Marche de nuit non-mixte féministe

Nous relayons l’appel à cette marche :

Is not yoursEn mixité choisie sans mec cis*
Vendredi 10 avril à 20h00
Départ place de la Croix-rousse

NOUS PRENONS LA RUE :

Pour dire que la nuit, la rue nous appartient
Pour marcher la nuit et se sentir fortEs et fièrEs
Pour crier et chanter collectivement notre rage et pour briser le silence
Pour dire que nos corps, nos histoires et nos vies nous appartiennent
Pour lutter contre les agressions sexistes / racistes / lesbophobes / homophobes / transphobes
Pour vivre librement quels que soient nos genres et nos sexualités
Pour dire que nous sommes là, présentEs, nombreusEs et en lutte pour nos droits
Pour résister au repli identitaire et à « l’union nationale » raciste et patriarcale qu’on veut nous imposer
Pour créer et consolider ensemble des solidarités féministes
Pour dire que nous aussi, nous avons nos armes et que nous ne nous ne lâcherons pas

Contre le viol et les agressions sexuelles
Contre les violences domestiques et les violences au travail
Contre le climat actuel, raciste, islamophobe et antisémite qui affecte les femmes
Contre les discriminations et les agressions que subissent les femmes voilées
Contre toutes les violences étatiques et institutionnelles ( policières, juridiques, médicales, morales, économiques et sociales)
Contre les violences transphobes, alimentées par l’État, qui organise la psychiatrisation, la pathologisation et qui stigmatise et précarise les personnes trans
Contre les lois qui stigmatisent, discriminent, précarisent les travailleuses du sexe
Contre l’offensive réactionnaire qui prétend décider de qui peut ou non avoir des enfants et comment
Contre la binarité de genre et de sexe qu’on veut nous imposer
Contre la récupération de nos luttes à des fins racistes, sécuritaires et électorales.

Nous marchons en mémoire d’Özgecan Aslan, jeune femme alévi violée et assassinée en Turquie pour ses origines par des fascistes turcs, vendredi 13 février 2015 et en mémoire de toutes les femmes tuées par la violence patriarcale.

Nous marchons en solidarité avec Lucie, violée par un fasciste en France pour ses engagements politiques antifascistes et en soutien à toutes celles victimes de viol et d’agressions sexuelles.

Soyons fortEs, fièrEs, solidaires et en colère !

*Cisgenre : Désigne une personne qui vit avec le sexe et le genre qui lui ont été assignés à la naissance

Publicités

Sur nos lieux de vie et de travail, luttons pour l’émancipation de tou-te-s !

Solidaires féminisme

Les luttes féministes ne sont pas secondaires. Tous les jours, et bien sûr pas seulement le 8 mars, dans nos villes et nos campagnes, jusque dans nos solidarités internationales, le féminisme est un combat primordial. Parce que les résistances féministes sont plurielles et transversales, les étudiant-e-s doivent porter ces luttes !

Solidaires Étudiant­-e­-s Syndicats de Lutte appelle, pour cette journée internationale des luttes des femmes, à soutenir d’une voix les résistances féministes et à les développer. À se battre pour un égal accès aux soins, aux études, au travail. À combattre les oppressions sexistes dans la société et à fortiori au sein de nos luttes. À apporter son soutien international à tout combat pour l’émancipation de toutes et tous !

Rejoignons les manifestations du 8 mars !

Quelques combats féministes portés par notre fédération :

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte soutient les combats féministes portés sur les lieux d’études. L’enseignement supérieur est un espace où les oppressions de sexe, genre, classe et races s’exercent. Les affiches sexistes pullulent sur les campus. Le harcèlement, sexuel ou non, est une agression invisibilisée extrêmement pratiquée des chercheurs vers les chercheuses, les personnels et étudiantes (dans les cas les plus fréquents) [voir guide du CLASCHES]. L’orientation est une question très genrée : suivant notre assignation biologique et sociale, des parcours et des formations nous correspondraient mieux que d’autres. Certaines formations n’ont comme public que des femmes, tandis que les formateurs sont essentiellement des hommes. On parle par ailleurs dans les universités de « plafond de verre », à savoir que les femmes sont plus nombreuses en licence, et sont minoritaires en doctorat et parmi les enseignant­e­s.

Aux côtés des salarié-e-s, notamment grâce à l’Union Syndicale Solidaires, nous souhaitons combattre les écarts que créent les dernières lois sur le travail. Le communiqué de l’Union Syndicale Solidaires.

