Intervention à destination des membres du Conseil d’Administration et de la présidence de Lyon 2

Université Lumière Lyon 2À destination de l’ensemble des membres du Conseil d’Administration de l’université Lyon 2,

Ne pouvant malheureusement être présent en ce jour, j’ai toutefois un certain nombre de questions dont il serait, me semble-t-il, dûment souhaitable pour tout le monde d’obtenir des réponses de la part du Président.

Tout d’abord, en ce contexte de « contrainte budgétaire » que tout un chacun ici connaît bien, et alors même que nombre de vacataires enseignants ne sont pas payés par l’université depuis le mois de septembre, qu’ils connaissent une grande précarité, j’aurais aimé savoir pourquoi la présidence est capable d’embaucher de toute urgence des agents de sécurité privée, alors qu’elle n’est semble-t-il pas capable depuis maintenant près de 5 mois de remplacer 2 agents du service de la DRH en arrêt (prétexte invoqué hier par le DRH M. Fabre pour expliquer le retard dans la signature des contrats de travail et le versement des paies) chargés de ce travail ? Le président n’a semble-t-il pas conscience des conséquences financières et humaines catastrophiques pour les personnel concernés.

Je souhaite également interroger la présidence sur le coût que représente pour l’université la signature d’un contrat avec l’agence de sécurité privée afin d’épauler les agents de sécurité incendie à assurer le contrôle des entrées et la fouille des sacs sur le campus des Quais, de 7h30 le matin jusqu’à 21h le soir ?

J’aurais par ailleurs aimé connaître, si l’objet est bel et bien la protection des étudiants et personnel dans un contexte de « menace terroriste », pour quelles raisons l’instauration de ces contrôles et fouilles n’est effective sur le SEUL campus des Quais (sans par ailleurs présumer de l’efficacité d’un tel dispositif) ? Les étudiants et personnel du campus Porte des Alpes ne mériteraient-ils pas la même protection face à ladite menace invoquée ? Il s’agit d’une rupture d’égalité flagrante dans le traitement du personnel et des étudiants. Suite à nos interrogations sur ce dispositif, il nous a été répondu, je cite, que « le président n’est pas sur Bron ». Si une menace particulière existait à l’encontre de la personne du Président, cela nous semble inquiétant, et nous pensons que les administrateurs devraient en être informés. Nous demandons à ce que ce dispositif de contrôle soit levé immédiatement.

Je tenais également à informer l’ensemble des administrateurs de certaines pratiques antisyndicales inédites de la présidence. En effet, suite à l’exclusion de 2 ans de l’université dont 18 mois avec sursis à caractère exécutoire et immédiat (impliquant qu’un appel devant le CNESER n’est pas suspensif) de 2 de mes camarades par la commission disciplinaire de l’établissement (décision de laquelle le Président de l’université fait par ailleurs lui-même appel devant le CNESER, exigeant une exclusion ferme de 5 ans de l’université) ; la DAJIM a adressé un mail aux agents de sécurité les enjoignant  d’empêcher physiquement nos camarades à pénétrer le campus (des Quais), joignant à ce mail une photo d’eux afin d’aider les agents à les identifier (copie dont les intéressés ont pu directement prendre connaissance, ainsi que plusieurs témoins, les agents leur ayant présenté le document afin de justifier du refus qui leur était fait).

Or, cette interdiction n’est fondée sur strictement aucune base juridique. En clair, elle est complètement illégale !
Le président, ou le service juridique, ne pourront par ailleurs pas prétexter de la présentation désormais nécessaire aux points de contrôles de la carte étudiante (ils en possèdent une), encore moins du refus fait désormais à toute personne extérieure à l’université de pénétrer sur le campus (si nos camarades exclus devaient être considérés comme « extérieurs »). En effet, ces deux derniers jours constituaient les « journées de l’enseignement supérieur ». À cet effet, toute personne extérieure à l’université pouvait entrer sur les campus (avec fouille du sac sur le campus des Quais). Or, malgré cela, l’interdiction a été maintenue à l’encontre d’un de nos camarades de pénétrer sur le campus ce mercredi (l’agent, à qui nous ne pouvons reprocher de faire son travail et d’obéir à sa hiérarchie, prétextant alors d’une situation différente leur étant réservée, en clair, d’exception, et parfaitement illégale).

Il nous a souvent été reproché de ne pas nous exprimer dans le cadre « démocratique institutionnel ». Ainsi, nous ne comprendrions pas qu’aujourd’hui ces questions restent sans réponses. Si d’aventure la présidence ne daignait toutefois pas donner réponse sur ces différents points considérant mon absence, un administrateur présent aurait très certainement la gentillesse de les soulever…

En vous priant d’excuser mon absence et en remerciant par avance pour les réponses qui seront apportées,

l’élu Solidaires Étudiant-e-s Lyon au Conseil d’Administration

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L’Ord(u)re règne à Lyon 2. La présidence de Lyon 2 fait exclure deux syndicalistes de lutte de l’université !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de Lutte en date du 25 janvier, paru dans Un Pavé Dans Ta Fac n°4 :

Jeudi 18 décembre, la commission disciplinaire de l’Université Lyon 2 a prononcé l’exclusion de 2 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de lutte (ex-FSE).

Nos camarades étaient convoqué-e-s formellement pour « trouble à l’ordre et entrave au fonctionnement de l’établissement » suite à l’envahissement d’un conseil de la présidence le 21 novembre 2013 par une centaine de personnes dans le cadre de la mobilisation des étudiant-e-s et du personnel contre la loi Fioraso et les restrictions budgétaires¹.
Le président avait alors donné, pour seule réponse aux revendications des étudiant-e-s et personnel mobilisé-e-s ce jour, l’intervention des forces de l’ordre à l’intérieur même du campus afin de faire évacuer les bâtiments. Sur la centaine de manifestant-e-s, 6 étudiant-e-s, dont 4 syndicalistes seront interpellé-e-s et placé-e-s en garde à vue.
3 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s sont finalement passé-e-s en procès en juin 2013, dont deux qui se sont fait condamner : la secrétaire de section syndicale et l’élu au Conseil d’Administration de l’université, condamné-e-s respectivement à 3 et 6 mois de prison avec sursis et plus de 5000 euros de dommages et intérêts et frais de justice.
Le jeudi 18, il/elle ont été condamné-e-s à une exclusion immédiate de l’université de 2 ans dont 18 mois avec sursis !

Cette condamnation est une menace par toutes celles et ceux qui n’entendent plus se résigner à accepter la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est chaque jour un peu plus imposée.
Mais insuffisamment content de la gravité de la peine infligée à nos camarades, Jean-Luc Mayaud, président de l’université, fait désormais appel de cette décision devant le CNESER et réclame 5 ans d’exclusion ferme de l’université.

Retour sur le déroulement de la commission disciplinaire

Le déroulement de cette commission de jugement nous aura confirmé qu’il n’était nullement question de l’envahissement du conseil. Il s’agit là d’une volonté politique cherchant n’importe quel prétexte afin de nous exclure. Ainsi, lors de ce simulacre de jugement, peu importait que la présidence soit incapable de présenter un début de preuve ou même de témoignage à charge provenant d’autres personnes que les accusateurs eux-mêmes pour étayer sa thèse des « violences ». Peu importaient les nombreux témoignages -bel et bien existants ceux-là- d’étudiant-e-s, de profs, d’agents administratifs présent-e-s au moment des faits qui attestent tous de l’absence de coups volontaires portés aux agents ce jour-là. Peu importait encore le contenu même des certificats médicaux fournis par les agents, qui attestent que les blessures de ces derniers résultent de la poussée collective pour rentrer dans l’amphi et non de coups volontaires ; blessures qui s’expliquent toutes par la résistance des agents devant l’entrée des étudiant-e-s alors que, selon la version officielle de la présidence² , ceux-ci « avaient pour ordre de s’effacer et ne pas susciter de violences ». Au vu des déclarations contradictoires des agents et de leur attitude le jour du conseil extraordinaire (en liaison téléphonique constante avec leurs supérieurs) il apparaît clairement que la présidence avait donné pour consigne aux agents (transformés en garde présidentielle personnelle pour l’occasion) de ne laisser rentrer aucun étudiant (qu’il/elle soit ou non élu-e).
Seul leur importait, derrière le motif vague de notre convocation pour  » trouble à l’ordre » de trouver une responsabilité pouvant nous être imputée. Ceci fut bien illustré, que ce soit lors de l’instruction ou du jugement, lorsque M. Landon (par ailleurs Vice-président, ayant à l’époque porté plainte à notre encontre, se retrouvant ainsi partie, instructeur, et juge !) et M. Gaillard présidents respectifs de chacune des commissions, n’hésitaient pas à modifier les motifs de notre comparution.
Ainsi, lorsque nous démontrions notre innocence vis-à-vis des soi-disant « coups » portés aux agents, ils invoquaient finalement l’annulation du Congrès. Mais dès lors, sous ce motif, pourquoi ne poursuivaient-ils pas les plusieurs dizaines d’étudiant-e-s ayant participé à l’envahissement ? Ils trouvèrent la parade… Dans la notification d’exclusion envoyée à nos camarades, la présidence justifie sa décision par le fait qu’il et elle avaient osé parler au mégaphone et qu »il est avéré qu’il/elle étaient les meneurs d’un mouvement visant à perturber le déroulement du Congrès ».
Ainsi se conçoit la « liberté d’expression » de la présidence, elle qui est pourtant si prompte à l’afficher fièrement… Une liberté où les syndicalistes qui refusent d’adhérer doivent dégager, où les étudiant-e-s qui se mobilisent sont brutalement expulsé-e-s du campus par les forces armées.

