau a un paquet bizarre…

En effet, en souhaitant confiner dans ces centres les demandeurs d’asile, l’État entend contrôler les migrants, en empêchant l’intégration et la création de contacts, de liens de solidarité ici sur le territoire (les demandeurs d’asile sont par exemple déjà interdits d’occuper un travail), pour pouvoir, une fois tous les recours juridiques épuisés (dans des délais désormais accélérés) rapidement exécuter l’expulsion, et que celle-ci soit le moins visible possible.

- En application de directives européennes, les demandeurs d’asile pourront désormais être assistés d’un avocat ou d’un représentant d’une association habilitée devant l’OFPRA.
Un objectif principal affiché par le gouvernement avec cette réforme est la réduction des délais.
Ainsi, les objectifs affichés de durée de traitement d’une demande, du dépôt jusqu’à épuisement des recours, sont de 3 mois pour une demande d’asile en procédure accélérée et de 9 mois en procédure normale (contre 2 ans aujourd’hui).

- Le délai de jugement d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) passe également de 5 mois à 1 mois ! Pour pouvoir respecter ces délais, le gouvernement annonce que des recrutements vont être opérés.
La logique est toujours la même, accélérer partout les délais pour aboutir le plus rapidement possible à l’épuisement des recours juridiques, afin de pouvoir procéder à l’expulsion !

Une autre réforme concernant les « droits des étrangers » est également actuellement en discussion au parlement, en procédure accélérée.

Cette réforme vise 3 objectifs selon le gouvernement :

- « améliorer l’accueil et l’intégration des étrangers régulièrement admis au séjour ». Cela doit passer par la délivrance d’un titre de séjour pluriannuel au bout d’un an de présence sur le territoire (pour éviter les passages répétés en préfecture). Cela a en fait pour objectif de libérer des moyens pour les affecter à de nouveaux contrôles. La délivrance de ce titre pluriannuel est en fait également associée à des exigences plus importantes en matière de maîtrise de la langue française notamment.

- « renforcer l’attractivité de la France en facilitant la mobilité des talents internationaux ». Selon la logique impérialiste « d’immigration choisie », en fonction des besoins en main d’œuvre ou compétences spécifiques du patronat ou de l’État, « afin de renforcer la position de la France dans l’accueil des mobilités internationales de l’excellence, de la création et de la connaissance », le gouvernement crée un passeport « talents » titre de séjour valable jusqu’à quatre ans pour l’étranger et sa famille, destiné à être un « titre unique ouvert aux investisseurs, aux chercheurs, aux artistes et aux salariés qualifiés »…

- « lutter plus efficacement contre l’immigration irrégulière ».
Ainsi, selon le communiqué du gouvernement, « l’assignation à résidence va devenir la mesure de droit commun en matière de privation de liberté des étrangers ». En fait, Cazeneuve ayant annoncé mi-juin que « les places de rétention dont dispose l’État devaient être utilisées à plein », le gouvernement de la sorte anticipe et multiplie en fait le nombre d’étrangers qu’il peut maintenir sous la contrainte en attendant de les expulser !
Et alors que l’enfermement en Centre de Rétention Administrative (CRA) ne peut légalement pas dépasser 45 jours, l’assignation à résidence (obligation de vivre au domicile connu de la préfecture, obligation de pointage tous les jours au commissariat et interdiction de circuler hors d’un territoire délimité) est de 45 jours, renouvelable. Elle peut donc aller jusqu’à 3 mois, légalement.

Les assignations à résidence sont d’ailleurs déjà censées être privilégiées pour les familles étrangères avec enfants mineurs (l’enfermement, avant expulsion, d’enfants étrangers, suscitant un peu trop d’indignation)… Selon un rapport de 5 associations intervenant en CRA, en2014 en France, et malgré la condamnation de la France par la cour Européenne des droits de l’homme, 5692enfants mineurs ont tout de même été enfermés en Centre ou Locaux de Rétention Administrative (sur l’île de Mayotte, colonie française de l’archipel des Comores, l’État français expulse également en toute illégalité, des enfants mineurs, seuls…)

Enfin, le projet de loi crée un « droit de communication » qui donne au préfet le pouvoir de demander « sans que s’y oppose le secret professionnel » des informations sur les personnes demandant ou possédant un titre de séjour auprès de toutes les institutions suivantes :

- Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.
- Les établissements de santé.
- Les banques et organismes financiers.
- Les fournisseurs d’énergie et les services de communications électroniques.
- Pôle emploi.
- Les services d’état civil
- La Sécurité sociale.
- Les tribunaux de commerce

Ainsi, profs, banquiers, secrétaires, médecins, etc., sont appelés à participer !
Ce n’est ni plus, ni moins qu’une obligation de collaboration à la politique raciste de contrôle, de traque et d’expulsion des étrangers pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises et agents de l’État des services concernés.

Les salarié-e-s et les agent-e-s doivent refuser de communiquer ces documents, leurs syndicats doivent les couvrir, dénoncer cette mesure et appeler largement à refuser de communiquer les documents demandés dans ce cadre par les préfectures.

L’article 8 doit en outre autoriser le préfet à contrôler « à tout moment » que, l’étranger qui dispose d’un titre de séjour « continue de satisfaire aux conditions fixées pour la délivrance de cette carte ». S’il ne peut le justifier, ou s’il ne se rend pas à la convocation, sa carte de séjour peut lui être retirée immédiatement.

En clair, c’est en sursis permanent que vont se retrouver TOUS ET TOUTES LES ETRANGERS, y compris les étrangers en situation régulière.

Par ailleurs, selon un amendement approuvé lors de l’examen en première lecture du projet de loi, les déboutés du droit d’asile, les étrangers ne pouvant justifier d’une entrée régulière en France, les étrangers s’étant maintenus au-delà de la durée de validité de leur visa, ou n’ayant pas demandé de renouvellement de titre de séjour n’auraient désormais plus que 15 jours pour contester devant le tribunal administratif leur décision « d’éloignement »(contre 30 jours pour les autres expulsions), et le tribunal administratif n’aura que six semaines pour statuer (au lieu de trois mois).
Pour Cazeneuve : « Nous favoriserons ainsi l’effectivité des mesures d’éloignement »… !

Qu’on ait ou non, la bonne nationalité, qu’on ait ou non le bon bout de papier, créer la solidarité, s’unir, échanger, se rencontrer, s’organiser, est une urgente nécessité !

solidaritéCar la précarisation et la répression des étranger-e-s, n’est qu’un aspect de la politique. Tous les salarié-e-s, travailleur-e-s du public et du privé, chômeurs, avec ou sans papiers, voyons nos conditions de vie et de travail attaquées et dégradées de jour en jour, par gouvernement et patronat. Le patronat, en profitant de la main d’œuvre sans papiers, en grande précarité, surexploitée, en imposant des conditions de travail des plus pénibles et mal payées – car isolés, sans la possibilité effective de refuser s’en sert pour contraindre tout le monde à davantage de misère et de précarité.

Et l’État, en fabriquant sans cesse davantage d’irrégulier-e-s, en traquant les étrangers, voudrait continuer de confiner les sans-papiers au silence et à
l’invisibilité.

Ils nous voudraient divisés pour mieux continuer de régner et de nous exploiter. Français-e-sou immigré-e-s, car notre destin est forcément lié, nous n’avons d’autre choix que de construire notre unité et ensemble nous organiser. 

Présentation du collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires

Nous relayons les informations du collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires.

Pour contacter le collectif :
mail : collectif.etudiants.etrangers.lyon@riseup.net

Téléphone: 07 68 25 59 86

Banderole du collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires

Avec ou sans papiers, la solidarité est notre arme !

Le collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires s’est recréé sur Lyon en 2015. Le collectif regroupe des étranger-e-s, avec ou sans papiers, étudiant-e-s ou se battant pour obtenir une inscription et des français solidaires.

Le collectif se propose d’apporter une solidarité concrète aux étudiant-e-s étrangers, sans papiers, ou menacé-e-s de le devenir, par le conseil et l’information issus du parcours et de l’expérience de chacun-e d’entre nous, et le soutien mutuel dans les différents instants (inscription, préfecture, tribunal, etc).

Face au renforcement de l’arsenal législatif et répressif de l’État visant les étrangers, chaque étranger-e est en effet en sursis permanent, et du jour au lendemain, la préfecture peut retirer le titre de séjour et mettre l’étranger en situation irrégulière.

Le quotidien des sans papiers, c’est une extrême précarité. Au travail sur-exploités, c’est dans la peur du contrôle de police, de l’enfermement et de l’expulsion que nous vivons quotidiennement.

Si on reste isolés, c’est aux nuits blanches et à la dépression parfois totale, que nous sommes condamnés. Et la pire des condamnations, c’est cette incertitude concernant le présent et le futur, ce point d’interrogation permanent, le fait de ne pas savoir ce qu’on va devenir le lendemain, du fait de notre situation pitoyable.

