Le 9 avril, étudiant.e.s, vacataires, enseignant.e.s-chercheur.e.s, personnels et précaires des universités, dans la rue contre l’austérité !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015Tract du collectif des enseignant.e.s-vacataires :

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont orchestré, via des lois ultra-libérales, la lente mort de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche [ESR]. La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités dite loi LRU (Loi Pécresse – 2007) puis la loi Fioraso (2013) ont forcé une restructuration de l’ESR par le bas. À force de coupes budgétaires et de désengagement financier de l’État, les établissements ferment des formations, gèlent des postes, licencient des contractuels, suppriment des postes d’ATER [Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche], externalisent des services et maintiennent dans la précarité nombre de ses salarié.e.s…

…Et cela n’est pas prêt de s’arrêter ! Le « Pacte de responsabilité » et ses 50 milliards d’euros d’économies ainsi que le projet de Loi Macron, sous les atours de la « croissance et [de l’] activité », ne sont rien d’autre qu’une énième manifestation de la volonté du gouvernement de nous engager dans la voie de l’austérité. À l’Université, comme dans n’importe quel secteur salarié, la possibilité de déroger au Code du travail (par des accords directs entre patrons et salarié.e.s par convention individuelle), impactera nécessairement les conditions de travail et d’emploi des contractuel.le.s, déjà précaires et fragilisés par une gestion irresponsable et délétère des ressources humaines au sein des établissements de formation.

À Lyon 2, la précarité et le non-respect du droit du travail : on connaît bien !

Depuis septembre 2014, les enseignant.e.s-vacataires, avec le soutien des étudiant.e.s, se mobilisent contre leurs conditions d’emploi et de travail inacceptables : embauche sur la base d’un mauvais support d’emploi ne correspondant pas à leurs missions effectives, contrats arrivés entre cinq et sept mois de retard, rémunérations versées au compte-gouttes et au bon vouloir de la DRH, T.D. surchargés où les étudiant.e.s, trop nombreux.ses, ne trouvent pas de chaises pour s’asseoir, racket aux frais d’inscription pour les doctorant.e.s-vacataires qui reversent une partie de leur rémunération à leur propre employeur, tâches « annexes » non rémunérées (correction, préparation des cours et surveillance des examens). Mais après six semaines de grève et la rétention des notes du premier semestre, l’équipe présidentielle de Lyon 2 ne propose aucune solution pérenne et viable pour résoudre ces problèmes. Ainsi, la mobilisation se poursuit et les enseignant.e.s-vacataires ne comptent pas lâcher l’affaire…

De Lyon à Paris : solidarité entre précaires des universités !

En France, les salarié.e.s précaires des universités se mobilisent contre la casse de l’Université et des conditions de travail toujours plus difficiles et inacceptables. Ainsi, les personnels de Paris 8 sont en grève depuis huit semaines pour exiger la revalorisation de leurs salaires. Au début du second semestre 2014-2015, à Paris-Sud (Orsay) et Paris 13, les enseignant.e.s ont mené une lutte pour protester contre les coupes budgétaires et le non-renouvellement de certains postes, résultats des restrictions budgétaires imposées par le gouvernement aux universités…

…Partout, l’austérité infligée aux universités mène les enseignant.e.s, les étudiant.e.s, les vacataires et les personnels BIATSS à se révolter contre des conditions d’études et de travail toujours plus précaires et insoutenables. Celles et ceux qui font tourner et vivre ces établissements ne cessent d’alerter depuis des années le gouvernement sur les impacts de ses lois et décisions délétères, ne leur permettant plus de fournir un enseignement de qualité…

Toutes et tous ensemble : refusons le désastre annoncé !

9 AVRIL MACRON ACHEVE BIEN LES PROLOS…En juin 2014, Geneviève Fioraso avait annoncé vouloir réaliser une économie de 1,6 milliards d’euros sur les budgets 2015-2017 de l’Enseignement supérieur et la recherche. Parallèlement, le gouvernement déshabille l’Université mais renfloue les poches du patronat sur le dos du service public de l’ESR grâce au Crédit Impôt Recherche [CIR]. Véritable niche fiscale pour les entreprises privées, le CIR leur permet de déduire de l’impôt sur les sociétés 30% de leurs investissements recherche et développement, atteignant alors la somme de 6 milliards d’euros en 2015 à charge pour les finances publiques.

Le « Pacte de responsabilité », la Loi Macron (avec ses multiples cadeaux au patronat et le démantèlement de droits et d’acquis sociaux), les lois austéritaires qui touchent l’Université (LRU, Fioraso), le « déverrouillage » du CDI… Tout cela signe la mort du service public et l’avènement d’une précarisation de l’ensemble des salarié.e.s des secteurs publics et privés.

Le 9 avril, mobilisons-nous toutes et tous
pour faire entendre la colère qui gronde
contre la précarisation généralisée et l’austérité !

