Le 9 avril, étudiant.e.s, vacataires, enseignant.e.s-chercheur.e.s, personnels et précaires des universités, dans la rue contre l’austérité !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015Tract du collectif des enseignant.e.s-vacataires :

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont orchestré, via des lois ultra-libérales, la lente mort de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche [ESR]. La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités dite loi LRU (Loi Pécresse – 2007) puis la loi Fioraso (2013) ont forcé une restructuration de l’ESR par le bas. À force de coupes budgétaires et de désengagement financier de l’État, les établissements ferment des formations, gèlent des postes, licencient des contractuels, suppriment des postes d’ATER [Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche], externalisent des services et maintiennent dans la précarité nombre de ses salarié.e.s…

…Et cela n’est pas prêt de s’arrêter ! Le « Pacte de responsabilité » et ses 50 milliards d’euros d’économies ainsi que le projet de Loi Macron, sous les atours de la « croissance et [de l’] activité », ne sont rien d’autre qu’une énième manifestation de la volonté du gouvernement de nous engager dans la voie de l’austérité. À l’Université, comme dans n’importe quel secteur salarié, la possibilité de déroger au Code du travail (par des accords directs entre patrons et salarié.e.s par convention individuelle), impactera nécessairement les conditions de travail et d’emploi des contractuel.le.s, déjà précaires et fragilisés par une gestion irresponsable et délétère des ressources humaines au sein des établissements de formation.

À Lyon 2, la précarité et le non-respect du droit du travail : on connaît bien !

Depuis septembre 2014, les enseignant.e.s-vacataires, avec le soutien des étudiant.e.s, se mobilisent contre leurs conditions d’emploi et de travail inacceptables : embauche sur la base d’un mauvais support d’emploi ne correspondant pas à leurs missions effectives, contrats arrivés entre cinq et sept mois de retard, rémunérations versées au compte-gouttes et au bon vouloir de la DRH, T.D. surchargés où les étudiant.e.s, trop nombreux.ses, ne trouvent pas de chaises pour s’asseoir, racket aux frais d’inscription pour les doctorant.e.s-vacataires qui reversent une partie de leur rémunération à leur propre employeur, tâches « annexes » non rémunérées (correction, préparation des cours et surveillance des examens). Mais après six semaines de grève et la rétention des notes du premier semestre, l’équipe présidentielle de Lyon 2 ne propose aucune solution pérenne et viable pour résoudre ces problèmes. Ainsi, la mobilisation se poursuit et les enseignant.e.s-vacataires ne comptent pas lâcher l’affaire…

De Lyon à Paris : solidarité entre précaires des universités !

En France, les salarié.e.s précaires des universités se mobilisent contre la casse de l’Université et des conditions de travail toujours plus difficiles et inacceptables. Ainsi, les personnels de Paris 8 sont en grève depuis huit semaines pour exiger la revalorisation de leurs salaires. Au début du second semestre 2014-2015, à Paris-Sud (Orsay) et Paris 13, les enseignant.e.s ont mené une lutte pour protester contre les coupes budgétaires et le non-renouvellement de certains postes, résultats des restrictions budgétaires imposées par le gouvernement aux universités…

…Partout, l’austérité infligée aux universités mène les enseignant.e.s, les étudiant.e.s, les vacataires et les personnels BIATSS à se révolter contre des conditions d’études et de travail toujours plus précaires et insoutenables. Celles et ceux qui font tourner et vivre ces établissements ne cessent d’alerter depuis des années le gouvernement sur les impacts de ses lois et décisions délétères, ne leur permettant plus de fournir un enseignement de qualité…

Toutes et tous ensemble : refusons le désastre annoncé !

9 AVRIL MACRON ACHEVE BIEN LES PROLOS…En juin 2014, Geneviève Fioraso avait annoncé vouloir réaliser une économie de 1,6 milliards d’euros sur les budgets 2015-2017 de l’Enseignement supérieur et la recherche. Parallèlement, le gouvernement déshabille l’Université mais renfloue les poches du patronat sur le dos du service public de l’ESR grâce au Crédit Impôt Recherche [CIR]. Véritable niche fiscale pour les entreprises privées, le CIR leur permet de déduire de l’impôt sur les sociétés 30% de leurs investissements recherche et développement, atteignant alors la somme de 6 milliards d’euros en 2015 à charge pour les finances publiques.

Le « Pacte de responsabilité », la Loi Macron (avec ses multiples cadeaux au patronat et le démantèlement de droits et d’acquis sociaux), les lois austéritaires qui touchent l’Université (LRU, Fioraso), le « déverrouillage » du CDI… Tout cela signe la mort du service public et l’avènement d’une précarisation de l’ensemble des salarié.e.s des secteurs publics et privés.

Le 9 avril, mobilisons-nous toutes et tous
pour faire entendre la colère qui gronde
contre la précarisation généralisée et l’austérité !