En réalité, c’est sa propre lâcheté que tente de faire oublier aujourd’hui le président, en faisant preuve d’une fermeté sans précédent. Lui qui, le jour du congrès abandonnait ses agents, les laissait pour seul interlocuteur aux personnes mobilisées, des agents de sécurité incendie à qui il donnait ainsi pour mission d’assumer seuls les conséquences de la politique qu’il mène.

Ce qu’ils appellent violence

Le président, prompt à user des moyens de communication dont il dispose (et abuse), avait alors qualifié l’envahissement de « violent ».
Rappelons par ailleurs qu’après la fuite du président devant les étudiant-e-s et personnels mobilisé-e-s, les étudiant-e-s qui occupaient le bâtiment de la présidence réclamaient de pouvoir envoyer un mail à l’ensemble des étudiant-e-s et personnels afin d’expliquer leur mouvement, la nécessité de s’organiser et de se mobiliser pour ne pas se laisser écraser.
Finalement, ce n’est pas un mail qui sera envoyé, mais une quarantaine de CRS et agents de la BAC à l’intérieur du bâtiment pour nous en faire dégager.
Ainsi la présidence est la seule à bénéficier d’une réelle liberté d’expression, dont elle use et abuse en envoyant régulièrement sa propagande (souvent mensongère et diffamatoire) par mail, à l’intégralité des étudiants et personnels.
Quant aux étudiants et personnel, eux, n’ont que la liberté de se faire matraquer s’ils essaient de s’exprimer.

Nous sommes tous Charlie
Ce seul évènement est une illustration euphémisée de la violence sociale et symbolique quotidienne grâce à laquelle s’impose l’ordre dominant inégalitaire.
Comment qualifier les matraquages policiers au tonfa et à la télescopique, l’enfermement abusif de plusieurs personnes (garde-à-vue), la menace de l’enfermement carcéral (peine de prison avec sursis), les milliers d’euros d’amende pour des étudiant-e-s boursier-e-s salarié-e-s, l’interdiction de poursuivre ses études universitaires et, désormais, l’interdiction manu militari de pénétrer sur le campus ?
N’est-ce pas par l’usage de la force et de la violence que s’impose leur point de vue, c’est-à-dire leurs intérêts, leur conception de la démocratie et de la « liberté d’expression » ?

Par cet acharnement, nous constatons que ce qui insupportait la présidence était la force du mouvement étudiant de l’année dernière, menace pour une présidence vacillante et en perte d’influence (Jean-Luc Mayaud était alors contesté par sa propre majorité et largement déstabilisé par les démissions successives de plusieurs vice-présidents). Au sein même du cercle restreint des « représentant-e-s » dans les instances officielles, dont la composition est pourtant très loin d’avoir une quelconque proximité avec la notion de représentativité dont ils se réclament (pour ne prendre qu’un exemple, les personnels enseignants-vacataires qui entament une grève à partir de ce lundi 26 janvier 2015, ne disposent d’aucun siège au Conseil d’Administration alors même qu’ils assurent parfois jusqu’à 80 % des TD), l’obtention d’une majorité leur devient difficile.
Ainsi l’illustre le Conseil d’Administration de décembre dernier où la présidence n’est parvenue à obtenir une majorité qu’à 13 voix pour un budget d’austérité grâce aux 7 personnalités extérieures [!]), contre 12, budget dont les conséquences se paient au quotidien pour les personnels qui voient leurs primes gelées, l’intensité de leur travail augmentée, la précarité toujours plus s’installer ; et par les étudiant-e-s, qui voient les conditions d’études toujours plus se dégrader.A Lyon 2, il est temps de faire le ménage de la présidence
Mais dans cette période difficile pour la majorité, le président, lui, se permet de se verser une prime (à laquelle légalement il n’a pourtant pas droit) de plusieurs milliers d’euros, représentant le salaire annuel d’un agent d’entretien à temps partiel…

Nous devons par ailleurs dénoncer la collaboration de l’organisation étudiante GAELIS (FAGE) qui a participé par leurs votes à l’exclusion de nos camarades. Loin de l’apolitisme bienveillant dont ils/elles se revendiquent lors des diverses échéances électorales pour quémander les voix étudiantes, la FAGE participe de la répression des syndicalistes qui se battent au quotidien pour la gratuité des études, pour l’inscription de toutes et tous à l’université, avec ou sans papiers.

L’acharnement de la présidence et de la classe dominante en général pour faire taire celles et ceux qui luttent ne traduit que la peur de voir se développer la contestation sociale face aux ravages -à l’université comme dans le reste de la société- d’un système capitaliste raciste et patriarcal.

Loin de nous faire plier, ils ne font que renforcer notre détermination à combattre et vaincre cet ordre asservissant, qu’ils essaient de maintenir, nous le voyons encore aujourd’hui, par tous les moyens.

¹ Pour retrouver des analyses sur les motifs de la lutte : « LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons ?! » et « Le rôle de l’université dans la société capitaliste ».

² Cf. le procès-verbal du Vice-président portant plainte pour « violences aggravées »

Compte rendu du Conseil d’Administration du 13 décembre 2013 qui a rejeté le budget

Le 13 décembre dernier avait lieu le dernier conseil d’administration (CA) de l’université de l’année 2013. Le C.A. c’est en théorie l’institution de l’université qui prend les décisions importantes et les grandes orientations politiques. Il est composé de 7 professeurs d’universités et 7 maîtres de conférences, 3 élus du personnels, 5 élus étudiants et personnalités extérieures.

Etudiants, personnels BIATOSS et personnels enseignant précaires (qui assurent plus de 70% des cours) sont donc sous-représentés voire pas représentés du tout. Les catégories supérieures (les professeurs d’université notamment) sont elles au contraire surreprésentées au C.A. Cette composition en fait donc une instance de fait particulièrement défavorable pour les plus précaires des personnels.

Le président commence la séance en annonçant qu’il convoquera un C.A. extraordinaire le 10 janvier pour remplacer le Conseil Élargi, conseil où les étudiants mobilisés s’étaient légitimement invités, et face auxquels le Président refusera de s’exprimer et préférera faire appel aux forces de l’ordre pour les évacuer des bâtiments occupés, et de procéder à l’arrestation de 6 personnes. Il reconnaît donc ici en clair que les « assemblées » qu’il a convoquées n’étaient qu’une façade démocratique puisque ce n’était pas le lieu où il souhaite s’exprimer.

Il n’avait de toute façon pas fallu bien longtemps aux personnes présentes à ces assemblées pour s’apercevoir qu’assez peu d’informations en ressortiraient, si ce n’est que la présidence était déterminée à appliquer la loi. Le lieu où seront « réellement » divulguées et discutées les applications de la loi Fioraso sera donc ce Conseil d’Administration extraordinaire.

En clair, face aux accusations d’opacité, la présidence restreint davantage le cercle des ayants droit à l’information !

