Victoire des enseignant-e-s vacataires de Lyon 2 et de leurs soutiens !

Communiqué du collectif des vacataires précaires de l’université Lyon 2 en date du 11 mars 2015, à lire dans notre journal Un Pavé Dans Ta Fac n°5 :

12.03.2015 Camping Lyon 2 FdQ

Hourra ! Après plus de six mois de mobilisation, six semaines de grèves et deux heures et demi de camping sur le campus des Quais, la mobilisation des enseignant.e.s vacataires précaires sort victorieuse du bras de fer avec la présidence de l’université.

Devant l’occupation de la cour ERRATO du 4 bis rue de l’Université à l’aide d’une quinzaine de tentes en signe de protestation contre l’absence de rémunération pour les heures effectuées et le racket aux frais d’inscription (l’équivalent de 12 heures de TD), la présidence a enfin plié et concédé :

  • Le remboursement des frais d’inscription (hors sécurité sociale) pour tou-te-s les étudiant-e-s enseignant-e-s vacataires de l’année 2014-2015
  • La création d’une commission tripartite composée pour un tiers de vacataires enseignant-e-s chargée de plancher sur les conditions de recrutement.

Nous nous félicitons de cette première victoire, annonçons que nous resterons vigilant-e-s sur l’application de ces engagements ainsi que sur la poursuite du règlement de la situation du point de vue des contrats et de la mise en paiement des heures, ainsi que sur la prise en compte de la revendication de pérennisation de la procédure d’exonération sur la base du service prévisionnel dès le premier TD pour les années qui suivront.

Nous resterons par ailleurs vigilant-e-s sur le fait que les personnes identifiées comme grévistes et mobilisées dans le cadre de ce mouvement ne fassent pas l’objet de répression de la part de l’université.

Nos revendications portent également sur d’autres aspects :

  • Limitation des effectifs en TD à 30 étudiant-e-s
  • Ouvertures de postes
  • Engagement ferme sur la tenue des TD un mois à l’avance
  • Revalorisation du taux horaire des TD au titre de la prise en compte de la charge correspondant aux tâches annexes ainsi qu’au titre de compensation pour la précarité induite par les conditions d’emploi.

Nous annonçons d’ores et déjà que nous porterons ces revendications devant les instances compétentes, à l’échelon local et national.

Nous profitons de ce communiqué pour remercier tous nos soutiens dans la lutte, étudiant-e-s, personnels de l’université (administratifs, techniques, sociaux, enseignants), syndicats, organisations de précaires, les soutiens venus d’autres universités ainsi que de diverses personnalités publiques et souhaitons réaffirmer à cette occasion que l’exaspération et la colère sont bien des vecteurs de mobilisation, et que les mobilisations payent.

Restons toutes et tous mobilisé-e-s pour défendre nos conditions d’études et de travail contre les politiques rapaces qui minent l’enseignement supérieur et la recherche !

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Sur nos lieux de vie et de travail, luttons pour l’émancipation de tou-te-s !

Solidaires féminisme

Les luttes féministes ne sont pas secondaires. Tous les jours, et bien sûr pas seulement le 8 mars, dans nos villes et nos campagnes, jusque dans nos solidarités internationales, le féminisme est un combat primordial. Parce que les résistances féministes sont plurielles et transversales, les étudiant-e-s doivent porter ces luttes !

Solidaires Étudiant­-e­-s Syndicats de Lutte appelle, pour cette journée internationale des luttes des femmes, à soutenir d’une voix les résistances féministes et à les développer. À se battre pour un égal accès aux soins, aux études, au travail. À combattre les oppressions sexistes dans la société et à fortiori au sein de nos luttes. À apporter son soutien international à tout combat pour l’émancipation de toutes et tous !

Rejoignons les manifestations du 8 mars !

Quelques combats féministes portés par notre fédération :

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte soutient les combats féministes portés sur les lieux d’études. L’enseignement supérieur est un espace où les oppressions de sexe, genre, classe et races s’exercent. Les affiches sexistes pullulent sur les campus. Le harcèlement, sexuel ou non, est une agression invisibilisée extrêmement pratiquée des chercheurs vers les chercheuses, les personnels et étudiantes (dans les cas les plus fréquents) [voir guide du CLASCHES]. L’orientation est une question très genrée : suivant notre assignation biologique et sociale, des parcours et des formations nous correspondraient mieux que d’autres. Certaines formations n’ont comme public que des femmes, tandis que les formateurs sont essentiellement des hommes. On parle par ailleurs dans les universités de « plafond de verre », à savoir que les femmes sont plus nombreuses en licence, et sont minoritaires en doctorat et parmi les enseignant­e­s.

Aux côtés des salarié-e-s, notamment grâce à l’Union Syndicale Solidaires, nous souhaitons combattre les écarts que créent les dernières lois sur le travail. Le communiqué de l’Union Syndicale Solidaires.

En tant qu’internationalistes, nous construisons la solidarité avec le Kurdistan où les femmes se sont battues pour porter la lutte féministe au cœur de la révolution du Rojava et dans les luttes du reste du Kurdistan. La lutte des femmes kurdes s’est notamment fait connaître en France grâce aux combattantes armées pour la libération de Kobanê, regroupées dans les unités de protection du peuple, mixtes (YPG) et non ­mixtes (YPJ). Voir notre page sur la campagne de soutien international.

Poursuivons ces luttes et développons-en de nouvelles !

Journées d’action sur Lyon 2 les 10 et 12 février !

Nous relayons le dernier tract issu du comité de mobilisation des étudiant.e.s de Lyon 2 en lutte :

Grève des enseignant.e.s vacataires de Lyon II

Lyon 2 en grèveDepuis lundi 26 janvier, des vacataires-enseignant.e.s de plusieurs disciplines sont en grève à l’appel du collectif des vacataires et précaires de l’Université Lyon 2. Nous, étudiant.e.s de Lyon II, dénonçons leurs conditions de travail et d’emploi, à savoir l’absence de contrat de travail depuis la rentrée de septembre 2014 et donc l’absence de paie.

Tou.te.s concerné.e.s, tou.te.s mobilisé.e.s !

Suite à un rassemblement le 29 janvier devant la DRH (Direction des Ressources Humaines) sur le campus des Quais, l’équipe présidentielle s’est fendue d’un communiqué envoyé par mail au collectif des vacataires. Cette réponse ne satisfait en aucune manière aux revendication exprimées (pas de frais d’inscription pour les étudiant.e.s vacataires, des contrats en bonne et due forme, paiement mensualisé immédiat). La présidence se justifie en invoquant le coût que représentent les 35% d’étudiant.e.s boursier.e.s à Lyon 2, à l’heure où l’on apprend que le président lui-même se serait octroyé une prime de quelques 26 800 €. La présidence tente de jouer le jeu de la division entre doctorant.e.s vacataires et étudiant.e.s, en stigmatisant particulièrement les boursier.e.s. Or la précarité nous concerne tous !

Lyon 2 ne représente pas un situation isolée, dans d’autres universités en France les mêmes problèmes se posent et les étudiant.e.s et travailleur.se.s s’organisent ; à Rennes 2, Montpellier 3 ou Paris 8 par exemple. L’Assemblée Générale de Lyon 2 a voté le soutien à la mobilisation de Paris 8 notamment.

Le manque de moyens met en péril nos conditions de travail et d’études.

Nous exigeons :

  • Des TD à moins de 30 personnes ;
  • Des contrats et salaires pour chaque vacataire ;
  • Abandon des poursuites contre les syndicalistes ;
  • Augmentation du budget (récupération des 6 milliards supprimés par l’État) dans le cadre d’une université gratuite, publique et ouverte à tous ;
  • Arrêt du contrôle des cartes étudiantes et des fouilles de sacs à l’entrée du campus des Quais.

Nous appelons l’ensemble des étudiant.e.s à se joindre à la mobilisation pour défendre nos intérêts communs. C’est tou.tes et tous ensemble, étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels, qu’il faut se battre pour obtenir des moyens pour des conditions d’études et de travail de qualité. Soyons nombreuses et nombreux aux journées d’action de mardi et jeudi prochains !

Journée d’action mardi 10 février, campus de Bron sur le Forum :

  • Stand d’infos
  • Crêpes/café à prix libre
  • Activité graffitis sur le forum (à partir de 11h)
  • Activité création d’affiches

Journée d’action jeudi 12 février, campus des Quais :

  • Rassemblement devant la DRH (86 rue Pasteur, 69007) à 10h

Tenez-vous informé.e.s !