GRÈVE ET MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE
10h30 – Place Jean Macé – Lyon

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Soutenons les mobilisations à Paris Sud et Paris 13

Communiqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte en date du 22 février 2015 :

Après l’annonce de la suppression de tous les postes d’ATER pour l’an prochain, du gel du recrutement des personnel et la suppression de 10 000 heures d’enseignement, 400 étudiant-e-s et personnels se sont réuni-e-s en Assemblée Générale à l’université Paris Sud le 12 février pour dénoncer notamment la sélection à l’entrée de la première année d’université (L1), demander une rallonge budgétaire et la création de postes de titulaires.

Ces restrictions budgétaires et dégradations des conditions d’études et de travail se généralisent dans tout l’Enseignement Supérieur. Depuis deux ans, de nombreuses mobilisations ont eu lieu sur les universités (Pau, Montpellier, Clermont, Toulouse, Paris 8 etc.) pour lutter contre cette logique et défendre un autre projet d’Enseignement Supérieur et de Recherche.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes apporte tout son soutien à cette lutte et appelle les étudiant-e-s, personnels et enseignants des autres universités et établissements à soutenir et relayer les luttes de Paris Sud et Paris 13. Seule une lutte collective et nationale permettra de nous sortir de cette situation et construire un autre enseignement supérieur.

Pour plus d’informations, infos et contacts :

http://www.orsayenlutte.info/
https://www.facebook.com/pages/Paris-Sud-en-lutte/1545327002394977
Twitter : @U_PSud_EnLutte

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Communiqué de soutien à la grève des personnels de Paris 8

Motion de soutien des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Lyon 2 votée en Assemblée Générale en date du 3 février 2015 :

Nous étions aujourd’hui 300 en Assemblée Générale pour soutenir les professeur-e-s vacataires en grève et protester contre les restrictions budgétaires à l’université. Nous avons évoqué la situation à Paris 8 où le personnel de catégorie C est actuellement en grève. Nous tenons à affirmer notre soutien à ce mouvement ainsi qu’à toutes ses revendications (par exemple l’augmentation du salaire des personnels de catégorie C). Et ce, car nous sommes conscient-e-s que c’est le personnel qui fait tourner les universités. Mais aussi car ce mouvement s’attaque à la précarisation des personnels d’université et à l’austérité budgétaire que subissent étudiant-e-s et personnels.

Les étudiant-e-s mobilisé-e-s de l’Université Lyon 2.

Appel à rassemblement des vacataires-précaires en colère de Lyon 2

Appel à rassemblement des vacataires-précaires sous les fenêtres de la présidence mercredi 5 novembre à 10h pour que nos revendications soient entendues :

Nous exigeons que le droit du travail soit enfin respecté pour les vacataires de l’enseignement supérieur :

  • Exonération des frais d’inscription pour les vacataires employés à l’université (qui y sont également étudiants).
  • Rémunération prenant en compte les heures réelles de travail effectuées et paiement par l’université des cotisations sociales associées.
  • Paiement mensualisé des heures effectuées dans le mois à la fin du mois.
  • Augmentation massive du nombre de contrats statutaires (contrats doctoraux, ATER, MCF).
  • Signature d’un véritable contrat de travail à durée déterminée avant le début des cours.
  • Transparence sur les critères de recrutement et la publicité des offres.
  • Engagement ferme de l’employeur sur un volume horaire et un emploi du temps un mois avant le premier cours.
  • Prise en charge d’une couverture maladie par l’employeur.

Notre mobilisation est née d’un ras-le-bol concernant un non-respect du droit du travail dans le cadre de notre travail de vacataire à l’Université Lyon 2. Cette situation n’est pas pas nouvelle et c’est une situation présente dans bien d’autres universités.

Nous appelons donc à un rassemblement à l’AG des étudiantEs, personnels, enseignantEs, vacataires le jeudi 6 novembre à 12h à Bron pour discuter d’une réponse globale aux problèmes que traverse l’université.

Unis contre la précarité

Rappel :
Sans contrat, non payés et « oubliés » par la DRH…

À l’appel du collectif des précaires de Lyon 2, nous, enseignantE-vacataires qui travaillons depuis septembre sans contrat de travail et sans être payéEs, nous sommes renduEs à la Direction des Ressources Humaines mercredi 15 octobre. Nous avions fixé un rendez-vous avez le vice-président RH de Lyon 2 la semaine précédente, lors d’un premier rassemblement, pour être tenu au courant de l’avancée de la seule promesse qu’il nous avait fait : avoir des contrats de travail au plus tard le 30 octobre. Malheureusement, une fois là-bas nous avons appris que le VP RH n’était pas présent et que par conséquent il ne nous recevrait pas. Doit-on comprendre que pour la DRH la signature de contrats de travail pour des dizaines de vacataires enseignantEs n’est pas une priorité ? Ou alors peut-être que ses promesses n’étaient que du vent et le VP RH a préféré se défiler ?