Élection d’un nouveau Vice-Président dit « chargé de l’emploi et de l’action sociale » (VP chargé du personnel)
Lors de ce Conseil d’Administration devait être élu un nouveau Vice-Président en charge des personnels pour remplacer la Vice-présidente démissionnaire. Jean-François GOUX a été élu à ce poste.

Mais qui est donc Jean-François GOUX ?
Pendant les deux heures de débat et de présentation qui ont précédé son élection, Monsieur Goux s’est présenté comme un « homme de gauche » : ancien syndicaliste de l’UNEF, puis du SNESup, et actuel élu PS au conseil municipal de Vernaison.  Il tient à rappeler qu’il n’a « rien de commun avec ces jeunes qui sont dehors et veulent nous empêcher de travailler. » En somme, un parcours classique.

Interrogé à plusieurs reprises sur la politique qu’il comptait mener en tant que VP RH pour les enseignants-chercheurs d’une part, vis-à-vis des personnels BIATOSS d’autre part, M. GOUX a refusé de répondre en reconnaissant ne pas maîtriser les dossiers concernant les personnels non enseignants de l’université puis en s’étonnant d’être interrogé sur la politique qu’il souhaitait mettre en œuvre : « Je ne peux pas vous répondre de manière précise. Je n’ai pas de programme précis. » Élu sans mandat, sans programme, il est un simple gestionnaire « contraint », comme il le dit lui-même, par l’équipe présidentielle et le budget de l’Etat de poursuivre le travail de casse. Il a notamment avoué « n’être pas opposé à l’externalisation de certains services, au cas par cas » si cela était nécessaire (pour rappel l’externalisation est le transfert ou la sous-traitance de service par une entreprise privée, en clair c’est la privatisation d’un service, comme par exemple la tentative d’externalisation du service de ménage il y a deux ans, qui aurait conduit à licencier tout bonnement tout le personnel de ménage de l’université. Suite à une lutte et plusieurs envahissements de Conseil d’Administration, la présidence de l’époque avait abandonné le projet, rembauchant ces personnes à la condition qu’ils acceptent des contrats très précaires…). En somme, M. GOUX a admis être incapable de répondre aux légitimes attentes des personnels, et qu’il poursuivrait dans la direction souhaitée par la présidence et donc l’Etat.

Pour conclure ce nouvel épisode tragi-comique des Conseils d’Administration de Lyon 2, Gérard COMBE représentant du CESER (la région Rhône-Alpes), qui siège au C.A en qualité de personnalité extérieure -démontrant une nouvelle fois le caractère indispensable de ces intervenants- a affirmé que s’il votait en tenant compte des idées politiques du candidat, il n’aurait pas soutenu M. GOUX. Ce dernier avait auparavant affirmé être contre les politiques libérales d’austérité, mais était cependant prêt à occuper ce poste en respectant les contraintes : l’austérité…  Allez comprendre.

En réalité l’austérité à l’université accélère le processus de rapprochement des universités du secteur privé, processus de « professionnalisation » qu’il reconnaît être un objectif pleinement partagé avec la présidence actuelle. Voilà pourquoi peut-être est-il prêt à occuper le job. 

Mais Gérard COMBE soutiendra sa candidature (et par 2 voix, André VILLEMUS, le président de la MACIF Rhône-Alpes, non présent, lui ayant donné sa procuration de vote), lui reconnaissant une honorable motivation à agir en gestionnaire de l’Etat, privé de toute autonomie politique et de toute marge de manœuvre. Une belle illustration du cynisme des décisionnaires, pour dégrader définitivement les conditions d’étude et de travail à l’université.

La représentante du Rectorat -laquelle siège en qualité de personnalité extérieure au Conseil d’Administration de Lyon II- a également rappelé sa conception : « La politique d’un représentant de l’Etat s’exerce en deçà de la personne. Vous êtes tous des opérateurs de l’Etat. » (peu importe ses idées, ce sera un gestionnaire d’une politique qu’il ne décide pas)

« Si je me situais sur terrain politique vous n’auriez aucune chance d’avoir ma voix. Mais c’est une question technique. Seul importe d’avoir une vision, de redresser une image calamiteuse.   » Gérard COMBE

« Le budget n’est qu’une traduction chiffrée d’une politique » Jean François GOUX

Sur le rôle et la place prise par les personnalités extérieures
Ce Conseil d’Administration a été très instructif concernant le rôle et la place des personnalités extérieures en leur sein.

Aujourd’hui, ces personnalités extérieures -qui sont amenées à jouer un rôle toujours plus important dans les organes de décision- ont été mobilisées pour sauver l’équipe présidentielle. La présidence a pris soin de faire le plein de voix, et ce sont donc des personnes non élues, totalement extérieures à l’université, qui sont venues soutenir les candidatures proposées par la présidence c’est-à-dire venues décider à la place des personnels et des étudiants quelle politique leur sera appliquée.

Les objectifs des personnalités extérieures sont très clairs (ces dernières ne cherchent d’ailleurs absolument pas à les cacher), il s’agit de :

1- Faire correspondre l’offre de formation aux besoins des entreprises.
2- Adapter les étudiants aux attentes des employeurs.

À ceux-là s’associent d’autres, qui pensent encore que leurs intérêts convergent avec ceux des dominants. Ainsi, beaucoup se sont retrouvés pour déplorer la « mauvaise image » de Lyon 2. Le représentant du personnel de l’UNSA affirme ainsi : « On subit les moqueries de la presse. C ‘est les employeurs qui se détournent de nous ». En substance, le seul objectif valable est de leur redonner confiance. Et encore, nous dit-il, « on n’inversera pas le cours de l’Histoire, l’université soixante-huitarde est morte ». Mais il n’a pas fini : « En période de crise, il faut voter des budgets, s’habituer à ce qu’ils soient de plus en plus restreints, et faire avec ! »

En parlant de la mort de l’université soixante-huitarde, il ne faut pas se leurrer : ces gens attendent une purge des éléments contestataires de l’université. 

Quant aux contestations elles-mêmes, « c’est le corps électoral de Lyon II qu’il faut changer, pas les élus », selon Jean-François ARRUEE (représentant du Grand Lyon), pour qui Lyon 2 serait en « insurrection permanente ». Ils ne s’en cachent pas, ils veulent changer la « clientèle » !

On comprend ainsi mieux pourquoi la présidence a fait intervenir si rapidement les forces de l’ordre sur son campus, puisqu’il s’agit précisément d’adresser un message clair : la contestation n’est pas acceptée, est et sera combattue d’une main de fer. Un message d’ordre quoi.

On aura en outre pendant ce conseil beaucoup entendu parler « d’intérêt collectif », sans jamais trouver personne pour le définir : c’est un fait, cet  intérêt collectif n’existe pas. Il y a d’un côté nos intérêts, la condition des étudiants salariés et précaires de la fac, qui en sont de fait exclus, nos conditions d’études, les conditions de travail difficiles voire impossibles pour les personnels ; de l’autre, les intérêts des  investisseurs, que sert la privatisation.

Ils entendent faire de nous une main-d’œuvre docile et conforme. Ils entendent faire des économies sur les conditions de vie des personnels.

III) Rejet du budget : Une « victoire »? Quelle victoire?

Si les personnalités extérieures de l’université ont félicité la présidence pour sa présentation « extrêmement claire » du budget, il n’en est rien en réalité. La seule certitude qui ressort de ces heures de débat est qu’il s’agit d’un budget en restriction : la baisse des crédits annoncée est de 5%.

À l’heure du Conseil d’Administration bien peu de choses concrètes étaient arrêtées : l’opacité quasi totale subsiste sur les filières, matières sacrifiées du fait des réductions budgétaires, sur les nombres de personnels BIATSS non-renouvelés, ou encore sur le nombre de postes gelés.

La création de 22 « postes Fioraso » à Lyon 2 : une nouvelle arnaque

La présidence s’est auto-congratulée car le ministère aurait débloqué 22 « postes Fioraso » pour l’université Lyon 2. Ces postes devraient ouvrir droit à l’université de recruter 22 postes de professeurs supplémentaires. Si cela peut sembler être une bonne nouvelle en apparence, il s’agit en réalité d’une nouvelle arnaque du gouvernement que la présidence tente de faire passer pour une victoire.

En effet, la possibilité juridique de recruter ne s’accompagne pas des transferts financiers nécessaires. Comme l’a affirmé un élu au CA : « sans financements ces postes sont un jouet sans piles ».