Communiqué de soutien à la grève des personnels de Paris 8

Motion de soutien des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Lyon 2 votée en Assemblée Générale en date du 3 février 2015 :

Nous étions aujourd’hui 300 en Assemblée Générale pour soutenir les professeur-e-s vacataires en grève et protester contre les restrictions budgétaires à l’université. Nous avons évoqué la situation à Paris 8 où le personnel de catégorie C est actuellement en grève. Nous tenons à affirmer notre soutien à ce mouvement ainsi qu’à toutes ses revendications (par exemple l’augmentation du salaire des personnels de catégorie C). Et ce, car nous sommes conscient-e-s que c’est le personnel qui fait tourner les universités. Mais aussi car ce mouvement s’attaque à la précarisation des personnels d’université et à l’austérité budgétaire que subissent étudiant-e-s et personnels.

Les étudiant-e-s mobilisé-e-s de l’Université Lyon 2.

Communiqué de presse des vacataires enseignant-e-s de Lyon 2 en lutte

Communiqué de presse des vacataires enseignant.e.s de Lyon 2 en lutte :

Unis contre la précaritéLes vacataires enseignant.e.s de science politique, d’arts du spectacle et d’anthropologie de l’Université Lumière Lyon 2 sont en grève depuis lundi 26 janvier afin d’attirer l’attention de la présidence de l’université sur leurs conditions de travail dramatiques.

Depuis le début des enseignements au mois de septembre, les vacataires n’ont pas de contrat de travail et, par conséquent, n’ont fait l’objet d’aucune rémunération. Certain.e.s de ces enseignant.e.s ne sont toujours pas payé.e.s pour des heures effectuées pour l’année universitaire 2013-2014.

Cette situation n’est plus tenable, elle doit désormais être connue de tou.te.s.

Aujourd’hui jeudi 29 janvier, près de 170 personnes, vacataires mobilisé.e.s et étudiant.e.s solidaires, se sont rassemblées devant la Présidence de Lyon 2 afin de manifester leur colère et d’exiger des réponses à leurs attentes.

Face à une énième promesse orale (après « des contrats signés pour tous les vacataires au 31 octobre », puis « régularisation de la situation au plus tard en janvier », nous avons cette fois-ci eu droit à : « les contrats de travail seront délivrés d’ici 15 jours »), au mépris, à la défiance et au rejet dont les enseignant.e.s vacataires ainsi que les étudiant.e.s font l’objet de la part de l’équipe présidentielle, les grévistes, soutenus par les étudiant.e.s, ont remis en main propre à M. Péguy, vice-président élu aux Finances, un courrier avec des revendications explicites, exprimées collectivement, exigeant une réponse écrite ainsi que des actes concrets d’ici mardi 3 février. Durant ce délai la mobilisation continuera, et elle se poursuivra tant que ces exigences n’auront pas été entendues.

Contact :

Site : mobprecvaclyon2.wordpress.com

fb : Page Université Lyon 2 en lutte

L’Ord(u)re règne à Lyon 2. La présidence de Lyon 2 fait exclure deux syndicalistes de lutte de l’université !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de Lutte en date du 25 janvier, paru dans Un Pavé Dans Ta Fac n°4 :

Jeudi 18 décembre, la commission disciplinaire de l’Université Lyon 2 a prononcé l’exclusion de 2 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de lutte (ex-FSE).

Nos camarades étaient convoqué-e-s formellement pour « trouble à l’ordre et entrave au fonctionnement de l’établissement » suite à l’envahissement d’un conseil de la présidence le 21 novembre 2013 par une centaine de personnes dans le cadre de la mobilisation des étudiant-e-s et du personnel contre la loi Fioraso et les restrictions budgétaires¹.
Le président avait alors donné, pour seule réponse aux revendications des étudiant-e-s et personnel mobilisé-e-s ce jour, l’intervention des forces de l’ordre à l’intérieur même du campus afin de faire évacuer les bâtiments. Sur la centaine de manifestant-e-s, 6 étudiant-e-s, dont 4 syndicalistes seront interpellé-e-s et placé-e-s en garde à vue.
3 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s sont finalement passé-e-s en procès en juin 2013, dont deux qui se sont fait condamner : la secrétaire de section syndicale et l’élu au Conseil d’Administration de l’université, condamné-e-s respectivement à 3 et 6 mois de prison avec sursis et plus de 5000 euros de dommages et intérêts et frais de justice.
Le jeudi 18, il/elle ont été condamné-e-s à une exclusion immédiate de l’université de 2 ans dont 18 mois avec sursis !

Cette condamnation est une menace par toutes celles et ceux qui n’entendent plus se résigner à accepter la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est chaque jour un peu plus imposée.
Mais insuffisamment content de la gravité de la peine infligée à nos camarades, Jean-Luc Mayaud, président de l’université, fait désormais appel de cette décision devant le CNESER et réclame 5 ans d’exclusion ferme de l’université.

Retour sur le déroulement de la commission disciplinaire

Le déroulement de cette commission de jugement nous aura confirmé qu’il n’était nullement question de l’envahissement du conseil. Il s’agit là d’une volonté politique cherchant n’importe quel prétexte afin de nous exclure. Ainsi, lors de ce simulacre de jugement, peu importait que la présidence soit incapable de présenter un début de preuve ou même de témoignage à charge provenant d’autres personnes que les accusateurs eux-mêmes pour étayer sa thèse des « violences ». Peu importaient les nombreux témoignages -bel et bien existants ceux-là- d’étudiant-e-s, de profs, d’agents administratifs présent-e-s au moment des faits qui attestent tous de l’absence de coups volontaires portés aux agents ce jour-là. Peu importait encore le contenu même des certificats médicaux fournis par les agents, qui attestent que les blessures de ces derniers résultent de la poussée collective pour rentrer dans l’amphi et non de coups volontaires ; blessures qui s’expliquent toutes par la résistance des agents devant l’entrée des étudiant-e-s alors que, selon la version officielle de la présidence² , ceux-ci « avaient pour ordre de s’effacer et ne pas susciter de violences ». Au vu des déclarations contradictoires des agents et de leur attitude le jour du conseil extraordinaire (en liaison téléphonique constante avec leurs supérieurs) il apparaît clairement que la présidence avait donné pour consigne aux agents (transformés en garde présidentielle personnelle pour l’occasion) de ne laisser rentrer aucun étudiant (qu’il/elle soit ou non élu-e).
Seul leur importait, derrière le motif vague de notre convocation pour  » trouble à l’ordre » de trouver une responsabilité pouvant nous être imputée. Ceci fut bien illustré, que ce soit lors de l’instruction ou du jugement, lorsque M. Landon (par ailleurs Vice-président, ayant à l’époque porté plainte à notre encontre, se retrouvant ainsi partie, instructeur, et juge !) et M. Gaillard présidents respectifs de chacune des commissions, n’hésitaient pas à modifier les motifs de notre comparution.
Ainsi, lorsque nous démontrions notre innocence vis-à-vis des soi-disant « coups » portés aux agents, ils invoquaient finalement l’annulation du Congrès. Mais dès lors, sous ce motif, pourquoi ne poursuivaient-ils pas les plusieurs dizaines d’étudiant-e-s ayant participé à l’envahissement ? Ils trouvèrent la parade… Dans la notification d’exclusion envoyée à nos camarades, la présidence justifie sa décision par le fait qu’il et elle avaient osé parler au mégaphone et qu »il est avéré qu’il/elle étaient les meneurs d’un mouvement visant à perturber le déroulement du Congrès ».
Ainsi se conçoit la « liberté d’expression » de la présidence, elle qui est pourtant si prompte à l’afficher fièrement… Une liberté où les syndicalistes qui refusent d’adhérer doivent dégager, où les étudiant-e-s qui se mobilisent sont brutalement expulsé-e-s du campus par les forces armées.

En réalité, c’est sa propre lâcheté que tente de faire oublier aujourd’hui le président, en faisant preuve d’une fermeté sans précédent. Lui qui, le jour du congrès abandonnait ses agents, les laissait pour seul interlocuteur aux personnes mobilisées, des agents de sécurité incendie à qui il donnait ainsi pour mission d’assumer seuls les conséquences de la politique qu’il mène.