L’État voudrait toujours plus nous condamner au silence et à l’invisibilité. Face à cette situation nous disons qu’il n’est plus possible pour nous de rester isolés.

Ainsi, si nous nous regroupons en collectif, c’est donc aussi, et surtout, pour ne plus rester seuls et isolés, pour créer des liens de solidarité, qui sont pour nous comme une deuxième famille.

Pour se défendre, il est important de nous mobiliser et de nous organiser pour être plus forts afin de combattre et dénoncer collectivement les politiques d’exclusion et de discrimination des étrangers et pour la régularisation de tous les sans papiers.

Parce que les divisions qu’opère entre nous l’État pour nous affaiblir, pour pouvoir remporter la bataille nous ne pouvons nous-mêmes les reproduire. C’est pourquoi nous nous positionnons et nous battons forcément pour la régularisation de tous et toutes les sans papiers.

Ainsi, sans aucune distinction, noir-e-s, blanc-he-s ou arabes, quelque soit la nationalité, français ou étrangers, on est frères et sœurs d’armes et de galère !

Notre seul intérêt c’est la solidarité ! Tous pour un, un pour tous !

Ensemble on est plus fort-e-s !

Vous pouvez consulter ici le journal numéro 1 collectif

Liberté de circulation ! Qu’on vous appelle réfugié.e.s ou migrant.e.s… Vous êtes les bienvenu.e.s !

Refugees welcomeAylan, retrouvé mort sur une plage de Turquie, est devenu emblématique du sort fait aux réfugié.e·s. Sa photo a soulevé l’émotion. Mais depuis, la situation intolérable faite aux réfugié·e·s se poursuit et s’aggrave, tandis que les barrages policiers, les murs et barbelés se déploient aux portes et à l’intérieur de l’Europe.

Les migrant·e·s ne viennent pas par plaisir ou pour s’enrichir sur notre dos, mais fuient les guerres et la misère, largement provoquées par les politiques des gouvernements occidentaux – dont la France – qui consistent à piller les richesses et à faire la guerre en Afrique et au Moyen-Orient.

Alors l’émotion et l’indignation ne suffiront pas. Il faut des actes !
Il est plus que temps que toutes les personnes émues, indignées descendent dans la rue aux côtés des sans-papiers et des réfugié·e·s pour imposer aux gouvernements européens l’ouverture des frontières, la liberté de circulation, pour qu’il n’y ait plus d’autres Aylan, plus de morts au fond de la Méditerranée, dans des camions frigorifiques ou électrocuté·e·s dans le tunnel sous la Manche.

Nous refusons que l’on « trie » les immigré·e·s selon les pays d’origine ou les « causes » de leur exil. Nous sommes solidaires de tou·te·s, de Syrie, d’Afrique ou d’Asie.

Il faut abroger les accords de Dublin qui obligent les migrant·e·s à faire leur demande d’asile dans le pays de leur premier enregistrement.

Il faut également des papiers pour tou·te·s les réfugié·e·s, pour tous les sans papiers et leur donner les moyens de s’installer et travailler en Europe si c’est leur souhait.

Il faut mettre fin à Frontex, abroger les lois qui entravent la liberté de circulation et permettent de multiplier les expulsions, fermer les centres de rétention administrative. Les budgets consacrés à la chasse aux migrant·e·s doivent être consacrés à les accueillir.

C’EST POURQUOI NOUS APPELONS À REJOINDRE LA MANIFESTATION PLACE DES TERREAUX LE 15 OCTOBRE À 18H30

Tract_manif_réfugié-e-s_migrant-e-s_15.10.2015(pour télécharger le tract : Tract_manif_réfugié-e-s_migrant-e-s_15.10.2015)

Contacts :
Mail : uselfse@yahoo.fr
Blog : fselyon.wordpress.com
Facebook : page Solidaires Etudiant-e-s Lyon

Stop aux tests osseux à l’hôpital pour jeter des jeunes en prison ou à la rue ! RASSEMBLEMENT SAMEDI 13 JUIN

À Grange-Blanche et à Mère-Enfant, comme dans d’autres hôpitaux en France, des médecins font des radios, des scanners et d’autres examens, pour déterminer l’âge osseux de mineurs qui ne les ont pas demandés. Ils exécutent des décisions du Parquet ou de juges, pour vérifier si les jeunes migrants qui se disent mineurs en arrivant en France le sont vraiment. Malgré de nombreuses
protestations contre la pratique des tests osseux, le gouvernement vient de faire voter par l’Assemblée nationale l’inscription de ces contrôles dans la loi.
C’est une application de la politique d’immigration et de la politique d’austérité du gouvernement basées sur le soupçon généralisé, comme si tout migrant était un menteur ou un voleur en puissance, comme si les mineurs isolés étrangers étaient venus en France pour profiter de l’aide sociale à l’enfance. Le gouvernement veut nous faire croire qu’il a raison de fermer les frontières.
 
stop tests osseux
Les tests osseux n’ont aucune valeur scientifique !
Inventés dans les années 30 pour soigner des individus des classes moyennes et aisées d’Amérique du nord, les tests osseux ne peuvent pas servir à donner l’âge d’un individu, surtout lorsqu’il est proche de la majorité. C’est le Haut Conseil à la santé publique qui le dit dans un rapport de 2014. Le gouvernement lui-même le reconnaît puisqu’il les autorise en recommandant hypocritement de ne les utiliser qu’en dernier recours, et en tenant compte de leur marge d’erreur.
Les résultats des tests sont grotesques. Ils découpent chaque jeune en morceaux avec un poignet gauche de 17 ans, mais une clavicule droite de 26 ans, et tout ça finit par donner un âge mini de 26, un âge maxi de 35, un âge moyen de 31,7.
L’essentiel pour la police ou le Parquet est de pouvoir faire sortir de l’hôpital un papier signé du médecin disant du jeune suspect que sa minorité est « exclue ».
tests osseux
Les mineurs isolés étrangers ne sont pas des escrocs !
Ils viennent en France avec l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Ils ont envie de pouvoir aller à l’école. Dans leur pays, c’était pour beaucoup inabordable à cause de la pauvreté de leurs familles. Ils ont risqué leur vie pour arriver jusqu’ici. Ils ont affronté la
soif dans le désert, le risque de noyade dans la Méditerranée, les rackets et la violence des passeurs et des policiers dans les pays traversés. La France doit-elle y ajouter l’exclusion, avec la prison ou la vie de SDF sans papiers et sans identité ?
 
Les souffrances et les injustices subies par les mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers, ça suffit !
Soumis à l’humiliation des tests osseux, se sentant traités comme des animaux ou des esclaves à qui on va jusqu’à compter les dents, les mineurs isolés étrangers soupçonnés d’escroquerie sont laissés à la rue ou jetés des hôtels ou foyers où ils ont pu être un
premier temps accueillis. Convoqués à la PAF, des dizaines d’entre eux ont été placés en garde à vue, condamnés en comparution immédiate à des peines de prison et d’interdiction de territoire. Ils ont ainsi brusquement disparu de leurs lycées et centres
de formation. Sous de prétextes les plus divers, leurs pièces d’identité soupçonnées d’être fausses leur sont retirées. Avec ce traitement indigne infligé aux mineurs isolés, et les OQTF pour les jeunes majeurs qui demandent le droit de vivre en France à leur 18 ans, le gouvernement fabrique des jeunes précaires qui n’ont plus aucun droit !Samedi 13 juin à 14 heures 30 place d’Arsonval, devant l’entrée de l’hôpital Édouard-Herriot
Venez dire Stop aux tests osseux !

La jeunesse n’a pas de frontières !
droit au logement, à l’éducation,
au travail, aux papiers, pour tous !

arret tests osseux
Collectif jeunes majeurs 69/RESF
Premiers soutiens: Ensemble, la Cimade, LDH, NPA, OCML-VP, Raddhodiaspora, Solidaires étudiant-e-s – syndicat de lutte, UPC.Après cette action, RESF vous invite à participer à la semaine d’information interassociative sur les lois en préparation sur l’asile et l’immigration. 1 er rendez-vous : dimanche 14 juin à partir de 15 heures sur les berges du Rhône, pont de la Guillotière.

Rescapés de la Méditerranée ou du désert ! Jetés en prison ou à la rue à Lyon !

Le Parquet va de plus en plus vite et loin dans la répression des mineurs isolés étrangers…

Arrivé à Lyon le 16 mars, Oumar a été jeté en prison 10 jours après. Au moment où la télé nous montrait l’horreur des conditions d’arrivée des migrants en Italie, il sortait de la prison de Villefranche après y avoir passé presque un mois. Avant, il avait connu les rackets, la vente d’un passeur à l’autre de ses compagnons de voyage, l’enfermement plusieurs mois en Libye, la traversée avec 368 autres passages sur une pirogue qui est tombée en panne, le sauvetage in extremis pour lui, mais pas pour son frère mort noyé dans le bateau d’après avec tous les passagers.