De plus ces « postes Fioraso » permettent uniquement de recruter des enseignants avec le statut de « professeur d’université ». En clair, il s’agit de la catégorie la plus élevée des enseignants, au salaire le plus élevé.

Enfin, il est nécessaire de rappeler que l’an dernier déjà le gouvernement avait promis la création d’un certain nombre de postes supplémentaires pour Lyon 2 entre autres. La plupart de ces postes ont par la suite été « gelés » et donc jamais mis en place…

Le chantage aux subventions orchestré par la présidence

Le vice-président chargé des finances n’a pas hésité pas pour « convaincre » les membres à voter pour le budget de faire jouer la concurrence entre universités. En effet, il affirmait qu’un rejet du budget signifierait que plusieurs millions d’euros qui devait être alloué à l’université pour la rénovation des bâtiments de Bron se verraient du coup transférés aux universités de Saint Etienne ou Lyon III.

Cependant, malgré les tentatives de la présidence pour contraindre les élus à voter en faveur du budget présenté, celui-ci a été rejeté après plusieurs heures de débats.

Un rejet du budget pour des questions de forme ?

Mais ce rejet a des significations plurielles ; pour une majorité des personnes qui ont fait ce choix (et notamment pour une partie des ex-membres de l’équipe majoritaire), le sens est : « Vous (la présidence) devez composer avec nous (les profs) ». En clair, nous pourrions être en accord avec ce budget d’austérité, mais nous demandons à faire partie du processus de décision et prendre part aux choix sacrificielsPour eux, « la crise » à Lyon 2 n’est qu’un simple problème démocratique. Ce qu’ils rejettent, c’est désormais la seule personne de J-L MAYAUD et sa gestion autoritaire : l’absence de « dialogue » avant la mise en place des mesures de coupes budgétaires. 

Nous ne devons donc pas avoir d’illusions : les oppositions qui ont permis le rejet de ce budget ne sont qu’un concours de circonstances, et ne sont pas motivées par une opposition politique de fond, ou par un rejet du budget « de crise » lui-même, seulement par la méthode employée et l’absence de transparence. Il n’y a pas de divergences de fond : « on est prêts à mettre les mains dans le cambouis, mais il faut qu’on joue collectif », a affirmé Jean SOUBRIER ex-membre de l’équipe de J-L MAYAUD et désormais dissident.

La plupart des élus au CA sont donc prêts à gérer la misère, d’obliger les plus précaires d’entre nous à se serrer encore plus la ceinture tout en investissant des millions pour les filières d’élite. Tout ce qu’ils demandent c’est d’être associés à cette négociation, de choisir eux-mêmes quel membre du corps malade de l’université il est nécessaire d’amputer.

Le rejet du budget par l’instance ne doit donc pas être considéré comme une victoire. Ce n’est en tout cas pas la nôtre.

 

Par ailleurs, nous devons penser collectivement nos méthodes de lutte. Nos combats ne se mènent pas dans les instances, ou alors ils sont réduits à peu de choses.

Cela a été dit, en réponse aux personnalités extérieures inquiètes sur la signification du rejet de ce vote. Le prochain Conseil d’Administration qui présentera le budget verra le budget entériné, en tout cas, un partie des personnes s’étant opposées ont clairement signifié que ce choix n’était pas définitif, qu’il était simplement un « signal d’alarme ».

Communiqué suite au CA du 22 novembre

Face à la communication de la présidence : droit de réponse de la FSE

 

 « Congrès élargi » : le président fuit…

Dès l’entame du Conseil d’Administration ce vendredi 22 novembre, la présidence de l’université s’est montrée isolée et aux abois. Suite à un vote à bulletin secret, demandé par des élus, et contre la volonté du président Jean-Luc Mayaud, la majorité des présents a voté pour le bouleversement de l’ordre du jour, afin d’évoquer les événements du jeudi 21 novembre, qui ont fait l’objet d’une communication incontrôlée de la part de la présidence.

Devant les imprécisions factuelles et les attaques diffamatoires à l’encontre de notre organisation, répétées à nouveau lors de ce Conseil par le président, nous sommes intervenus fermement pour rappeler les faits, et l’interprétation politique que nous en faisons.

Jeudi 21 novembre, un rassemblement à l’appel d’un comité de mobilisation des étudiants de Lyon 2 – auquel nous prenons part, parmi d’autres étudiants – s’est tenu, afin de protester contre les manœuvres d’une présidence qui prétendait pouvoir résoudre une crise dont elle est un rouage, et ce autour d’un cercle restreint d’élus et de responsables. Nous soutenions pleinement cet appel.

Ce rassemblement visait expressément à faire surgir dans un congrès en fait bien restreint la voix des étudiants mobilisés.

Les étudiants présents ont envahi successivement le grand amphithéâtre, puis le bâtiment administratif. Ils n’ont à aucun moment rencontré de réponse à leurs demandes, et ont fait face au jusqu’au-boutisme d’un président qui a refusé de s’exprimer devant les étudiants, préférant coûte-que-coûte maintenir son congrès restreint en se réfugiant en catimini dans une salle du bâtiment administratif.

 

 … et déchaîne la brutalité policière

Nous avons occupé ce bâtiment, et nous sommes assis afin de discuter de la manière dont nous souhaitions organiser la suite de la mobilisation à Lyon II. Nous formulions notamment comme revendication à la présidence la possibilité de communiquer auprès de l’ensemble des étudiants et personnel au nom des étudiants mobilisés présents.

Les personnels présents, qui ont amorcé une discussion avec nous, et les membres du conseil qui sont passés parmi les étudiants peuvent témoigner du calme qui régnait, en totale contradiction avec le discours du président, qui décrit un sentiment de peur généralisé, censé avoir été provoqué par des slogans et des tambourinements sur la porte menant à la présidence (!).

Lyon 2 CRS commissaireNous souhaitons dénoncer la violence de l’intervention policière déclenchée sur demande expresse de Jean-Luc Mayaud, via un appel téléphonique au préfet Carenco. Dans les minutes qui ont vraisemblablement suivi cet appel, une quinzaine de camions de police ont encerclé l’université, et une quarantaine de policiers en tenue anti-émeute sont entrés dans le campus, avant de surgir simultanément des différents étages du bâtiment où nous étions réunis. Il nous a immédiatement été ordonné de nous disperser.

L’intervention a eu lieu alors que les présents terminaient de voter le communiqué à adresser aux étudiants et personnels, qui venait d’être discuté une heure durant. Nous avions commencé à nous disperser dès la première sommation. En bas du bâtiment, une véritable souricière avait été mise en place. De nombreux agents de la BAC et de la police nationale nous attendaient dans la cour de l’université, et nous avons été escortés jusqu’à la sortie. Dès lors que la police était parvenue à nous pousser dehors, à l’abri des regards des étudiants présents sur le campus, les coups se sont mis à pleuvoir. Des étudiants ont été insultés, frappés, tirés par les cheveux, mis à terre, et 6 d’entre eux interpellés. Nous sommes actuellement en train de rassembler témoignages, photos, vidéos et certificats médicaux rendant compte de cette violence répressive.

 La défense des personnels, vraiment ?

Monsieur Mayaud a beau jeu de prétendre défendre le personnel, dont ses agents « hygiène et sécurité » : c’est lui qui les met dans la position de seuls interlocuteurs face aux étudiants en lutte. Il a été demandé à plusieurs reprises de parler à un représentant de la présidence, ce qui nous a toujours été refusé. Nous réaffirmons que les vigiles n’ont pas à être les médiateurs politiques d’une présidence qui n’assume pas ses responsabilités, et les maintient dans la précarité en multipliant les embauches de contractuels sans titularisations.

Pour cette raison, les témoignages d’une partie des personnels « sécurité incendie », en contrat précaire et subordonnés à la Présidence, doivent être considérés avec précaution, à la lumière de l’insistance de Jean-Luc Mayaud à attribuer au plus vite un ensemble de faits à notre organisation.

 

 La FSE, cible de la répression (?)

Parmi les 6 personnes interpellées figurent entre autres l’élu FSE au Conseil d’Administration, la présidente et la secrétaire de la FSE. Ce « ciblage » pose un certain nombre de questions quant au déroulé des arrestations.