Ce qu’ils appellent violence

Le président, prompt à user des moyens de communication dont il dispose (et abuse), avait alors qualifié l’envahissement de « violent ».
Rappelons par ailleurs qu’après la fuite du président devant les étudiant-e-s et personnels mobilisé-e-s, les étudiant-e-s qui occupaient le bâtiment de la présidence réclamaient de pouvoir envoyer un mail à l’ensemble des étudiant-e-s et personnels afin d’expliquer leur mouvement, la nécessité de s’organiser et de se mobiliser pour ne pas se laisser écraser.
Finalement, ce n’est pas un mail qui sera envoyé, mais une quarantaine de CRS et agents de la BAC à l’intérieur du bâtiment pour nous en faire dégager.
Ainsi la présidence est la seule à bénéficier d’une réelle liberté d’expression, dont elle use et abuse en envoyant régulièrement sa propagande (souvent mensongère et diffamatoire) par mail, à l’intégralité des étudiants et personnels.
Quant aux étudiants et personnel, eux, n’ont que la liberté de se faire matraquer s’ils essaient de s’exprimer.

Nous sommes tous Charlie
Ce seul évènement est une illustration euphémisée de la violence sociale et symbolique quotidienne grâce à laquelle s’impose l’ordre dominant inégalitaire.
Comment qualifier les matraquages policiers au tonfa et à la télescopique, l’enfermement abusif de plusieurs personnes (garde-à-vue), la menace de l’enfermement carcéral (peine de prison avec sursis), les milliers d’euros d’amende pour des étudiant-e-s boursier-e-s salarié-e-s, l’interdiction de poursuivre ses études universitaires et, désormais, l’interdiction manu militari de pénétrer sur le campus ?
N’est-ce pas par l’usage de la force et de la violence que s’impose leur point de vue, c’est-à-dire leurs intérêts, leur conception de la démocratie et de la « liberté d’expression » ?

Par cet acharnement, nous constatons que ce qui insupportait la présidence était la force du mouvement étudiant de l’année dernière, menace pour une présidence vacillante et en perte d’influence (Jean-Luc Mayaud était alors contesté par sa propre majorité et largement déstabilisé par les démissions successives de plusieurs vice-présidents). Au sein même du cercle restreint des « représentant-e-s » dans les instances officielles, dont la composition est pourtant très loin d’avoir une quelconque proximité avec la notion de représentativité dont ils se réclament (pour ne prendre qu’un exemple, les personnels enseignants-vacataires qui entament une grève à partir de ce lundi 26 janvier 2015, ne disposent d’aucun siège au Conseil d’Administration alors même qu’ils assurent parfois jusqu’à 80 % des TD), l’obtention d’une majorité leur devient difficile.
Ainsi l’illustre le Conseil d’Administration de décembre dernier où la présidence n’est parvenue à obtenir une majorité qu’à 13 voix pour un budget d’austérité grâce aux 7 personnalités extérieures [!]), contre 12, budget dont les conséquences se paient au quotidien pour les personnels qui voient leurs primes gelées, l’intensité de leur travail augmentée, la précarité toujours plus s’installer ; et par les étudiant-e-s, qui voient les conditions d’études toujours plus se dégrader.A Lyon 2, il est temps de faire le ménage de la présidence
Mais dans cette période difficile pour la majorité, le président, lui, se permet de se verser une prime (à laquelle légalement il n’a pourtant pas droit) de plusieurs milliers d’euros, représentant le salaire annuel d’un agent d’entretien à temps partiel…

Nous devons par ailleurs dénoncer la collaboration de l’organisation étudiante GAELIS (FAGE) qui a participé par leurs votes à l’exclusion de nos camarades. Loin de l’apolitisme bienveillant dont ils/elles se revendiquent lors des diverses échéances électorales pour quémander les voix étudiantes, la FAGE participe de la répression des syndicalistes qui se battent au quotidien pour la gratuité des études, pour l’inscription de toutes et tous à l’université, avec ou sans papiers.

L’acharnement de la présidence et de la classe dominante en général pour faire taire celles et ceux qui luttent ne traduit que la peur de voir se développer la contestation sociale face aux ravages -à l’université comme dans le reste de la société- d’un système capitaliste raciste et patriarcal.

Loin de nous faire plier, ils ne font que renforcer notre détermination à combattre et vaincre cet ordre asservissant, qu’ils essaient de maintenir, nous le voyons encore aujourd’hui, par tous les moyens.

¹ Pour retrouver des analyses sur les motifs de la lutte : « LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons ?! » et « Le rôle de l’université dans la société capitaliste ».

² Cf. le procès-verbal du Vice-président portant plainte pour « violences aggravées »

Appel à la grève des enseignants-vacataires du département de Science Politique !

Vacataires précaires en colèreNous, vacataires du département de science politique, travaillons depuis septembre 2014 sans aucun contrat de travail et sans rémunération.

Après les diverses promesses de la DRH et de la présidence de l’université (« des contrats au 31 octobre » ; « régularisation des situations en janvier 2015 »), force est de constater que la situation est inchangée.

Étant donné que le second semestre a débuté sans aucune amélioration de notre situation, la majeure partie d’entre-nous, avons décidé de se mettre en grève et appelons l’ensemble des vacataires de notre université à faire de même ; et l’ensemble des titulaires et des étudiants à se solidariser avec ce mouvement !

Nous exigeons immédiate la signature des contrats de travail pour tous les vacataires du premier et du second semestre. Et l’opération de « rétention des notes » se poursuit jusqu’à l’activation de la mise en paiement des vacataires.

Face à cette situation toujours plus catastrophique nous exigeons toujours :

  • Un contrat signé avant de commencer les cours, non conditionné à l’inscription administrative ;
  • Le paiement mensualisé dans le mois qui suit des heures effectuées ;
  • La précision dans le contrat de travail du délai de rémunérations ainsi que des « tâches annexes » à la charge d’enseignement qui doivent être rémunérées (paiement des surveillances de partiels, corrections de copies, réunions…) ;
  • L’envoi immédiat de la feuille de paie en même temps que le versement du salaire ;
  • Un engagement ferme sur la tenue des TD au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre ;
  • Amélioration de la visibilité des procédures de recrutement.

Mais aussi :

  • L’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF ;
  • La limitation à 30 étudiant-e-s par TD ;
  • Le remboursement des déplacements pour les vacataires n’étant pas de Lyon et le remboursement par l’université de 50% de l’abonnement de transport ;
  • La simplification de la procédure d’inscription en doctorat ;
  • La gratuité de l’inscription pour les doctorant.e.s, et étudiant.e.s employé.e.s par l’université, quel que soit leur statut ;
  • Une harmonisation des contrats de travail entre les différentes composantes.

Agenda militant :

  • Collage sur le campus de Bron pour élargir la mobilisation aux vacataires du deuxième semestre et des autres composantes : lundi 26 janvier, 13h30 sous le forum.
  • Assemblée générale des étudiant-e-s : mardi 27 janvier, 13h30 (lieu à déterminer)
  • Assemblée générale des vacataires en lutte : mercredi 28 janvier, 10h sous le forum de Bron
  • Rassemblement devant la DRH : jeudi 29 janvier à 10h au 86 rue Pasteur, Lyon 7ème

Plus d’informations sur le site du collectif des vacataires-précaires en colère de l’université Lyon 2 !

Ils nous acculent, on les bouscule ! Journée d’action jeudi 20 novembre à Lyon 2

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir 2

À Lyon 2, une Assemblée Générale a réuni une centaine de personnes de tous horizons. Nous avons discuté de la dégradation des conditions d’étude et de vie, des violences policières et de la répression. En effet, après l’annonce de l’amputation de 20% des dotations aux universités pour le dernier trimestre 2014 (soit 350 millions d’euros), et sachant qu’aujourd’hui déjà, Lyon 2 coupe les vivres aux différents départements, il est urgent d’agir.

De plus, suite à la mort de Rémi Fraisse, de nombreuses personnes protestant contre les violences policières lors de manifestations ont été violentées, arrêtées et condamnées (notamment, sur Lyon, à 6 mois ferme et 9 mois de sursis pour avoir lancé une canette). En conséquence, nous avons décidé de nous organiser pour établir un rapport de force. Nous soutenons toutes les facs et lycées en lutte, notamment Rennes, Toulouse, Nantes, Paris…

Nos revendications ont été votées :
  • Titularisation des vacataires,
  • TD à 30 maximum,
  • Refus de la gestion des services de ménage et informatique par des entreprises extérieures à l’Université,
  • Abolition de la sélection sociale à l’Université,
  • Abandon des charges et poursuites à l’encontre des personnes arrêtées dans le cadre de la manifestation contre les violences policières,
  • Désarmement et dissolution de la police.

 

La journée d’action a été actée pour jeudi 20 novembre, le jour des élections du CROUS. Ces élections n’ont pas de sens dans le contexte actuel de crise au sein de l’Université et de la société en général. Faisons entendre nos revendications directement, et non pas par des élus sur des taux de participation ridiculement bas !