La France serait-elle plus douce ? Conduit 3 fois la nuit par des policiers dans un foyer d’accueil à Lyon avec son acte de naissance lui donnant 16 ans, il en est chaque fois renvoyé le lendemain matin. La 4ème fois, c’est à la PAF qu’il est emmené. Accusé de mentir sur son âge parce qu’il présente 2 papiers dont l’un comporte une erreur sur le jour de naissance mais pas sur l’année, il est soumis aux tests osseux qui lui donnent 25, 30, ou 35 ans. Mis en garde à vue, il est condamné pour escroquerie à un mois de prison. La dite escroquerie porterait sur 1700 euros qu’il est condamné à rembourser pour 3 nuits de foyer !!!

Aucun de ses droits n’a été signifié à Oumar, ni celui de refuser les tests osseux, ni celui de faire appel du jugement. Aucun document écrit ne lui a jamais été fourni, ni la décision du parquet de refuser sa prise en charge, ni le résultat des tests osseux, ni le jugement du tribunal correctionnel.

Maintenant, il n’a plus aucun document d’identité. Ceux qu’il avait ont été gardés par la PAF. Il est sorti de prison pour aller dormir dehors sans papiers et sans un sous.

Parallèlement aux comparutions immédiates et aux condamnations qui continuent puisque 3 jeunes de nos connaissances sont actuellement encore en prison, des mineurs isolés provisoirement pris en charge sont sortis des dispositifs de protection de l’ASE, par la décision du Parquet ou de juges des enfants prise sur la base d’une 1ère suspicion sur leur minorité émise par la MEOMIE. D’autres sont rejetés dès leur premier contact à l’accueil de la MEOMIE.

Pour l’un c’est une juge des enfants qui a estimé que les résultats des tests osseux lui donnant plus de 26 ans permettaient de mettre son acte de naissance en doute… Pour l’autre, mineur de 17 ans jeté à la rue après quelques semaines d’hôtel, pourtant en possession d’une carte d’identité malienne, c’est une autre juge des enfants qui, tout en ordonnant un nouveau placement temporaire, ordonne une expertise osseuse alors que le Haut Conseil de la santé publique dit  dans son avis du 23 janvier 2014 : «  La détermination d’un âge osseux ne permet pas de déterminer l’âge exact du jeune lorsqu’il est proche de la majorité légale », et alors que l’article 47 du Code civil ordonne la reconnaissance des actes civils étrangers, sauf cas exceptionnels avec preuves à l’appui. Pour beaucoup, c’est le Parquet qui classe sans suites ou refuse de délivrer des ordonnances de placement provisoire et renvoie les jeunes à la rue…

Enfin, la Cour d’appel des mineurs de Lyon vient de donner raison aux 2 juges pour enfants qui ont fait jeter Mamoudou et Banthiéni de leur hôtel il y a 3 mois !

Les enquêtes policières accusant Mamoudou et Banthiéni de frauder sur leur âge et donc d’escroquerie, alors que leurs passeport et carte d’identité ont été reconnus authentiques par le bureau de la fraude documentaire de la PAF, ont suffi pour les rendre tous les 2 SDF à 16 et 17 ans, sans même attendre les appels encore en cours des 2 jugements du tribunal correctionnel!

La bataille pour le droit à la protection des mineurs isolés étrangers est de plus en plus dure, à Lyon comme partout ailleurs. Nous nous heurtons à la politique généralisée du soupçon à l’encontre des migrants, composante essentielle de la politique de l’immigration que le gouvernement Hollande veut encore durcir dans ses prochaines réformes de l’asile et du CESEDA. Nous nous heurtons aux procédures d’évaluation des mineurs isolés étrangers inscrites dans la circulaire Taubira et en cours d’inscription dans la loi. Nous nous heurtons au mépris de la présomption de minorité et de la présomption d’authenticité des actes d’état civil étrangers. Nous nous heurtons à la pratique systématique et généralisée des tests osseux. Obligés, notamment par de nombreux avis d’experts et par nos campagnes de protestation de reconnaître que les tests osseux ne sont scientifiquement pas fiables, le gouvernement et les députés qui majoritairement le soutiennent recommandent que les tests ne soient utilisés qu’en dernier recours, alors qu’ils savent tous qu’ils sont la pièce maîtresse de la plupart des accusations en l’absence de toute expertise des pièces d’identité. Ils le font en demandant que la marge d’erreur soit indiquée… Façon tout à fait hypocrite de reconnaître qu’on ne peut pas se fier aux tests, tout en livrant les jeunes migrants à l’arbitraire des décisions d’une fausse justice basée sur de fausses preuves !

Dans plusieurs villes, à Paris, à Nantes, à Orléans, des luttes se mènent pour les droits des mineurs isolés étrangers avec l’appui de beaucoup d’associations. A Paris, en solidarité et en guise de protestation, des tentes les abritent en face des structures d’accueil qui les rejettent. A Paris encore, des enseignants ont manifesté devant le rectorat pour leur scolarisation ou devant la mairie pour leur hébergement. A Nantes, un rassemblement devant le CHU a été organisé.

Nous voulons l’interdiction pure et simple des tests osseux pour évaluer l’âge des personnes, que ce soit à la demande des conseils généraux, des métropoles, des parquets ou des juges ! Nous voulons en plus la reconnaissance des actes d’état civil étrangers. S’il y a doute ou manque de documents, nous voulons que les structures de protection des jeunes les accompagnent dans le rétablissement de leur état civil, en dehors de toute procédure à visée répressive !

coll jeunes majeurs

Nous voulons pour tous, mineurs comme majeurs, isolés ou familles, la reconnaissance du droit au logement, à l’éducation, au travail ! Et spécialement pour les mineurs de toute nationalité qui ont leur avenir et le monde de demain à construire !

 

RESF/Collectif RESF Jeunes Majeurs 69/ 31 mai 2015

 

Contre tous les racismes et le fascisme, manifestons le 21 mars !

21MARS-defL’appel de l’Union syndicale Solidaires :

Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous affirmerons notre détermination à défendre l’égalité contre toutes les politiques discriminatoires et les affirmations stigmatisantes dirigées à l’encontre de certaines populations selon leur nationalité, leur apparence, leurs origines, leurs croyances, leur orientation sexuelle. Nous dénonçons toutes les violences physiques et verbales qui visent à saper ce principe dans le but d’instaurer une société autoritaire.

À peine deux mois après les attentats de ce début d’année, alors que le gouvernement espère toujours regagner du crédit grâce à une « union nationale » il poursuit ses politiques antisociales, certaines de ses déclarations récentes ont participé à la confusion entre les principes mêmes d’une démocratie et la justification d’une vision sécuritaire, reprenant des termes qui sont les plus couramment utilisés par les organisations politiques les plus hostiles aux immigré.e.s…

La poursuite des politiques en faveur du patronat, à la recherche de profits toujours plus indécents, et la négation d’une véritable démocratie sociale, nourrissent la désespérance sociale et la montée des idées d’extrême droite. Nous refusons de laisser entendre que certain.e.s seraient plus égaux que d’autres : l’égalité ne peut être qu’entière et réelle. Aux inégalités sociales qui s’accroissent, s’ajoutent les inégalités de droits selon la nationalité : la liberté de circulation et d’installation n’existent que pour une minorité seulement dans le monde, les travailleurs/travailleuses sans papiers sont de plus en plus désigné.e.s comme des fraudeurs/fraudeuses alors que leurs droits en tant que salarié.e.s sont les plus bafoués, le droit de vote des étranger.e.s renvoyé à des débats des plus lointains…

Nous exigeons l’arrêt immédiat des expulsions, la régularisation immédiate des tous les sans papiers, le droit de vote des résident.e.s étranger.e.s à toutes les élections, et l’égalité des droits.

L’union syndicale Solidaires appelle à participer massivement aux initiatives et aux manifestations qui auront lieu dans plusieurs villes ce 21 mars pour l’égalité et contre tous les racismes et les fascismes.

Liste des manifestations :

Paris : 15H – Barbès
Alençon : vendredi 20 mars Préfecture 18h30
Auch : 10H30 – Place de la Libération
Avignon : 14H – Square Agricol Perdiguier
Calais : 15H – Parc Richelieu
Chambéry : 15H – Place St Léger
Clermont-Ferrand : 15H – Rectorat Avenue Vercingétorix
Épinal
Le Mans
Lyon : 15H00, Quai de Rhône (Pont de la Guillotière)
Nîmes : 11h30
Perpignan : 10H30 Place Arago
Poitiers : 15H – Palais de Justice
Rouen : vendredi 20 mars 18H30 – métro théâtre des Arts
Toulouse : 14H – Métro Empalot
Tours : 15H – Place jean Jaurès
Valence : 14 H – Tour de l’Europe Fontbarlettes (ZUP Valence)
15H30 – gare de Valence
Strasbourg : 15H – Place Kleber

Quand Lyon 2 profite d’un évènement tragique pour durcir sa politique sécuritaire

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de Lutte en date du 25 janvier 2015, paru dans Un Pavé Dans Ta Fac n°4 :

Suite à la tuerie au siège de Charlie Hebdo et aux événements qui s’ensuivirent, faisant 20 morts ; face à « l’unité nationale » décrétée, il est important de se positionner.