Assemblée générale des personnels mercredi 10 septembre à 16h00 !

Nous relayons le tract de SUD Education Ain Rhône Loire :

Enseignants-vacataires :

Mépris de l’administration,

précarité grandissante

STOP !

 

Les lois d’autonomie des universités (LRU et Fioraso) s’articulent à la politique de rigueur budgétaire déjà bien en place dans l’Enseignement supérieur et l’État exige des universités qu’elles en fassent plus avec des moyens constants ou en baisse. Résultat, la précarité se généralise et c’est le personnel vacataire qu’il soit administratif, technique ou enseignant qui en fait en premier les frais. L’État confirme jour après jour son statut de plus mauvais employeur de France.


Face à la dégradation des conditions d’emploi et de travail, les universités se mobilisent. Ainsi, à Tours, Caen, Bordeaux ou Paris, des personnels non titulaires (doctorants-vacataires, contractuels, docteurs non titularisés, agents administratifs…) se sont organisés en collectif pour faire entendre leurs voix auprès de leur présidence et du ministère. En effet, ces catégories de personnels constatent l’extrême précarité de leur situation, renforcée par la mise en place précipitée et forcée des Communautés Universitaires et d’Établissements.


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon


Le cas des personnels enseignants non titulaires

 

Afin de pallier le manque de personnel enseignant engendré par la politique d’austérité budgétaire, les universités ont recours massivement aux vacataires. Dans le cas de l’université Lyon II, les vacataires sont souvent des doctorants non financés ou des docteurs non titularisés. Ainsi, dans le département de science politique, des cours entiers sont assurés par des vacataires (CM et TD).

Se faire accepter par l’Université au statut de vacataire est un vrai parcours du combattant : Il faut être inscrit en doctorat, sans quoi le contrat de travail ne peut être émis. Mais les inscriptions ne sont ouvertes qu’au 1er octobre dans certaines disciplines. Par ailleurs, faut-il rappeler que la diminution du nombre de financements de thèse implique que les vacations sont la principale source de revenu pour beaucoup d’entre nous ? Comment payer alors des frais d’inscriptions de plus de 600 euros si nous ne sommes pas rémunérés au préalable ? C’est le serpent qui se mord la queue avec pour conséquence la précarité qui devient la norme. Ces frais d’inscription exorbitants pour ceux d’entre nous qui ne sont pas financés amènent à reverser une partie de notre salaire net à notre employeur : l’université.
Sur un salaire net de 705 euros pour un TD de 21h, que reste-t-il pour vivre lorsque nous reversons environ 600 euros en frais d’inscription à notre employeur ?


Une fois acquis et quel que soit le statut, doctorant-e-s ou docteur-e-s, les contrats de vacations sont bien souvent flous et façonnés dans le but d’exonérer les universités de cotisations sociales. Nous sommes ainsi limités à un volume horaire de 96 heures/an afin que l’université ne soit pas considérée comme notre employeur principal. Si nous désirons effectuer plus d’heures, nous devons nous déclarer en auto entrepreneur (ce qui est en réalité également très compliqué) ou justifier une activité professionnelle principale d’au moins 900 heures/an ce qui est bien évidemment incompatible avec la réalisation d’une thèse. Ces restrictions administratives nous conduisent donc parfois à travailler au noir (en demandant à d’autres vacataires ou titulaires de déclarer nos heures). Nous signons le plus souvent notre contrat de travail plusieurs mois après avoir débuté les cours. Qu’en est-il de notre responsabilité civile vis-à-vis des étudiants durant cette période ? Quant à notre salaire, il est versé au mieux trois mois après les heures effectuées, parfois plus, ce qui accentue notre situation de précarité financière et peut éventuellement nous mettre en situation de porte à faux vis-à-vis de Pôle Emploi lorsque l’on touche les allocations chômage, entraînant parfois la suspension du versement des indemnités.


Être payé à l’heure de cours signifie que l’ensemble des tâches annexes nécessaires à l’activité d’enseignement (préparation des cours, réunions d’équipes, surveillance des partiels, correction des copies, suivi des étudiants…) équivaut à du travail gratuit.