Il semble s’agir clairement d’une répression ciblée, d’arrestations antisyndicales dont l’unique but est d’intimider les étudiants mobilisés et de casser l’opposition à la politique du gouvernement. Le soutien immédiat de la ministre de l’enseignement supérieur Geneviève Fioraso au président de l’Université en est l’illustration. Cette attaque en règle contre les libertés démocratiques et le syndicalisme à l’Université doit être mise en échec !

Monsieur le Président ne peut par ailleurs en aucun cas évoquer des « faits » auxquels il n’a pas pu assister, puisqu’il a fui le débat et  les étudiants à deux reprise, et a choisi de se barricader dans une salle avec le cercle réduit de ses derniers fidèles. Monsieur le Président a tu la brutalité qu’il a déchaînée, sous les yeux d’enseignants, de personnels, d’étudiants et de passants. Monsieur le Président a fait le choix d’attaquer par voie de presse, puis lors du Conseil d’Administration, notre organisation syndicale.

Il n’a pas eu la décence de se taire, préférant répandre une version biaisée des événements de jeudi. Jean-Luc Mayaud a perdu tout sang-froid. Nous en prenons acte.

 

 Moments de solitude

Nous relevons par ailleurs l’isolement grandissant de Jean-Luc Mayaud, fortement critiqué par ses anciens soutiens.

Nous ne nous prononcerons pas sur les enjeux politiques que ces critiques expriment. Nous ne croyons pas qu’un changement de majorité, de président, changera quoi que ce soit à la dégradation de nos conditions de vie et d’étude, que nous constatons au quotidien.

Les sinueuses interventions des derniers soutiens du président, fébriles face aux critiques, montrent bien que l’équipe présidentielle est, sous sa forme présente, en sursis.

Nous avons évoqué la responsabilité individuelle de M. Mayaud, bien qu’il ne soit pas seul : sa responsabilité est cependant celle d’un relais d’une politique de crise et de rigueur budgétaire ; elle est celle d’un président qui a choisi d’imposer par la force sa politique en envoyant les flics contre les étudiants de Lyon II. Elle sera demain celle de celui ou celle qui choisira de servir la politique réclamée par les gouvernements successifs

 

Nous combattrons sans relâche les véritables dégradations, commises par cette politique, et qui frappent nos conditions de vie, d’étude et de travail !

 

 

Les tentatives de museler l’opposition ne nous arrêterons pas !

Tous en Assemblée Générale !

Ils privatisent on rend public !

S’ils ferment les portes, nous les ouvrirons !

La vraie violence c’est nos conditions de vie, d’étude et de travail misérables !

La vraie violence c’est leur pseudo-démocratie qui nous est imposée par des policiers armés !

En ce qui nous concerne, nous n’avons que notre force collective !

 

 

Fédération Syndicale Etudiante – Lyon, membre de Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Lutte

 

 

Pour plus d’informations :

Site internet : fselyon.wordpress.com

Facebook : « Université Lyon 2 en lutte » / « FSE Lyon« 

Compte rendu critique non-exhaustif du Conseil d’Administration de l’Université Lyon II du 8 Mars

solidarité sans papiersÉtudiant-e-s sans papiers

Ce Vendredi 8 Mars le Réseau Universités Sans Frontières et la Fédération Syndicale Étudiante appelaient à un rassemblement pendant la tenue du Conseil d’Administration pour soutenir la présentation de la motion ci-dessous afin d’obtenir de la Présidence qu’elle soutienne la demande de régularisation des étudiant-e-s sans-papiers et s’engage sur la question.

Motion présentée par le RUSF et la FSE au conseil d’administration de Lyon 2

«Le Réseau Universités Sans Frontières déposera une demande de régularisation collective auprès de la Préfecture pour le mois d’Avril. 

Nous, Conseil d’Administration de l’Université Lumière – Lyon 2 réuni ce vendredi 8 mars apportons notre soutien à la demande de régularisation de ces étudiant-e-s et demandons à la préfecture de répondre favorablement à leur légitime demande.

      Nous ne pouvons plus tolérer que certain-e-s de nos étudiant-e-s vivent dans la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention administrative et de l’expulsion.

      Nous condamnons la politique de criminalisation et d’enfermement des étudiant-e-s sans-papiers.

   Nous refusons de participer à la collaboration forcée avec la préfecture, notre rôle n’est pas de contrôler les titres de séjour des étudiant-e-s, nous n’acceptons pas de mener cette politique discriminatoire.

       Nous nous élevons contre le durcissement des critères d’attribution du titre de séjour étudiant, et notamment contre l’élévation des conditions de ressources, qui créent une sélection sociale inacceptable.

     Les étudiant-e-s étranger-e-s sont des étudiant-e-s à part entière et doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions d’études que les étudiant-e-s de nationalité française. 

En conséquence nous inviterons les étudiant-e-s, les personnels et les enseignant-e-s de l’Université à se joindre aux prochains rassemblements organisés pour demander la régularisation des étudiant-e-s sans-papiers.»

Finalement seul le paragraphe souligné a été adopté par le Conseil d’Administration ! Une majorité de votes contre l’emportant sur le vote de la motion présentée ! (A noter les oppositions pour les organisations étudiantes de la Confédération étudiante et de GAELIS !)

Il s’agit là de la part de la Présidence d’une bien frileuse prise de position ! Celle-ci ne l’engage en effet strictement en rien et, une fois de plus, elle refuse de s’engager sur des aspects concernant des pouvoirs qu’elle détient effectivement !

Le refus de prendre nettement position en faveur des étudiant-e-s sans-papiers doit donc être interprété comme un tacite cautionnement des politiques discriminatoires de chasse aux sans-papiers !

  • La lutte continue pour la régularisation de tous et toutes les sans-papiers, et ne se gagnera de toute manière pas dans leurs conseils !

Par ailleurs, nous ne pouvons que rendre publiques les pratiques de la présidence qui menace de poursuivre en justice l’élu FSE dans le cas où les prises de position des membres du Conseil seraient rendues publiques !

Contrairement à ce que souhaiterait le président nous ne nous sentons absolument pas tenu à un quelconque « devoir de réserve » ! La seule raison de notre présence dans ces conseils étant de rendre à la vue de tous les informations qui peuvent y être récoltées. 

Se soumettre à un devoir de réserve serait pour nous cautionner, par notre silence ce qui peut se dérouler à l’intérieur des conseils. Si certains n’ont pas le courage d’assumer publiquement les positions qu’ils adoptent dans l’entre soi des conseils nous n’hésiterons pas à les rendre publique afin qu’ils prennent leur responsabilités.

  Les menaces du Président, les ordres donnés aux agents de sécurité d’arracher systématiquement les affiches de la FSE, les convocations de militants au commissariat, sont des tentatives de museler la contestation politique à l’intérieur de l’Université et ne peuvent en aucun cas être acceptées !

    • Nous ne céderons pas face aux menaces de poursuites du Président de l’Université !
    • Nous ne nous tairons pas malgré les tentatives d’intimidation !
    • À la fac comme partout, régularisation de tou-te-s les sans-papiers ! 

Privatisation de l’université

   Lors du même conseil, était entérinée une convention de formation « conseiller clientèle expert » entre la BNP Paribas et l’Université. Ce partenariat prévoit que la fac d’éco dispense une formation commanditée et financée par la BNP. Le contenu pédagogique est ainsi décidé par la BNP et les personnes pouvant bénéficier de cette formation seront proposées par la BNP. 

Il est donc là assez évident qu’il s’agit tout bonnement d’une vente de services, en l’espèce une formation.

Mais à en croire le doyen de la faculté d’économie, il s’agit là d’un « contrat bien négocié » par l’Université (autrement dit, le prix de vente est bénéficiaire).


Bref, la logique de marchandisation du savoir, de privatisation des universités et de soumission du contenu pédagogique des formations semble ici être remplie. 

Et le rôle de l’université est ici très clair : il s’agit de former les petits cadres des banques à prodiguer à leur clientèle fortunée (« conseiller clientèle expert ») les conseils aguerris pour accumuler toujours plus de capital, pour « faire travailler » leur argent. Des prolétaires de tous les coins du globe seront « invités » à être toujours plus productifs – il le faut ! – si on ne veut pas perdre son emploi qui permet déjà si difficilement de boucler les fins de mois, mais finalement, surtout être plus compétitifs pour faire plaisir à ceux qui ont le bonheur d’avoir en banque une épargne qui comme par magie, travaille pour eux..  