Je Suis Charlie moutonUne fois l’émotion passée, il est de notre devoir collectif de comprendre les conséquences politiques de cet évènement. Dans les jours qui suivirent, le ministre de la Défense a annoncé le déploiement sur les « lieux sensibles » du territoire national de 10 500 militaires supplémentaires pour mener une « opération intérieure », faisant écho aux (27) « opérations extérieures » menées par l’État français (terme euphémisé destiné à désigner les théâtres de guerre dans lesquels est déployée de manière plus ou moins permanente l’armée française).
Dans le sillage d’une communication politique alimentant la surenchère sécuritaire et identitaire, surfant sur la vague émotive provoquée par l’attentat, l’extrême droite française multiplie les passages à l’acte racistes. Chaque jour amène son flot d’explosions ou d’incendies de mosquée, d’agressions de « musulman-e-s » ou supposé-e-s comme tel-le-s, de menaces de morts et de tags racistes : les actes « antimusulmans » recensés ces deux dernières semaines atteignent le nombre total comptabilisé pour l’année 2014 !

Ainsi, ce climat politique, instrumentalisé de toute pièce par la classe dirigeante, n’est qu’un prétexte pour mettre en place des mesures liberticides et sécuritaires renforçant toujours plus le contrôle de la population et prévenant ainsi toute contestation sociale.
La conséquence politique immédiate, la soi-disant « unité nationale », illustrée par les marches massives du dimanche 11 janvier, où tous les leaders conservateurs et réactionnaires (de « gauche » comme d’extrême droite) sont venus défiler, accompagnés de dirigeants de pays étrangers où la liberté de la presse est toute relative. La classe possédante et ses relais (nationaux comme internationaux) se sont superbement affichés pour aller chercher le consentement de la classe qu’ils dominent, en occultant soigneusement leur propre violence économique et sociale. Y a-t-il en effet une quelconque « unité nationale » possible avec ceux qui cassent les droits sociaux et le code du travail, appliquent des politiques de rigueur, répriment les mouvements sociaux et expulsent toujours plus de sans-papiers ?

Cependant, si ces derniers jours ont vu la « libération » (!) de la parole et du passage à l’acte racistes, le racisme institutionnel est à l’œuvre depuis bien plus longtemps. Rappelons à Lyon II la pantalonnade autour du contrôle au faciès fin septembre d’un étudiant qui avait le malheur de porter une djellaba sur le campus des Quais.
De façon bien plus insidieuse, systémique, le racisme se manifeste dans la structure même de la société dont l’université n’est pas exclue. Ainsi, l’organisation de la production s’inscrit dans une logique de sur-exploitation d’une main-d’œuvre considérée comme « immigrée » (c’est à dire non-blanche), souvent dans l’incapacité matérielle de refuser de mauvaises conditions de travail. En effet, les tâches les plus pénibles, les moins valorisantes et les plus mal payées sont réalisées par des travailleurs majoritairement « issus de l’immigration« , et féminins pour prendre l’exemple des agents d’entretien.

Depuis les attentats de Paris, sous prétexte du renforcement du plan Vigipirate, le président de l’université Jean-Luc Mayaud a décrété un contrôle strict des identités de toute personne voulant entrer sur le campus des Quais. Pour ce faire, seuls certains accès sont ouverts, chaque étudiant-e devant présenter sa carte étudiante et montrer le contenu de son sac aux agents de sécurité incendie, épaulés dans cette mission par des agents salariés d’une entreprise de sécurité privée. Ainsi Jean-Luc Mayaud parvient à débloquer rapidement des fonds pour renforcer sa « sécurité », mais pas pour payer les chargés de TD… On peut par ailleurs le noter, la « menace terroriste » semble plus importante pour la vitrine du « campus des Quais », que sur Bron, où sont pourtant présent-e-s la plus grande majorité des étudiant-e-s et personnels. Face à la « menace terroriste », tous les publics ne méritent pas d’être « protégés » ? Nous n’en sommes plus à une absurdité près.

En plus d’entretenir un climat de haine de l’autre, de peur et de suspicion permanente, ces contrôles de cartes conduisent à isoler un peu plus encore l’université du reste de la société et contrarient de fait l’activité syndicale qui cherche justement à l’ouvrir en tissant des liens et convergences avec l’ensemble des étudiants et des travailleurs. La présidence consacre ainsi sa vision de l’université comme lieu de passage où l’étudiant consomme ses cours (et son sandwich à la pause) contre nos volontés d’en faire un lieu de vie, un lieu d’organisation, de construction de nos capacités de mobilisation ouvert à tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la dégradation des conditions de travail, d’études et, plus globalement, de vie.

Cette décision s’ajoute à la longue liste de mesures attentatoires aux libertés démocratiques les plus élémentaires mises en place par la direction de l’université. Nous savions déjà la liberté d’association largement remise en cause par le durcissement des critères d’agrément des associations et d’attribution des subventions, par le contrôle accru de leurs activités, par la suppression de certains lieux collectifs de réunion (suppression de locaux associatifs) ce qui a pour effet direct de veiller matériellement à ce qu’elles ne puissent réellement s’opposer aux politiques de liquidation capitaliste du service public de l’enseignement supérieur ; on peut aussi citer la suppression, de locaux, de panneaux d’expression libre, l’arrachage systématique d’affiches syndicales, etc. À présent c’est la liberté de circulation même qui est menacée à Lyon II !

Sous couvert de « sécurité » et de « protection de la liberté d’expression », l’État et le président de l’université décrètent des mesures visant à contrôler toujours plus la population et les étudiant-e-s et, au-delà de ça, à étouffer toute contestation sociale dans l’œuf.

Quel crédit peut-on apporter à un homme qui organise des minutes de silence dans son établissement en commémoration des victimes de l’attentat et pour la liberté d’expression et qui, parallèlement à cela, n’hésite pas à faire condamner et exclure des étudiant-e-s syndicalistes ayant participé à un mouvement étudiant contre la dernière réforme structurelle de l’Université ?

À Lyon II comme partout, la liberté d’expression est à deux vitesses !

Nous ne les laisserons pas nous enchaîner, pour sauvegarder notre liberté d’action associative et syndicale !

Non aux contrôles à l’entrée des facs !

Libertés de circulation, d’étudier et d’expression !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF POUR UNE ETUDIANTE SANS-PAPIERS DE LYON 2 QUI RISQUE L’EXPULSION !

G. était inscrite à l’université Lyon 2 l’an passé en première année de LEA.

Pour l’instant, l’université lui a refusé son inscription en deuxième année de licence au motif que son visa n’était plus valable. L’université lui refuse donc pour le moment de poursuivre ses études du fait de sa situation administrative irrégulière !

G. s’était inscrite en début d’année l’an passé avec un visa touriste, ayant fait une Demande d’Admission Préalable (procédure d’inscription réservée aux étudiant-e-s étrangers hors Espace Economique Européen).

Par la suite, l’université lui a finalement refusé de passer ses partiels du premier semestre au motif qu’elle avait un visa touriste, alors même que son inscription était déjà faite, qu’elle suivait les cours, et que l’université avait bien encaissé les 400 euros d’assurance !

Après avoir fait une demande de titre de séjour, elle a finalement pu passer ses partiels du second semestre avec un récépissé. Mais la préfecture a refusé de lui attribuer un titre de séjour et lui laissait un délai de deux mois pour quitter le territoire français, c’est-à-dire à la fin de sa première année de licence.

G. risque donc aujourd’hui l’expulsion !

L’université n’a pas à contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s !

G. passe devant le Tribunal Administratif ce mercredi 3 décembre et risque de se faire expulser.

Aujourd’hui, la préfecture invoque sa non-inscription à l’université pour refuser de lui attribuer un titre de séjour. La présidence de Lyon 2 doit inscrire G.A.G en L2 L.E.A de toute urgence pour lui permettre de poursuivre ses études et sa vie en France.

G. a aujourd’hui besoin de notre soutien !

Pour une université ouverte à toutes et tous !
Non au contrôle du titre de séjour à l’inscription à l’université !

Des papiers pour G. !

Mettons en place la solidarité avec les sans-papiers !

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LYON MERCREDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

(184, rue Duguesclin 69 003) Tram T1 arrêt Palais de Justice – Mairie du 3ème

Face à la préfecture, face à l’administration, ne restons pas seulEs et isoléEs !