Face à cette situation toujours plus catastrophique nous demandons :

• la gratuité de l’inscription pour les doctorants employés par l’université, quel que soit leur statut
• un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative
• le paiement mensualisé dans le mois qui suit les heures effectuées
• la précision dans le contrat de travail du délai des rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées
• le paiement des surveillances de partiels
• l’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire
• un engagement ferme sur la tenue des TDs au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre,
• l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF
• la limitation à 30 étudiant-e-s par TD
• le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon
• le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport
• la simplification de la procédure d’inscription en doctorat
• une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes


Appel à la mobilisation

 

Un certain nombre d’entre nous s’est organisé l’année dernière en collectif au sein du syndicat Sud Education afin de faire remonter ces revendications à la présidence et à la DRH de l’université Lyon II. Malheureusement, ces derniers ont ignoré nos demandes répétées de dialogue (trois demandes de rendez-vous ont été envoyées par mail en juin) révélant leur mépris face à notre démarche. Ce manque de considération nous révolte d’autant plus que nous avons la charge de la majeure partie des heures d’enseignement.

À l’heure de la rentrée universitaire et de la mise en application de la CUE, nous considérons donc qu’il est urgent que nous nous organisions plus massivement pour faire entendre notre voix auprès de la présidence. La précarité des conditions d’emploi et de travail est intolérable dans l’Enseignement supérieur comme ailleurs !


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon

(la salle sera indiquée à l’entrée)


Contact : sudlyon2@sud-arl.org

 

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir

APPEL À PRÉSENCE LE LUNDI 8 SEPTEMBRE À 13H30 AU TRIBUNAL POUR LE VERDICT DU PROCÈS DES ÉTUDIANT-E-S SYNDICALISTES DE LYON II RÉPRIMÉ-E-S PAR LA PRÉSIDENCE

photo procès 1

Le 21 novembre 2013, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte qui, mené par les étudiant-e-s et les personnel-le-s qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso) avaient envahi un conseil convoqué par la présidence et avaient fini par occuper les bâtiments. Six étudiant-e-s – dont quatre syndicalistes – étaient interpellé-e-s aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

 

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiant-e-s et personnel-les les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université – alors immédiatement soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Le 23 Juin ce sont ainsi trois étudiant-e-s, tou-te-s militant-e-s de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon qui étaient poursuivi-e-s pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion » et comparaissaient devant le tribunal correctionnel soutenu-e-s par de nombreux-ses étudiant-e-s, organisations politiques et syndicales afin d’exiger leur relaxe.

Le parquet requerra de 2, 3 à 6 mois de prison avec sursis (ou 60, 90 à 120 heures de Travaux d’Intérêt Général) à l’encontre de nos 3 camarades, ciblé-e-s pour leur activité syndicale. Le réquisitoire du procureur n’ayant laissé aucune ambiguïté sur le caractère ciblé et politique de la répression. La gradation des peines se justifiait en effet – pour le procureur – selon que les étudiant-e-s aient été désigné-e-s par l’université comme étant supposément plus ou moins « meneur-ses » au sein de cette mobilisation.

Deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leurs responsables du service juridique de l’université ainsi que de membres de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts. Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés.

Mais qui sont les violents ?!

Est-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ?

Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?

Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, de jours de congés, privatisent et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!…

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire ! Nous appelons en conséquence de nouveau à se rassembler au tribunal ce lundi 8 septembre à 13h30 pour le rendu public du verdict à 14h00 à la 8ème chambre correctionnelle du TGI de Lyon afin d’exprimer notre entière solidarité à nos camarades.

Il est pour nous, étudiant-e-s, salarié-e-s, stagiaires, précaires, personnel, chômeur ou en devenir, aujourd’hui plus qu’hier, encore plus que jamais nécessaire, partout où nous sommes, de nous regrouper, de nous organiser collectivement afin de combattre la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est imposée, à l’université comme ailleurs !

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LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons?!

Les lois LRU et Fioraso constituent des réformes visant à restructurer l’université. La logique et les principales conséquences de ces réformes sont :

 
=> « redéfinir l’offre de formation » : c’est-à-dire regrouper diverses universités d’une grande échelle territoriale en une Communauté d’Universités et d’Établissements (COMUE). Ainsi, en fusionnant les établissements, elle supprime les formations « doublons ». Cela conduit tout simplement à supprimer des postes, c’est-à-dire licencier ou ne pas remplacer le personnel, réaliser des économies, et réduire les « capacités d’accueil », alors même que de nombreux étudiants se voient déjà refuser l’inscription à l’université sous ce motif. Cela renforce ainsi la sélection à l’entrée de l’université.

La « redéfinition de l’offre de formation » contraint ainsi les étudiants de s’éloigner davantage du domicile familial pour étudier et constitue ainsi une barrière bien souvent infranchissable pour les étudiants issus des familles précaires qui ne peuvent financer logement et déplacements.

 

=> La privatisation de l’université c’est également le renforcement du pouvoir des personnalités extérieures (représentants du patronat, dirigeants d’entreprises, élus)  dans les instances décisionnelles. Ainsi, ces personnalités peuvent faire valoir au mieux leurs intérêts en ayant un droit de regard sur le contenu des formations. La loi vise en effet à conformer davantage la formation de la main d’œuvre aux exigences du patronat. La propagande dominante est toujours plus présente dans nos cours : « esprit d’entreprise », « flexibilité », « flexisécurité », « adaptabilité », « apprendre à se vendre », « valorisation des compétences » etc. Bref, il s’agit de former une main d’œuvre, non seulement « employable », docile, mais également de légitimer idéologiquement un système économique et social assassin, injuste et inégalitaire.