Rendez-vous ce jeudi pour faire entendre une autre voix que celle des urnes !

Programme de la journée au campus de Bron :

  • Stand crêpes toute la journée en face de la MDE, en soutien aux personnes arrêtées lors de la manifestation du 6 novembre contre les violences policières.
  • Bouffe/boissons à prix libre à partir de 19h en Amphi G
  • Projections/débats à partir de 20h en Amphi G

 

 

Agenda du mois de novembre !

➢ Mardi 18, 19h place du Pont : Manifestation contre les violences policières.
➢ Samedi 29, 14h place Jean Macé : Manifestation contre la tenue du Congrès du FN sur Lyon.

JOURNÉE D’ACTION JEUDI 20/11

FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

 

Le comité de mobilisation réuni à Lyon 2 ce lundi

P.-S.

Page facebook : Université Lyon 2 en lutte

Plus d’infos sur Rebellyon.info !

Appel à rassemblement des vacataires-précaires en colère de Lyon 2

Appel à rassemblement des vacataires-précaires sous les fenêtres de la présidence mercredi 5 novembre à 10h pour que nos revendications soient entendues :

Nous exigeons que le droit du travail soit enfin respecté pour les vacataires de l’enseignement supérieur :

  • Exonération des frais d’inscription pour les vacataires employés à l’université (qui y sont également étudiants).
  • Rémunération prenant en compte les heures réelles de travail effectuées et paiement par l’université des cotisations sociales associées.
  • Paiement mensualisé des heures effectuées dans le mois à la fin du mois.
  • Augmentation massive du nombre de contrats statutaires (contrats doctoraux, ATER, MCF).
  • Signature d’un véritable contrat de travail à durée déterminée avant le début des cours.
  • Transparence sur les critères de recrutement et la publicité des offres.
  • Engagement ferme de l’employeur sur un volume horaire et un emploi du temps un mois avant le premier cours.
  • Prise en charge d’une couverture maladie par l’employeur.

Notre mobilisation est née d’un ras-le-bol concernant un non-respect du droit du travail dans le cadre de notre travail de vacataire à l’Université Lyon 2. Cette situation n’est pas pas nouvelle et c’est une situation présente dans bien d’autres universités.

Nous appelons donc à un rassemblement à l’AG des étudiantEs, personnels, enseignantEs, vacataires le jeudi 6 novembre à 12h à Bron pour discuter d’une réponse globale aux problèmes que traverse l’université.

Unis contre la précarité

Rappel :
Sans contrat, non payés et « oubliés » par la DRH…

À l’appel du collectif des précaires de Lyon 2, nous, enseignantE-vacataires qui travaillons depuis septembre sans contrat de travail et sans être payéEs, nous sommes renduEs à la Direction des Ressources Humaines mercredi 15 octobre. Nous avions fixé un rendez-vous avez le vice-président RH de Lyon 2 la semaine précédente, lors d’un premier rassemblement, pour être tenu au courant de l’avancée de la seule promesse qu’il nous avait fait : avoir des contrats de travail au plus tard le 30 octobre. Malheureusement, une fois là-bas nous avons appris que le VP RH n’était pas présent et que par conséquent il ne nous recevrait pas. Doit-on comprendre que pour la DRH la signature de contrats de travail pour des dizaines de vacataires enseignantEs n’est pas une priorité ? Ou alors peut-être que ses promesses n’étaient que du vent et le VP RH a préféré se défiler ?

Repas prix libre en soutien aux étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2 condamné-e-s !

Le délibéré est tombé : 3 mois de prison avec sursis pour Myriam, 6 mois de prison avec sursis pour Vincent et un total de 4 350 euros d’amendes, dommages et intérêts et remboursement des frais d’avocat pour 2 agents du service de sécurité incendie de l’université plaignants et les agents de la BAC ; soit la peine maximale requise. La troisième camarade a été relaxée.

Le Centre Social Autogéré Occupé (CSAO) organise donc un repas de soutien à prix libre ce samedi 13 septembre de 12h00 à 15h00 (fond du Passage Gonin, 1er arrondissement) afin de les aider à payer leurs amendes !

Venez nombreuses et nombreux passer un moment convivial et témoigner de votre solidarité !

CSAO bouffe de soutien

À Lyon 2, malgré la répression, le combat continue !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon :

Nous étions plus d’une cinquantaine réuni-e-s ce lundi 8 septembre au tribunal correctionnel de Lyon pour assister à la lecture publique du verdict du procès de trois étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2. Nos camarades étaient inculpé-e-s suite à la mobilisation des étudiant-e-s et des personnels en novembre 2013 sur l’université, au cours de laquelle un conseil de la présidence avait été perturbé. Le délibéré est tombé : 3 mois de prison avec sursis pour Myriam, 6 mois de prison avec sursis pour Vincent et 4 350 euros d’amendes, dommages et intérêts et remboursement des frais d’avocat pour 2 agents du service de sécurité incendie de l’université plaignants et les agents de la BAC ; soit la peine maximale requise. La troisième camarade a été relaxée. Nous allons discuter avec notre avocat de la possibilité de faire appel.

La sévérité du verdict s’explique par le fait que la juge ait strictement appliqué les réquisitions du procureur qui rappelaient lors du procès le caractère politique de l’inculpation. Rappelons également que Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait le soir même de l’intervention des forces de l’ordre sur le campus soutenu publiquement la répression.

Les interpellations n’avaient alors pas été faites au hasard. Elles étaient ciblées et réalisées sur ordre de plusieurs  agents du service de sécurité incendie dont certains acceptent de collaborer avec des membres du renseignement intérieur présents pour l’occasion sur les campus.

La présidence, par l’intermédiaire des agents de sécurité incendie, a désigné ce qu’elle considère comme les « leaders » du mouvement étudiant, en représailles de leur présence syndicale active quotidiennement sur les campus.

En effet, sur les 6 interpellé-e-s, 4 étaient organisé-e-s au sein du syndicat FSE/Solidaires étudiant-e-s et les 3 inculpé-e-s sont tous syndiqué-e-s. Quant aux condamné-e-s, il s’agit de Myriam, secrétaire générale de section, et Vincent, alors élu étudiant au Conseil d’Administration de Lyon 2.

Ainsi, d’une main, la présidence envoie les forces de l’ordre sur les campus pour déloger les étudiant-e-s et personnels en lutte, provoquant des gardes à vue pour ceux qu’elle croit pouvoir identifier comme des « meneurs/meneuses ». De l’autre, elle utilise son pouvoir de communication pour donner sa version mensongère des « faits » à 30 000 étudiant-e-s et personnels, pour désigner nos camarades comme « violent-e-s », parce qu’ils/elles se sont donné-e les moyens de porter leurs revendications dans un conseil où la Présidence entendait justifier sa politique de dégradation des conditions de vie de la majorité d’entre nous.

Mais la répression ne nous arrêtera pas !  La précarisation de nos conditions de vie et de travail, le triste sort qui nous est réservé dans le système capitaliste ne nous laisse d’autre choix que de lutter ! C’est uniquement dans l’union et la solidarité interprofessionnelle que nous pouvons gagner, seule l’organisation à la base nous permettra de reprendre en main nos vies !

Aujourd’hui, l’État et la présidence en s’acharnant sur 2 de nos camarades voudraient dissuader les précaires de s’organiser pour lutter. Au contraire nous devons être plus solidaires et nombreux que jamais pour continuer la lutte avec les camarades inculpés ! 

La présidence, soucieuse de conserver son hégémonie, cherche à diviser le front des précaires dont les personnels de sécurité incendie font partie intégrante. Loin de nous laisser enfermer dans le jeu d’une opposition stérile entre étudiants et personnels, et conscient-e-s que la lutte ne se gagne que dans l’union de classe, nous œuvrons et appelons à la  construction d’un vaste mouvement inter-professionnel.

Nous faisons un appel large à la solidarité des organisations syndicales et politiques pour nous soutenir financièrement (chèque à l’ordre de SOLIDAIRES Rhône, à envoyer au 125 rue Garibaldi 69006 LYON).

Malgré la répression, la résignation n’est pas pour nous une option !

Solidarité avec nos camarades !

Rejoignez la lutte !

Pour pouvoir gagner, nous n’avons pas d’autre choix -étudiant-e-s, salarié-e-s, personnel, précaires, chômeurs- que de nous regrouper et de nous organiser à la base, syndicalement, en comités, en collectifs, en assemblées générales, afin de reprendre nos vies en main !