OrganiséEs et solidaires nous sommes plus fortEs !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Facebook : FSE Lyon

Manifestation pour l’arrêt des expulsions ! Un logement pour tou-te-s !

Alors que le droit à un toit est un droit vital et fondamental, des milliers de femmes, d’hommes, d’enfants de la région Rhône-Alpes, étrangers ou français, sont à la rue ou menacés d’y être jetés à tout moment. Comme dans le reste de la France.

logement-web

Tract pour la manif du 15 novembre

Les Causes ?

  • La politique de l’État et des collectivités locales qui n’assument pas leur obligation absolue d’hébergement d’urgence été comme hiver de toute personne quelle que soit son origine, alors que l’article 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) énonce que toute personne quelle qu’elle soit doit pouvoir être accueillie dans un lieu décent.

Pire : ces institutions n’hésitent pas parfois à poursuivre les familles -notamment les Roms- et les personnes isolées jusque dans leurs squats ou « pauvres » campements et à les expulser !

  • La cherté des loyers, la spéculation immobilière qui ont permis aux banques, à une minorité de riches bailleurs, privés ou publics, de spéculer, de s’enrichir (les profits spéculatifs ont grimpé de 70% depuis 10 ans…). Pourtant en France, il y a 2,4 millions de logements vides pour 3,6 millions de mal-logés.
  • La complicité des gouvernements qui ont laissé faire, précipitant les personnes et familles aux revenus modestes dans les impayés et le logement précaire, parfois dans la rue !

NOUS EXIGEONS :

  • L’ouverture de structures d’hébergement d’urgence, et l’amélioration des conditions d’accueil, sans condition d’accès, été comme hiver,
  • L’arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d’habitation, des fermetures des places d’hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz…),
  • L’arrêt du harcèlement de la part des administration et bailleurs sociaux sur les locataires et les usager-e-s (contentieux, lettres menaçantes…) et le gel des loyers impayés,
  • Une application des lois DALO et ALUR qui prévoient un très large accès de toute personne ou famille à un logement décent,
  • La RÉQUISITION des logements vides, la construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et la baisse des loyers,
  • L’arrêt de la criminalisation de la migration et de la criminalisation des actions de solidarité avec les migrants,
  • La régularisation de tous les sans-papiers et l’arrêt des expulsions du territoire français,
  • Un logement pérenne et décent pour toutes et tous !

Manifestation régionale Place des Terreaux SAMEDI 15 NOVEMBRE À 14H
Puis cortège en direction de la Préfecture de Région…

Nous appelons aussi tous ceux et toutes celles qui luttent pour leur survie ou par solidarité à organiser des manifestations et actions décentralisées partout en France afin de rendre visibles les invisibles. C’est par la création d’un rapport de force que nous ferons reculer la misère et ceux qui la produisent.

Tract Logement 15 novembre 1_2Tract Logement 15 Novembre 2_2

À L’APPEL DE :

Enfants sans toits, CISEM [Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants], Centre d’Information Inter-Peuple, Même droits pour tous et toutes, Confédération Nationale du Logement 38, Collectif Logement/hébergement, CRSA, La Patate chaude, Un Toit pour Tous, ASTI Vienne, Bassin d’Annonay et Montélimar [Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s], AC ! Isère (Agir Ensemble contre le chômage), RESF Rhône, Collectif urgence Roms 74, SIAD Valence, Coordination régionale de soutien aux sans-papiers , Defends-toit, Planning Familial Rhône, La voix des femmes, Femmes en Luth Valence, LDH 38, LDH Fédération Rhône, MRAP 69, NPA 38 et 69, Solidaires 38 et 69, Sud Education 38 et 69, Solidaires étudiant-e-s Lyon et Grenoble, CNT/AIT Valence, CNT 38, Ras l’front, UPC, Les Alternatifs, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, OCML-Voie Prolétarienne, Alternative Libertaire Lyon, Groupe FA Graine d’Anar, Sud Télécom, Solidaires Météo, ADARDAP, OCL-Lyon…

Non à l’expulsion de Saïd Niroumand ! Des papiers pour notre camarade !

Opposant au régime de la République Islamique d’Iran, Saïd Niroumand a dû fuir son pays pour l’Europe en avril 2009. Sa demande d’asile ayant été rejetée, Saïd Niroumand, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, est actuellement menacé d’expulsion.

En Iran, un mandat d’arrêt a été prononcé à son encontre pour << injures envers les valeurs sacrées >>. Il militait là-bas pour la liberté d’expression contre l’islam politique.

S’il était expulsé, la liberté, la sécurité et même la vie de Saïd Niroumand seraient gravement menacées. Surtout dans le contexte actuel où la répression et les exécutions s’intensifient contre les opposant(e)s au régime.

Saïd Niroumand a, depuis son arrivée en France, participé à de nombreuses manifestations et actions publiques en faveur des droits humains, contre l’oppression des femmes, comme par exemple la campagne contre la lapidation de Sakineh Mohammadi en 2010. Aux côtés du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran et de la CGT il milite pour la libération des prisonniers politiques et syndicalistes en Iran. Son statut d’opposant politique l’a amené à prendre la parole publiquement dans le cadre de conférences ce qui menace d’autant plus sa sécurité.

Son engagement permanent lui permet d’être soutenu par de nombreuses personnalités, élus, associations, organisations syndicales et politiques (….). Une pétition pour sa régularisation a recueilli plus de 800 signatures.

Aujourd’hui inscrit à l’université Lumière Lyon 2, Saïd étudie l’Histoire et continue de militer en tant que syndicaliste étudiant. Il a également obtenu récemment une promesse d’embauche.

Aussi, nous demandons à la Cour nationale du droit d’asile de lui accorder rapidement un titre de séjour pour qu’il puisse vivre, étudier et travailler en France en toute sérénité.

Pour soutenir notre camarade nous vous appelons à relayer par tous les moyens cet appel (publication sur votre site internet, facebook, et auprès de vos réseaux militants) et à participer à un rassemblement de soutien le 14 novembre à 13h devant la Cour Nationale du Droit d’Asile 35 Rue Cuvier, 93100 Montreuil (salle 017)
(Accès ligne RER A station Vincennes, Métro ligne 9 station Robespierre)

Communiqué du comité de soutien à Saïd Niroumand

URGENCE ! Procédure d’expulsion contre Fouzia, étudiante à Lyon 2 !

Fouzia, étudiante sans-papiers à l’université Lyon 2, s’est faite arrêter ainsi qu’une de ses amies Khawla il y a 72 heures.

 

Elles sont toutes deux actuellement enfermées au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry. La préfecture prévoit leur expulsion vers le Maroc pour CE DIMANCHE !

Fouzia passe au tribunal administratif DEMAIN VENDREDI 22 AOÛT À 10H00 (184 rue Duguesclin -Tram T1 Palais de Justice Mairie du 3ème). SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR LA SOUTENIR !

Exigeons leur libération immédiate !
Préparons-nous à nous mobiliser afin d’imposer leur libération si nécessaire, et leur régularisation !
À bas l’État raciste ! Régularisation de tous les sans-papiers !

Actualisation au 22/08/2014 :

Le recours devant le tribunal administratif a été accepté. Fouzia a été libérée hier ; elle va cependant recevoir une OQTF prochainement. Le combat continue !
Merci à toutes et tous pour votre soutien.

photo sans paps

Formation du RUSF sur les droits des étudiants étrangers le 12 février à Bron !

Ce mercredi 12 février, de 12h30 à 14h00 à l’Amphi Culturel du campus de Bron, le RUSF (Réseau Université Sans Frontières) de Lyon organisera une formation juridique sur le droit des étudiantEs étrangerEs.

L’accent sera mis sur l’obtention des titres de séjour, sur les possibilités de recours à une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) et sur les procédures de changement de statut étudiantE – salariéE.

solidarité sans papiersLe Réseau Université Sans Frontières, par ses permanences et ses mobilisations, soutient les étudiantEs sans-papiers et exige entre autre qu’une carte d’étudiant donne droit à un titre de séjour : étudiantEs étrangerEs, ni sélection ni expulsion.

Que vous soyez ou pas militantE dans une organisation ou une association, étudiantE (étrangerE ou pas), personnel administratif, technique ou enseignantE à l’université, venez nombreuses et nombreux vous renseigner sur ces questions afin de savoir réagir le cas échéant face à ce type de situations.

Contact : rusf69 @riseup.net

Permanence juridique les 1er et 3ème lundis de chaque mois de 17h30 à 19h00 à la Bourse du travail (métro B arrêt place Guichard Bourse du Travail).

Soutenons les précaires menacéEs d’expulsion en pleine en pleine « trêve » hivernale !

