Qui sommes-nous ?

La FSE c’est quoi ?

La FSE-Lyon est une section syndicale étudiante de lutte et de classe, appartenant à une fédération organisée nationalement. Nous avons fusionné en janvier 2013 avec SUD-Étudiant pour créer une nouvelle organisation, Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes (SESL), afin de rassembler et de refonder le syndicalisme étudiant de lutte.

Nos positions découlent du combat que nous menons contre les rapports de domination de genre (antipatriarcat), de classe (anticapitalisme) et de race (antiracisme). Nous sommes ainsi internationalistes, anti-impérialistes et antifascistes !

Nous défendons les intérêts des étudiantEs contre les atteintes à leurs conditions de vie et d’étude, par la mise en place d’un rapport de force collectif. L’année précédente a vu l’émergence d’une importante mobilisation étudiante contre la rigueur budgétaire qui accélère le processus de restructuration et de privatisation des universités, que poursuivent les lois Pécresse et Fioraso (entre autres). En tant qu’organisation de lutte, nous avons participé à la mise en place de la mobilisation contre la dégradation de nos conditions de vie, de travail et d’études. Des centaines d’étudiantEs se sont mobilisées en assemblées générales, lors d’actions et en manif’.

Face à la détermination des étudiants, la répression commanditée par la présidence ne s’est pas fait attendre. La gestion policière de la présidence (matraquages et interpellations ciblées de militantEs syndicalistes) -ne faisant que s’ajouter à la longue liste des intimidations recensées à l’encontre des personnes mobilisées- parvient difficilement à dissimuler la véritable nature de leur « démocratie universitaire ».

La présidence de l’université, ainsi que la quasi intégralité des élus étudiants, sont des relais de la politique gouvernementale et patronale. Ils ont intérêt à nous laisser penser que nous pouvons récupérer quelques miettes en restant calmes. En respectant leurs institutions, en se contentant de demander à la marge des aménagements, on ne remet jamais en question leur domination. Leur politique ne vise qu’à répondre aux exigences du patronat : des formations toujours plus « professionnalisantes », toujours moins critiques, une université confirmant sa « mission » de reproduction des inégalités sociales, qui met de fait à l’écart les étudiantEs les plus précaires par la formation d’une main d’œuvre plus ou moins qualifiée mais surtout docile. Dans le « meilleur » des cas, destinée à encadrer plus misérables que soi. 

Notre fonctionnement est non-hiérarchique et basé sur des principes de démocratie directe, ce qui signifie que toutes et tous les militantEs participent aux débats et à la prise de décisions de manière égale. Dans le mouvement nous visons à l’auto-organisation des luttes, par la mise en place d’assemblées générales et de comités de mobilisation souverains.

En tant que syndicat partageant une analyse de la société comme étant divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes, nous défendons les étudiantEs rencontrant des difficultés au cours de leurs études, notamment les plus précaires qui subissent les conséquences de leurs origines sociales. Nous défendons ainsi une université ouverte à toutes et tous, sans sélection, gratuite, laïque, critique et populaire.

De même, en tant que syndicat solidaire et ouvert sur l’ensemble de la société, nous nous opposons au corporatisme et nous lions nécessairement nos actions et nos analyses à celles de l’ensemble des dominéEs, qu’ils/elles soient travailleurs, chômeurs, sans-droits, immigréEs, ou sans-papiers !

Les logiques que nous combattons ne sont pas propres à la France, mais au système capitaliste. Nous sommes internationalistes parce que le capitalisme est international, et que partout, la classe des exploitéEs subit les ravages de ce même ordre.

La FSE en tant que syndicat de lutte s’oppose à la cogestion : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre. Si nous siégeons dans les conseils universitaires (Conseil d’administration, Commission de la formation et de la vie universitaire), c’est notamment dans le but de relayer les informations et décisions prises par l’exécutif universitaire (vous pouvez d’ailleurs consulter nos compte-rendu sur notre site ou sur nos tables). Cependant, cet accès aux informations sur la restructuration de l’université est semé d’embûches, le caractère volontairement incompréhensible de données surabondantes rendant leur exploitation difficile. Tout est fait par ailleurs dans ces conseils pour créer un entre-soi entre bureaucrates professionnels, afin qu’aucun véritable étudiant (sans même qu’il soit salarié) ne puisse répondre à l’agenda imposé par l’institution.