GRÈVE ET MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE
10h30 – Place Jean Macé – Lyon

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Le 9 avril, toutes et tous ensemble on reprend la rue !

Loi Macron Loi des Patrons Toutes et tous en grève 10.04.2015

À LYON, LE 9 AVRIL, 10H30 JEAN MACÉ,
MANIFESTATION CONTRE L’AUSTÉRITÉ !

Stoppons cette course folle vers toujours plus d’austérité ! Reprenons l’offensive, retrouvons la force et la dignité de l’action collective !

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté. (
Louise Michel)

  • Le 9 avril, c’est notre signal de la contestation contre le vol du fruit de notre travail et contre la stigmatisation de tous ceux et celles que le système exclut.
  • Le 9 avril, c’est notre refus d’une société de cupidité au profit d’une minorité de privilégiés, société qui engendre toujours plus d’inégalités et de dégâts écologiques.
  • Le 9 avril, c’est la défense des services publics et des moyens aux agent.e.s qui servent l’intérêt général.
  • Le 9 avril, c’est notre volonté de lutter contre la politique d’austérité du gouvernement et contre les attaques patronales.

Mais l’austérité, c’est quoi ?

  • L’austérité c’est se soumettre aux lois des marchés financiers qui font payer la crise et les dettes publiques aux salarié­.e.s, aux retraité­.e.s, aux chômeurs­.
  • L’austérité c’est l’argent public dilapidé dans des exonérations fiscales sans fin au profit des entreprises et des banques et au détriment du financement des protections sociales de toutes et tous.
  • L’austérité c’est le gel des salaires des salarié.­e­.s, du dans le privé comme du dans le public, alors que les profits et les dividendes distribués par les patrons explosent.
  • L’austérité c’est l’ensemble des mesures anti sociales comme la loi Macron qui facilite le travail de nuit et du dimanche, la précarité et les licenciements.
  • L’austérité c’est organiser la misère et nourrir la montée de l’extrême droite raciste.

Voilà pourquoi nous devons reprendre la rue, mettre toutes nos forces dans la réussite des grèves et manifes­tations le 9 avril.

Le 9 avril est aussi une étape importante vers la construction d’une mobilisation prolongée. Partout dans les régions, les quartiers, les entreprises, les services, c’est à nous toutes et tous de décider des suites à donner à cette première journée de mobilisations.

Contre l’insatiable richesse…

Les chiffres mettent en lumière l’indécente concentration des richesses pour une couche de plus en plus res­treinte de riches de par le monde. La part du patrimoine mondial détenue par les 1 % des plus riches est passée de 44% en 2009 à 48 % en 2014, et la fortune des 80 personnes les plus riches s’élevait en 2014 à 1 900 mil­ liards.
En France, la fraude et l’évasion fiscale sont une perte sèche évaluée entre 60 et 80 milliards, autant de richesses produites par les salarié­es détournées dans les paradis fiscaux et la spéculation. Les dividendes versés aux ac­ tionnaires explosent, plus 30 % en 2014, soit plus de 56 milliards d’euros. Et pendant ce temps, le gouvernement Valls/Hollande arrose les multinationales à coups de milliards via le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), recule devant les exigences du patronat, cède aux lois de la finance, bafoue le droit de l’environnement au profit des intérêts économiques.

… notre soif de justice sociale

La contestation et les résistances sociales montent dans plusieurs pays européens. La Grèce en est aujourd’hui un symbole, face aux politiques anti­sociales.

En France, des mobilisations ont lieu dans le privé comme dans le public, dans les localités, les branches, contre les licenciements, pour des augmentations salariales, pour préserver les moyens des services publics, et améliorer les conditions de travail.

À partir de ces luttes, nous voulons construire les convergences indispensables pour inverser le rapport de forces.

À partir de ces luttes, nous voulons unir nos forces et exigences pour imposer une autre répartition des richesses et satisfaire les besoins sociaux les plus élémentaires fondés sur l’égalité et la solidarité :

  • SMIC à 1700 euros net, augmentation des salaires,des pensions, des allocations chômage et minima so­ciaux.
  • Réduction du temps de travail pour aller vers les 32h, avec embauches correspondantes, respectant les conditions de travail, la vie privée des travailleurs­ et des travailleuses.
  • Instauration d’un statut du salarié : continuité du socle contractuel avec maintien du salaire entre deux emplois ; obligation de reclassement des salarié.­e.s sans limite de temps ; financement patronal mutualisé pour garantir ces droits.
  • De nouveaux droits pour les salarié­.e.s face à l’arbitraire patronal comme le droit de veto contre les licen­ciements, le maintien et l’extension des droits d’expression et de représentation dans les entreprises, les asso­ciations et les administrations sur les questions économiques, sociales, environnementales et de santé au travail.
  • Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et la fin des discriminations pour touTEs.
  • Le renforcement des emplois et des services publics.