Ce vendredi 17 janvier le Tribunal d’instance de Lyon (rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations d’appartements par des personnes en grande précarité. Ces logements parfois pour certains inoccupés depuis des années appartiennent à des personnes qui, elles, passeront l’hiver bien au chaud.

À Lyon, dans le 7ème arrondissement, au 1 bis rue du repos, des logements appartenant au CCAS et gérés par l’organisme HLM « Grand Lyon Habitat », inoccupés depuis des années, pour certains 10 ans, abritent depuis début juillet 2013 la famille Covacci ! Il s’agit d’une famille de 13 personnes dont 7 enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans l’arrondissement et la plupart sont nés en France.

Réquisition des logements videsArrivée en 2002 sur le territoire, la famille Covacci n’a cessé d’errer de squat en camp de fortune, ils y ont perdu un membre de leur famille. Jetée à la rue après l’incendie de leur dernier habitat, la famille a investi les appartements du CCAS où ils ont trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et celui de leurs enfants. Depuis leur arrivée sur l’agglomération, cette famille a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social. L’occupation de ces appartements du CCAS n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches.

Un des autres cas qui sera jugé ce matin-là concerne le propriétaire d’un appartement à proximité de la place Voltaire, détenteur d’un important patrimoine immobilier, de plusieurs sociétés immobilières, et de luxueux chalets en montagne qui argue aujourd’hui de prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d’expulsion d’Anaïs, précaire, dans l’attente de l’examen de son dossier d’attribution d’un logement social. Le propriétaire demande en plus de l’expulsion immédiate (sans les deux mois de délais légaux) une condamnation de paiement d’une indemnisation de 1000 euros par mois d’occupation au titre du « préjudice subi » !

Quel préjudice a subi ce propriétaire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appartement à la toiture lézardée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeuble, s’ils n’avaient été entretenus par les nouveaux occupants ?

Ne sont-ce pas les pauvres, les travailleurSEs et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, lui totalement avéré, du fait de la hausse des loyers provoquée en particulier par ces comportements spéculatifs ? Cette spéculation aboutie en effet à ce que 24 000 logements soient vides dans notre agglomération, tandis que 6000 personnes sans logement traînent leur existence miséreuse de par les rues glaciales et que le 115 sonne occupé.

AFP_1303163612.jpgSeule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.

Les cas particuliers de ces procédures en référé qui vise à forcer en plein hiver l’expulsion sans laisser le temps à ces hommes, ces femmes et leurs enfants des possibilités de relogement qui s’offrent illustre une situation plus générale, qu’il faut dénoncer.

Nous appelons en conséquence chacunE à se rendre en soutien à l’audience en référé à 8h30 le vendredi 17 janvier au Tribunal d’instance de Lyon, 67 rue Servient salle A pour soutenir la demande d’une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement.

 

Plus largement nous appelons à une mobilisation pour le droit au logement pour tous quelle que soit sa nationalité.

 

Premiers signataires : Union Pour le Communisme, Collectif Logement Lyon, Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes Lyon, Collectif Lesbien Lyon, Confédération National du Travail interco 69, CGT Privés d’Emploi et Précaires du Rhône

Si t’as pas de niche, prends ton pied-de-biche !

Ce vendredi 20 décembre le Tribunal d’instance de Lyon (rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations d’appartements par des personnes en grande précarité. Ces logements parfois pour certains inoccupés depuis des années appartiennent à des personnes qui, elles, passeront Noël bien au chaud.

A Lyon, dans le 7ème arrondissement, au 1 bis rue du repos, des logements appartenant au CCAS et gérés par l’organisme HLM « Grand Lyon Habitat », inoccupés depuis des années, pour certains 10 ans, abritent depuis début juillet 2013 la famille Covacci ! Il s’agit d’une famille de 13 personnes dont 7 enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans l’arrondissement et la plupart sont nés en France.

Collectif logement Lyon - Réquisition des logements videsArrivée en 2002 sur le territoire, la famille Covacci n’a cessé d’errer de squat en camp de fortune, ils y ont perdu un membre de leur famille. Jetée à la rue après l’incendie de leur dernier habitat, la famille a investi les appartements du CCAS où ils ont trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et celui de leurs enfants. Depuis leur arrivée sur l’agglomération, cette famille a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social. L’occupation de ces appartements du CCAS n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches.

Ce matin-là passent également les habitants du 19 de la rue Roux Soignat, jeunes précaires sans aucune solution de relogement alors que le bâtiment est vide depuis juin 2012.

Un des autres cas qui sera jugé ce matin-là concerne le propriétaire d’un appartement à proximité de la place Voltaire, détenteur d’un important patrimoine immobilier, de plusieurs sociétés immobilières, et de luxueux chalets en montagne qui argue aujourd’hui de prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d’expulsion d’Anaïs, précaire, dans l’attente de l’examen de son dossier d’attribution d’un logement social. Le propriétaire demande en plus de l’expulsion immédiate (sans les deux mois de délais légaux) une condamnation de paiement d’une indemnisation de 1000 euros par mois d’occupation au titre du « préjudice subi » !

Quel préjudice a subi ce propriétaire qui ne s’est pas soucié, des années durant, de l’état de cet appartement à la toiture lézardée et dont les dégâts des eaux auraient menacé tout l’immeuble, s’ils n’avaient été entretenus par les nouveaux occupants ?

Ne sont-ce pas les pauvres, les travailleurSEs et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, lui totalement avéré, du fait de la hausse des loyers provoquée en particulier par ces comportements spéculatifs ? Cette spéculation aboutie en effet à ce que 24 000 logements soient vides dans notre agglomération, tandis que 6000 personnes sans logement traînent leur existence miséreuse de par les rues glaciales et que le 115 sonne occupé.

Seule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.
Les cas particuliers de ces procédures en référé qui vise à forcer en plein hiver l’expulsion sans laisser le temps à ces hommes, ces femmes et leurs enfants des possibilités de relogement qui s’offrent illustre une situation plus générale, qu’il faut dénoncer.

Nous appelons en conséquence chacunE à se rendre en soutien à l’audience en référé à 8h30 le vendredi 20 décembre au Tribunal d’instance de Lyon, 67 rue Servient salle A pour soutenir la demande d’une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement.

Plus largement nous appelons à une mobilisation pour le droit au logement pour tous quelle que soit sa nationalité.

Premiers signataires : Union Pour le Communisme, Collectif Logement Lyon, Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes Lyon, Collectif Lesbien Lyon, Confédération National du Travail interco 69, CGT Privés d’Emploi et Précaires du Rhône

Appel à la marche du 7 décembre

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes en date du 30 novembre 2013 :

 

Il y a trente ans, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche pour l’égalité et contre le racisme partie de Marseille pour dénoncer les crimes et discriminations racistes, les violences policières, et une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national.

Marche des beurs

Depuis trente ans, cette Marche fait l’objet de récupération politicienne, dévoyant son message originel au profit d’un antiracisme vidé de son contenu politique et coupé des réalités. Rien, ou presque n’a changé depuis : les gouvernements successifs des partis majoritaires de droite et de gauche ont au contraire repris à leur compte les idées de l’extrême droite, et sont venus renforcer le climat raciste, sexiste et élitiste, par leurs discours et par les politiques qu’ils continuent à appliquer. Le gouvernement « socialiste » au pouvoir aujourd’hui s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, en enfermant et expulsant les immigré-e-s à qui l’on refuse de donner des papiers, en stigmatisant les Rroms, les musulman-e-s ou les habitant-e-s des quartier populaires, et en appliquant scrupuleusement une politique libérale qui vient accroître toujours plus les inégalités.

Après le meurtre de notre ami et camarade Clément, qui s’est fait tuer parce qu’il a fait le choix de rejoindre celles et ceux qui luttent sans compromissions contre une société raciste, sexiste, homophobe et inégalitaire, ce gouvernement a annoncé à grand renfort de communication médiatique la dissolutions purement symbolique de groupuscules d’extrême-droite. Nous ne sommes pas dupes de cette nouvelle instrumentalisation, alors que le 6 juin, lendemain du meurtre de Clément, la police organisait une rafle sans précédent visant les sans-papiers dans le quartier populaire de la Goutte d’Or à paris. Ni les meurtres, ni les agressions quotidiennes ne sont venus bousculer le confortable immobilisme de celles et ceux qui, par leur silence, renforcent la confiance grandissante des fascistes, qui du FN à Troisième Voie, sont de plus en plus présents dans l’espace médiatique et, surtout, dans la rue.

On ne combat pas l’extrême-droite et ses idées avec des mots mais avec des actes.

Il est donc urgent de reprendre la rue, nos droits et notre confiance. Trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, ses mots d’ordre sont plus que jamais d’actualité : montrons notre opposition à un état et une police raciste, à la marginalisation et à la stigmatisation des minorités, à une société de plus en plus inégalitaire et à la banalisation de l’extrême droite. Soyons toujours plus nombreux-se-s à nous lever face aux injustices et aux inégalités que nous observons et subissons, à être solidaires les un-e-s des autres, à rejoindre les initiatives portées par celles et ceux qui se battent pour leurs droits et leur dignité.


