Agressions d’extrême droite à Lyon

 

Malgré l’interdiction de la « marche des cochons », organisée par le Bloc Identitaire pour dénoncer la vente de viande hallal, soit disant révélatrice de l’islamisation de la France, environ 500 personnes, identitaires, néo-nazis et autres se sont quand même réuni-e-s samedi 14 mai à Lyon. Soit disant pour défendre la liberté d’expression, en protestant contre l’interdiction préfectorale. Ce n’était en fait qu’une excuse pour véhiculer leurs idées fascisantes.
Durant la même journée, une manifestation anti-fasciste a rassemblé environ 1500 personnes. En marge de la manifestation, des heurts ont eu lieu entre militant-e-s antifascistes, militant-e-s d’extrême droite, et forces de l’ordre. Trois anti-fascistes sont toujours retenu-e-s par la police.
Les pouvoirs publics essaient de faire passer ces évènements pour une « guéguerre » entre extrême droite et extrême gauche, alors que cette menace dépasse largement ce cadre et est loin de ne concerner que l’extrême gauche.
En effet, dès la dispersion du rassemblement, les manifestants d’extrême droite s’en sont pris à diverses devantures de kebab. Plus tard dans la soirée, des nazis ont attaqué des lieux « alternatifs », des bars et des personnes souvent au hasard, en scandant des cris racistes, ouvertement nazis. Une dizaine de personnes sont, encore à cette heure, hospitalisé-e-s, dont certain-e-s dans un état critique.
La FSE exige que les trois anti-fascistes soit relaché-e-s immédiatement et que les poursuites à leur encontre soit abandonnées. La FSE exige la fermeture des deux locaux d’extrême droite ouverts à Lyon. La FSE appelle l’ensemble des étudiant-e-s à continuer de lutter contre toute manifestation de l’extrême droite quelle qu’elle soit.

PAS DE FASCISTES DANS LES QUARTIERS
PAS DE QUARTIER POUR LES FASCISTES !

 

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