Nous ne considérons pas les conseils comme des instances de prises de décisions légitimes. Ils ne sont qu’une façade de démocratie, pensés de telle manière qu’aucune opposition sérieuse n’y est possible. En réalité, les conseils ne sont qu’une chambre à enregistrer formellement des décisions prises dans les diverses instances ministérielles. Nous refusons de participer à la cogestion de la pénurie, et contribuons de l’intérieur au sabordage nécessaire de ces conseils, en vue de leur remplacement par des organes qui exprimeraient réellement les intérêts de la majorité des étudiantEs et des travailleurs de l’université.

Notre but est d’informer, d’organiser, mais surtout d’armer le plus grand nombre par une compréhension plus claire de l’université et de la société afin que nous puissions lutter tou-te-s ensemble !

Pour une université publique, gratuite, laïque, critique, populaire et ouverte à touTEs.

Contre la sélection, contre la soumission de l’université aux intérêts privés, contre la marchandisation du savoir et de l’enseignement !

Nous tenons régulièrement des réunions ouvertes, si vous vous reconnaissez dans nos positions, voulez en discuter, souhaitez nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter et à venir à notre rencontre ! Nous vous invitons d’ailleurs à suivre nos activités via notre page facebook FSE Lyon !

Face aux attaques que nous subissons quotidiennement avec la dégradation accélérée de nos conditions de vie, de travail, d’études, nous n’avons pas d’autre choix -étudiantES, salariéEs, personnel, précaires, chômeurs- pour pouvoir gagner, que de nous regrouper et de nous organiser à la base, syndicalement, en comités, en collectifs, en assemblées générales, afin de reprendre nos vies en main !

C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce qu’on fait concrètement ?

 

  • Sur la fac :

Nous sommes présents au quotidien (et pas seulement la veille des élections) sur l’université pour aider les étudiantEs en galère qui nous contactent. Nous aidons de nombreux étudiants pour leur inscription à la fac. En lien avec Solidaires Rhône, nous tenons des permanences juridiques en droit du travail pour les étudiants et personnels salariés, afin de les informer et défendre nos maigres droits.

Nous luttons contre la politique répressive du CROUS, pour que les étudiantEs défaillantEs ne lui soient pas dénoncéEs ! Pour que les bourses soient versées en temps et en heure !

  • À l’extérieur :

L’an dernier, les réactionnaires et obscurantistes en tous genres ont investi les rues pour exprimer leur rejet des homosexuelLes, trans et bis. Il était nécessaire de s’opposer à ce mouvement réactionnaire. En premier lieu, nous avons organisé des manifestions pour nous opposer sur le terrain à ces discours sexistes et homophobes.

Des mobilisations spontanées de lycéens ont eu lieu en octobre 2013 contre l’expulsion de leurs camarades sans-papiers. Ces situations comme celles de l’ensemble des sans-papiers exigent un soutien inconditionnel. Nous avons soutenu, du mieux que nous l’avons pu, les mobilisations impulsées pour la régularisation de sans-papiers ; nous avons participé, en lien avec le RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et le Collectif des étudiants étrangers, des demandes collectives de régularisation auprès de la préfecture. En tant que syndicat, nous avons accompagné des procédures d’inscriptions à l’université de sans-papiers.

Nous nous mobilisons également contre les expulsions de logements réquisitionnés par des étudiants, chômeurs et travailleurs. Nous avons lutté auprès des familles Rroms, expulsées d’arrondissements où leurs enfants étaient scolarisés. Nous avons informé sur la situation de ces familles, contre une vaste campagne médiatique qui voudrait nous faire croire que ces quelques 15 000 personnes, enfants compris, (sur)vivants dans une misère noire imposée par l’État français, sont nos ennemis.

