Intervention à destination des membres du Conseil d’Administration et de la présidence de Lyon 2

Université Lumière Lyon 2À destination de l’ensemble des membres du Conseil d’Administration de l’université Lyon 2,

Ne pouvant malheureusement être présent en ce jour, j’ai toutefois un certain nombre de questions dont il serait, me semble-t-il, dûment souhaitable pour tout le monde d’obtenir des réponses de la part du Président.

Tout d’abord, en ce contexte de « contrainte budgétaire » que tout un chacun ici connaît bien, et alors même que nombre de vacataires enseignants ne sont pas payés par l’université depuis le mois de septembre, qu’ils connaissent une grande précarité, j’aurais aimé savoir pourquoi la présidence est capable d’embaucher de toute urgence des agents de sécurité privée, alors qu’elle n’est semble-t-il pas capable depuis maintenant près de 5 mois de remplacer 2 agents du service de la DRH en arrêt (prétexte invoqué hier par le DRH M. Fabre pour expliquer le retard dans la signature des contrats de travail et le versement des paies) chargés de ce travail ? Le président n’a semble-t-il pas conscience des conséquences financières et humaines catastrophiques pour les personnel concernés.

Je souhaite également interroger la présidence sur le coût que représente pour l’université la signature d’un contrat avec l’agence de sécurité privée afin d’épauler les agents de sécurité incendie à assurer le contrôle des entrées et la fouille des sacs sur le campus des Quais, de 7h30 le matin jusqu’à 21h le soir ?

J’aurais par ailleurs aimé connaître, si l’objet est bel et bien la protection des étudiants et personnel dans un contexte de « menace terroriste », pour quelles raisons l’instauration de ces contrôles et fouilles n’est effective sur le SEUL campus des Quais (sans par ailleurs présumer de l’efficacité d’un tel dispositif) ? Les étudiants et personnel du campus Porte des Alpes ne mériteraient-ils pas la même protection face à ladite menace invoquée ? Il s’agit d’une rupture d’égalité flagrante dans le traitement du personnel et des étudiants. Suite à nos interrogations sur ce dispositif, il nous a été répondu, je cite, que « le président n’est pas sur Bron ». Si une menace particulière existait à l’encontre de la personne du Président, cela nous semble inquiétant, et nous pensons que les administrateurs devraient en être informés. Nous demandons à ce que ce dispositif de contrôle soit levé immédiatement.

Je tenais également à informer l’ensemble des administrateurs de certaines pratiques antisyndicales inédites de la présidence. En effet, suite à l’exclusion de 2 ans de l’université dont 18 mois avec sursis à caractère exécutoire et immédiat (impliquant qu’un appel devant le CNESER n’est pas suspensif) de 2 de mes camarades par la commission disciplinaire de l’établissement (décision de laquelle le Président de l’université fait par ailleurs lui-même appel devant le CNESER, exigeant une exclusion ferme de 5 ans de l’université) ; la DAJIM a adressé un mail aux agents de sécurité les enjoignant  d’empêcher physiquement nos camarades à pénétrer le campus (des Quais), joignant à ce mail une photo d’eux afin d’aider les agents à les identifier (copie dont les intéressés ont pu directement prendre connaissance, ainsi que plusieurs témoins, les agents leur ayant présenté le document afin de justifier du refus qui leur était fait).

Or, cette interdiction n’est fondée sur strictement aucune base juridique. En clair, elle est complètement illégale !
Le président, ou le service juridique, ne pourront par ailleurs pas prétexter de la présentation désormais nécessaire aux points de contrôles de la carte étudiante (ils en possèdent une), encore moins du refus fait désormais à toute personne extérieure à l’université de pénétrer sur le campus (si nos camarades exclus devaient être considérés comme « extérieurs »). En effet, ces deux derniers jours constituaient les « journées de l’enseignement supérieur ». À cet effet, toute personne extérieure à l’université pouvait entrer sur les campus (avec fouille du sac sur le campus des Quais). Or, malgré cela, l’interdiction a été maintenue à l’encontre d’un de nos camarades de pénétrer sur le campus ce mercredi (l’agent, à qui nous ne pouvons reprocher de faire son travail et d’obéir à sa hiérarchie, prétextant alors d’une situation différente leur étant réservée, en clair, d’exception, et parfaitement illégale).

Il nous a souvent été reproché de ne pas nous exprimer dans le cadre « démocratique institutionnel ». Ainsi, nous ne comprendrions pas qu’aujourd’hui ces questions restent sans réponses. Si d’aventure la présidence ne daignait toutefois pas donner réponse sur ces différents points considérant mon absence, un administrateur présent aurait très certainement la gentillesse de les soulever…

En vous priant d’excuser mon absence et en remerciant par avance pour les réponses qui seront apportées,

l’élu Solidaires Étudiant-e-s Lyon au Conseil d’Administration

Publicités

Les élections passent, celles et ceux qui luttent restent ! Résultats des élections aux conseils centraux de Lyon II

voteMaintenant qu’est terminé le cirque électoral à l’Université Lyon II, les artistes sont tous rentrés chez eux. Le Bureau National de l’UNEF a regagné la gare, destination Paris ; les Marseillais et les Montpelliérains de l’UNI-Mét également. Quant à GAELIS (corpos), ils ont regagné leur fief de Lyon I.