Stoppons cette course folle vers toujours plus d’austérité !
Reprenons l’offensive, retrouvons la force et la dignité de l’action collective !

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Loi Macron, loi des patrons !

La loi Macron est un ensemble de mesures qui vise à déréglementer de nombreuses règles relatives au commerce, au droit des sociétés, au droit du travail, du transport, des professions réglementées (avocats, notaires, etc.). Elle prévoit également plusieurs privatisations et autorise le gouvernement à simplifier par ordonnance les procédures d’autorisation et d’enquête publique pour les projets de construction ayant une incidence environnementale… Elle se décline autour de trois « chapitres » : « Libérer l’activité », « Investir », « Travailler ». Il est donc impossible en quelques lignes d’en faire une lecture critique exhaustive. Nous nous limitons pour notre part à relever les principales conséquences de cette loi en matière de droit du travail dans le tract téléchargeable en bas de cette page.

Certaines dispositions prévues dans l’avant-projet de loi ont disparu du projet de loi présenté le 10 décembre 2014 en Conseil des ministres, notamment la réforme de la médecine du travail, qui sera incluse dans une loi sur la santé au printemps.

Enfin, cette loi ne peut se comprendre sans son pendant « dialogue social » en cours, le gouvernement ayant « invité » les partenaires sociaux à négocier sur les institutions représentatives du personnel dans les entreprises, la négociation devant s’achever en janvier 2015. Au menu de cette négociation contrainte : la disparition des délégués du personnel et du comité d’entreprise au profit d’un Conseil d’entreprise, la suppression des CHSCT au profit d’une simple commission hygiène-sécurité, la « simplification » des négociations et consultations des représentants du personnel…

Plus que jamais, il est nécessaire de se mobiliser pour défendre le droit du travail !

Télécharger et lire le tract :

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Journées d’action sur Lyon 2 les 10 et 12 février !

Nous relayons le dernier tract issu du comité de mobilisation des étudiant.e.s de Lyon 2 en lutte :

Grève des enseignant.e.s vacataires de Lyon II

Lyon 2 en grèveDepuis lundi 26 janvier, des vacataires-enseignant.e.s de plusieurs disciplines sont en grève à l’appel du collectif des vacataires et précaires de l’Université Lyon 2. Nous, étudiant.e.s de Lyon II, dénonçons leurs conditions de travail et d’emploi, à savoir l’absence de contrat de travail depuis la rentrée de septembre 2014 et donc l’absence de paie.

Tou.te.s concerné.e.s, tou.te.s mobilisé.e.s !

Suite à un rassemblement le 29 janvier devant la DRH (Direction des Ressources Humaines) sur le campus des Quais, l’équipe présidentielle s’est fendue d’un communiqué envoyé par mail au collectif des vacataires. Cette réponse ne satisfait en aucune manière aux revendication exprimées (pas de frais d’inscription pour les étudiant.e.s vacataires, des contrats en bonne et due forme, paiement mensualisé immédiat). La présidence se justifie en invoquant le coût que représentent les 35% d’étudiant.e.s boursier.e.s à Lyon 2, à l’heure où l’on apprend que le président lui-même se serait octroyé une prime de quelques 26 800 €. La présidence tente de jouer le jeu de la division entre doctorant.e.s vacataires et étudiant.e.s, en stigmatisant particulièrement les boursier.e.s. Or la précarité nous concerne tous !

Lyon 2 ne représente pas un situation isolée, dans d’autres universités en France les mêmes problèmes se posent et les étudiant.e.s et travailleur.se.s s’organisent ; à Rennes 2, Montpellier 3 ou Paris 8 par exemple. L’Assemblée Générale de Lyon 2 a voté le soutien à la mobilisation de Paris 8 notamment.

Le manque de moyens met en péril nos conditions de travail et d’études.

Nous exigeons :

  • Des TD à moins de 30 personnes ;
  • Des contrats et salaires pour chaque vacataire ;
  • Abandon des poursuites contre les syndicalistes ;
  • Augmentation du budget (récupération des 6 milliards supprimés par l’État) dans le cadre d’une université gratuite, publique et ouverte à tous ;
  • Arrêt du contrôle des cartes étudiantes et des fouilles de sacs à l’entrée du campus des Quais.

Nous appelons l’ensemble des étudiant.e.s à se joindre à la mobilisation pour défendre nos intérêts communs. C’est tou.tes et tous ensemble, étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels, qu’il faut se battre pour obtenir des moyens pour des conditions d’études et de travail de qualité. Soyons nombreuses et nombreux aux journées d’action de mardi et jeudi prochains !

Journée d’action mardi 10 février, campus de Bron sur le Forum :

  • Stand d’infos
  • Crêpes/café à prix libre
  • Activité graffitis sur le forum (à partir de 11h)
  • Activité création d’affiches

Journée d’action jeudi 12 février, campus des Quais :

  • Rassemblement devant la DRH (86 rue Pasteur, 69007) à 10h

Tenez-vous informé.e.s !