En conclusion de ce Conseil d’Administration, l‘université préfère se vendre à la BNP plutôt que de s’engager pour les étudiant-e-s sans-papiers !

Compte rendu critique non-exhaustif des Conseils d’Administration du 22 Juin et 13 Juillet

     Ces Conseils auront vu notamment le refus de la part de l’équipe présidentielle de prendre position en faveur de la régularisation des étudiant-e-s sans-papiers, et également le choix politique, assumé comme tel, d’augmenter les frais d’inscriptions pour les Diplômes Universitaires (D.U) seuls diplômes – jusqu’à maintenant – où la fac est libre de fixer les montants.

 

 

Étudiant-e-s sans papiers

 

 

    Lors du CA du 22 Juin la FSE a présenté, et souhaité faire soumettre au vote la motion suivante afin de faire prendre position le CA de l’Université Lyon II sur la question des étudiant-e-s sans papiers:

« Le collectif d’étudiants sans papiers de Lyon soutenu par le Réseau Universités Sans Frontières a pris l’initiative de déposer une demande de régularisation collective auprès de la Préfecture pour ce mardi 26 juin.

    Nous, conseil d’administration de l’Université Lumière – Lyon 2 réuni ce vendredi 22 juin apportons notre soutien à la demande de régularisation de ces étudiant-e-s et demandons à la préfecture de répondre favorablement à leur légitime demande.

    Nous ne pouvons plus tolérer que certains de nos étudiants vivent dans la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention administrative et de l’expulsion.

    Nous condamnons la politique de criminalisation et d’enfermement des sans-papiers.

     Nous  refusons de participer à la collaboration forcée avec la  préfecture, notre rôle n’est pas de contrôler les titres de         séjour des étudiant-e-s, nous n’acceptons pas de mener cette  politique discriminatoire. 

      Nous  nous élevons contre le durcissement des critères d’attribution du  titre de séjour étudiant, et notamment contre l’élévation des  conditions de ressources qui créent une sélection sociale inacceptable.

     Les étudiant-e-s étranger-e-s sont des étudiant-e-s à part entière et doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions d’études que les étudiant-e-s de nationalité française. 

En conséquence nous invitons les étudiant-e-s, les personnels et les enseignant-e-s de l’Université à se joindre au rassemblement pour demander la régularisation de ses étudiant-e-s le mardi 26 juin à partir de 17h devant la Préfecture de Lyon ( rue Dunoir) »

 

Dans un premier temps, le président se déclarera (presque) favorable à voter la motion, puis  l’on comprend rapidement qu’il est en réalité « d’accord » avec celle-ci, sauf à peu près..: l’intégralité de son contenu!

 

En fait, il se déclare favorable à voter certaines phrases de la motion ne l’engageant en rien. Finalement, l’équipe présidentielle refusera de prendre position, et refusera particulièrement les aspects de la motion engageant réellement des pouvoirs qu’elle détient effectivement!

 

Le président entend se donner un mois pour prendre position sur la question, pour finalement.. refuser d’ajouter ce point à l’ordre du jour du CA du 13 Juillet!

 

Le refus de la part de l’Université de prendre position publiquement contre les politiques de chasse aux sans-papiers est un cautionnement de fait des politiques xénophobes d’enfermement et d’expulsion des sans-papiers !

 

Tant que la présidence n’aura pas nettement pris position contre les politiques racistes, elle jouera le jeu de la préfecture et de la xénophobie d’État et collaborera ainsi de fait aux politiques qui en découlent !

 

=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires sur des bases ethniques ou religieuses par exemple et désigner comme responsable  « l’étranger » de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme, la liberté de circulation, et la régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!

 

 

Augmentation des frais d’inscriptions en D.U

 

 

La pénurie de financements publics organisée par l’État – dans la logique générale du capitalisme de marchandisation de l’ensemble des activités humaines – conduit les Universités à chercher des sources de financements alternatives. 

Dans cette logique, la maîtrise par Lyon 2 de la fixation du montant des frais d’inscriptions en D.U la conduit « naturellement » à faire le choix d’augmenter leur montant. 

 

Ce choix politique, assumé comme tel par la Présidence, va accroître la sélection sociale à l’entrée et contraindre les étudiantEs à trouver des financements pour étudier toujours plus importants.. Cela amène à faire comme choix pour les plus précaires, soit de salarier, soit tout simplement de renoncer à étudier..

 

Dans cette logique de misère, certaines organisations corporatistes, comme GAELIS (ébrieco), de droite voire d’extrême droite (Mét-UNI) veulent développer une 3ème option: celle de faciliter les prêts étudiants, ou de créer massivement des emplois étudiants. Ces revendications sont leur manière de collaborer à l’ordre capitaliste établi, en faisant mine d’offrir des solutions pragmatiques aux plus pauvres, ce qu’ils offrent surtout c’est un quotidien de misère, et une reproduction sociale assurée, permettant la domination toujours plus sûre de ceux qui possèdent sur ceux qui sont dépossédés. 

 

Ils préparent ainsi à merveille l’augmentation massive prévisible des frais d’inscriptions, en préparant « d’autres possibilités » de se financer et ainsi faire passer pour fainéants celles et ceux qui ne parviendraient à étudier pour des raisons financières. Bref, leur conception méritocrate cherche surtout à protéger leurs privilèges de classe possédante et à faire accepter et intégrer l’ordre social aux plus pauvres en offrant des « solutions » individuelles et individualistes à une exploitation sociale.

 

=> La FSE revendique une université publique, gratuite, laïque, critique et populaire!

Augmentation des bourses en nombre et en montant pour en finir avec le salariat étudiant subi !

Et plus globalement, la gratuité des moyens de subsistances pour tous et toutes!

 

 

Si vous vous reconnaissez dans nos positions, souhaitez nous rencontrer ou nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter, et à venir à notre rencontre.

Compte rendu critique non-exhaustif des Conseils d’Administration du 27 Avril et du 11 Mai

Lors de ces Conseils d’administration avaient lieu l’approbation de la liste des personnalités extérieures présentes au CA ; l’élection des divers vice-présidence et notamment étudiante, ainsi que le tirage au sort des membres de la section disciplinaire.

Personnalités extérieures

La présence de personnalités extérieures au sein des Conseil d’Administration d’universités est une des manifestations du processus de privatisation en cours. En effet, alors que le CA est composé de 30 personnes, 8 d’entre elles sont extérieures à l’université et peuvent prendre part au processus de décisions dans les mêmes conditions que les autres membres (14 élu-e-s enseignant-e-s, 3 élu-e-s personnels, 5 élu-e-s étudiant-e-s). Cela ne signifiant en rien que les membres élu-e-s soient légitimes dans la prise de décisions ! Ces conseils n’étant que la chambre d’enregistrement des réformes gouvernementales servant les intérêts de la classe dominante.

La nomination de 3 de ces personnalités échappe au Conseil d’Administration, elles sont nommées par les collectivités territoriales (ville de Bron ; ville de Lyon ; région).
Les 5 autres doivent comprendre 1 chef d’entreprise ou cadre dirigeant ; 1 acteur du monde économique et social ; 1 représentant d’une organisation syndicale interprofessionnelle représentative ; et les 2 dernières sont nommées par le Président à titre personnel.

Ces personnalités ont par le passé toujours appuyées les équipes présidentielles et votées en faveur des décisions privatisant les universités. Elles visent notamment à conforter la majorité du président afin d’assurer que le Conseil d’Administration assure son rôle de chambre d’enregistrement des réformes gouvernementale, et à impliquer le «monde économique local» appelé à donner son avis sur les contenus pédagogiques des formations (réforme nouvelle Licence 2011) et à financer en partie les universités par la possibilité de créer des fondations (Loi Dupont-Adnot 2011).

Le choix de la présidence aura ainsi été caricatural de la politique qu’il a à mener, et des intérêts qu’il compte servir. En effet, au titre de représentant d’une organisation syndicale interprofessionnelle, le présidence a choisi de nommer un cadre de la CGPME (organisation syndicale patronale!).

On comprend ainsi aisément quels intérêts l’université sert et quel rôle l’université se doit de jouer : elle sert les intérêts de la classe dominante possédante – c’est-à-dire des capitalistes – et joue un rôle de reproduction et de sélection sociale; et se doit de produire des savoirs utiles, dans le sens de savoirs desquels il est possible de retirer des profits; et enfin de former – si ce n’est formater – des étudiant-e-s, futurs travailleurs en formation, capables d’assurer la bonne marche de l’ordre économique capitaliste, sans trop le remettre en question.