 

La participation aura été d’à peine plus de 8 % (soit 2363 votants sur 28 828 étudiantEs inscritEs). Pour ce qui est de la Commission recherche du CFVU, elle est tout simplement risible : 2,6%, soit 32 votantEs pour 1210 inscritEs.

 

Mais ces 8,2% d’étudiantEs savent-ils seulement pour QUI ils ont voté ?

 

GAELIS, corporation des corporations étudiantes, arrive en tête de ces élections et « détrône » ainsi l’UNEF.

Sous leurs bonnets jaunes, leurs sourires, et leurs propositions consensuelles (ex : « accès pour les handicapés aux bâtiments, rénovation des bâtiments etc. »)  certains ont cru discerner des « associations indépendantes » : la réalité n’en sera que plus dure à subir. En effet, derrière leur « apolitisme » affiché, les éluEs de GAELIS ne se privent pas en conseils locaux, comme au niveau national, d’approuver les réformes successives de privatisation des universités (approbation de la loi LRU, volonté de faire entrer les entreprises dans l’université, de soumettre la production des connaissances aux intérêts du privé etc.).

Ceux qui prétendent au moment des élections « défendre les étudiants dans les conseils » n’hésitent cependant pas à participer au nettoyage social de l’université. Alors qu’ils siégeaient en commission disciplinaire ces 2 dernières années, ils ont participé à sanctionner et exclure plusieurs dizaines d’étudiantEs la plupart du temps précaires, les contraignant pour certains à rembourser leurs bourses, et les mettant purement et simplement à la rue, les privant d’accès à l’enseignement supérieur !

Malheureusement pour celles et ceux qui leur ont fait confiance, ces gens-là n’ont aucune activité réelle sur Lyon II si ce n’est dans les conseils où ils se privent bien de rendre compte de la réalité de leurs pratiques.

 

Mais que se passe-t-il quand ces « associations indépendantes » sont réellement implantées sur les universités ?  

Prenons l’exemple de Lyon I : GAELIS y est là-bas une vraie mafia, aucune association ne peut s’y implanter sans leur accord ; mais c’est pour les organisations syndicales et politiques que c’est le plus compliqué. En effet, ils cherchent systématiquement à empêcher la tenue de réunions politiques et syndicales. Tout affichage politique y est proscrit, la totalité des panneaux d’affichage leur étant réservés, qu’ils recouvrent régulièrement d’affiches sexistes pour des soirées étudiantes.

Bref si eux n’ont rien à remettre en question dans cette société qui leur convient bien, ils mettent tout en œuvre pour saboter l’expression et l’organisation de celles et ceux qui luttent contre la dégradation de leurs conditions de vie, de travail et d’études.

Même s’ils tentent sur Lyon II de se faire passer pour de pacifistes démocrates et de se victimiser « face aux violences de l’extrême-gauche », quand le rapport de forces le leur permet ils n’hésitent pas à agresser physiquement les militantEs.

 

Quant à l’UNEF, cette année, elle n’a réussi qu’avec difficulté à maintenir l’illusion qu’elle était un syndicat défendant les conditions des étudiants. En effet, satellite du Parti Socialiste, leur seule activité cette année aura été de venir défendre leur gouvernement et la loi Fioraso lors des Assemblées Générales, en omettant de se présenter en qualité de membre de l’UNEF.

L’UNEF, comme à son habitude, après une opposition de façade dans un premier temps, est finalement venue au secours d’une présidence en difficulté.

Ainsi, après la démission de l’ex Vice-président chargé des études et de la vie universitaire (c’est-à-dire en charge des problématiques étudiantes), l’UNEF a permis l’élection de Luc Baumstark, ex Doyen de la faculté d’économie, particulièrement réactionnaire, élitiste et en faveur de la soumission de l’université aux intérêts privés.

Par ailleurs, l’UNEF a beau dans ses tracts et interventions faire mine de se battre pour des rallonges budgétaires, en pratique, ils ont donné leurs 2 voix au Conseil d’Administration en faveur d’un budget en restriction. L’indépendance syndicale est une position compliquée à tenir quand leurs préoccupations quotidiennes reposent sur l’espoir d’obtenir quelques places au Parti Socialiste ou dans ses organisations satellites.

 

Derrière l’image de nouvelle association de la « Fabrique » se cachait la Cé (Confédération étudiante) – branche étudiante « syndicale » de la CFDT, un syndicat pro-patronal, ne faisant même plus mine de s’opposer aux nombreuses récentes réformes antisociales avant de le signer (ANI, réforme des retraites, UNEDIC etc.)

La Cé, forte de son inexistence sur Lyon II comme ailleurs, aura donc préféré apparaître sous un faux nom pour ne pas avoir à assumer son bilan.