=> « Professionnalisation » des cursus : de plus en plus le savoir à l’université se doit d’avoir une utilité marchande, l’université n’est plus un lieu de savoir mais de formation de travailleur-euse-s malléables. Ce procédé est à l’œuvre par exemple avec la généralisation des stages dans les cursus. Ceux-ci constituent du travail gratuit ou quasi gratuit qui permet aux entreprises de profiter d’une main d’œuvre docile, précaire et corvéable. Cela permet de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence chômeurs, travailleurs, étudiants stagiaires et de tirer vers le bas les conditions de rémunération et de travail pour tous.

Le « problème du chômage » est insoluble au sein du système capitaliste. Les capitalistes, devant la nécessité d’accroître leurs profits afin d’affronter la concurrence ont en effet développé des capacités productives énormes intégrant d’importantes connaissances technologiques et scientifiques (machinisme, mécanisation etc.) qui réduisent aujourd’hui la quantité de travail humain nécessaire pour la production à presque rien. Au lieu de nous libérer, nous sommes nombreux à voir nos vies et celles de nos proches se faire voler au travail, ou à essayer de le trouver, lui qui n’existe pas..

 

=> La loi vise globalement à orienter davantage « l’effort national » de recherche publique à des fins de satisfaction des intérêts des capitalistes français afin de favoriser les « innovations » capables de « relancer la croissance ».

 

C’est chaque jour ce système inhumain, barbare, meurtrier et destructeur qu’ils essaient de faire survivre en cherchant, au prix de nos conditions de vies – ou de nos vies tout court – à restaurer la « croissance » objectif auquel on voudrait continuer de nous faire adhérer et de nous associer contre l’humanité…

Si isolés nous n’avons d’autre choix que de nous soumettre davantage afin d’espérer avoir peut-être une place qui nous permette de vivre ou de survivre, collectivement, nos perspectives sont différentes et un avenir meilleur pour tous est possible.

Résolument, nous choisissons de lutter et de nous organiser afin de pouvoir gagner !

Procès des inculpéEs de Lyon 2 : de 2 à 6 mois de prison avec sursis requis à l’encontre de nos camarades

Lundi, près d’une centaine de personnes, étudiantEs, amiEs, famille, militantEs, syndicalistes – est venu soutenir nos camarades.
Le parquet a requis trois peines différentes – 2 mois de prison avec sursis (ou 60 heures de TIG) ; 3 mois de prison avec sursis (ou 90 heures de TIG) ; 6 mois de prison avec sursis (ou 120 heures de TIG) – à l’encontre des 3 militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s poursuiviEs.photo procès 2

Le réquisitoire du procureur confirme sans aucune ambiguïté le caractère politique de la répression.

La gradation des peines se justifierait selon que les étudiantEs ont été désignéEs par l’Université comme étant supposément plus ou moins « meneurSEs » de cette mobilisation.

Ce critère est bel et bien un critère politique : il n’a, en droit, aucune espèce de valeur. En effet, lorsqu’un jugement porte sur des violences volontaires ayant entraîné des blessures constatées, le critère qui doit primer est celui de la gravité des blessures infligées, et l’implication avérée du prévenu.

En aucun cas, le fait d’être ou non prétendument « à la tête » d’une mobilisation ne permet de fournir une échelle susceptible de décider de l’ampleur d’une peine.

En introduisant ce critère politique, le procureur reconnaît à demi-mot qu’il est impossible d’imputer à nos camarades, de manière individuelle et indiscutable, des faits précis : il propose donc de condamner en raison d’un engagement qu’il croit pouvoir mesurer et juger, avec l’aide de l’Université.

Les deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leur responsable du service juridique de l’université ainsi que d’une membre de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts.

Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés pour un montant que nous ne connaissons pas encore.

Le verdict a été mis en délibéré. Il sera connu le 8 septembre.

Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes et organisations qui nous ont apporté leur soutien.

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire !

Aujourd’hui comme hier, il est toujours nécessaire de s’organiser pour combattre la dégradation qu’on nous impose de nos conditions d’études, de travail et de vie, à l’université comme ailleurs.

RDV dès la rentrée sur le campus pour continuer la lutte !photo procès 1

Soutien à la grève nationale dans les CROUS le 4 février !

Communiqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Luttes (SESL) en date du 19 janvier :

   Ce 4 février, la CGT du réseau des Œuvres Universitaires et Scolaires (CGT-CROUS) appelle à une journée de grève nationale face à la dégradation des conditions de travail des personnels ouvriers et administratifs des CROUS. Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes soutient pleinement cette mobilisation.