Assemblée générale des personnels mercredi 10 septembre à 16h00 !

Nous relayons le tract de SUD Education Ain Rhône Loire :

Enseignants-vacataires :

Mépris de l’administration,

précarité grandissante

STOP !

 

Les lois d’autonomie des universités (LRU et Fioraso) s’articulent à la politique de rigueur budgétaire déjà bien en place dans l’Enseignement supérieur et l’État exige des universités qu’elles en fassent plus avec des moyens constants ou en baisse. Résultat, la précarité se généralise et c’est le personnel vacataire qu’il soit administratif, technique ou enseignant qui en fait en premier les frais. L’État confirme jour après jour son statut de plus mauvais employeur de France.


Face à la dégradation des conditions d’emploi et de travail, les universités se mobilisent. Ainsi, à Tours, Caen, Bordeaux ou Paris, des personnels non titulaires (doctorants-vacataires, contractuels, docteurs non titularisés, agents administratifs…) se sont organisés en collectif pour faire entendre leurs voix auprès de leur présidence et du ministère. En effet, ces catégories de personnels constatent l’extrême précarité de leur situation, renforcée par la mise en place précipitée et forcée des Communautés Universitaires et d’Établissements.


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon


Le cas des personnels enseignants non titulaires

 

Afin de pallier le manque de personnel enseignant engendré par la politique d’austérité budgétaire, les universités ont recours massivement aux vacataires. Dans le cas de l’université Lyon II, les vacataires sont souvent des doctorants non financés ou des docteurs non titularisés. Ainsi, dans le département de science politique, des cours entiers sont assurés par des vacataires (CM et TD).

Se faire accepter par l’Université au statut de vacataire est un vrai parcours du combattant : Il faut être inscrit en doctorat, sans quoi le contrat de travail ne peut être émis. Mais les inscriptions ne sont ouvertes qu’au 1er octobre dans certaines disciplines. Par ailleurs, faut-il rappeler que la diminution du nombre de financements de thèse implique que les vacations sont la principale source de revenu pour beaucoup d’entre nous ? Comment payer alors des frais d’inscriptions de plus de 600 euros si nous ne sommes pas rémunérés au préalable ? C’est le serpent qui se mord la queue avec pour conséquence la précarité qui devient la norme. Ces frais d’inscription exorbitants pour ceux d’entre nous qui ne sont pas financés amènent à reverser une partie de notre salaire net à notre employeur : l’université.
Sur un salaire net de 705 euros pour un TD de 21h, que reste-t-il pour vivre lorsque nous reversons environ 600 euros en frais d’inscription à notre employeur ?


Une fois acquis et quel que soit le statut, doctorant-e-s ou docteur-e-s, les contrats de vacations sont bien souvent flous et façonnés dans le but d’exonérer les universités de cotisations sociales. Nous sommes ainsi limités à un volume horaire de 96 heures/an afin que l’université ne soit pas considérée comme notre employeur principal. Si nous désirons effectuer plus d’heures, nous devons nous déclarer en auto entrepreneur (ce qui est en réalité également très compliqué) ou justifier une activité professionnelle principale d’au moins 900 heures/an ce qui est bien évidemment incompatible avec la réalisation d’une thèse. Ces restrictions administratives nous conduisent donc parfois à travailler au noir (en demandant à d’autres vacataires ou titulaires de déclarer nos heures). Nous signons le plus souvent notre contrat de travail plusieurs mois après avoir débuté les cours. Qu’en est-il de notre responsabilité civile vis-à-vis des étudiants durant cette période ? Quant à notre salaire, il est versé au mieux trois mois après les heures effectuées, parfois plus, ce qui accentue notre situation de précarité financière et peut éventuellement nous mettre en situation de porte à faux vis-à-vis de Pôle Emploi lorsque l’on touche les allocations chômage, entraînant parfois la suspension du versement des indemnités.


Être payé à l’heure de cours signifie que l’ensemble des tâches annexes nécessaires à l’activité d’enseignement (préparation des cours, réunions d’équipes, surveillance des partiels, correction des copies, suivi des étudiants…) équivaut à du travail gratuit.


Face à cette situation toujours plus catastrophique nous demandons :

• la gratuité de l’inscription pour les doctorants employés par l’université, quel que soit leur statut
• un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative
• le paiement mensualisé dans le mois qui suit les heures effectuées
• la précision dans le contrat de travail du délai des rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées
• le paiement des surveillances de partiels
• l’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire
• un engagement ferme sur la tenue des TDs au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre,
• l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF
• la limitation à 30 étudiant-e-s par TD
• le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon
• le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport
• la simplification de la procédure d’inscription en doctorat
• une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes


Appel à la mobilisation

 

Un certain nombre d’entre nous s’est organisé l’année dernière en collectif au sein du syndicat Sud Education afin de faire remonter ces revendications à la présidence et à la DRH de l’université Lyon II. Malheureusement, ces derniers ont ignoré nos demandes répétées de dialogue (trois demandes de rendez-vous ont été envoyées par mail en juin) révélant leur mépris face à notre démarche. Ce manque de considération nous révolte d’autant plus que nous avons la charge de la majeure partie des heures d’enseignement.