La politique de la Cé est d’accompagner les restructurations des universités afin de mieux les soumettre aux intérêts immédiats du patronat, tout en prétendant qu’ils correspondent aux intérêts des étudiantEs.

En effet, la « flexisécurité » qu’ils nous vendent à longueur de journée, c’est la flexibilité (précarité) des étudiants/stagiaires/travailleurs/chômeurs, pour la sécurité des entreprises.

Fac verte, association écolo connu pour son AMAP, a obtenu un élu au Conseil d’Administration. Si leurs revendications sont relativement consensuelles, nous ignorons pour le moment quelles positions ils prendront dans les conseils vis à vis de la privatisation de l’université et des réformes en cours.

 

L’UNI-Mét se « cachait » quant à elle derrière le nom de liste « tous ensemble pour la réussite de Lyon II ». Mais qui désigne ce « tous ensemble » énigmatique ? Il s’agit du même « tous » que celui de la «Manif pour Tous » : pour cette droite universitaire qui regroupe l’UMP et l’extrême-droite (FN, MIL, Debout La République), les nationalistes et les catholiques intégristes, c’est « tous » sauf les pauvres, les homos et les minorités racialement désignées ! Son bilan : participation active aux nombreuses manifestations homophobes contre l’égalité des droits, soutien aux politiques racistes d’expulsion des sans-papiers pratiquées par l’UMP comme le PS, stigmatisation des étrangers etc.

Concernant les universités, ils défendent une conception ultra élitiste, et derrière l’affichage de façade de la valeur du mérite se cache en réalité des fils et filles à papa bien néEs, qui s’inquiètent de la massification de l’accès à l’université qui risquerait de compromettre leur place au soleil.

Le seul mérite que l’on peut éventuellement leur reconnaître est celui d’assumer une position de classe, contrairement aux autres organisations qui parviennent difficilement à la dissimuler.

 

Le GUD (Groupe Union Défense) lui a fait une rapide apparition pour essayer de diffuser un tract dont le contenu était à la hauteur de leur intelligence politique, avant de s’en débarrasser afin de courir plus vite.

Ainsi, contrairement à ce que prétend l’UNEF qui, une semaine auparavant, écrivait un communiqué appelant les forces de l’ordre à intervenir sur les campus (!), la seule manière d’assurer notre sécurité est de s’organiser collectivement pour assurer par nous-mêmes notre autodéfense.  

Une fois de plus, on doit noter que les « grands esprits » se rencontrent : l’UNI-Mét dont la moitié de leur programme appelle à réprimer plus sévèrement les éléments contestataires et progressistes de l’université ; le GUD dont la seule phrase de leur « tract-dessin » était « libérer l’université du marxisme » partagent ainsi la même politique répressive que la présidence de l’université.

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiantEs qui luttent. Leur dénominateur commun ? La même défense des intérêts de la classe dominante dans sa fuite en avant pour maintenir les taux de profit et ainsi dégrader nos conditions de vie, de travail et d’études !

 

Bref, à la base c’était pour annoncer les résultats des courses. 

 

Donc pour le Conseil d’Administration :

  • GAELIS : 2 sièges
  • UNEF : 1 siège
  • FSE et étudiant-e-s mobilisé-e-s : 1 siège
  • Fac verte : 1 siège

 

Pour le CFVU Lettre Sciences Humaines :

  • GAELIS : 3 sièges
  • UNEF : 3 sièges
  • FSE et étudiant-e-s mobilisé-e-s : 2 sièges
  • Fabrique ta fac : 1 siège

 

CFVU Droit Économie Gestion :

  • GAELIS : 2 sièges
  • UNEF : 1 siège
  • Fabrique ta fac : 1 siège
  • UNI-Mét : 1 siège

(Pour plus d’infos sur les résultats, on vous invite à consulter cet article)

 

Enfin, le cirque est terminé, place à la lutte !

 

Nous remercions celles et ceux qui nous ont apporté leur soutien !

 

La FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon

seule la lutte paie

L’université est une entreprise capitaliste !

Communiqué de la liste Fédération Syndicale Etudiante et étudiant-e-s mobilisé-e-s relatif aux élections les 26 & 27 février prochains des soi-disant « représentants étudiants » aux conseils centraux de l’université Lyon 2 (vous trouverez notre profession de foi ici) :

Chaque jour les effets de la crise du système capitaliste se font toujours plus sentir.

En France, l’arrivée au pouvoir du Parti « Socialiste » (au socialisme parti) n’a pas, malgré les illusions entretenues, engendré un quelconque changement de politique. Bien au contraire, le PS a pu profiter de son étiquette de gauche pour accélérer les politiques de casse sociale mises en place par la droite.