Solidaires Étudiant-e-s Syndicat de Lutte Lyon (ex-FSE)

Facebook : FSE Lyon

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APPEL À PRÉSENCE LE LUNDI 8 SEPTEMBRE À 13H30 AU TRIBUNAL POUR LE VERDICT DU PROCÈS DES ÉTUDIANT-E-S SYNDICALISTES DE LYON II RÉPRIMÉ-E-S PAR LA PRÉSIDENCE

photo procès 1

Le 21 novembre 2013, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte qui, mené par les étudiant-e-s et les personnel-le-s qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso) avaient envahi un conseil convoqué par la présidence et avaient fini par occuper les bâtiments. Six étudiant-e-s – dont quatre syndicalistes – étaient interpellé-e-s aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

 

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiant-e-s et personnel-les les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université – alors immédiatement soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Le 23 Juin ce sont ainsi trois étudiant-e-s, tou-te-s militant-e-s de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon qui étaient poursuivi-e-s pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion » et comparaissaient devant le tribunal correctionnel soutenu-e-s par de nombreux-ses étudiant-e-s, organisations politiques et syndicales afin d’exiger leur relaxe.

Le parquet requerra de 2, 3 à 6 mois de prison avec sursis (ou 60, 90 à 120 heures de Travaux d’Intérêt Général) à l’encontre de nos 3 camarades, ciblé-e-s pour leur activité syndicale. Le réquisitoire du procureur n’ayant laissé aucune ambiguïté sur le caractère ciblé et politique de la répression. La gradation des peines se justifiait en effet – pour le procureur – selon que les étudiant-e-s aient été désigné-e-s par l’université comme étant supposément plus ou moins « meneur-ses » au sein de cette mobilisation.

Deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leurs responsables du service juridique de l’université ainsi que de membres de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts. Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés.

Mais qui sont les violents ?!

Est-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ?

Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?

Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, de jours de congés, privatisent et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!…

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire ! Nous appelons en conséquence de nouveau à se rassembler au tribunal ce lundi 8 septembre à 13h30 pour le rendu public du verdict à 14h00 à la 8ème chambre correctionnelle du TGI de Lyon afin d’exprimer notre entière solidarité à nos camarades.

Il est pour nous, étudiant-e-s, salarié-e-s, stagiaires, précaires, personnel, chômeur ou en devenir, aujourd’hui plus qu’hier, encore plus que jamais nécessaire, partout où nous sommes, de nous regrouper, de nous organiser collectivement afin de combattre la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est imposée, à l’université comme ailleurs !

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LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons?!

Les lois LRU et Fioraso constituent des réformes visant à restructurer l’université. La logique et les principales conséquences de ces réformes sont :

 
=> « redéfinir l’offre de formation » : c’est-à-dire regrouper diverses universités d’une grande échelle territoriale en une Communauté d’Universités et d’Établissements (COMUE). Ainsi, en fusionnant les établissements, elle supprime les formations « doublons ». Cela conduit tout simplement à supprimer des postes, c’est-à-dire licencier ou ne pas remplacer le personnel, réaliser des économies, et réduire les « capacités d’accueil », alors même que de nombreux étudiants se voient déjà refuser l’inscription à l’université sous ce motif. Cela renforce ainsi la sélection à l’entrée de l’université.

La « redéfinition de l’offre de formation » contraint ainsi les étudiants de s’éloigner davantage du domicile familial pour étudier et constitue ainsi une barrière bien souvent infranchissable pour les étudiants issus des familles précaires qui ne peuvent financer logement et déplacements.

 

=> La privatisation de l’université c’est également le renforcement du pouvoir des personnalités extérieures (représentants du patronat, dirigeants d’entreprises, élus)  dans les instances décisionnelles. Ainsi, ces personnalités peuvent faire valoir au mieux leurs intérêts en ayant un droit de regard sur le contenu des formations. La loi vise en effet à conformer davantage la formation de la main d’œuvre aux exigences du patronat. La propagande dominante est toujours plus présente dans nos cours : « esprit d’entreprise », « flexibilité », « flexisécurité », « adaptabilité », « apprendre à se vendre », « valorisation des compétences » etc. Bref, il s’agit de former une main d’œuvre, non seulement « employable », docile, mais également de légitimer idéologiquement un système économique et social assassin, injuste et inégalitaire.

=> « Professionnalisation » des cursus : de plus en plus le savoir à l’université se doit d’avoir une utilité marchande, l’université n’est plus un lieu de savoir mais de formation de travailleur-euse-s malléables. Ce procédé est à l’œuvre par exemple avec la généralisation des stages dans les cursus. Ceux-ci constituent du travail gratuit ou quasi gratuit qui permet aux entreprises de profiter d’une main d’œuvre docile, précaire et corvéable. Cela permet de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence chômeurs, travailleurs, étudiants stagiaires et de tirer vers le bas les conditions de rémunération et de travail pour tous.

Le « problème du chômage » est insoluble au sein du système capitaliste. Les capitalistes, devant la nécessité d’accroître leurs profits afin d’affronter la concurrence ont en effet développé des capacités productives énormes intégrant d’importantes connaissances technologiques et scientifiques (machinisme, mécanisation etc.) qui réduisent aujourd’hui la quantité de travail humain nécessaire pour la production à presque rien. Au lieu de nous libérer, nous sommes nombreux à voir nos vies et celles de nos proches se faire voler au travail, ou à essayer de le trouver, lui qui n’existe pas..

 

=> La loi vise globalement à orienter davantage « l’effort national » de recherche publique à des fins de satisfaction des intérêts des capitalistes français afin de favoriser les « innovations » capables de « relancer la croissance ».

 

C’est chaque jour ce système inhumain, barbare, meurtrier et destructeur qu’ils essaient de faire survivre en cherchant, au prix de nos conditions de vies – ou de nos vies tout court – à restaurer la « croissance » objectif auquel on voudrait continuer de nous faire adhérer et de nous associer contre l’humanité…

Si isolés nous n’avons d’autre choix que de nous soumettre davantage afin d’espérer avoir peut-être une place qui nous permette de vivre ou de survivre, collectivement, nos perspectives sont différentes et un avenir meilleur pour tous est possible.

Résolument, nous choisissons de lutter et de nous organiser afin de pouvoir gagner !

Procès des inculpéEs de Lyon 2 : de 2 à 6 mois de prison avec sursis requis à l’encontre de nos camarades

Lundi, près d’une centaine de personnes, étudiantEs, amiEs, famille, militantEs, syndicalistes – est venu soutenir nos camarades.
Le parquet a requis trois peines différentes – 2 mois de prison avec sursis (ou 60 heures de TIG) ; 3 mois de prison avec sursis (ou 90 heures de TIG) ; 6 mois de prison avec sursis (ou 120 heures de TIG) – à l’encontre des 3 militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s poursuiviEs.photo procès 2

Le réquisitoire du procureur confirme sans aucune ambiguïté le caractère politique de la répression.

La gradation des peines se justifierait selon que les étudiantEs ont été désignéEs par l’Université comme étant supposément plus ou moins « meneurSEs » de cette mobilisation.

Ce critère est bel et bien un critère politique : il n’a, en droit, aucune espèce de valeur. En effet, lorsqu’un jugement porte sur des violences volontaires ayant entraîné des blessures constatées, le critère qui doit primer est celui de la gravité des blessures infligées, et l’implication avérée du prévenu.

En aucun cas, le fait d’être ou non prétendument « à la tête » d’une mobilisation ne permet de fournir une échelle susceptible de décider de l’ampleur d’une peine.

En introduisant ce critère politique, le procureur reconnaît à demi-mot qu’il est impossible d’imputer à nos camarades, de manière individuelle et indiscutable, des faits précis : il propose donc de condamner en raison d’un engagement qu’il croit pouvoir mesurer et juger, avec l’aide de l’Université.

Les deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leur responsable du service juridique de l’université ainsi que d’une membre de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts.

Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés pour un montant que nous ne connaissons pas encore.

Le verdict a été mis en délibéré. Il sera connu le 8 septembre.

Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes et organisations qui nous ont apporté leur soutien.

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire !

Aujourd’hui comme hier, il est toujours nécessaire de s’organiser pour combattre la dégradation qu’on nous impose de nos conditions d’études, de travail et de vie, à l’université comme ailleurs.

RDV dès la rentrée sur le campus pour continuer la lutte !photo procès 1

Lettre ouverte d’anciens étudiants de l’Université Lyon 2 sur les pratiques répressives des présidences successives

Ancien-ne-s étudiant-e-s de l’Université Lyon 2, nous avons eu à connaître, dans le cadre d’activités militantes, plusieurs des équipes présidentielles qui se sont succédé dans la période des dix dernières années à la tête de l’institution. Nous avons eu à subir, à des moments différents, et à l’initiative de responsables différents, des méthodes de surveillance et de répression qui se sont, à chaque fois, soldées par un nouveau discrédit pour les dirigeants du moment.