LA CHARTE  DE L’EX-FSE

 

Préambule

Le contexte universitaire et plus largement socio-économique que nous connaissons aujourd’hui tendent vers la même logique de rentabilisation, de marchandisation, de privatisation, qui concourt au démantèlement des services publics, au désengagement de l’Etat, à l’accroissement des inégalités et à l’augmentation de la précarité et des discriminations.
L’enseignement supérieur n’échappe pas à cette tendance de la société dans le cadre de la mondialisation capitaliste et les étudiants comme les travailleurs voient leurs conditions de vie se dégrader, leurs droits être remis en cause.
A partir de la loi Faure de 1968, qui pose le principe de l’autonomie des universités, toutes les réformes universitaires, n’ont eu de cesse de poursuivre la même logique, renforçant petit à petit les maux allant à l’encontre d’un enseignement public et laïc de qualité ouvert à tous.
Parallèlement, les organisations étudiantes les plus importantes ont fait, par rapport aux réformes des gouvernements de droite comme de gauche, le choix de la cogestion, accompagnant la mise en place des réformes au lieu de les combattre, empêchant de fait tout développement de la lutte collective, seule garante de la défense des intérêts et des droits étudiants.
Ainsi, considérant la situation économique, politique et syndicale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui il nous semble primordial et urgent de proposer d’unir les multiples forces syndicales qui luttent localement pour l’amélioration des conditIons de travail et de vie des étudiants et qui entendent refuser toute logique de cogestion . Nous nous prononçons donc pour une démarche syndicale basée sur la lutte collective et l’offensive pour mettre fin à la casse de l’enseignement public, laïc et ouvert à tous.

Définition de l’étudiant

Dans la société capitaliste, l’étudiant est un travailleur intellectuel et/ou manuel en formation, qui peut obtenir un diplôme lui donnant des droits sur le marché du travail garantis par des conventions collectives et le Code du travail. C’est pourquoi les intérêts des étudiants sont indissolublement liés à ceux des travailleurs salariés. Les étudiants doivent donc combattre à leurs côtés pour l’émancipation sociale, intellectuelle et politique de tous, car c’est seulement dans ce cadre qu’ils pourront devenir maîtres de leur propre formation, leur permettant de s’instruire, de développer leur savoir, leur réflexion, leur esprit critique.

Un syndicat de lutte

Nous sommes un syndicat de lutte. Comme tel, nous avons pour but la défense des intérêts collectifs tant matériels que moraux des étudiants, indépendamment de leurs opinions politique, philosophique et religieuse, en ayant comme modalité d’action l’établissement d’un rapport de force. Les acquis sociaux tant au niveau de la protection sociale que de l’éducation ou des droits des travailleurs ont été à chaque fois le résultat de luttes et de mots d’ordre portés par des mouvements populaires suffisamment massifs pour les imposer et donc aller à l’encontre de la logique du système capitaliste. C’est le constat d’une divergence d’intérêts entre deux classes antagonistes : ceux qui n’ont rien ou presque rien et ceux qui concentrent les richesses et le pouvoir grâce au système en place.
Nos principes découlent de notre positionnement dans la lutte des classes : d’où notre définition de l’étudiant, du service public, du système éducatif, et notre défense de la laïcité et de la lutte anti-impérialiste. Par solidarité de classe, nous nous opposons au corporatisme et nous lions nos actions et nos analyses à celles de l’ensemble des travailleurs, qu’ils soient chômeurs, sans droits, immigrés, ou sans-papiers, ainsi qu’à celles des opprimés de toutes sortes.

L’indépendance syndicale

Le syndicat doit être indépendant. Sans indépendance financière, il n’y a pas d’indépendance syndicale : nous devons combattre en permanence pour ne dépendre de personne d’autre que des étudiants. Nous refusons également le clientélisme. Mais le terme indépendant recouvre aussi l’indépendance syndicale. C’est d’abord l’indépendance vis-à-vis de tout groupe politique, philosophique ou religieux (notamment ce que la Charte d’Amiens appelle  » les partis et les sectes « ).