On peut citer le Président cherchant à nous justifier le choix des personnalités, et nous expliquer la soumission de l’Université aux intérêts privés : «La professionnalisation implique des professionnels, une écoute de ce que nous allons faire par d’autres, une écoute de ce que ce monde économique et social est susceptible de nous dire..».

Face aux interventions de l’élu FSE appelant le Président à avouer clairement les intérêts qu’il entendait servir, et à arrêter ses pseudo-discours sur une «université démocratique et accessible aux publics difficiles» celui-ci reconnaîtra – lassé – avoir «choisi son camp»! c’est-à-dire celui des dominants.

Ce n’est pas une grande révélation, mais si seulement certain-e-s pouvaient encore en douter, ils savent désormais que la Présidence de l’Université reconnaît ouvertement son rôle de reproduction des inégalités économiques et sociales et l’assume.

L’équipe présidentielle retirera finalement la personnalité de la CGPME face aux nombreuses interventions, de l’élu personnel de la FSU, des élu-e-s enseignant-e-s PAU, et de l’élu FSE.

Ce n’est pas une victoire, mais simplement une preuve de leur lâcheté politique et que le combat n’est pas encore fini, puisqu’ils n’osent pas encore assumer publiquement les conséquences politique d’une telle nomination.

Vice-présidence aux finances et autres

L’élection des autres vice-présidents n’a présenté que peu d’intérêt, excepté peut-être l’élection du vice président aux finances, qui dans son discours d’investiture expliquera ses futurs «chantiers» et notamment la «nécessité de développer des outils de pilotage pour gérer les dépenses et de mettre en place des outils de comptabilité analytique», cela dans l’objectif de «connaître précisément le coût de chaque formation» puisque des «choix sont à faire, des arbitrages devront être rendus». En clair, il s’agit de connaître le coût précis de chaque formation pour pouvoir fermer les filières «trop coûteuses» c’est-à-dire non rentable, ou pas suffisamment intéressantes sur le plan économique.

Cette logique de gestion comptable et managériale est une des preuves de l’avancement du processus de privatisation des universités, avec la mise en concurrence à tous les niveaux, et la nécessité de sélectionner les formations-produits rentables, et d’éliminer les autres..

Vice-présidence étudiante

L’élection de la Vice-présidence étudiante «chargée de l’insertion professionnelle» verra l’Unéf remporter ce poste. Et pourtant l’élu Gaelis et l’élue Cé semblaient avoir tout fait pour avoir la «chance» de faire partie de ce corps de bureaucrates privilégiés dévoués aux intérêts privés.

L’équipe présidentielle avait justifié son soutien à l’Unéf par le fait que leur liste était arrivée majoritaire à l’issue des élections.

Ou peut-être parce que l’Unéf a la même vision de professionnalisation que la Présidence ?

Ou bien peut-être est-ce parce que la Présidence voit dans l’Unéf un allié, capable le moment venu de l’aider à faire taire les contestations ? Si l’Unéf a de tout temps chercher à contenir -avec plus ou moins de réussite- les mobilisations, n’ayant de cesse de vouloir trahir, pour faire triompher les intérêts de leur organisation. On peut aujourd’hui d’autant plus douter de leur volonté et de leur capacité à s’opposer aux attaques à venir contre l’université publique sous le gouvernement « socialiste ». Il est en effet de notoriété publique que l’Unéf est le satellite étudiant du Parti Socialiste. (cf : Bruno Julliard, actuellement au ministère de l’éducation nationale et ancien de président de l’Unéf)

On peut s’étonner également du soutien de l’élu personnel de la CGT-Ferc à la candidature Unéf, en prétextant de leur participation fidèle aux luttes de personnels.. Ce alors même qu’à peine quelques mois auparavant, l’Unéf avait brillé par son absence dans le combat des personnels de ménage que la Présidence entendait licencier..

Tirage au sort des membres de la section disciplinaire

Le tirage au sort des 3 membres élu-e-s étudiant-e-s de la section disciplinaire nous a exclu de la présence dans cette commission. Celle-ci assure un rôle de répression des étudiant-e-s au sein de l’Université. Chaque étudiant-e convoqué-e a droit au conseil de son choix pour l’assister lors de la commission. En cas de besoin n’hésitez pas à nous contacter.

Contact : uselfse@yahoo.fr Site : fselyon.wordpress.com

Compte rendu critique non-exhaustif du Conseil d’Administration du 19 Avril

Le Conseil d’Administration du 19 Avril voyait la pseudo-élection de la nouvelle présidence de l’Université.

Après 4 heures de pseudo-démocratie et quelques questions, il a été possible de confirmer ce que nous savions déjà : la personne du président importe peu, les noms changent, mais les logiques elles restent les mêmes.

Professionnalisation et privatisation

En effet, les politiques que mèneront la nouvelle présidence seront dans la continuité parfaite de ce que faisait l’ancienne – en y mettant peut-être des formes pseudos-démocratiques, peut-être – puisqu’elles seront celles que lui dictent les nécessités capitalistes à court ou plus long terme.

Ainsi, tout en se déclarant « opposé à la LRU » (loi d’autonomie des universités, une des lois cadre dans le long processus de privatisation de celles-ci) le nouveau super président-manager n’en compte pas moins user toutes les prérogatives que celle-ci lui confère pour faire survivre son entreprise-université, dans la pénurie de financements publics préméditée afin d’amener les universités à se financer par des fonds privés.

Le président a par exemple refusé de s’engager à ne pas utiliser le droit de veto qu’il peut opposer au Conseil d’Administration.

La nouvelle équipe présidentielle déplore également l’impossibilité juridique actuelle d’augmenter les frais d’inscriptions universitaires pour augmenter ses fonds, leur montant étant encore fixé par décret. L’opposition massive et radicale au processus de marchandisation et de privatisation (lors des deux « mouvements anti-LRU » notamment) n’ayant permis que le report dans le temps de l’aboutissement de ce processus.

La nouvelle équipe entend également continuer d’appliquer la politique de professionnalisation découlant de la privatisation, qui consiste en la soumission des contenus pédagogiques aux intérêts des entreprises locales. En introduisant des stages obligatoires dans les cursus- fournissant une main d’œuvre gratuite ou quasi-gratuite aux entreprises- et en conférant un droit de regard aux entreprises dans le contenu pédagogique des formations. Le savoir critique sera encore plus vidé du contenu des formations et les conditions de travail seront tirées à la baisse pour tout le monde par la mise en concurrence des étudiant-e-s, salarié-e-s et chômeurs.

=> Face à la privatisation la FSE revendique une université publique, gratuite, laïque, critique et populaire !

Boursiers défaillants

Ainsi, le nouveau président élu a refusé de s’engager sur demande de l’élu FSE à ne pas aggraver les conditions d’études pour les étudiant-e-s précaires et notamment boursiers. Il persiste à dénoncer les défaillances des boursiers au CROUS, les contraignant au remboursement des bourses.

Les bourses sur critères sociaux que délivre le CROUS ne permettant pas de subvenir décemment aux besoins des étudiant-e-s, nombre d’entre nous sommes obligé-e-s de nous salarier rendant l’assiduité aux cours difficile voire impossible.

La défaillance qui vient sanctionner la non-assiduité est donc un moyen pour les facs et pour le CROUS de sélectionner d’une manière déguisée socialement les étudiant-e-s.

Le nouveau président assume ainsi clairement le rôle de sélection sociale de l’institution qu’il dirige et semble décidé à le remplir avec zèle.

=> Contre la sélection sociale, la FSE revendique l’augmentation des bourses sur critères sociaux en nombre et en valeur et la gratuité des moyens de subsistance pour tous et toutes !

Étudiant-e-s sans papiers

Concernant les étudiant-e-s sans-papiers, le nouveau président a refusé de s’engager à ne pas collaborer avec la préfecture concernant notamment les politiques xénophobes de chasse et d’expulsion des sans-papiers. Bien qu’il nie toute collaboration de l’université avec la préfecture il refuse de s’engager à délivrer des justificatifs dont des étudiant-e-s sans papiers pourraient avoir besoin pour empêcher leur enfermement en Centre de Rétention et leur expulsion.