Rappelons leur en défilant à Paris le samedi 7 décembre que s’ils sont puissants, nous sommes déterminé-e-s.

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS, EN LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT !

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Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ».

 

Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc. jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers. Alors que les déclarations – et les actions – du ministre de l’intérieur Valls envahissent l’espace médiatique, confirmant que ce gouvernement mène une politique dans la continuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expulsions de Léonarda, 15 ans, arrêtée pendant une sortie scolaire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme semblent le dire PS, UMP et FN, mais bien la politique scandaleuse du gouvernement, les rafles de la police, la répression généralisée de la misère sociale. Des dizaines de lycées ont été bloqués et des milliers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démission ! ».

 

Symboliquement, c’est également un 17 octobre qu’en 1961 les Algériens à Paris se révoltaient contre le racisme d’Etat,en rompant le couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains présents en métropole. Aujourd’hui, si l’on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’Etat français expulse à tour de bras, renvoyant les immigrés vers des situations qui les mettent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, laissant des centaines de réfugiés se noyer en Méditerranée. Si des milliers de réfugiés fuient leurs pays d’origine au péril de leur vie, c’est pourtant en grande partie à cause des effets de la politique de pillage économique de ces pays, notamment par la France. Les expulsions de Léonarda et Khatchik montrent à nouveau l’immense scandale de la politique du gouvernement en matière d’immigration, qui consiste à expulser des personnes qui ont fui des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine, alors que celles-ci vivent, étudient ou travaillent en France.

 

Dans les facs, la colère monte contre la politique de casse sociale du gouvernement : à Montpellier, les Assemblées Générales et les manifestations rassemblent des centaines d’étudiants contre les coupes budgétaires, qui se traduisent là-bas par la fermeture d’un site universitaire, la suppression de postes de personnels et d’enseignants et un manque de moyens au quotidien qui aggravent les conditions d’études.

 

Toutes les universités françaises sont concernées : la loi Fioraso, dernière mise à jour de la LRU, aggrave une situation fort peu reluisante. Ce sont ainsi les étudiants et les personnels des universités qui vont payer les pots cassés, via des suppressions de postes, la non-rénovation des campus, la suppression en masse de filières jugées « trop chères » (suppression de 5800 masters) ou pas assez « professionnalisantes » (comprendre : qui ne répondent pas bien aux caprices du patronat) voire, à terme, des augmentations de frais d’inscriptions.  

 

La réforme des retraites, énième attaque contre les travailleurs et la jeunesse par la baisse des salaires et le report effectif de l’âge de départ, constitue également l’un des principaux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nombreuses universités à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes, Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une journée de mobilisation dans les universités a par ailleurs été décidée par des organisations de jeunesse pour le jeudi 24 octobre.

 

Bouge-toi
Dans un contexte où c’est toute la politique du gouvernement qui constitue une attaque contre nos conditions de vie, d’étude et de travail, nous devons dès à présent renforcer la lutte partout où cela est possible. Chômeurs, travailleurs, étudiants, lycéens : nous faisons face à un nombre grandissant d’attaques, qui s’ajoutent aux difficultés de notre quotidien. Le gouvernement et le patronat se moquent de questions qui sont capitales pour nous : se loger, payer nos factures, acheter à manger, aspirer à autre chose qu’à un avenir assombri par la crise du capitalisme, qu’on cherche sans cesse à nous faire payer. Le gouvernement préfère s’attaquer à nos camarades sans-papiers, renforcer l’injustice sociale, nous précariser nous et nos parents.

 

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de travail : organisons-nous et luttons !

 

– Jeudi 24 octobre : journée de mobilisation universitaire.

A Lyon 2, information sur les campus, projection/débat sur les retraites et discussion sur les perspectives de luttes.

– Après les vacances universitaires : Assemblée Générale à l’université Lyon 2 (plus d’informations dès la rentrée).

le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

 

La FSE Lyon appelle à rejoindre la manifestation du samedi 22 juin. Nous souhaitons rendre hommage à la mémoire de Clément, et affirmer la vitalité de ses combats. Néanmoins, nous refusons la récupération politicienne, surtout lorsqu’elle vient de ceux qui, au pouvoir, mènent une politique qui favorise la montée de l’extrême-droite via des mesures anti-sociales (multiples cadeaux au patronat, Accord de « sécurisation » de l’emploi prévoyant notamment baisses de salaires et facilitant les licenciements,  future réforme des retraites, bref innombrables attaques du capital sur nos conditions de vie), le déchaînement d’un racisme d’Etat et une répression policière accrue. C’est pourquoi nous relayons localement l’appel restreint proposé par un certain nombre d’organisations, dont Solidaires Etudiants et l’Action Antifasciste Paris-Banlieue ; nous affirmons que les bases politiques de ce texte sont les nôtres, car elles vont dans le sens des luttes que menaient Clément et que mènent aujourd’hui ses camarades.

Le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

Voilà une semaine que notre camarade et ami Clément Méric a été assassiné. Cet assassinat pourrait sembler être un signal d’alarme, il n’est en réalité que la concrétisation des nombreuses alarmes que nous tirons depuis longtemps déjà.

Le quinquennat Sarkozy fut dévastateur. La banalisation de l’extrême droite remonte à plus de trente ans déjà, mais ces 5 années ont fait sauter des verrous et ont vu la droite institutionnelle faire siennes leurs idées nauséabondes ; stigmatisation des immigrés, discours populistes et violents, islamophobie assumée.

Le gouvernement nouvellement élu et dit « socialiste » n’a pas échappé à la droitisation de l’échiquier politique, même s’il se retranche derrière un fond d’humanisme pour prétendre au changement. Il a depuis longtemps abandonné les opprimé-e-s, les exploité-e-s et les discriminé-e-s.

Ces six derniers mois, celui-ci a laissé se répandre impunément un discours de haine et d’intolérance en laissant parader les forces les plus réactionnaires. Cette dernière semaine, les agressions à caractère raciste, islamophobe, homophobe et politique se sont multipliées. Mais le PS a quand même jugé bon de pousser l’hypocrisie à son comble en raflant des dizaines de sans-papiers, samedi 8 juin à Barbès, alors que nous étions en deuil, conscient que si tout cela n’était pas arrivé, nous aurions été là, avec Clément.

Par cet acte, le gouvernement dans son ensemble illustre sa complicité et sa responsabilité. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, en luttant chaque jour et sans relâche.

Le retour à la normale n’est plus acceptable, un bulletin dans l’urne ne fait pas barrage au fascisme. Défiler symboliquement pour soulager sa conscience puis retourner à son quotidien comme si de rien n’était, comme ce fut le cas le 21 avril 2002, n’est pas suffisant.

Opprimé-e-s, exploité-e-s, discriminé-e-s, révolutionnaires, progressistes, syndicalistes, militant-e-s politiques, comme Clément nous défendons la justice sociale et l’égalité des droits face à celles et ceux qui souhaiteraient nous écraser.

Clément n’est pas seulement mort pour ses idées, il est mort pour nous et cette idée nous est insupportable. Pour lui, pour ses combats, nous avons le devoir de faire que son dernier jour soit le premier d’une riposte antifasciste unitaire sans précédent. De l’union de nos forces dépendra le succès de futures mobilisations.clement meric

Ni oubli, ni pardon :

Manifestation samedi 22 juin à 14h place Bellecour

Premier signataires parisiens :

Action Antifasciste Paris-Banlieue, Alternative Libertaire, Collectif Antifasciste Paris-Banlieue, CNT Interpro 92, CNT santé-Social RP, CNT-STE 93, Fédération Anarchiste, La Horde, Pink Bloc, Solidaires Etudiant-e-s – syndicats de luttes, Sortir du colonialisme, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, SUD Rail.

PS ou UMP rien n’a changé ! RÉGULARISATION de TOUS les SANS-PAPIERS !

Certains pouvaient y croire de bonne foi en glissant leur bulletin dans l’urne ; mais un an après l’arrivée du parti « socialiste » au pouvoir, force est de constater que les politiques racistes, la chasse aux sans-papiers, l’enfermement en centre de rétention et les expulsions se poursuivent. 
A la charge de ce gouvernement, un triste record, celui du nombre d’expulsions: 36 800 en 2012. Le quotidien des sans papiers n’a pas changé : c’est toujours la misère sociale et salariale, l’absence de droits mêmes les plus élémentaires, la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention et de l’expulsion.

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Travailleur français / travailleur étranger : même classe sociale, même lutte ! 