À l’heure de la rentrée universitaire et de la mise en application de la CUE, nous considérons donc qu’il est urgent que nous nous organisions plus massivement pour faire entendre notre voix auprès de la présidence. La précarité des conditions d’emploi et de travail est intolérable dans l’Enseignement supérieur comme ailleurs !


Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon

(la salle sera indiquée à l’entrée)


Contact : sudlyon2@sud-arl.org

 

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir

À Lyon 2, malgré la répression, le combat continue !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon :

Nous étions plus d’une cinquantaine réuni-e-s ce lundi 8 septembre au tribunal correctionnel de Lyon pour assister à la lecture publique du verdict du procès de trois étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2. Nos camarades étaient inculpé-e-s suite à la mobilisation des étudiant-e-s et des personnels en novembre 2013 sur l’université, au cours de laquelle un conseil de la présidence avait été perturbé. Le délibéré est tombé : 3 mois de prison avec sursis pour Myriam, 6 mois de prison avec sursis pour Vincent et 4 350 euros d’amendes, dommages et intérêts et remboursement des frais d’avocat pour 2 agents du service de sécurité incendie de l’université plaignants et les agents de la BAC ; soit la peine maximale requise. La troisième camarade a été relaxée. Nous allons discuter avec notre avocat de la possibilité de faire appel.

La sévérité du verdict s’explique par le fait que la juge ait strictement appliqué les réquisitions du procureur qui rappelaient lors du procès le caractère politique de l’inculpation. Rappelons également que Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait le soir même de l’intervention des forces de l’ordre sur le campus soutenu publiquement la répression.

Les interpellations n’avaient alors pas été faites au hasard. Elles étaient ciblées et réalisées sur ordre de plusieurs  agents du service de sécurité incendie dont certains acceptent de collaborer avec des membres du renseignement intérieur présents pour l’occasion sur les campus.

La présidence, par l’intermédiaire des agents de sécurité incendie, a désigné ce qu’elle considère comme les « leaders » du mouvement étudiant, en représailles de leur présence syndicale active quotidiennement sur les campus.

En effet, sur les 6 interpellé-e-s, 4 étaient organisé-e-s au sein du syndicat FSE/Solidaires étudiant-e-s et les 3 inculpé-e-s sont tous syndiqué-e-s. Quant aux condamné-e-s, il s’agit de Myriam, secrétaire générale de section, et Vincent, alors élu étudiant au Conseil d’Administration de Lyon 2.

Ainsi, d’une main, la présidence envoie les forces de l’ordre sur les campus pour déloger les étudiant-e-s et personnels en lutte, provoquant des gardes à vue pour ceux qu’elle croit pouvoir identifier comme des « meneurs/meneuses ». De l’autre, elle utilise son pouvoir de communication pour donner sa version mensongère des « faits » à 30 000 étudiant-e-s et personnels, pour désigner nos camarades comme « violent-e-s », parce qu’ils/elles se sont donné-e les moyens de porter leurs revendications dans un conseil où la Présidence entendait justifier sa politique de dégradation des conditions de vie de la majorité d’entre nous.

Mais la répression ne nous arrêtera pas !  La précarisation de nos conditions de vie et de travail, le triste sort qui nous est réservé dans le système capitaliste ne nous laisse d’autre choix que de lutter ! C’est uniquement dans l’union et la solidarité interprofessionnelle que nous pouvons gagner, seule l’organisation à la base nous permettra de reprendre en main nos vies !

Aujourd’hui, l’État et la présidence en s’acharnant sur 2 de nos camarades voudraient dissuader les précaires de s’organiser pour lutter. Au contraire nous devons être plus solidaires et nombreux que jamais pour continuer la lutte avec les camarades inculpés ! 

La présidence, soucieuse de conserver son hégémonie, cherche à diviser le front des précaires dont les personnels de sécurité incendie font partie intégrante. Loin de nous laisser enfermer dans le jeu d’une opposition stérile entre étudiants et personnels, et conscient-e-s que la lutte ne se gagne que dans l’union de classe, nous œuvrons et appelons à la  construction d’un vaste mouvement inter-professionnel.

Nous faisons un appel large à la solidarité des organisations syndicales et politiques pour nous soutenir financièrement (chèque à l’ordre de SOLIDAIRES Rhône, à envoyer au 125 rue Garibaldi 69006 LYON).