   La diminution des subventions de fonctionnement des CROUS (10 millions cette année), le gel de postes et la diminution drastique du nombre de CDI avec le non remplacement des départs participent à la dégradation des conditions de travail des personnels. Tout cela se fait au détriment des missions de service public [1] des CROUS. Rappelons que pour nombre d’entre nous, étudiantEs, le CROUS est un service public qui nous aide financièrement (bourses sur critères sociaux, Fond National d’Aide d’Urgence) et matériellement (logements étudiants à bas loyers).

   En tant que syndicat étudiant, nous considérons que la situation inacceptable dont souffrent les personnels du CROUS et la réduction des subventions de fonctionnement affaiblit fortement le service public des Œuvres Universitaires et Scolaires. Alors que le Ministère annonce quelques mesures sur les aides sociales, il poursuit la politique du gouvernement précédent en matière de démantèlement progressif des missions de service public des CROUS, qui, loin d’être parfaites, restent nécessaires pour nombre d’entre nous.

 Solidaires des revendications salariales des personnels du CROUS, nous demandons notamment :

  • Des subventions de fonctionnement à hauteur des missions de service public des CROUS (restauration, logement, culture, aides sociales…).
  • La fin des gels de postes, l’intégration des personnels à un véritable statut de la Fonction Publique, et le recrutement de personnels titulaires nécessaires au service des étudiantEs, au bon fonctionnement des CROUS et à l’amélioration des conditions de travail des personnels.
  • Le retour à un financement paritaire (État/étudiantEs) du ticket RU et la construction massive de logements dignes, à bas loyers, gérés par les CROUS.

Tract de la CGT-CROUS :

tract_crous_4_fevrier_2014

Note :
[1] Lire Tom Thomas, Étatisme contre libéralisme ?, 2011 : « Lutter « pour la défense des services publics » reste surtout une lutte pour la défense des conditions de travail, des statuts juridiques particuliers de ces organismes. Si une telle lutte est légitime et nécessaire, elle n’en reste pas moins souvent de nature plus ou moins corporatiste, et comme toute lutte bornée au rapport salarial, seulement défensive, incapable d’empêcher à terme le capital d’imposer ses conditions. Or la caractéristique essentielle d’un service public (et toute activité devrait y répondre) est celle de sa qualité: qu’il s’agisse d’une activité voulue par le peuple en réponse à des besoins jugés par lui prioritaires, répondant qualitativement à ces besoins, et utilisant une quantité de travail contrôlée par lui de telle sorte qu’elle corresponde à la moyenne sociale.« 

Face à l’austérité : Engageons la lutte !

REUNION PUBLIQUE :

JEUDI 25 OCTOBRE à 12H30

RDV : AMPHI F BATIMENT L

Les réductions de budget, récurrentes depuis de nombreuses années, entraînent une
dégradation des conditions de vie et de travail.
Ce sont ainsi les étudiant-e-s, les enseignant-e-s et les personnels les plus précaires qui
subissent de plein fouet ce système :
– Bourses trop faibles et trop peu nombreuses pour les uns.
– Contrats de travail jetables et charges de travail insurmontables pour les autres.
L’austérité est imposée comme solution à la crise du capitalisme, à la crise de la dette.
Présentée comme la seule porte de sortie, elle ne vise qu’à faire pression sur les salaires, les
droits sociaux. En un mot à maintenir ou a augmenter les profits des capitalistes, des rentiers,
des financiers, en faisant payer les classes populaires.
Les promesses d’Hollande pendant la campagne présidentielle ne changent rien à la donne :
le gouvernement, au service du patronat, n’a aucune intention de mettre fin aux vagues de
licenciements, ni même de dévier la ligne tracée par le gouvernement précédent…
Par ailleurs, G. Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur, se situe dans la continuité
de V. Pécresse, poussant toujours plus à « l’autonomie » des universités et donc au
financement privé, à la soumission de l’éducation aux intérêts marchands.
Nous devons tirer des enseignements des défaites antérieurs. Mener des luttes pour la
défense d’intérêts particuliers, corporatistes est voué à l’échec :
Seule la mobilisation massive, convergente et unitaire de l’ensemble des opprimé-e-s du
capitalisme sera à même d’imposer un changement effectif de système.
Dans d’autres universités, d’autres pays, personnels et étudiant-e-s ont déjà commencé à
s’organiser pour combattre les restrictions budgétaires.
Pour améliorer nos conditions de travail et d’études à l’université, Seule la lutte paiera !
Construisons un collectif large contre l’austérité rassemblant organisations et individus !