La cogestion

Nous refusons et condamnons la cogestion (et ceux qui la pratiquent) : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre, on ne peut à la fois gérer la pénurie et défendre les droits des étudiants. Nous ne sommes pas des partenaires de l’administration. Nous ne reconnaissons comme légitime aucune instance dite représentative et démocratique, qu’elle soit locale ou nationale (CA, CEVU, CS, CNESER, CROUS, CNOUS, …). De plus, le rôle d’un syndicat n’est pas de partager le pouvoir. Cependant, le syndicalisme de lutte peut siéger dans les structures universitaires comme relais des luttes étudiantes, ainsi que pour recueillir les informations (pour les porter à la connaissance de tous les étudiants) permettant des analyses plus précises et pertinentes sur l’évolution de l’université.
Nous n’avons pas la prétention de représenter l’ensemble des étudiants ; nous ne représentons que nos membres et ceux qui nous soutiennent.

Un outil au service des luttes étudiantes

Le syndicat est un outil au service de la lutte et doit favoriser son auto-organisation. Lors d’un mouvement étudiant, il doit veiller à la mise en place d’Assemblée Générale souveraine. En outre, nous devons travailler au service de la lutte en accord avec les principes précédemment évoqués, en combattant pour des coordinations nationales, seules légitimes à représenter des luttes étudiantes, avec des délégués élus, mandatés et révocables.

Le service public

Le service public doit être garant de l’égalité des usagers sur l’ensemble du territoire, quelles que soient leur origine sociale et géographique. Sa gestion doit se faire indépendamment des intérêts économiques, politiques, idéologiques ou religieux, notamment dans le domaine de l’enseignement et de son financement. Les services qu’il offre doivent être disponibles gratuitement sans discrimination d’aucun ordre que ce soit. Aucun des travailleurs qu’il emploie ne doit pouvoir vendre un ou plusieurs des services inclus dans sa mission.

Laïcité

La laïcité doit être défendue face aux tentatives répétées de remettre en question le principe de séparation de l’Etat et des Eglises : la religion doit rester du domaine privé, les financements publics doivent aller exclusivement à l’enseignement public, et aucun accord avec des établissements confessionnels ne doit exister. La laïcité doit également être défendue comme le rejet de tout intérêt privé, politique et/ou économique.

Le système éducatif

Le système éducatif est un rouage du système capitaliste en tant que producteur et reproducteur de la division en classe de la société, ainsi que de l’exploitation qui en résulte. La forme de ce système éducatif (ecclésiastique, républicain jacobin, libéral, …) se modifie pour s’adapter aux mutations de la société dans son ensemble. Or la traduction de ces modifications n’est autre que la série des réformes successives imposées par les gouvernements. Il est donc fondamental d’analyser et d’interpréter ces réformes pour les combattre car elles visent toujours à servir cette même logique de production et reproduction des inégalités sociales.


Anti-impérialisme

Du fait de notre positionnement aux côtés des autres travailleurs, nous condamnons les guerres impérialistes et néo-colonialistes. Notre vision du syndicalisme s’inscrivant dans la lutte anti-impérialiste, nous nous rangeons du côté des peuples opprimés quiluttent pour reconquérir leur liberté nationale ou sociale, contre l’impérialisme et ses institutions (Banque Mondiale, FMI, ONU, …) qui affament les peuples, portent atteinte à leur souveraineté et les terrorise en cas de rébellion. Pour nous, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est pas négociable.


Nous soutenons la lutte internationale de la classe ouvrière dans la défense de ses acquis et de ses revendications. Les offensives du capitalisme se déclinent à l’échelle mondiale. Ainsi, tout lutte qui prétend répondre efficacement aux conséquences de ces offensives, et a fortiori celle pour un service public d’éducation, doit se déclarer solidaire des luttes qui se mènent parallèlement dans le monde. Elle doit également œuvrer à l’organisation et à l’unification de la lutte à l’échelle européenne et internationale.

Par ailleurs, au sein même du système universitaire, se développe, à travers les plans de commercialisation du savoir français à l’étranger (visant avant tout les élites des pays en voie de développement), une nouvelle manifestation de l’impérialisme tendant à renforcer les aires d’influence de l’Etat français.

Anti-sexisme

L’oppression des femmes traverse toutes les sphères de la société. En tant que syndicat étudiant nous devons combattre le sexisme à l’université sur un plan pratique et théorique. Sur un plan théorique, nous devons déconstruire le discours sexiste quand il est véhiculé par les institutions et les individus. De manière pratique, nous devons lutter contre toutes les formes de sexisme au sein de notre syndicat et à l’Université.

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