=> Contre la xénophobie d’État, la FSE exige la régularisation de tou-t-es les sans-papiers !

Répression des personnes mobilisé-e-s

Concernant les étudiant-e-s participants du mouvement social, le président refuse de s’engager à ne pas faire intervenir les forces de l’ordre sur ses campus, tout comme il refuse de s’engager à ne pas employer de vigiles privés armés, comme ce fut le cas notamment fin 2011 lorsque le Conseil d’Administration entérinait l’adoption de la LRU, et que face à la tentative d’envahissement du Conseil, les vigiles employaient des gaz lacrymogènes contre les étudiant-e-s mobilisé-e-s.

Autres

Il est à noter que toutes les autres organisations étudiantes élues au Conseil d’Administration (Unéf, Cé, Gaelis) ont voté pour la candidature du nouveau président.

Face à la privatisation et aux organisations co-gestionnaires  :

Seule la lutte paie !

Vous pouvez trouver sur notre site internet fselyon.wordpress.com ou sur nos tables le texte lu par l’élu FSE lors ce conseil relatif à nos positions concernant l’élection du président et à nos positions sur les conseils universitaires.

Intervention FSE au CA du 19 Avril concernant l’élection du président d’université, explication de nos positions.

Sans grand sens de la conservation du suspense nous pouvons vous dire immédiatement que nous n’appuierons aucune candidature. Que le président s’appelle maman, Debord ou mon chien, que ça ne ferait pas de grande différence! 

Ce n’est pas là une question de personne qui se pose, mais bien une question de politique. Et, force est de constater que la politique du prochain président de l’université, sera la stricte application de la politique gouvernementale, au service de la privatisation, de la marchandisation du savoir, et de l’élitisation toujours plus poussée des universités.

Alors votre président aussi collégial et illusoirement « démocratique » sera-t-il, est de toute façon condamné, quoi qu’il arrive à n’être que le pantin plus ou moins servile, plus ou moins zélé dans son application des saloperies à venir. Il ne sera rien d’autre que la caisse enregistreuse de la politique de la classe dominante  qui entend continuer à utiliser l’université comme un instrument de légitimation et de reproduction de son ordre, social et idéologique. 

Il  n’aura finalement qu’à appliquer une politique déjà décidée. 

Et ce, quel que soit le résultat du grand spectacle des élections présidentielles nationales les coups viendront. De droite ou de gauche comme il faut dire, la mise en scène des fausses oppositions n’ayant jamais eu comme unique conséquence que le sauvetage de la classe dominante.

 

Alors nous n’avons pas à choisir entre des modes de gestion de la pénurie, ni entre les personnes qui seront en mesure de les appliquer. Le pseudo choix qui nous est proposé,  peine à déguiser les enjeux véritables qui se font jour dans l’aggravation des conditions de vie et d’étude des étudiants.

 A l’examen des projets respectifs de chacune des listes composant désormais la liste majoritaire il ne nous aura pas échappé que nous est vendue tout le long , la nécessité dite « impérieuse »  de répondre à la « demande sociale ». Vous auriez pu avoir la précision  ou l’honnêteté intellectuelle de nommer cela les impératifs capitalistes ou « la demande des marchés en  formation de « travailleurs intellectuels » », dociles et corvéables,  idiots donc exploitables.

 

 Nous opposons à votre prétendue « demande sociale », le véritable besoin social :celui d’une université ouverte aux enfants d’ouvriers et aux classes populaires!

Ce n’est pas du folklore. On peut parler d’ « enfants de caissières » ou « enfants d’employés » si vous préférez mais nous parlons en terme de classe. Et force est de constater qu’aujourd’hui l’université tente de broyer ceux qui, parmi les enfants du prolétariat, parviennent jusqu’en son sein. Comment ?

 Par un système de bourse insuffisant qui obligent nombre d’étudiants à travailler en plus des études, par une division sociale entre filières rentables et filières « poubelles », par l’utilisation de la défaillance comme sélection postérieure à l’entrée à la fac…

 Que dire encore de la répartition des filières et des années entre les sites universitaires des quais et de Bron, et de l’état  de ce dernier site…

Votre réponse à la « demande sociale », se fait en vidant tout savoir critique des enseignements dispensés ou dispensables, en limitant son accès et son développement à une fraction d’une soi-disant élite intellectuelle. 

Bref, votre réponse, c’est la professionnalisation! 

Nous la refusons, et la refuserons!

 Nombre d’entre nous connaissent déjà la réalité aliénante du joyeux monde salarié, grâce à la sélection sociale que vous mettez en place.

La professionnalisation n’est que la lâche soumission des filières, de nos cerveaux, aux nécessités capitalistes du moment, en besoin de toujours moins de savoir, mais toujours plus de savoir-faire, de fausses compétences. Pour faire de nous finalement de  dociles et corvéables travailleurs.

L’autre partie de votre réponse à la « demande sociale » c’est les IDEX!

Nous ne les refusons pas moins! 

Car c’est avec elles que s’amorcent la nouvelle opposition de classes qui se profilent dans les universités. Avec elles que des facs d’élites – faussement dite d’excellence – seront toute entière dévouées au grand capital international, pour travailler à sa survivance perpétuelle, en lui trouvant de nouveaux marchés, par la création permanente de nouveaux pseudo-besoins notamment.

Et parce que c’est la lumière qui fait l’ombre, nous l’aurons finalement compris, ce seront les facs d’excellence pour les uns et les facs poubelles pour la grande masse des étudiants!

D non, votre « démocratie universitaire » n’existe pas, encore moins  votre communauté ! Il n’y a qu’illusions démocratique et classe antagonique.

Finalement, la seule raison de notre présence ici est de permettre que soit su de tous la réalité de cette mascarade. Il n’y aura de démocratie universitaire que le jour où les étudiants, enseignants et personnels de cette université seront en mesure de décider collectivement de leur sort, sans faire appel à de pseudo-représentants, à une administration ou pire, à des représentants politiciens qui ne comprennent le monde que par les consignes de leur parti soi-disant socialiste.

 En attendant l’avènement de conseils étudiants imposant leur politique, nous ne pouvons que nous réjouir de leur sabordage certain en cours et constater qu’il nous est impossible de choisir entre les différentes impasses de la gestion de la pénurie.

 

 

Les belles promesses de la future équipe présidentielle en matière de collégialité et de démocratie pourraient finalement nous faire sourire.

 Mais leur passé en matière de gestion démocratique nous rappelle qu’il ne s’agira là que de belles paroles.  

A titre d’exemple, il est de notoriété publique que le président qui prendra ses fonctions aujourd’hui gère son laboratoire de recherche d’une main plus qu’autoritaire.

Ou encore, nos relations avec pierre yves peguy ces dernières années n’ont pas moins démontrées son autoritarisme et son mépris total des syndicats et des étudiants, que dire quand ils sont étrangers.

Celui là se permettait déjà en tant que doyen de filière de piétiner les droits des étudiants, envoyant en conseil disciplinaires des dizaines d’étudiants chaque année. Il agissait déjà en petit seigneur en terrorisant nombre d’ étudiants étrangers, les empêchant de rentrer dans leur pays pendant les vacances d’été car sous la menace d’un conseil de discipline. La FSE a déjà eu a faire avec cet individu qui aujourd’hui critique l’autoritarisme de Tiran, et nous avons constaté que celui ci a toujours fait preuve d’un dédain intolérable envers les problèmes des étudiants de ses filières. 

Celui ci a toujours refusé avec arrogance de nous recevoir pour régler leurs difficultés, nous ne voyons donc pas pourquoi nous devrions aujourd’hui lui répondre avec moins de mépris !

Alors  sachez que nous ne doutons pas de vos futures pratiques exemplaires! 

Mais rappelez vous aussi qu’en attendant la  victoire, nous sommes ici.  Pas pour débattre de points de détail d’une politique que nous refusons, encore moins  pour désigner notre petit père des peuples universitaire, mais pour  récolter les informations et rendre compte de votre dangereuse impuissance, afin qu’en temps voulu des comptes vous soient demandés.

Et gardez bien à l’esprit que si un temps vous avez cru pouvoir  garder les portes de ce conseil closes, à coup de renfort de vigiles privés armés, sachez que nous finirions bien par les enfoncer !