Premières organisations signataires :

NPA, FSE lyon , SUD étudiant, PG, JCML, UEC

Communiqué suite au conseil d’administration du 1er juillet

La Fédération Syndicale Étudiante vous informe de la tenue du Conseil d’Administration du 1er Juillet, qui devait entre autres décider du passage aux compétences élargies (c’est-à-dire un pas de plus pour Lyon 2 dans l’autonomie et la mise en concurrence avec les autres université dans le cadre de la LRU) ainsi que de l’externalisation des services de nettoyage.
Première victoire pour les agents d’entretien !
La présidence de l’université souhaitait mettre sous contrat privé le personnel d’entretien, cela signifiait la mise à la porte de l’actuel personnel déjà ultra précaire pour le remplacer par de nouveaux personnels, embauchés par une entreprise privée sous des conditions toujours plus précaires.
Mais grâce à la détermination des personnels d’entretien, la présidence s’est vu mise en minorité et a donc été contrainte de concéder une victoire temporaire au personnel précaire. En effet, face à la pression, le CA a voté le renouvellement de leur contrat pour une durée d’un an.
Stop à la précarité des personnels, finissons en avec les CDD à répétition qui durent depuis plus de 10 ans pour certain-e-s!
Ne soyons pas dupes, la bataille devra être poursuivie l’an prochain pour exiger la titularisation de tous/tes les personnels précaires !
Le passage aux compétences élargies repoussé
De même, grâce à un rapport de force construit depuis plusieurs années déjà contre la LRU le CA n’a pu obtenir la majorité nécessaire pour appliquer les plans du gouvernement sur l’autonomie, Lyon 2 repousse ainsi l’échéance d’un an puisque toutes les universités passeront de toute façon automatiquement de plein droit aux compétences élargies en août 2012 !
Rappel : les compétences élargies c’est concrètement déjà l’instauration de la sélection académique pour répondre aux réductions des capacités d’accueil, c’est bientôt la disparition des filières les moins rentables, et à terme l’augmentation massive des frais d’inscription !
Organisons nous dès maintenant pour préparer l’offensive à la rentrée !!!
L’ IDEX; le passage aux compétence élargies ; la réforme licence qui se prépare en catimini pendant l’été ne sont que les différentes facettes d’une même politique. Toutes ces « réformes » qui découlent directement de la LRU ne visent que la soumission des universités aux intérêts privés d’une minorité de capitalistes.
Une minorité qui s’enrichit sur le dos des classes populaires ce qui se traduit à l’université par l’accentuation de la sélection sociale et l’éviction de fait des étudiants les plus pauvres !
A l’université comme ailleurs nous devons préparer la contre offensive, refuser de payer la crise des capitalistes et de subir leur politiques antisociales qui nous plongent dans la misère.
Nous ne ferons pas l’économie d’un mouvement d’ampleur nationale à la rentrée pour une université gratuite, critique et populaire.
Le gouvernement s’attaque à nouveau aux étudiants en tant que travailleurs en formation. La réforme licence sera la soumission de nos formations aux besoins immédiats du patronat ainsi que la casse de la reconnaissance nationale des diplômes qui fournissent des droits pour les travailleurs.
Il est indispensable de nous organiser dès aujourd’hui pour faire face, n’attendons pas la rentrée, contactez la FSE : uselfse@yahoo.fr
Des problèmes de bourses, d’inscription, de titre de séjour, de logement ? contactez la FSE !

Lyon 2, la présidence vire le personnel d’entretien.

La casse sociale continue de plus belle, à lyon2 comme ailleurs. En effet, la présidence de l’université s’attaque aujourd’hui aux personnels BIATOSS, en choisissant de confier les tâches d’entretiens à des entreprises privées. Cette externalisation a pour conséquence immédiate le licenciement de l’ensemble de ces personnels, pourtant déjà précaires.
Ils et elles voyaient déjà leurs salaires plafonnés au SMIC, souvent associés à des temps partiels imposés (mi-temps ou trois quarts de temps) sur la base de contrats « atypiques » (COTOREP, contrats aidés, CDD de quelques mois, etc.) renouvelés années après années sans amélioration ni de la rémunération ni des conditions de travail que l’on peut attendre de l’ancienneté. Aujourd’hui, avec l’annonce d’externalisation de l’entretien des locaux de Lyon 2, ces personnels vont tout simplement être mis au chômage forcé.
Cette décision n’a rien d’inattendu. Elle suit parfaitement la logique et les possibilités offertes par la loi LRU (loi sur les responsabilités des universités) qui visent à privatiser l’université et la recherche, qui a déjà entrainée deux mouvement étudiants / enseignants / personnels techniques de grande ampleur. Face au risque d’externalisation, André Tiran avait fait la promesse le 1er décembre 2010, devant le personnel et les syndicats, de maintenir les postes et de ne pas externaliser ces services. Six mois plus tard, le masque tombe, l’appel d’offre pour la privatisation des services d’entretien est prêt à être envoyé et les licenciements officialisés.
Face à cette situation inique, la contestation s’organise. Ce 27 mai, des personnels d’entretien accompagnés d’étudiants ont occupés le conseil d’administration de Lyon 2 afin de faire entendre leur voix directement avec le conseil d’administration. André Tiran, encadré par son chauffeur/garde du corps, a tout simplement annulé la séance afin de ne pas à avoir à répondre de ses actes, c’est-à-dire l’application zélée d’une politique gouvernementale régressive.
Si cette première action était nécessaire, elle ne suffira pas à stopper les projets de la présidence. C’est pourquoi nous devons nous organiser et lutter afin de faire reculer ce projet inacceptable. Nous exigeons des conditions décentes de travail pour les personnels de Lyon 2 : titularisation, ou au moins « CDIsation » de tous les personnels, fin des emplois à temps partiel subit, hausse des salaires, reconnaissance de l’ancienneté, etc.