Avec la complicité des « partenaires sociaux » aux ordres, la majorité « socialiste » a amplifié le saccage du droit du travail avec la transcription de l’Accord National Interprofessionnel l’an dernier, exigeant toujours plus de sacrifices des travailleurs (mobilité forcée, baisse des salaires et augmentation du temps de travail). Mais ce n’est pas tout : augmentation de la durée de cotisation à 44 annuités -d’où la baisse mécanique des pensions, la moyenne des cotisations validées étant de 37 ans- avec la dernière réforme des retraites, rétablissement de la dégressivité des allocations chômage qui se profile à l’issue des négociations Unedic en cours… À la détérioration des conditions d’accumulation de plus-value répondent les réformes structurelles pour maintenir les taux de profit capitalistes !

Le patronat, lui, est évidemment bien loti : cadeaux fiscaux et exonérations de « charges » (baisses des salaires indirects) avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi et le Pacte de responsabilité, le tout financé sur le dos de la majorité de la population !

Nous sommes contraints de nous serrer la ceinture. Les services publics, utiles à tous, sont sacrifiés pour augmenter les profits des entreprises.

L’université n’est pas épargnée par ces réformes structurelles nécessaires pour assurer la survie du système capitaliste. L’éducation et l’enseignement supérieur sont progressivement transformés en un marché, créant ainsi de nouveaux débouchés pour les entreprises.

L’université, fabrique d’une main-d’oeuvre conforme aux exigences du patronat

affiche_esr copie l'université est une entreprise capitalisteL’étudiant est par conséquent réduit à son rôle de « capital humain » par le biais de la professionnalisation. En tant que futur travailleur, il faut le façonner aux besoins des entreprises du bassin local. C’est la liquidation programmée de la production et de la transmission de savoirs critiques, « inutiles » d’un point de vue économique, mis en œuvre notamment par les lois LRU et Fioraso.

L’important est donc d’inculquer les savoir-faire, les savoir-être et de posséder des « compétences » que chacun devra faire valoir individuellement face à son employeur. Outre la soumission du contenu pédagogique des formations aux intérêts du patronat, la professionnalisation c’est également concrètement l’instauration de stages obligatoires dans les cursus. Les entreprises disposent ainsi d’une main-d’œuvre gratuite ou quasi-gratuite, docile et corvéable.

Ce sont des centaines de milliers d’étudiants qui sont contraints, pour obtenir leur diplôme, de trouver une place sur un marché du travail qui en a si peu à offrir. Faute de posséder les réseaux ou pistons indispensables, ces stages créent ainsi une sélection de fait pour nombre d’entre nous qui ne parviennent pas à en trouver. 

Mais surtout, les étudiants-stagiaires sont contraints d’entrer en concurrence avec les travailleurs-chômeurs, conduisant chacun à devoir accepter des conditions de travail et de salaire dégradées de peur de voir sa place occupée par un plus précaire que lui.

L’étudiant : une marchandise en formation

 Le système capitaliste a eu besoin pour prospérer de massifier l’accès à l’enseignement supérieur pour augmenter la qualification générale de la main-d’œuvre. L’État, sous la pression des luttes sociales, a alors concédé des systèmes de bourses, de cités U, de restauration à prix subventionné etc. Ces aides sociales ont permis un accès un peu plus équitable à l’enseignement supérieur.

 Alors que la sélection sociale est déjà violente -nombre d’enfants des classes populaires n’accèdent jamais à l’enseignement supérieur, le système éducatif ayant opéré sa sélection bien en amont en « orientant » vers des filières courtes, par le développement de l’apprentissage (toujours plus tôt) notamment ou encore au regard du nombre important d’abandons et d’échecs dès les premières années de fac- celle-ci s’accentue toujours plus. On veut désormais faire de l’étudiant un client-consommateur. La clientèle non solvable n’est donc pas la bienvenue.  Tout est fait pour que le moment de formation soit un moment d’intériorisation de la logique marchande.

 Il faut en finir avec les études subventionnées par l’État, ce sont désormais aux familles d’étudiants qui le peuvent de financer leur formation, l’austérité accélérant le processus de privatisation : la baisse des financements engendre ainsi l’augmentation des frais d’inscription. Cette réalité est déjà à l’œuvre pour les Diplômes Universitaires (DU), les Masters spécialisés, l’inscription en Doctorat.

Cette volonté de faire du profit sur le dos des étudiants gagne du terrain : mise en place de prêts étudiants pour contrebalancer l’insuffisance des bourses (et préparer l’augmentation prévisible des frais d’inscription), multiplication de résidences étudiantes privées hors de prix etc.

 Les universités, en véritables entreprises soumises à la concurrence, se doivent de faire valoir leur image de marque pour se distinguer. Ainsi, le renforcement de la sélection dans les filières, du contrôle des présences (obligation d’assiduité -particulièrement difficile à tenir pour les étudiants salariés- sous menace de défaillance, entraînant la suppression des bourses pour les boursiers), le renforcement des instances internes de répression (saisines de la commission disciplinaire multipliées par 10 en 1 an !), et le recours aux forces de l’ordre sur les campus (6 étudiants faisant toujours l’objet de poursuites) afin de réprimer les résistances participent d’une même logique : la volonté des universités (et de leurs dirigeants) de collaborer activement à la mise en marche -et donc en ordre- de l’université pour satisfaire les exigences des dominants. Doivent donc être écartés de celles-ci ceux qui ne pourraient pas consacrer l’intégralité de leur temps à étudier, contraints de se salarier car bénéficiant de bourses ou d’aides familiales insuffisantes, ce qui entraîne pour 62% d’entre eux l’échec aux examens de fin de semestre.

