Solidaires étudiant-e-s Lyon – Syndicat de lutte, qu’est-ce que c’est ?

SESL Lyon contacts LOGONous sommes une section syndicale étudiante qui se revendique du syndicalisme de lutte. Nous appartenons à une fédération organisée nationalement, Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes, issue de la fusion des deux fédérations Sud étudiant et FSE, dont l’objectif est le rassemblement du syndicalisme étudiant de lutte.

Nous défendons des positions de classe, à l’université, ce qui signifie que nous défendons en priorité les intérêts des étudiant.e.s issu.e.s des classes populaires, pour lesquel.le.s étudier rime déjà avec précarité, contre la dégradation de nos conditions de vie et d’études, par la mise en place d’un rapport de force collectif.

En tant que syndicat de classe, nous sommes solidaires des personnels des universités qui subissent précarisation, augmentation de leur charge de travail, gel de salaires, suppressions de postes etc., bref la dégradation de leurs conditions de vie et de travail et nous efforçons de créer la nécessaire solidarité.

Nous défendons des positions anti-patriarcales, internationalistes, anti-impérialistes, antifascistes et anticapitalistes !

Notre fonctionnement cherche à être non-hiérarchique et à se baser sur des principes de démocratie directe. Dans notre activité et dans nos instances, nous luttons contre la reproduction des formes d’oppressions et de domination qui pourraient exister entre militant.e.s.

En tant que syndicat solidaire et ouvert sur l’ensemble de la société, nous nous opposons au corporatisme – c’est-à-dire à la fois à l’idée que les étudiant.e.s forment un groupe homogène aux intérêts communs, et à leur organisation catégorielle dans des associations corporatistes qui reproduisent ou encouragent des oppressions de type racistes, sexistes ou sociales. Nous lions nécessairement nos actions et nos analyses à celles de l’ensemble des dominé.e.s, avec lesquel.le.s les étudiant.e.s les plus précaires partagent des intérêts communs, qu’ils/elles soient travailleurs.ses, chômeurs.ses, sans-droits, immigré.e.s, ou sans-papiers !

Les logiques que nous combattons ne sont pas propres à la France, mais au système capitaliste. Nous sommes internationalistes parce que le capitalisme est international, et que partout, la classe des exploité.e.s en subit les conséquences.

Solidaires Étudiant-e-s en tant que syndicat de lutte s’oppose à la cogestion : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre. Si nous siégeons dans les conseils d’université (Conseil d’Administration et Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) – tout en ne reconnaissant pas leur légitimité ! –, c’est dans le but de relayer les informations et décisions prises par l’exécutif universitaire.

Nos seules victoires viendront de la mobilisation collective !

Pour une université publique, gratuite, laïque, critique, populaire et ouverte à toutes et tous !

Contre la sélection, contre la soumission de l’université aux intérêts privés, contre la marchandisation du savoir et de l’enseignement !

Nous tenons régulièrement des réunions ouvertes, si vous vous reconnaissez dans nos positions, voulez en discuter, souhaitez nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter et à venir à notre rencontre !

Pour mener la lutte, on n’a d’autre choix que de s’unir et de s’organiser : rejoins-nous !david & goliath

Contact : uselfse@yahoo.fr
Blog : fselyon.wordpress.com
Facebook : page Solidaires Etudiant-e-s Lyon

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Étudiant-e-s précaires, faisons-nous exonérer/rembourser des frais d’inscriptions !

Université pour toutes et tousOutre les boursier.e.s, une partie des étudiant.e.s (jusqu’à 10%) peuvent, en raison de leurs problèmes financiers, être exonéré.e.s des droits d’inscriptions en vertu du décret n°84-13 de la loi Savary de 1984 :

Article 3 : « peuvent bénéficier de l’exonération des droits d’inscriptions les étudiants qui en font la demande en raison de leur situation personnelle, notamment les réfugiés et les travailleurs privés d’emploi. Les décisions d’exonération sont prises par le président de l’Université en application de critères généraux fixés par le conseil d’établissement et dans la limite des 10% des étudiants inscrits, non comprises les personnes mentionnés à l’article 2 (les boursiers) ».

A noter que les étudiant.e.s étranger.e.s, avec ou sans papiers, peuvent également se faire exonérer et rembourser.

Il faut cependant savoir que les frais remboursés sont les seuls droits universitaires, la cotisation sécurité sociale n’est elle pas remboursée.