Malgré la répression, la résignation n’est pas pour nous une option !

Solidarité avec nos camarades !

Rejoignez la lutte !

Pour pouvoir gagner, nous n’avons pas d’autre choix -étudiant-e-s, salarié-e-s, personnel, précaires, chômeurs- que de nous regrouper et de nous organiser à la base, syndicalement, en comités, en collectifs, en assemblées générales, afin de reprendre nos vies en main !

Solidaires Étudiant-e-s Syndicat de Lutte Lyon (ex-FSE)

Facebook : FSE Lyon

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Solidarité avec les cheminots !

 

En tant qu’étudiant-e-s nous voulons adresser notre soutien à la lutte des cheminots contre la réforme ferroviaire. Celle-ci, visant à ouvrir à la concurrence le réseau ferroviaire afin d’accroître et de privatiser les profits par la dégradation des conditions de travail des agents en les alignant par le bas.

Cette attaque, durement soutenue -comme  toujours- par les médias dominants – qui ne veulent voir que les  conséquences immédiates pour quelques passagers « pris en otage » de la  grève, comme ils disent, sans jamais donner la parole aux grévistes,  sans jamais expliquer les réelles causes de la lutte – se fait au prix des droits sociaux des travailleurs, droits acquis par la lutte, ainsi qu’au prix de la sécurité des usagers (le déraillement de Brétigny-sur-Orge en 2013 ayant entraîné la mort de plusieurs personnes et fait de nombreux blessés ayant pour cause les  choix opérés par la direction de la SNCF de ne pas investir dans  l’entretien du réseau afin d’accroître les profits)

Par conséquent, en tant que travailleur en formation nous partageons les mêmes ennemis que les cheminots : le patronat et ses serviteurs, le gouvernement -qu’il soit de gauche ou de droite. Ce sont ces mêmes gouvernements, ce même patronat qui dégradent nos conditions d’études, en réduisant les budgets, qui dégradent les conditions de travail des agents de l’université en augmentant la charge de travail, en usant de contrats toujours plus précaires; qui privatisent l’université (à travers les lois LRU et Fioraso notamment), rendant son accès -et la possibilité de s’y maintenir- pour les enfants des classes populaires toujours plus difficile.

La réforme ferroviaire aura de plus des conséquences directes sur les étudiant-e-s. En  effet, nombre d’entre nous sommes usagers-ères de la SNCF, bien souvent contraints pour pouvoir poursuivre notre formation de nous éloigner de nos proches (formations de plus en plus restreintes par la dernière loi Fioraso visant faussement à « harmoniser l’offre de formation » en supprimant tout simplement des filières « doublon » en fusionnant et restructurant l’offre de formation sur une aire géographique agrandie). L’augmentation  des tarifs de transports et la baisse de l’offre touchera donc inévitablement les étudiant-e-s les plus précaires. 

Nous appelons donc les étudiant-e-s à ne pas se laisser embobiner par la propagande anti-grève des médias et du patronat, qui n’hésite pas à faire passer les cheminots pour des « privilégiés »! ou encore les responsables de la dette de la SNCF, ces médias ne font que défendre les seuls et réels privilégiés de notre société: les actionnaires, les bourgeois et les rentiers. Les droits des cheminots désignés à la vindicte réactionnaire ne sont que des acquis sociaux obtenus par la lutte et les vrais responsables de la dette de la SNCF sont le patronat (qui fait des milliards de bénéfices et qui détruit les acquis des travailleurs pour accroître ses profits) et le gouvernement (qui se désengage du financement du service public).

Enfin, nous sommes conscient-e-s que aujourd’hui pour faire reculer le gouvernement, l’ensemble des secteurs qui subissent les attaques du gouvernement doivent s’unir.

 

Pour ces raisons nous adressons notre entière solidarité à la lutte des cheminots et appelons l’ensemble des étudiants à soutenir leur grève, en participant à leurs actions, en les soutenant sur les piquets de grève. (gare de Perrache pour Lyon)

 

Le MEDEF attaque les droits des intermittents : étudiants en art du spectacle, vous êtes concernés !

Alors que les négociations sur l’assurance-chômage sont engagées depuis maintenant plusieurs semaines, et qu’une fois de plus les droits de tous les chômeurs sont menacés, le MEDEF a lancé une attaque grave contre les droits des intermittents du spectacle.

Ces droits sont actuellement régis par les annexes spécifiques 8 et 10 du régime général de l’assurance-chômage. Déjà fortement attaquées en 2003, elles permettent le régime d’indemnisation spécifique des intermittents du spectacle.

Aujourd’hui, le MEDEF veut purement et simplement supprimer ces annexes, prétextant que les intermittents du spectacle « coûtent trop cher ».