L’université n’est pas un univers isolé

 La soumission de l’université et donc des étudiants, toujours plus précaires, aux intérêts du patronat s’inscrit dans un mouvement plus large d’austérité touchant tous les secteurs : le nombre de chômeurs s’accroît, face à des conditions de recherche d’emploi toujours plus dures et à un marché de l’emploi toujours plus exigeant. Quant aux travailleurs, la précarité de leurs conditions de travail et de leurs emplois est sans précédent. Au-delà de la responsabilité d’une classe dirigeante, c’est tout un système économique et social, le capitalisme, qui est ici en cause ; la tendance inéluctable à la baisse des taux de profits pousse toujours davantage à la destruction des acquis sociaux et des services publics pour dégager plus de marges pour les employeurs. Cette situation délétère conduit aujourd’hui à stigmatiser les plus démunis pour nous diviser davantage. Ainsi, comme d’autres avant lui, Manuel Valls, en expulsant toujours plus de sans -papiers, en réprimant Rroms et banlieusards, poursuit et aggrave la dynamique du racisme d’État.

 Corrélativement, l’Europe tout entière connaît l’émergence d’une lame de fond réactionnaire, remettant en question là aussi des acquis fondamentaux (IVG) et stigmatisant également les minorités (musulmans, juifs, LGBT) et notamment les plus précarisées et opprimées (femmes, sans-papiers, chômeurs…). Ces mouvements (Manif Pour Tous, FN, Dieudosphère, groupuscules fascistes pour ne pas les nommer) permettent à la bourgeoisie de maintenir ses privilèges en effectuant un chantage sur le prolétariat. En nous divisant par la désignation d’ennemis pratiques insaisissables, par la construction de fausses cibles (complots de toutes sortes, « théorie du genre », immigrés…), on entend nous détourner des véritables questions sociales, pour ainsi épargner les dominants.

Cette politique étant mise en place aussi bien par la gauche institutionnelle que par la droite, il est illusoire de croire en un salut venant de ces partis ; il nous faut compter sur nos propres forces. Les étudiants étant directement concernés par la précarisation, le racisme et le patriarcat, il est urgent de mettre en place une convergence des luttes avec les travailleurs, chômeurs, sans-papiers, seule à même de briser l’exploitation capitaliste.

Liste Fédération Syndicale Etudiante & étudiant-e-s mobilisé-e-s

C’est quoi cette liste ?

La FSE-Lyon est un syndicat étudiant de lutte, membre de la fédération Solidaires Etudiant-e-s (issue de la fusion entre SUD Etudiant et la FSE). Nos positions découlent du combat que nous menons contre les rapports de domination de genre (antipatriarcat)de classe (anticapitalisme) et de race [prise comme construction sociale] (antiracisme / anti-impérialisme).

Nous défendons les intérêts des étudiants contre les atteintes à leurs conditions de vie et d’étude par la mise en place d’un rapport de force collectif.

Nous fonctionnons selon des principes de démocratie directe, ce qui signifie que toutes et tous les militants participent aux débats et à la prise de décisions de manière égale. Dans le mouvement nous visons à l’auto-organisation des luttes, par la mise en place d’AG et de comités de mobilisation souverains.

En tant que syndicat partageant une analyse de la société comme étant divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes, nous défendons les étudiants rencontrant des difficultés au cours de leurs études, notamment les plus précaires qui subissent les conséquences de leurs origines sociales, souvent financièrement. Nous défendons ainsi une université ouverte à toutes et tous, sans sélection, gratuite, laïque, critique et populaire.

Ces élections se déroulent dans un contexte tendu de mobilisation étudiante importante contre la rigueur budgétaire qui accélère le processus de restructuration et de privatisation des universités, que poursuivent les lois Pécresse et Fioraso (entre autres). En tant qu’organisation de lutte, nous avons participé à la mise en place de la mobilisation contre la dégradation de nos conditions de vie, de travail et d’études. Des centaines d’étudiants se sont mobilisées en AG, lors d’actions et en manif’. Nous partageons les mêmes combats et nos listes sont donc ouvertes aux étudiants en lutte.

Liste FSE et étudiantEs mobiliséEs : Résiste, Prouve que tu existes !

Dans ce système capitaliste en faillite, l’université est pour lui un efficace laboratoire de ce désastre. Ceux qui l’ont imaginé ne cessent de vouloir le pousser toujours plus à son extrême.

Pour servir de morbides intérêts égoïstes et une conception du monde qui est non seulement ruineuse et dangereuse, mais aussi foncièrement triste, leur objectif est de transformer encore plus tôt la jeunesse en un vaste réservoir de main d’oeuvre corvéable, dénuée de tout point de repère critique sur le monde qui l’environne.