Vidéos, articles de presse, jugements des tribunaux relaxant des personnes mises en cause injustement et divers autres documents en attestent : ni la destruction de locaux associatifs et syndicaux, ni la destruction du matériel d’autrui, ni le fichage illégal, ni la prise d’arrêtés visant à proscrire l’entrée du campus à une étudiante sans respecter le principe du contradictoire, ni l’emploi brutal de la force par des agents de sécurité privés lourdement armés, ni le signalement aux services de police sur la base de faits imputés calomnieusement à telle ou tel militant-e connu-e n’ont par le passé fait reculer les présidences successives. Ces faits répétés, qui témoignent du climat très particulier de l’Université Lyon 2, ne doivent pas être passées sous silence. Nous sommes prêts à en constituer l’historique, documents à l’appui. Car ce climat, cet historique, éclairent d’une lumière toute différente les allégations de la Présidence en matière de répression.

Il est primordial que ces pièces soient consultées par toute autorité, qu’elle soit judiciaire ou administrative qui aurait à traiter de « plaintes » émanant de cette Université, ainsi que par tout journaliste qui aurait à en relater les suites : Leur dévoilement, ne laissant aucune place pour le doute, a en effet conduit à la crise chacune des présidences successives. L’ancienne se voyant toujours évincé par une nouvelle, a promis la main sur le cœur d’être à l’écoute du mouvement social et d’abandonner les pratiques illégales – pour renouer quelques mois plus tard avec celles-ci.

non a la criminalisation du mvt syndicaleIl y a visiblement, de ce point de vue, un problème structurel au sein de cette Université – allant bien au-delà de la personnalité changeante du président du moment. Nous apprenons maintenant que trois militant-e-s syndicalistes sont à nouveau mis en cause pour une action collective visant à dénoncer l’application de la réforme Fioraso, s’étant déroulé le 21 novembre 2013. Ces dernier-e-s sont accusées des habituels faits de « violence » qu’on reproche usuellement aux syndicalistes investis, auxquels s’ajoutent parfois l’incrimination pour « rébellion » dont les études statistiques et de nombreuses enquêtes journalistiques montrent qu’elle est devenue récurrente chez certains agents de police sur la base de motivations très discutables, et, bien souvent, arbitraire.

Nous souhaitons indiquer par cette tribune ouverte que nous nous tenons à disposition pour apporter les précisions utiles sur chacune des affaires mentionnées ci-dessus, au cours desquelles les représentants de l’institution se sont non seulement départis en toute occasion de la probité normalement attachée à leur fonction, mais encore ont contrevenu à de nombreuses reprises à la loi. Nous pensons quoi qu’il en soit utile à l’autorité judiciaire de connaître ces éléments, de sorte à ce qu’elle traite des plaintes formulées par l’Université Lyon 2 à l’égard d’étudiant-e-s avec toute la circonspection nécessaire s’agissant d’une situation institutionnelle de récidive dans le mensonge, la violence et la répression des libertés syndicales.

Signataires :

Alexandre Maupin militant FSE, ancien élu au conseil de faculté de droit et science politique, poursuivi en 2009 par l’université à l’occasion de la mobilisation étudiante contre la LRU. Relaxé. Syndicaliste CGT.

Tayeb Tounsi : militant FSE, poursuivi par l’université en 2009 à l’occasion de la mobilisation étudiante contre la LRU. Relaxé. Syndicaliste CGT.

Florent Pénicaut : militant FSE, ancien porte-parole à l’international pour la Fédération, ancien élu suppléant au Conseil d’Administration de l’Université, convoqué au commissariat en 2013 sur la base d’un dossier fournie par les services juridiques de l’université. Jamais poursuivi.

Rémi Pages : militant et ancien président de la FSE, ancien élu au Conseil d’Administration de Lyon 2, convoqué au commissariat en 2010 sur plainte du Directeur Général des Services de l’Université et témoignages des agents de sécurité incendie pour avoir « fumé dans l’enceinte de l’université ». Interrogé pour ses activités syndicales. Non fumeur. Classé sans suite.

Samy Dichy : ancien élu FSE au Conseil d’Administration de Lyon 2, convoqué en 2007 devant le Conseil de Discipline en raison de ses activités syndicales. « Avertissement ».

Florian Marcellin : militant FSE, inculpé en 2007 à l’occasion de la première mobilisation étudiante contre la LRU. Relaxé.

Face à la répression : solidarité! Rassemblement au Tribunal pour nos camarades de l’Université Lyon 2 qui passent en procès lundi 23 Juin!

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiant-e-s et les personnel-le-s qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiant-e-s – dont quatre syndicalistes – étaient interpellé-e-s aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

Aujourd’hui ce sont trois étudiant-e-s qui sont inculpé-e-s, tou-te-s militant-e-s de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiant-e-s et personnel-les les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université -immédiatement soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Nos 3 camarades, ciblé-e-s par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l’université – parmi eux figure l’élu au conseil d’administration de l’université Lyon II – sont ainsi poursuivi-e-s pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion ».

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Banderole des étudiant-e-s en lutte lors de la manifestation du 29 Novembre dernier
à Lyon en solidarité avec les travailleurs-ses de SITL qui se battaient alors contre
les licenciements et pour le versement de leurs salaires impayés.Mais qui sont les « violents » ?!Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ? Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l’UNI-Mét pour « arrachage » de tracts et « menaces ».

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiant-e-s en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l’université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’État afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous.

Loin de ne frapper que nos seul-e-s militant-e-s, la répression s’abat sur tou-te-s celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamné-e-s à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placé-e-s 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salarié-e-s d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…

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Intervention des forces de l’ordre sur le campus pour évacuer les bâtiments de la présidence occupés

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon et à venir soutenir nos camarades à l’audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe.

Premiers signataires:
FSE/Solidaires étudiant-e-s syndicat de lutte Lyon ; Alternative Libertaire ; CGT Educ’Action; CGT Privés d’Emplois et Précaires; Coordination des Groupes Anarchistes ; Ligue des Droits de l’Homme – Villeurbanne Est Lyonnais ; Mouvement des Jeunes Communistes de France ; Nouveau Parti Anticapitaliste ; OCML-Voie prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Organisation Communiste Libertaire ; Parti Communiste Français ; Parti de Gauche 69 ; Union Syndicale Solidaires rhône ; Sud Éducation Université Lyon 2 ; Sud ENS Lyon ; Union des Étudiants Communistes ; Union pour le communisme

SOLIDARITÉ FACE À LA RÉPRESSION ! RELAXE DES ÉTUDIANT-E-S INCULPÉ-E-S !

Banderole Soirée de soutien 23.05.2014

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiantEs et les personnels qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiantEs – dont quatre syndicalistes – étaient interpelléEs aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

Aujourd’hui ce sont trois étudiantEs qui sont inculpéEs, touTEs militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiantEs et personnels les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université -immédiatemment soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Nos 3 camarades, cibléEs par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l’université – parmi eux figure l’élu au conseil d’administration de l’université Lyon II – sont ainsi poursuiviEs pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion ».

Mais qui sont les « violents » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils soient avec ou sans papiers ? Les personnels qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?
Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiantEs et personnels et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l’UNI-Mét pour « arrachage » de tracts et « menaces ».

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiantEs en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l’université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’Etat afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous. 

Loin de ne frapper que nos seulEs militantEs, la répression s’abat sur touTEs celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamnés à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placés 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salariéEs d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon et à venir soutenir nos camarades à l’audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe !
 
Afin de couvrir les frais d’avocat et autres frais de justice, une soirée de soutien aux inculpé.e.s de Lyon 2 se tiendra le vendredi 23 mai à partir de 20h30 sur Villeurbanne (métro Gratte-ciel) !

Le parquet inculpe 3 militantEs de Lyon II. Exigeons leur relaxe!

Alors que les élections aux conseils centraux se déroulent cette semaine à l’université Lyon II et qu’on voudrait nous faire croire en leur pseudo démocratie universitaire, nous étions ce matin une cinquantaine à soutenir les 3 militantEs de la FSE/Solidaires étudiants Lyon qui étaient convoquéEs au commissariat. 