Le CA du 17/06 dernier avait dans son ordre du jour la question de l’externalisation. Une partie des listes présentes au CA ont soumit une motion refusant cette externalisation et ont demandé que cette question soit soumise au vote. Le président a alors refusé, elles ont donc décidé de quitter la salle. Le président a convoqué un nouveau CA vendredi 1/07. Nous nous devons d’être encore là pour manifester notre soutien aux personnels et notre refus de la privatisation.
André Tiran profite des vacances pour étouffer la contestation, préparons-lui une rentrée à la hauteur.
Refusons l’externalisation des services d’entretien !

Rassemblement devant le bâtiment présidentiel du campus berges du Rhône Lyon 2 à 15h le 1/07

Rassemblement devant le conseil d’administration de Lyon II vendredi à 14H00 !

Nous menons campagne contre le nouveau calendrier universitaire, qui réduit de deux semaines par semestre la durée de l’année.

C’est directement la conséquence du manque de moyens à l’université. Les professeurs n’ont pas le temps de faire leurs recherches, accaparés par des tâches administratives que l’administration de l’université ne peut pas assumer tant Lyon II manque de personnel.

Pour leur laisser le temps de faire leurs recherches, l’année a été condensée. C’est jouer la recherche contre l’enseignement, alors que les deux ne devraient pas s’opposer. Si personnel et moyens il y avait, l’une se ferait pas au détriment de l’autre.

Nous appelons donc les étudiants à signer notre pétition http://jesigne.fr/nouveaucalendrieruniversitaire pour un retour à 14 semaines par semestre au lieu de 12, pour l’embauche massive de personnel et pour des aménagements pour la fin du semestre (notamment le respect de la semaine de révision !).

*Nous appelons à un rassemblement le 19 Mars à 14H00 pour faire pression sur
le conseil d’administration lors de la remise de la pétition.*
*(campus des quais)*

Nous, étudiants, enseignants et personnels de l’Université Lyon 2, considérons :

-Que le nouveau calendrier universitaire a créé à l’université des
conditions d’étude sensiblement dégradées pour les étudiants, aussi bien du
point de vue du rythme que de la pédagogie

-Que cette dégradation amplifie la sélection sociale à l’université, tout
particulièrement à l’encontre des étudiants salariés,

-Que ce calendrier se traduit par une diminution du nombre de personnel
alors que celui-ci est déjà trop bas,

-Que les réformes à répétition et l’étranglement budgétaire ont créé une
situation intenable concernant le travail administratif, qui engorge à tous
les niveaux le fonctionnement de l’université,

-Que le manque de personnel a obligé les personnels et les enseignants à
travailler gratuitement pour permettre à la machine de tourner, et
qu’aujourd’hui ce sont les étudiants qui en payent le prix,

-Que les enseignants devraient pouvoir accomplir aussi bien leur travail de
recherche que d’enseignements dans de bonnes conditions,

-Que l’université devrait dispenser un enseignement matériellement accessible à de

larges couches de population, y compris les étudiants salariés, ce qui, naturellement,

doit se traduire dans le calendrier et
l’emploi du temps,

– Que la gestion du personnel devrait se faire en fonction des besoins et
non pas selon la logique imposée par les réformes.

– Que ce calendrier s’intègre dans le processus de privatisation de
l’Université organisé en particulier par la loi LRU, illégitime et
majoritairement contestée,

*Par conséquent, nous exigeons:

-Le retour au semestre de 14 semaines, et non pas de 12, à compter de
l’année prochaine !

-Que le calendrier du semestre en cours soit d’ores et déjà réaménagé !

-Qu’une réelle politique d’embauche de personnels soit mise en œuvre dans
cette Université ce qui améliorerait les conditions de travail, et
libèrerait du temps pour l’enseignement et la recherche !*

*Nous appelons à un rassemblement le 19 Mars à 14H00 pour faire pression sur
le conseil d’administration lors de la remise de la pétition.*
*(campus des quais)*