Pour extraire profits et surprofits, on veut envoyer des milliers d’adolescent-e-s se faire exploiter dans le cadre d’un prétendu « apprentissage », et augmenter massivement les frais d’inscription universitaires pour bien s’assurer qu’aucun enfant d’ouvrier ne pourra échapper au destin idylique de chômeur/travailleur pauvre qu’on lui prépare..

Cette fac élitiste au service de la rapacité patronale est défendue par de sympathiques présidents d’Université de  » gauche  » qui ont été très heureux, eux et leur cour, de voir leurs pouvoirs élargis par Nicolas Sarkozy, en dépit de leurs protestations feutrées accompagnées d’appel à la police contre les grèves étudiantes. Elle l’est également par toute une série d’organisations étudiantes, dont évidemment celles qui se prétendent « indépendantes et apolitiques », les inénarrables corpos, ainsi que la Cé, le syndicat étudiant associé à la CFDT…

Il y a également par le Met et l’Uni qui dans leur tract se disent « indépendants » et qui invitent le Ministre de l’Intérieur – dont on imagine sans grande difficulté ce qu’il aurait fait en 1940 – à faire des discours sur les « civilisations », et qui sont la base arrière de toutes les officines d’extrême- droite. Avec ces derniers, on ne peut parler que le langage de la lutte et du rapport de force, et nous les prévenons que nous ne leur céderons pas un millimètre de terrain dans notre université. Hors des facs les racistes et les fachos !

Mais il existe tout un mécanisme pour faire croire aux ballots que l’existence d’une  » démocratie universitaire  » qui permettrait, sinon d’inverser la tendance, du moins de l’estomper. C’est dans ce mécanisme là que s’inscrit l’UNEF, qui n’a jamais réclamé l’abrogation de la LRU, prépare l' »alternance » en 2012 et rêve de postes au soleil, dans les municipalités ou parfois plus haut dans l’appareil d’Etat. Mais c’est sans dire que les thinks tanks Socialistes appellent à l’augmentation massive des frais d’inscriptions universitaires, mesure de « justice sociale » comme ils disent. Que sera la réaction de l’UNEF quand « son » gouvernement fera voter ces réformes..

Dans une forme plus  » rouge « , on observe une attitude similaire du côté de la jeunesse du Parti dit Communiste mais cela dit bien Français , qui se présente à chaque élections étudiantes sous une « nouvelle » structure syndicale, ( hier la « ldup », aux ufr, aujourd’hui « l’uges ») pour déserter le terrain des luttes sociales et du syndicalisme pratique une fois le vote passé.

Les brebis sont ainsi bien gardées. Cette contestation spectacle fait le jeu du gouvernement et de ceux et celles qui veulent continuer la même politique après les présidentielles. Nous aimerions

mieux voir ceux-là des militant-e-s qui sont sincérement opposé-e-s à cette politique-là faire le choix de la lutte à nos côtés, plutôt que de s’enfoncer chaque année un peu plus dans ces politiques qui ne sont utiles qu’à l’adversaire.

Alors que faire ?

Mais la FSE ne mange pas de ce pain, et organise la lutte avec tous et toutes les étudiant-e-s mobilisé-e-s prêts à affronter les mesures bellicistes du gouvernement et du patronat.

Face à ce constat plutôt maurose, notre combat est quotidien. Il est celui de tous et toutes les exploité-e-s, et à l’université il est celui des étudiant-e-s des classes populaires, des enfants d’employé-e-s et d’ouvriers, et de tous ceux et celles qui subissent les foudres de la crise capitaliste. C’est la lutte des classes, et l’université en est un de ses terrains, parce que – comme partout ailleurs- s’y affronte des intérêts antagoniques. Nous luttons pour une université populaire, de masse, ouverte à tous et à toutes, au contraire des étudiant-e-s qui viennent assouvir leur appât d' »ascension sociale » et qui se projettent déjà dans une carrière de dominant-e, dans une université d’élite au détriment d’une université publique, critique et sans sélections.

C’est pourquoi nous nous sommes battus et continuons de nous battre contre la LRU, loi d’autonomie des universités, et ses décrets ( RCE). C’est pourquoi nous combattons l’arrêté licence voté cet été.

Ce qui se voit pas mais qu’on a fait…

Concrètement, au quotidien au sein de l’université nous faisons pression sur l’administration pour inscrire nombre d’étudiant-e-s en galère.

• Nous nous battons contre l’expulsions d’étudiant-e-s sans-papiers et pour faire cesser le flicage administratif qui pèse sur elles/eux à la fac.

• Nous avons fait en sorte que la fac ne transmette pas au CROUS les défaillances des boursiers qui sinon auraient été contraint-e-s de rembourser leurs bourses.

•    Nous avons mené la lutte dans les cités U pour empêcher le CROUS d’expulser des étudiant- e-s coupable de vivre à plusieurs dans 9 m2 faute de moyens..