 

« Au noir » pour 5 euros de l’heure, voire moins -quand ils sont payés !- les sans-papiers travaillent da
ns des conditions pourries sans aucune protection sociale et surtout sans possiblité de protester en cas de problème.
Le refus de régulariser les migrants est ainsi une aubaine pour le patronat qui sur-exploite les sans-papiers. Avec cette masse salariée corvéable à merci, sans droits, le patronat fait pression sur l’ensemble des travailleurs et dégrade les conditions de travail. 
Dans un contexte de crise du capitalisme, les discours réactionnaires instrumentalisent le sort des sans-papiers afin de diviser les travailleurs sur des bases ethniques. Sous un discours socialisant, la division des travailleurs entre français et immigrés tend à conserver les intérêts de la bourgeoisie.
 
C’est qu’il est plus facile d’imputer la responsabilité de la crise économique aux étrangers qu’au système capitaliste lui-même. Le nationalisme prétend unir sur un critère de nationalité des classes en lutte aux intérêts contradictoires. Ainsi, au 
prétexte de relancer la croissance française, on nous « invite » à « faire des efforts », c’est à dire à dégrader – avec sourire et motivation – nos conditions de vie. Baisses de salaire, mobilité forcée, temps partiel imposé, réforme des retraites, le seul bénéficiaire, c’est le patronat. Nos intérêts de travailleurs,  français ou étrangers, ne sont pas les mêmes que ceux des patrons français. De gauche comme de droite, le nationalisme est réactionnaire et sert les intérêts des classes dominantes.
 Avec ou sans papiers, nous avons un seul intérêt : l’union pour l’égalité sociale et le renversement du système capitaliste. 
A l’université : stop à la sélection sociale ! 
Ces dernières années les critères d’entrée et de séjour des étudiants étrangers ont é
té considérablement durcis. Conditions de ressources draconiennes pour obtenir un titre de séjour, discriminations dans l’accès aux aides sociales et aux logements du CROUS… La pression de la Préfecture qui menace d’expulsion en cas d’échec aux examens est constante.
Pour étudier en France il faut être riche ou friser l’excellence dans des domaines techniques et scientifiques. Le gouvernement revendique cette sélection sociale : le retrait de la circulaire Guéant n’avait pas d’autre objectif que de permettre aux étudiants des grandes écoles de rester en France leurs études achevées -encourageant ainsi la fuite des cerveaux du Sud vers les pays industrialisés- quand la précarité et les expulsions se sont poursuivies dans le même temps pour la grande masse des étudiants étrangers.
Ne restons pas passifs  face à cette situation intolérable, organisons-
nous  collectivement pour mettre à mal les politiques racistes du  gouvernement. L’aide au cas par cas n’est pas une solution à long  terme, seule la lutte collective et organisée paie !!
 
=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires et désigner « l’étranger » comme responsable de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme ! Liberté de circulation et  régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
A bas l’unité nationale ! Travailleurs de tous les pays, unissons-nous ! 
 

solidarité sans papiers

 


Si tu es en France et rencontre des difficultés pour t’inscrire à la fac
:
 
Les contournements des démarches légales restent possibles mais de plus en plus difficiles et répréhensibles.
N’hésite pas à nous contacter. Il est possible de s’organiser pour de faire pression sur l’administration et ainsi permettre ton inscription. L’an dernier des dizaines de sans papiers ont ainsi pu être inscrits grâce à l’action collective.

Compte rendu critique non-exhaustif du Conseil d’Administration de l’Université Lyon II du 8 Mars

solidarité sans papiersÉtudiant-e-s sans papiers

Ce Vendredi 8 Mars le Réseau Universités Sans Frontières et la Fédération Syndicale Étudiante appelaient à un rassemblement pendant la tenue du Conseil d’Administration pour soutenir la présentation de la motion ci-dessous afin d’obtenir de la Présidence qu’elle soutienne la demande de régularisation des étudiant-e-s sans-papiers et s’engage sur la question.

Motion présentée par le RUSF et la FSE au conseil d’administration de Lyon 2

«Le Réseau Universités Sans Frontières déposera une demande de régularisation collective auprès de la Préfecture pour le mois d’Avril. 

Nous, Conseil d’Administration de l’Université Lumière – Lyon 2 réuni ce vendredi 8 mars apportons notre soutien à la demande de régularisation de ces étudiant-e-s et demandons à la préfecture de répondre favorablement à leur légitime demande.

      Nous ne pouvons plus tolérer que certain-e-s de nos étudiant-e-s vivent dans la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention administrative et de l’expulsion.

      Nous condamnons la politique de criminalisation et d’enfermement des étudiant-e-s sans-papiers.

   Nous refusons de participer à la collaboration forcée avec la préfecture, notre rôle n’est pas de contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s, nous n’acceptons pas de mener cette politique discriminatoire.

       Nous nous élevons contre le durcissement des critères d’attribution du titre de séjour étudiant, et notamment contre l’élévation des conditions de ressources, qui créent une sélection sociale inacceptable.

     Les étudiant-e-s étranger-e-s sont des étudiant-e-s à part entière et doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions d’études que les étudiant-e-s de nationalité française. 

En conséquence nous inviterons les étudiant-e-s, les personnels et les enseignant-e-s de l’Université à se joindre aux prochains rassemblements organisés pour demander la régularisation des étudiant-e-s sans-papiers.»

Finalement seul le paragraphe souligné a été adopté par le Conseil d’Administration ! Une majorité de votes contre l’emportant sur le vote de la motion présentée ! (A noter les oppositions pour les organisations étudiantes de la Confédération étudiante et de GAELIS !)

Il s’agit là de la part de la Présidence d’une bien frileuse prise de position ! Celle-ci ne l’engage en effet strictement en rien et, une fois de plus, elle refuse de s’engager sur des aspects concernant des pouvoirs qu’elle détient effectivement !

Le refus de prendre nettement position en faveur des étudiant-e-s sans-papiers doit donc être interprété comme un tacite cautionnement des politiques discriminatoires de chasse aux sans-papiers !

  • La lutte continue pour la régularisation de tous et toutes les sans-papiers, et ne se gagnera de toute manière pas dans leurs conseils !

Par ailleurs, nous ne pouvons que rendre publiques les pratiques de la présidence qui menace de poursuivre en justice l’élu FSE dans le cas où les prises de position des membres du Conseil seraient rendues publiques !

Contrairement à ce que souhaiterait le président nous ne nous sentons absolument pas tenu à un quelconque « devoir de réserve » ! La seule raison de notre présence dans ces conseils étant de rendre à la vue de tous les informations qui peuvent y être récoltées. 

Se soumettre à un devoir de réserve serait pour nous cautionner, par notre silence ce qui peut se dérouler à l’intérieur des conseils. Si certains n’ont pas le courage d’assumer publiquement les positions qu’ils adoptent dans l’entre soi des conseils nous n’hésiterons pas à les rendre publique afin qu’ils prennent leur responsabilités.

  Les menaces du Président, les ordres donnés aux agents de sécurité d’arracher systématiquement les affiches de la FSE, les convocations de militants au commissariat, sont des tentatives de museler la contestation politique à l’intérieur de l’Université et ne peuvent en aucun cas être acceptées !

    • Nous ne céderons pas face aux menaces de poursuites du Président de l’Université !
    • Nous ne nous tairons pas malgré les tentatives d’intimidation !
    • À la fac comme partout, régularisation de tou-te-s les sans-papiers ! 

Privatisation de l’université

   Lors du même conseil, était entérinée une convention de formation « conseiller clientèle expert » entre la BNP Paribas et l’Université. Ce partenariat prévoit que la fac d’éco dispense une formation commanditée et financée par la BNP. Le contenu pédagogique est ainsi décidé par la BNP et les personnes pouvant bénéficier de cette formation seront proposées par la BNP. 

Il est donc là assez évident qu’il s’agit tout bonnement d’une vente de services, en l’espèce une formation.

Mais à en croire le doyen de la faculté d’économie, il s’agit là d’un « contrat bien négocié » par l’Université (autrement dit, le prix de vente est bénéficiaire).


Bref, la logique de marchandisation du savoir, de privatisation des universités et de soumission du contenu pédagogique des formations semble ici être remplie. 

Et le rôle de l’université est ici très clair : il s’agit de former les petits cadres des banques à prodiguer à leur clientèle fortunée (« conseiller clientèle expert ») les conseils aguerris pour accumuler toujours plus de capital, pour « faire travailler » leur argent. Des prolétaires de tous les coins du globe seront « invités » à être toujours plus productifs – il le faut ! – si on ne veut pas perdre son emploi qui permet déjà si difficilement de boucler les fins de mois, mais finalement, surtout être plus compétitifs pour faire plaisir à ceux qui ont le bonheur d’avoir en banque une épargne qui comme par magie, travaille pour eux..  


En conclusion de ce Conseil d’Administration, l‘université préfère se vendre à la BNP plutôt que de s’engager pour les étudiant-e-s sans-papiers !