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Ils étaient contraintEs de se présenter pour une confrontation avec les agents de sécurité incendie de l’université (accompagnés de leur hiérarchie) -que la présidence utilise régulièrement comme sa garde rapprochée- suite aux interpellations qui avaient eu lieu en novembre sur le campus de l’université après l’envahissement d’un conseil de la présidence dans le cadre de la lutte contre les restrictions budgétaires qui accélèrent la restructuration des universités et la privatisation des facs.

Pour écarter nos légitimes revendications, on cherche à nous faire passer pour des personnes violentes. Mais qui casse l’université ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et ouverte à toutes et tous, ou ceux qui privatisent, suppriment des postes, dégradent les conditions de travail et d’études de la majorité des étudiantEs et personnels ?!

Suite aux confrontations, nos 3 camarades sont convoquéEs par le parquet à comparaître au tribunal correctionnel en juin pour des chefs de « violences aggravées » et « rébellion ».

La volonté du parquet de poursuivre nos camarades est clairement motivée pour des raisons politiques. C’est, une fois de plus, l’expression d’une classe dominante -et de son État– qui n’a d’autre choix que de recourir à la répression afin d’imposer ses réformes antisociales.

Solidarité avec les inculpé-E-s !

Soyons nombreux/ses à les soutenir le 23 juin pour exiger leur relaxe !

À bas la répression politique et syndicale !

 

Article de L’Humanité paru ce mardi 25 février :
HumaHuma2

L’université est une entreprise capitaliste !

Communiqué de la liste Fédération Syndicale Etudiante et étudiant-e-s mobilisé-e-s relatif aux élections les 26 & 27 février prochains des soi-disant « représentants étudiants » aux conseils centraux de l’université Lyon 2 (vous trouverez notre profession de foi ici) :

Chaque jour les effets de la crise du système capitaliste se font toujours plus sentir.

En France, l’arrivée au pouvoir du Parti « Socialiste » (au socialisme parti) n’a pas, malgré les illusions entretenues, engendré un quelconque changement de politique. Bien au contraire, le PS a pu profiter de son étiquette de gauche pour accélérer les politiques de casse sociale mises en place par la droite.

Avec la complicité des « partenaires sociaux » aux ordres, la majorité « socialiste » a amplifié le saccage du droit du travail avec la transcription de l’Accord National Interprofessionnel l’an dernier, exigeant toujours plus de sacrifices des travailleurs (mobilité forcée, baisse des salaires et augmentation du temps de travail). Mais ce n’est pas tout : augmentation de la durée de cotisation à 44 annuités -d’où la baisse mécanique des pensions, la moyenne des cotisations validées étant de 37 ans- avec la dernière réforme des retraites, rétablissement de la dégressivité des allocations chômage qui se profile à l’issue des négociations Unedic en cours… À la détérioration des conditions d’accumulation de plus-value répondent les réformes structurelles pour maintenir les taux de profit capitalistes !

Le patronat, lui, est évidemment bien loti : cadeaux fiscaux et exonérations de « charges » (baisses des salaires indirects) avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi et le Pacte de responsabilité, le tout financé sur le dos de la majorité de la population !

Nous sommes contraints de nous serrer la ceinture. Les services publics, utiles à tous, sont sacrifiés pour augmenter les profits des entreprises.

L’université n’est pas épargnée par ces réformes structurelles nécessaires pour assurer la survie du système capitaliste. L’éducation et l’enseignement supérieur sont progressivement transformés en un marché, créant ainsi de nouveaux débouchés pour les entreprises.

L’université, fabrique d’une main-d’oeuvre conforme aux exigences du patronat

affiche_esr copie l'université est une entreprise capitalisteL’étudiant est par conséquent réduit à son rôle de « capital humain » par le biais de la professionnalisation. En tant que futur travailleur, il faut le façonner aux besoins des entreprises du bassin local. C’est la liquidation programmée de la production et de la transmission de savoirs critiques, « inutiles » d’un point de vue économique, mis en œuvre notamment par les lois LRU et Fioraso.

L’important est donc d’inculquer les savoir-faire, les savoir-être et de posséder des « compétences » que chacun devra faire valoir individuellement face à son employeur. Outre la soumission du contenu pédagogique des formations aux intérêts du patronat, la professionnalisation c’est également concrètement l’instauration de stages obligatoires dans les cursus. Les entreprises disposent ainsi d’une main-d’œuvre gratuite ou quasi-gratuite, docile et corvéable.

Ce sont des centaines de milliers d’étudiants qui sont contraints, pour obtenir leur diplôme, de trouver une place sur un marché du travail qui en a si peu à offrir. Faute de posséder les réseaux ou pistons indispensables, ces stages créent ainsi une sélection de fait pour nombre d’entre nous qui ne parviennent pas à en trouver. 

Mais surtout, les étudiants-stagiaires sont contraints d’entrer en concurrence avec les travailleurs-chômeurs, conduisant chacun à devoir accepter des conditions de travail et de salaire dégradées de peur de voir sa place occupée par un plus précaire que lui.

L’étudiant : une marchandise en formation

 Le système capitaliste a eu besoin pour prospérer de massifier l’accès à l’enseignement supérieur pour augmenter la qualification générale de la main-d’œuvre. L’État, sous la pression des luttes sociales, a alors concédé des systèmes de bourses, de cités U, de restauration à prix subventionné etc. Ces aides sociales ont permis un accès un peu plus équitable à l’enseignement supérieur.

 Alors que la sélection sociale est déjà violente -nombre d’enfants des classes populaires n’accèdent jamais à l’enseignement supérieur, le système éducatif ayant opéré sa sélection bien en amont en « orientant » vers des filières courtes, par le développement de l’apprentissage (toujours plus tôt) notamment ou encore au regard du nombre important d’abandons et d’échecs dès les premières années de fac- celle-ci s’accentue toujours plus. On veut désormais faire de l’étudiant un client-consommateur. La clientèle non solvable n’est donc pas la bienvenue.  Tout est fait pour que le moment de formation soit un moment d’intériorisation de la logique marchande.

 Il faut en finir avec les études subventionnées par l’État, ce sont désormais aux familles d’étudiants qui le peuvent de financer leur formation, l’austérité accélérant le processus de privatisation : la baisse des financements engendre ainsi l’augmentation des frais d’inscription. Cette réalité est déjà à l’œuvre pour les Diplômes Universitaires (DU), les Masters spécialisés, l’inscription en Doctorat.

Cette volonté de faire du profit sur le dos des étudiants gagne du terrain : mise en place de prêts étudiants pour contrebalancer l’insuffisance des bourses (et préparer l’augmentation prévisible des frais d’inscription), multiplication de résidences étudiantes privées hors de prix etc.

 Les universités, en véritables entreprises soumises à la concurrence, se doivent de faire valoir leur image de marque pour se distinguer. Ainsi, le renforcement de la sélection dans les filières, du contrôle des présences (obligation d’assiduité -particulièrement difficile à tenir pour les étudiants salariés- sous menace de défaillance, entraînant la suppression des bourses pour les boursiers), le renforcement des instances internes de répression (saisines de la commission disciplinaire multipliées par 10 en 1 an !), et le recours aux forces de l’ordre sur les campus (6 étudiants faisant toujours l’objet de poursuites) afin de réprimer les résistances participent d’une même logique : la volonté des universités (et de leurs dirigeants) de collaborer activement à la mise en marche -et donc en ordre- de l’université pour satisfaire les exigences des dominants. Doivent donc être écartés de celles-ci ceux qui ne pourraient pas consacrer l’intégralité de leur temps à étudier, contraints de se salarier car bénéficiant de bourses ou d’aides familiales insuffisantes, ce qui entraîne pour 62% d’entre eux l’échec aux examens de fin de semestre.

L’université n’est pas un univers isolé

 La soumission de l’université et donc des étudiants, toujours plus précaires, aux intérêts du patronat s’inscrit dans un mouvement plus large d’austérité touchant tous les secteurs : le nombre de chômeurs s’accroît, face à des conditions de recherche d’emploi toujours plus dures et à un marché de l’emploi toujours plus exigeant. Quant aux travailleurs, la précarité de leurs conditions de travail et de leurs emplois est sans précédent. Au-delà de la responsabilité d’une classe dirigeante, c’est tout un système économique et social, le capitalisme, qui est ici en cause ; la tendance inéluctable à la baisse des taux de profits pousse toujours davantage à la destruction des acquis sociaux et des services publics pour dégager plus de marges pour les employeurs. Cette situation délétère conduit aujourd’hui à stigmatiser les plus démunis pour nous diviser davantage. Ainsi, comme d’autres avant lui, Manuel Valls, en expulsant toujours plus de sans -papiers, en réprimant Rroms et banlieusards, poursuit et aggrave la dynamique du racisme d’État.