Pour le remboursement, à Lyon 2, vous devez retirer une fiche individuelle de demande de remboursement au centre d’inscription (sur le campus des Quais).
Il faut ensuite la renvoyer dûment complété à :

Université Lumière Lyon 2
Centre d’inscriptions
A l’attention de Madame COUDON
86 rue Pasteur
69365 Lyon cedex 07

Le traitement d’une demande de remboursement des frais d’inscriptions pouvant prendre de 2 à 5 mois, nous vous conseillons de faire une demande d’exonération des frais d’inscription.

Pour cela, il faut retirer un dossier auprès du secrétariat du service social ou de l’accueil de la Maison Des Étudiants à Bron. Il faut ensuite prendre un RDV auprès des assistantes sociales du CROUS (tél. : 04 72 80 13 25 tous les jours de 9h à 12h et de 13h à 17h) puisque ce sont elles qui évaluent la situation et instruisent le dossier.

Les dossiers de demande d’exonération sont ensuite examinés par une commission présidée par le Vice-Président chargé de la Formation et de la Vie Universitaire.

Si vous êtes en importante galère financière, sachez par ailleurs que vous pouvez également demander à bénéficier du Fonds National d’Aide d’Urgence aux Étudiants (FNAUE). Pour ça, il faut prendre un RDV avec les assistantes sociales du CROUS.

affiche-rentrc3a9e-frais-dinscription-localSi vos demandes de remboursement et d’exonération n’aboutissaient pas, ne nous laissons pas faire, contactez-nous et organisons-nous ensemble !

Pour une gratuité totale des études !

Contact :
Mail : uselfse@yahoo.fr
Blog : fselyonwordpress.com
Facebook : Page Solidaires Etudiant-e-s Lyon

Lycées bloqués, manifs réprimées, politiciens paniqués… MAIS QU’EST-CE QU’ON ATTEND ?!

Une Assemblée générale a eu lieu à Lyon 2 ce jeudi 6 novembre.

Elle est née de la nécessité de constater l’ampleur de la crise à l’université, de nous organiser en conséquence. Étudiant.e.s, déjà travailleurs pour beaucoup, vacataires, personnels précaires : à différents titres nous connaissons la dégradation des conditions d’études ou de travail. Ce sont les TD surchargés, les filières amputées de 60% de leur budget, les vacataires qui travaillent encore sans contrat, les services comme le ménage ou l’informatique externalisés, les jobs mcdo.

Ce dont nous nous rendons compte à l’université Lyon 2 n’est pas un phénomène local : il traverse l’ensemble des universités en France. Et les problèmes que nous soulevons ne sont pas des problèmes de gestion isolés, des questions de rallonges budgétaires à débloquer : c’est un unique problème politique. Nos conditions d’études dégradées parlent de ce que le capitalisme en crise nous promet.

Lyon 2 La crise c'est eux la solution c'est nousLa crise du capitalisme se manifeste sous plusieurs formes : la restructuration brutale des universités, le démantèlement du code du travail, des retraites, la casse des services publics, la réorganisation du territoire dans une perspective de relance et d’intégration économique. Si les formes sont multiples, la fébrilité est la même. Les instances gouvernantes chargées d’appliquer les mesures toujours plus extrêmes de ce plan de maintien du capitalisme craignent l’étincelle. Cette fébrilité a conduit à la mort d’un camarade, Rémi, en lutte au Testet ; à Lyon 2, deux syndicalistes sont condamné.e.s à du sursis et passent en commission disciplinaire. Dans les quartiers -qui ont toujours été un espace de tension pour le gouvernement- elle entraîne depuis longtemps une répression de la vie quotidienne, des provocations constantes, des assassinats réguliers.


À Paris, une trentaine de lycées ont été bloqués jeudi 6 novembre : les lycéen.ne.s soulèvent la question des violences policières et celle du sort réservé à leurs camarades sans-papiers, expulsé.e.s ou en centre de rétention. À Toulouse, 600 étudiant.e.s de l’université du Mirail ont voté la grève pour jeudi prochain. Le fond de l’air est rouge, la situation est mûre : il ne tient qu’à nous de faire de même à Lyon.

L’Assemblée de jeudi appelle à une nouvelle assemblée générale la semaine prochaine.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
JEUDI 13 NOVEMBRE
CAMPUS DE BRON, 12H, AMPHI B

 
Plus d’infos sur facebook : Université Lyon 2 en lutte
Ainsi que sur Rebellyon.info

Appel à rassemblement des vacataires-précaires en colère de Lyon 2

Appel à rassemblement des vacataires-précaires sous les fenêtres de la présidence mercredi 5 novembre à 10h pour que nos revendications soient entendues :

Nous exigeons que le droit du travail soit enfin respecté pour les vacataires de l’enseignement supérieur :

  • Exonération des frais d’inscription pour les vacataires employés à l’université (qui y sont également étudiants).
  • Rémunération prenant en compte les heures réelles de travail effectuées et paiement par l’université des cotisations sociales associées.
  • Paiement mensualisé des heures effectuées dans le mois à la fin du mois.
  • Augmentation massive du nombre de contrats statutaires (contrats doctoraux, ATER, MCF).
  • Signature d’un véritable contrat de travail à durée déterminée avant le début des cours.
  • Transparence sur les critères de recrutement et la publicité des offres.
  • Engagement ferme de l’employeur sur un volume horaire et un emploi du temps un mois avant le premier cours.
  • Prise en charge d’une couverture maladie par l’employeur.