•    Par la mobilisation, nous avons obtenus le versement des bourses au mois de décembre bien qu’il faille garder à l’esprit que le gouvernement n’a toujours pas débloqué les fonds pour le 10ème mois de bourse et que la lutte devra ainsi continuer.

• Nous avons imposé une relecture des copies mal notées aux derniers examens suite à des moyennes catastrophiques dans certaines matières.

• Et plus récemment nous avons obtenu l’organisation de rattrapage pour les enseignements d’ouvertures.

Et parce que, pour nous, l’université n’est pas un monde isolé du reste de la société nous avons pris part aux mouvements sociaux à l’extérieur de l’université: nous étions ainsi présent-e-s pendant le mouvement sur les retraites et avons soutenu les salariés grévistes. Nous avons lutté contre la montée de l’extrême droite à lyon, milité pour la régularisation de tous et toutes les sans papiers et contre le racisme d’Etat. Nous étions dans la rue pour soutenir les « révolutions arabes », pour défendre notre droit à l’IVG,ou encore contre le G8 des universités.

Bref, on a pas arrêté! Et.. on est pas fatigué-e-s !

Tout cela nous l’avons obtenu par le rapport de force et la mobilisation collective, seule capable d’imposer nos revendications.

Nous sommes déterminé-e-s à continuer!

Mais pour obtenir satisfaction de nos revendications, nous avons besoin de la participation du plus grand nombre. Uni-e-s, organisé-e-s, nous aurons l’avenir pour nous.

« Nos défaites [d’hier], voyez-vous, ne prouvent rien, sinon, que nous sommes trop peu nombreux, à lutter contre l’infamie » (Brecht)

Pour plus d’infos : lien profession de foi : http://sites.univ-lyon2.fr/polecom/docs/FSE2012.pdf

Liste FSE et étudiantEs mobiliséEs : nos revendications !

Alors que nous nous enfonçons toujours plus dans la crise économique, l’État tente de sauver les profits des capitalistes en nous faisant payer leur crise, en nous imposant la rigueur. Ils s’attaquent à nos acquis sociaux, aux services utiles à la population, à nos emplois, dégradant toujours plus nos conditions de survie, d’étude, de travail…

Face à ces attaques, nous devons nous organiser de façon unitaire pour mener une lutte déterminée,  massive et populaire ! Elle seule est à même d’affronter le pouvoir et d’imposer  nos aspirations légitimes à un autre futur que celui que l’on veut nous imposer.

Nous exigeons aujourd’hui une éducation publique de qualité, gratuite,  laïque, critique et populaire !

NOS REVENDICATIONS :

1) Ni précarité ni charité !

  • Augmentation immédiate des bourses en nombre et en montant versées sur 12 mois!

Le montant actuel des bourses ne nous permet pas de vivre.  Étendons l’aide publique à un plus  grand nombre d’étudiantEs dans le besoin pour qu’ils/elles n’aient pas à se salarier!

  • La construction de nouveaux logements sociaux publics, ainsi que la réquisition immédiate des logements inoccupés, pour permettre aux personnes sans ressources financières d’avoir un toit.

 

2) Non au flicage! Pour la suppression pure et simple du contrôle des présences et des défaillances!

L’université n’a pas à fliquer les étudiant-e-s!  Nous sommes suffisamment responsables pour décider d’assister ou non  à nos cours. La défaillance est une pression supplémentaire exercée sur les boursier-e-s qui se retrouvent contraint-es de rembourser leurs bourses au CROUS, ainsi que sur les étudiant-e-s étranger-e-s qui ne peuvent alors pas renouveler leur titre de séjour!

Sans suppression des défaillances, les boursierEs doivent pouvoir  bénéficier d’une possibilité de dispense d’assiduité comme les autres étudiantEs.

Sinon, comme nous l’avons fait l’année dernière, nous ferons pression sur l’administration de la fac pour qu’elle ne dénonce pas au CROUS les étudiantEs boursierEs défaillantEs.

3) Non au régime forcé ! 

Depuis plusieurs années le CROUS – engagé dans une logique de rentabilité – augmente ses prix et privilégie les cafét’U aux resto’U. Les repas y sont beaucoup plus chers et en quantités réduites. Les étudiant-e-s qui ne peuvent pas consommer des produits achetés sur place sont jeté-e-s dehors.

  • Retour au prix de 2 euros pour un repas complet dans les resto’U et gratuité du repas pour les boursierEs!
  • Mise en place d’un resto’ U sur  le campus des Quais
  • Retour des plats chauds dans la  cafét de bron
  • Ouverture d’un foyer accessible sur chaque campus ( avec micro ondes et fontaine à eau) où chacun aurait la possibilité d’apporter sa bouffe

4) Va te faire soigner!

  • Augmentation des moyens de la médecine préventive.
  • Gratuité des mutuelles étudiantes ! se soigner est un droit, pas un privilège
  • Augmentation des places en crèches pour le campus de Bron et création d’une crèche universitaire sur les quais.
  • Libre accès et gratuité de la contraception dans les centres de médecine préventive

5) On est pas des vaches à lait, gratuité réelle des études ! suppression de tous les frais annexes !