Le patronat attaque ainsi partout où il le peut les droits non seulement des intermittents, mais aussi de l’ensemble des précaires, des chômeurs et des travailleurs. Non content de bénéficier déjà des largesses du gouvernement – qui lui offre de somptueux cadeaux fiscaux – il souhaite détruire le peu de droits qui subsistent pour les travailleurs.

La précédente attaque en date – celle de 2003 – avait déjà gravement entamé les possibilités de vivre correctement des métiers du spectacle. La suppression pure et simple des droits des intermittents signerait l’arrêt de mort de ces métiers.

En tant qu’étudiants en arts du spectacle, vous savez que l’intermittence du spectacle est souvent synonyme de précarité, et qu’elle est également un avenir possible après les années d’étude. Dès lors, les récentes attaques du MEDEF doivent vous alerter sur le nécessaire rapport de forces à enclencher face au patronat comme face au gouvernement : sans lutte dès aujourd’hui, il n’y aura demain plus rien à défendre.

file d'attente

La riposte a commencé : lundi 17 février, 900 intermittents se sont réunis en Assemblée Générale à Paris, appelant à deux journées de grève et d’actions le jeudi 27 février et le 12 mars. Dès les annonces du MEDEF, des intermittents avaient occupé le ministère de la culture pour marquer leur mécontentement.

Intermittents d’aujourd’hui et de demain, chômeurs, précaires : c’est tous ensemble qu’il faut lutter !

Rejoignez le rassemblement devant le siège lyonnais du MEDEF à Lyon (60 avenue Mermoz Lyon 8ème) jeudi 27 février à partir de midi !

Permanences juridiques en droit du travail à l’université Lyon 2 !

Avec l’augmentation de la précarité étudiante (hausse des frais d’inscription, des loyers, des frais alimentaires, de transport), une part significative des étudiants est contrainte de se salarier pour financer leurs études, leur logement…

Le salariat étudiant est un facteur d’échec non négligeable à l’université, d’autant plus si l’on prend en compte l’attitude intraitable de certains enseignants et de l’administration face aux difficultés auxquelles ces étudiants sont confrontés.

Cependant on a tendance à occulter les problématiques les concernant au cours de l’activité salariée proprement dite. Ces emplois, souvent associés à des conditions de travail difficiles (restauration rapide, travail de nuit…), ont vocation de servir d’appoints temporaires. Et les employeurs l’ont bien compris. Écartelés entre leurs études et leur travail, ces étudiants font partie des travailleurs facilement exploitables : ils seront peu enclins à s’opposer aux abus de leur hiérarchie ou à négocier des conditions de travail viables, souvent isolés de leurs collègues et des syndicats (peu présents dans les entreprises de services où travaillent la majorité des étudiants). Pourtant ce sont ces abus qui les poussent à bout et leur font échouer leurs études.

Code du travail délégué syndical faujourC’est pour cette raison que la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon et Solidaires Rhône s’apprêtent à mettre en place des permanences juridiques régulières pour informer sur les droits au travail, assurer un soutien syndical suffisant (intenter un recours aux prud’hommes mais aussi offrir une aide collective pour rompre l’isolement au travail).

De plus, les passerelles entre le monde du travail et universitaire étant de plus en plus nombreuses (l’université garantissant de moins en moins l’accès à des emplois stables et non précaires), nous informons également les étudiants non-salariés voulant se préparer à leur entrée dans le monde du travail.

Il est plus que temps de lutter contre la systématisation du salariat étudiant, de lutter contre la dégradation générale des conditions de travail et la destruction du droit du travail.

 

1ère permanence le mardi 25 février de

13h00 à 16h00 dans le hall du bâtiment K

sur le campus de Bron

 

Affiche permanences juridiques 25 février

Grève interprofessionnelle le 29 février 2012 Contre la casse du service public et les politiques d’austérité, seule la lutte collective paye !

Le 29 février 2012, les organisations syndicales européennes de la CES appellent à une journée de grève contre les politiques « d’austérité ».

Ces politiques dîtes « d’austérité » se transcrivent dans tous les États européens (et ailleurs dans le monde) par des libéralisations et privatisations accélérées des services publics, par des diminutions ou gel des salaires, par des suppressions massives de postes, par la casse des acquis sociaux (retraites, chômage…) etc. pour maintenir les profits toujours plus faramineux du patronat.

En Grèce, la dictature des marchés n’a jamais été aussi forte ! Le salaire minimum est ramené 480 euros net et 430 euros pour les moins de 25 ans pour un travail à temps plein… Soit respectivement une diminution de 22% et 32% du salaire ! L’allocation chômage d’un an passe à 359 euros dans un contexte de chômage très massif (45% pour les moins de 25 ans), la retraite minimum est descendue à 392 euros, les conventions collectives sont anéanties au profit des conventions entreprise par entreprise, et 150 000 postes de fonctionnaires sont supprimés d’ici à 2015 ! Quant aux services publics (ou ce qu’il en reste), quatre vont être totalement privatisés (gaz, eau, pétrole et jeux) durant la première moitié de 2012, ayant pour conséquence hausse des prix, baisse de la qualité, diminution de personnels… Rappelons qu’en Grèce, la vie est en moyenne 20% plus chère qu’en France !