 Corrélativement, l’Europe tout entière connaît l’émergence d’une lame de fond réactionnaire, remettant en question là aussi des acquis fondamentaux (IVG) et stigmatisant également les minorités (musulmans, juifs, LGBT) et notamment les plus précarisées et opprimées (femmes, sans-papiers, chômeurs…). Ces mouvements (Manif Pour Tous, FN, Dieudosphère, groupuscules fascistes pour ne pas les nommer) permettent à la bourgeoisie de maintenir ses privilèges en effectuant un chantage sur le prolétariat. En nous divisant par la désignation d’ennemis pratiques insaisissables, par la construction de fausses cibles (complots de toutes sortes, « théorie du genre », immigrés…), on entend nous détourner des véritables questions sociales, pour ainsi épargner les dominants.

Cette politique étant mise en place aussi bien par la gauche institutionnelle que par la droite, il est illusoire de croire en un salut venant de ces partis ; il nous faut compter sur nos propres forces. Les étudiants étant directement concernés par la précarisation, le racisme et le patriarcat, il est urgent de mettre en place une convergence des luttes avec les travailleurs, chômeurs, sans-papiers, seule à même de briser l’exploitation capitaliste.

Liste Fédération Syndicale Etudiante & étudiant-e-s mobilisé-e-s

C’est quoi cette liste ?

La FSE-Lyon est un syndicat étudiant de lutte, membre de la fédération Solidaires Etudiant-e-s (issue de la fusion entre SUD Etudiant et la FSE). Nos positions découlent du combat que nous menons contre les rapports de domination de genre (antipatriarcat)de classe (anticapitalisme) et de race [prise comme construction sociale] (antiracisme / anti-impérialisme).

Nous défendons les intérêts des étudiants contre les atteintes à leurs conditions de vie et d’étude par la mise en place d’un rapport de force collectif.

Nous fonctionnons selon des principes de démocratie directe, ce qui signifie que toutes et tous les militants participent aux débats et à la prise de décisions de manière égale. Dans le mouvement nous visons à l’auto-organisation des luttes, par la mise en place d’AG et de comités de mobilisation souverains.

En tant que syndicat partageant une analyse de la société comme étant divisée en classes sociales aux intérêts antagonistes, nous défendons les étudiants rencontrant des difficultés au cours de leurs études, notamment les plus précaires qui subissent les conséquences de leurs origines sociales, souvent financièrement. Nous défendons ainsi une université ouverte à toutes et tous, sans sélection, gratuite, laïque, critique et populaire.

Ces élections se déroulent dans un contexte tendu de mobilisation étudiante importante contre la rigueur budgétaire qui accélère le processus de restructuration et de privatisation des universités, que poursuivent les lois Pécresse et Fioraso (entre autres). En tant qu’organisation de lutte, nous avons participé à la mise en place de la mobilisation contre la dégradation de nos conditions de vie, de travail et d’études. Des centaines d’étudiants se sont mobilisées en AG, lors d’actions et en manif’. Nous partageons les mêmes combats et nos listes sont donc ouvertes aux étudiants en lutte.

Non à la répression du mouvement social ! Abandon des poursuites à l’encontre des interpellé-e-s de Lyon 2 !

À l’occasion de la mobilisation étudiante contre la loi Fioraso, 6 personnes ont été interpellées le 21 novembre sur le campus de l’Université Lyon II et placées en garde à vue suite à l’envahissement par 150 personnes d’un conseil de la présidence. Aujourd’hui, trois militantEs de la FSE-Solidaires Étudiants sont de nouveau convoquéEs ce mardi 25 février au commissariat.

Ils ont été cibléEs pour des motifs politiques par certains agents de sécurité incendie de l’Université Lyon 2, sur demande de la présidence.

Lyon 2 Arrestations sortie NB
Ils/elles sont poursuiviEs pour les chefs d’accusation extrêmement lourds de violences aggravées et rébellion, sanctionnés par des peines de prison et des amendes importantes. Leur crime ? S’opposer avec détermination à la politique du Ministère de privatisation des universités, à l’application des lois LRU-Fioraso, qui fixent comme mission à l’université de servir les entreprises capitalistes et qui dégradent les conditions d’études, de travail et de vie de la majorité des étudiantEs et salariéEs.

Les charges retenues contre eux s’avèrent par ailleurs fantaisistes : preuve s’il en est, le chef d’inculpation de dégradation de biens publics n’est semble-t-il plus retenu à l’encontre des étudiantEs. Et pour cause, il n’y a pas eu ni de dégradation, ni violences sur les agents de sécurité incendie, contraints par la présidence de former sa garde rapprochée.

Les agents de sécurité n’ayant pas témoigné à l’encontre des interpelléEs ne semblent curieusement plus en poste aujourd’hui…

La présidence de l’Université, après avoir offert comme seule réponse aux revendications des étudiantEs mobiliséEs des agents de sécurité, des portes fermées et le recours aux forces de l’ordre au sein même de l’université, croit pouvoir se dédouaner ainsi de toute responsabilité politique en laissant ses agents et le ministère public poursuivre les militantEs.

La présidence – déjà discréditée dans ses propres rangs – cherche ainsi à éviter d’avoir à s’expliquer publiquement et à assumer les choix de sa politique si procès il y avait.

Aujourd’hui c’est tous les étudiantEs mobiliséEs qui sont concernéEs. Si la présidence croit pouvoir stopper la mobilisation et les résistances à sa politique en réprimant celles et ceux qu’elle identifie comme des meneurs, elle se trompe !

Après le procès des 5 syndicalistes CGT de Roanne, celui du secrétaire de l’Union Départementale CGT du Rhône et l’arrestation de nombreux militantEs antifascistes à Lyon, la répression des étudiantEs syndicalistes confirme la volonté du gouvernement et des pouvoirs publics de faire taire toute contestation formulée sur une base progressiste ou révolutionnaire, alors même qu’il recule face aux réactionnaires, obscurantistes, homophobes et antiféministes qui défilent à l’occasion dans les rues.

Nous ne céderons pas face à la répression. Nous ne céderons pas aux tactiques de division visant à nous affaiblir. Il est temps de s’organiser collectivement pour refuser la répression du mouvement social mise en oeuvre par le gouvernement PS, de la même manière qu’ont pu le faire les gouvernements précédents ! Il est temps de démasquer et combattre les manœuvres de répression politique d’une présidence universitaire discréditée et aux abois ! Nous appelons les collectifs de lutte, les étudiantEs, les travailleurs-ses et leurs organisations à manifester leur solidarité.

 

RASSEMBLEMENT de soutien le MARDI 25 FEVRIER À 8H30
devant l’Hôtel de Police rue Marius Berliet dans le 8ème
(arrêt T2-T4 Jet d’Eau Mendès France / MD Sans Souci).

Abandon des poursuites à l’encontre de nos camarades !
Front uni contre la répression !

Journée anti-répression jeudi 20 février sur le campus de Bron

Cette journée anti-répression est organisée suite aux interpellations de 6 étudiant-e-s sur le campus des quais de l’université Lyon II, le 21 novembre, après l’envahissement d’un conseil de la présidence dans le cadre de la mobilisation étudiante contre les lois LRU-Fioraso. Elle permettra de financer collectivement et de manière solidaire les frais d’avocats auxquels devront faire face les interpelléEs.

Il nous semblait également important de discuter et d’échanger au sujet des pratiques répressives à la fac et ailleurs, de partager les expériences, pour être mieux armé face à la police et la justice et de penser la répression comme un moment de la lutte, et non un moment séparé de celle-ci.

Programme indicatif de la Journée Anti-répression :

 

Lyon 2 en grève

  • 9h45 – 10h (Bâtiment K) : Présentation de la journée
  • 10h – 12h (Amphi D) : Atelier-Débat « Comment la fac flique les étudiants ?»
  • 12h – 14h (Amphi D) : Bouffe collective prix libre + Ateliers auto-défense collective
  • 14h – 16h (Amphi D) : Projection-Débat « Les lascars du LEP électronique »
  • 16h – 18h (Amphi D) : Discussion sur les différentes formes de répression (politique, prisons, coloniale, torture, dans l’entreprise…)

+ tout au long de la journée : Atelier Graff’ ta Fac !

RASSEMBLEMENT de solidarité le MARDI 25 FÉVRIER À 8H30 devant l’Hôtel de Police rue Marius Berliet dans le 8ème (arrêt T2-T4 Jet d’Eau Mendès France / MD Sans Souci).

Abandon des poursuites à l’encontre de nos camarades !
Front uni contre la répression !

 

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