  • Impression par la fac et distribution de tous les textes à étudier en TD
  • Disponibilité en nombre suffisant des ouvrages à lire obligatoirement en bibliothèque. Les  étudiantEs ne devraient pas être contraintEs de débourser des centaines d’euros pour réussir leurs études
  • Impression et photocopies gratuites sur les campus et retour d’un service de reprographie à Bron.
  • Gratuité des transports en commun pour toutes et tous!

6) POLICE HORS DES FACS ! 

Nous devons empêcher la collaboration entre l’université et la préfecture. Exigeons la suppression du contrôle du titre de séjour à l’inscription  à l’université.

  • La FSE lutte pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers.
  • Exigeons la suppression des caméras de vidéosurveillance dans l’université, dans la cafèt. Plutôt que de dépenser des milliers d’euros pour soit disant éviter quelques vols de bonbons ou fliquer les salariés, le CROUS ferait mieux d’investir dans la baisse des prix de la cafèt.
  • Refusons  le pointage en salle info et le contrôle de la carte étudiant, préalables à la diminution du personnel et des heures d’ouverture.
  • L’enceinte de l’Université doit redevenir une zone où la police ne peut y mettre  les pieds! Refusons la police politique dans nos locaux qui fiche les étudiantEs mobiliséEs.

7)  Pour améliorer la situation des étudiantsE salariéEs, exigeons : 

  • La possibilité réelle d’aménager son emploi du temps dès la  signature d’un contrat de travail (et quelle qu’en soit la durée!) pour ne pas être contraintEs de manquer des cours. Les administrations doivent aider leurs étudiantEs à suivre dans les meilleures conditions possibles leur parcours d’étude.

8) Nous ne sommes pas de la chair à patron !

  • Suppression des stages obligatoires et la rémunération minimum des stages au SMIC horaire
  • Signature obligatoire d’un contrat de travail pour tous les stages, quels qu’ils soient.

Les stages sont un emploi, il n’y a aucune raison qu’ils échappent au droit du travail.

Aujourd’hui, la mise à disposition de travailleurs-ses non rémunéré-e-s ou très peu rémunéré-e-s met en concurrence travailleur-e-s et étudiant-e-s et  tire vers le bas les conditions de travail et de salaire de tou-t-e-s les salarié-e-s. L’instauration obligatoire de stage dans les cursus, loin de résorber le problème du chômage « des jeunes » fera que ceux-ci ne trouveront pas d’emploi à leur sortie de l’université, ils/elles se trouveront en effet mis directement en concurrence avec les stagiaires étudiant-e-s. Imposer des stages à l’université c’est œuvrer pour l’explosion du chômage.

9) Contre la sélection « masquée » à l’entrée de l’université

  • La fin de la limitation des places en cours : en CM les locaux sont suffisamment vastes pour accueillir tout le monde. La restriction du nombre de places n’est rien d’autre qu’un processus de sélection masqué, destiné à éliminer du parcours universitaire les étudiantEs les plus en difficultés
  • Suppression de la sélection académique pour toutes les filières qui empêche les étudiantEs non originaires de la région de s’inscrire à Lyon 2. (en science po notamment)
  • Rétablissement de la possibilité pour les étrangerEs déja en France de s’inscrire directement à la fac comme n’importe quel étudiant (sans passer par la procédure campus France)
  • Mise en place de session de rattrapage en   TICE. Nous avons obtenu il y a quelques semaines une  deuxième session pour ce qui  est de la méthodologie et des  enseignements d’ouvertures: il n’y a  aucune raison pour qu’il n’y en est pas en TICE.

Unitaire  et solidaire, la FSE n’est pas un syndicat planqué dans les conseils  mais une organisation de lutte, sur le terrain, aux côtés des étudiantEs  et des personnels.

Des comités de mobilisations et assemblées générales ont lieu régulièrement pour organiser la résistance aux attaques, contactez nos militantEs pour connaître les dates des actions et réunions  !

Du 15 au 17 février, faites le choix de soutenir une organisation qui est toujours en première ligne pour combattre la marchandisation du savoir et de l’enseignement, la privatisation de nos facs et la sélection sociale à l’université !

Nous sommes conscientEs que la quasi intégralité de nos revendications ne seront pas satisfaites par des éluEs dans leurs instances, pensées de telle manière qu’aucune opposition sérieuse n’y est possible. Nous réaffirmons cependant la nécessité d’y être présentEs pour y récolter les informations, et pour briser l’hypocrisie et le consensus régnant dans celles-ci.

Seule une mobilisation collective, massive et déterminée sera à même d’apporter satisfaction à nos revendications! Participons tous et toutes aux mobilisations pour notre émancipation!

NOS LUTTES NE RENTRERONT JAMAIS DANS LEURS URNES!

Lire notre profession de foi : https://fselyon.wordpress.com/2012/02/01/du-15-au-17-fevrier-votez-et-faites-voter-fse-et-etudiantes-mobilisees/