Et l’austérité est mondialisée : Chili, Espagne, Portugal, Angleterre, Irlande etc. Partout, les classes populaires sont visées, et les contestations réprimées !

En France les privatisations partielle ou totale vont bon train : la Poste, le secteur du rail, de la justice, de l’hôpital et de la santé, casse du système de retraite par répartition et allongement du temps de travail, etc. Et évidemment, les universités et les Crous ne sont pas épargnés : autonomie financière, financements privés, hausse des frais d’inscriptions, financements inégaux, casse du cadrage national des diplômes pour les premières ; et décentralisation renforcée, modification des structures internes, hausse perpétuelle des loyers des chambres universitaires et des repas dans les RU sans hausses des aides sociales pour les Crous…

Cette offensive néolibérale et capitaliste globale concerne également le secteur privé, où l’austérité salariale et où la violence managériale se trouvent facilitées par les attaques contre le code du travail et le chômage de masse entretenu par le patronat. Le plan de rigueur de 2011 avait pour objectif de faire économiser à l’Etat 1 milliard d’euros, passant par la hausse des TVA (impôts les plus inégaux) sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées, la hausse de la taxation des assurances maladie provoquant l’augmentation des prix pour avoir une prise en charge liée au soin de santé maximale etc.

Les économies d’Etat prévues pour 2012, en prenant en compte le plan de rigueur précédent, s’élèvent de 18 à 20 milliards d’euros (deux plans successifs de 12 milliards et de 6 à 8 milliards) sur un budget total de l’Etat de 2 000 milliards… Et tout dernièrement, le parlement a voté en faveur de cette fumeuse « TVA sociale », qui augmente la TVA de 1,6 % (la faisant passer à 21,2%) et la CSG de deux points (autre impôt indirect, donc inégal), alors qu’en parallèle le patronat se voit offrir un nouveau cadeau fiscal par la suppression des cotisations liées aux dépenses de santé (soit 13,6 milliards euros !!) !!

En Grèce, la révolte est lancée !! Grèves, occupations et émeutes se succèdent. C’est le cas par exemple de l’hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) où les personnels l’occupent et l’ont déclaré sous contrôle direct et complet des travailleurs-euse-s et s’organisent en assemblées générales. A Athènes, la fac de droit est occupée et transformée en centre médical. Des assemblées s’organisent dans les quartiers, des redistributions de nourriture ont été organisées après des pillages de supermarchés, des cantines collectives sont organisées… Et ce n’est qu’une partie des nombreuses initiatives qui se passent chaque jour en Grèce.    Pendant ce temps, les médias distillent mensonges, approximations et contre-vérités…

En France, le 29 février, une mobilisation interprofessionnelle avec manifestation est organisée pour défendre les salaires et les services publics, contre l’austérité. Alors que certaines organisations
syndicales réformistes freinent la mise en place d’un vrai rapport de force, nous revendiquons une réelle convergence des luttes intercatégorielles et la mise en place d’une grève générale massive, reconductible et illimitée ! Ce ne seront pas les manifestations et rassemblements ponctuels qui pourront mettre un coup d’arrêt à ces politiques., C’est aujourd’hui qu’il faut mettre en place les moyens d’actions appropriés (assemblées générales, blocage économique etc.) pour que le mouvement social puisse reprendre la main !

Tou-te-s ensemble et en même temps, seule la lutte collective paye ! Contre l’austérité et la précarité, pour la justice sociale, imposons par nos luttes le partage des richesses ! Le capitalisme est en crise, aidons le à s’effondrer !

À LYON, RDV À 11H PLACE DES TERREAUX !

Soutien aux travailleur-euse-s de l’automobile et de la métallurgie en lutte contre les suppressions d’emplois et les fermetures d’usines, et pour la conquête de nouveaux droits !

Il y a trois semaines, Les travailleur-euse-s de l’usine PSA citroën-peugeot (6ième manufacturier automobile mondial, dont les profits ont augmenté de 20,8% en 2010) ont appris par intermédiaire de la CGT de l’usine d’Aulnay que leur direction mettait secrètement en place un plan de fermeture de 3 sites du groupe, à Aulnay et Sevelnord Valenciennes, et à Madrid. Ce plan ne devait être dévoilé qu’au 2nd semestre 2012. Bien que la direction démente, ces nouvelles suppressions font suites a de nombreuses réductions d’effectifs, avec l’objectif clair de préparer le terrain a une délocalisation définitive en Inde à la fin de l’année prochaine, mettant sur le carreau plus de 10.000 travailleur-euse-s rien que dans le Nord-Pas-de-Calais et ébranlant l’ensemble du secteur automobile.

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