Notre mobilisation est née d’un ras-le-bol concernant un non-respect du droit du travail dans le cadre de notre travail de vacataire à l’Université Lyon 2. Cette situation n’est pas pas nouvelle et c’est une situation présente dans bien d’autres universités.

Nous appelons donc à un rassemblement à l’AG des étudiantEs, personnels, enseignantEs, vacataires le jeudi 6 novembre à 12h à Bron pour discuter d’une réponse globale aux problèmes que traverse l’université.

Unis contre la précarité

Rappel :
Sans contrat, non payés et « oubliés » par la DRH…

À l’appel du collectif des précaires de Lyon 2, nous, enseignantE-vacataires qui travaillons depuis septembre sans contrat de travail et sans être payéEs, nous sommes renduEs à la Direction des Ressources Humaines mercredi 15 octobre. Nous avions fixé un rendez-vous avez le vice-président RH de Lyon 2 la semaine précédente, lors d’un premier rassemblement, pour être tenu au courant de l’avancée de la seule promesse qu’il nous avait fait : avoir des contrats de travail au plus tard le 30 octobre. Malheureusement, une fois là-bas nous avons appris que le VP RH n’était pas présent et que par conséquent il ne nous recevrait pas. Doit-on comprendre que pour la DRH la signature de contrats de travail pour des dizaines de vacataires enseignantEs n’est pas une priorité ? Ou alors peut-être que ses promesses n’étaient que du vent et le VP RH a préféré se défiler ?

Non à la « Ley 30 » en Colombie!

Dans la lignée du processus de Bologne lancée en 1999, la réforme de la « Ley 30 » (loi n°30) vise à renforcer le désengagement financier de l’Etat dans l’Enseignement supérieur. Les ressources publiques ne représentent déjà que la moitié du financement de l’université et les étudiante-s de Colombie ont déjà actuellement beaucoup de difficultés à y accéder.

Seulement une minorité peut en effet envisager un parcours universitaire dont une bonne partie a recours à des prêts bancaires !

Alors que les manifestations massives se multiplient comme durant la journée du 12 octobre qui a réuni dans 23 villes du pays plus de 200 000 manifestant-e-s, étudiant-e-s et travailleur-euse-s, que des dizaines de milliers d’étudiant-e-s s’organisent depuis plusieurs semaines pour le retrait de la Loi 30 sous un mot d’ordre clair : « pour une Éducation gratuite, publique et de qualité », la répression s’abat férocement causant la mort d’un étudiant en médecine à Cali et de nombreux-euses blessé-e-s et arrestations.

Depuis cet événement démenti par les médias et la presse française, des manifestations de solidarité ont lieu un peu partout en Colombie. La FSE dénonce l’infiltration d’agents de police dans les actions dont le but est de légitimer la répression et la criminalisation du mouvement par le gouvernement qui accuse les manifestant-e-s d’être en lien avec les guérillas insurgées contre le pouvoir.

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Le mouvement social chilien s’intensifie ! Solidarité internationale !


Le mouvement d’ampleur qui a pris forme au Chili pour exiger des universités publiques et gratuites et la fin du système éducatif privatisé, mis en place par la dictature de Pinochet, se développe et s’intensifie.

Lors des grandes manifestations organisées de semaine en semaine, plus de 15 ces trois derniers mois, la détermination des manifestant-e-s s’affermit et de jour en jour des centaines d’actions sont organisées. Des dizaines de lycéen-e-s et d’étudiant-e-s poursuivent une longue grève de la faim. La lutte est aujourd’hui menée dans de nombreuses villes Chilienne, et n’est pas cantonnée à la capitale.

A Santiago, le 10 août, 150.000 manifestant-e-s ont défilé-e-s dans les rues, plus de 400.000 à travers le pays. Les liens entre les étudiant-e-s mobilisé-e-s et les travailleur-euse-s des mines de cuivre continuent à se tisser, aux revendications de «Renationalisation des mines du cuivre, pour une éducation de qualité»!

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