En tant qu’internationalistes, nous construisons la solidarité avec le Kurdistan où les femmes se sont battues pour porter la lutte féministe au cœur de la révolution du Rojava et dans les luttes du reste du Kurdistan. La lutte des femmes kurdes s’est notamment fait connaître en France grâce aux combattantes armées pour la libération de Kobanê, regroupées dans les unités de protection du peuple, mixtes (YPG) et non ­mixtes (YPJ). Voir notre page sur la campagne de soutien international.

Poursuivons ces luttes et développons-en de nouvelles !

La secrétaire d’Etat aux droits des femmes évoque une nouvelle fois l’interdiction du voile à l’université : combattons une telle mesure !

Université pour toutes et tousCommuniqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte en date du 3 mars 2015 :

La secrétaire d’État aux droits des femmes, Pascale Boistard, a déclaré devant le Figaro ce lundi 2 mars qu’elle n’était pas « sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur », affirmant qu’il fallait « pouvoir discuter » de son interdiction. L’idée n’est pas nouvelle : elle avait déjà été évoquée au moment de la loi de 2004 prohibant le port du voile dans les établissements scolaires, et avait refait surface il y a deux ans à l’occasion d’un rapport du Haut Commissariat à l’Intégration.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte, dénonce à nouveau la gravité d’une telle mesure, qui relève à la fois d’un racisme décomplexé et d’une méconnaissance de ce qu’est l’enseignement supérieur. Notre fédération annonce qu’elle s’opposera dans tous les établissements à la mise en place de cette interdiction.

Cette potentielle interdiction, tout comme celles de 2004 dans les écoles et de 2010 dans les lieux publics, ne sert qu’à nourrir les comportements discriminatoires et haineux. Comme le rappelait le Collectif féministe pour l’égalité dans un appel en 2014, ces lois sont des lois d’exclusion, et non de défense de la laïcité.

Aucune mesure ne doit servir d’intervention dans la vie privée des personnes, dans leurs choix, et imposer aux corps, et en premier lieu celui des femmes, une quelconque ligne de conduite. Aucune mesure ne doit servir la déscolarisation forcée, et l’exclusion de l’espace public.

L’université n’est pas « neutre ». Elle doit être, comme le reste des établissements scolaires, « laïque et indépendant[e] de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » et également développer l’autonomisation des contenus de formation, l’indépendance de la pensée et la liberté des individu-es. Cela ne signifie pas que le voile n’a rien à faire dans l’enseignement supérieur, mais bien au contraire que cet espace pluriel en genres, origines, classes, sexualités, opinions etc. doit rester protégé de toute idéologie uniformisante et raciste.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Le 19 novembre, défendons le droit à l’avortement !

Samedi 19 novembre, les catholiques intégristes de SOS-tout-petits appellent à une journée nationale « contre le crime de l’avortement ». Soyons nombreuses et nombreux, nous aussi samedi 19 novembre à 14h15 à la Guillotière, Place du Pont pour se regrouper et ne pas laisser la rue aux ultras-réactionnaires et aux intégristes !

Samedi 19 novem­bre, les catho­li­ques inté­gris­tes de SOS-tout-petits appel­lent à une jour­née natio­nale « contre le crime de l’avor­te­ment ».

À Lyon, comme dans les autres villes, c’est une prière de rue pour « rame­ner Dieu dans la cité », et pour « l’abro­ga­tion des lois per­met­tant le meur­tre et la per­ver­sion des moeurs » !

Cet appel arrive dans un contexte de mani­fes­ta­tions inté­gris­tes déjà bien chargé, avec notam­ment le déploie­ment d’orga­ni­sa­tions fon­da­men­ta­lis­tes de l’extrême-droite, dont font partie, entre autre l’ins­ti­tut Civitas et le mou­ve­ment lefeb­vriste.

L’IVG est un droit qu’il faut aujourd’hui, plus que jamais, défen­dre et reven­di­quer face aux sup­pres­sions de cen­tres de la part du gou­ver­ne­ments, de la dif­fu­sion d’idéo­lo­gies sexis­tes et rétro­gra­des, et des pres­sions reli­gieu­ses et patriar­ca­les !

Soyons nom­breu­ses et nom­breux, nous aussi samedi 19 novem­bre à 14h15 à la Guillotière, Place du Pont pour se regrou­per et ne pas lais­ser la rue aux ultras-réac­tion­nai­res et aux inté­gris­tes !

Contre l’ordre moral et reli­gieux ! Pour la liberté d’avoir le choix ! Libre accès et gra­tuité de la contra­cep­tion ! Notre corps est à nous, ni à Dieu ni à tes vieux !

La FSE-Lyon et des indi­vidu-e-s