L’Ord(u)re règne à Lyon 2. La présidence de Lyon 2 fait exclure deux syndicalistes de lutte de l’université !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de Lutte en date du 25 janvier, paru dans Un Pavé Dans Ta Fac n°4 :

Jeudi 18 décembre, la commission disciplinaire de l’Université Lyon 2 a prononcé l’exclusion de 2 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s Lyon – Syndicat de lutte (ex-FSE).

Nos camarades étaient convoqué-e-s formellement pour « trouble à l’ordre et entrave au fonctionnement de l’établissement » suite à l’envahissement d’un conseil de la présidence le 21 novembre 2013 par une centaine de personnes dans le cadre de la mobilisation des étudiant-e-s et du personnel contre la loi Fioraso et les restrictions budgétaires¹.
Le président avait alors donné, pour seule réponse aux revendications des étudiant-e-s et personnel mobilisé-e-s ce jour, l’intervention des forces de l’ordre à l’intérieur même du campus afin de faire évacuer les bâtiments. Sur la centaine de manifestant-e-s, 6 étudiant-e-s, dont 4 syndicalistes seront interpellé-e-s et placé-e-s en garde à vue.
3 militant-e-s de Solidaires Étudiant-e-s sont finalement passé-e-s en procès en juin 2013, dont deux qui se sont fait condamner : la secrétaire de section syndicale et l’élu au Conseil d’Administration de l’université, condamné-e-s respectivement à 3 et 6 mois de prison avec sursis et plus de 5000 euros de dommages et intérêts et frais de justice.
Le jeudi 18, il/elle ont été condamné-e-s à une exclusion immédiate de l’université de 2 ans dont 18 mois avec sursis !

Cette condamnation est une menace par toutes celles et ceux qui n’entendent plus se résigner à accepter la dégradation de nos conditions d’études, de travail et de vie qui nous est chaque jour un peu plus imposée.
Mais insuffisamment content de la gravité de la peine infligée à nos camarades, Jean-Luc Mayaud, président de l’université, fait désormais appel de cette décision devant le CNESER et réclame 5 ans d’exclusion ferme de l’université.

Retour sur le déroulement de la commission disciplinaire

Le déroulement de cette commission de jugement nous aura confirmé qu’il n’était nullement question de l’envahissement du conseil. Il s’agit là d’une volonté politique cherchant n’importe quel prétexte afin de nous exclure. Ainsi, lors de ce simulacre de jugement, peu importait que la présidence soit incapable de présenter un début de preuve ou même de témoignage à charge provenant d’autres personnes que les accusateurs eux-mêmes pour étayer sa thèse des « violences ». Peu importaient les nombreux témoignages -bel et bien existants ceux-là- d’étudiant-e-s, de profs, d’agents administratifs présent-e-s au moment des faits qui attestent tous de l’absence de coups volontaires portés aux agents ce jour-là. Peu importait encore le contenu même des certificats médicaux fournis par les agents, qui attestent que les blessures de ces derniers résultent de la poussée collective pour rentrer dans l’amphi et non de coups volontaires ; blessures qui s’expliquent toutes par la résistance des agents devant l’entrée des étudiant-e-s alors que, selon la version officielle de la présidence² , ceux-ci « avaient pour ordre de s’effacer et ne pas susciter de violences ». Au vu des déclarations contradictoires des agents et de leur attitude le jour du conseil extraordinaire (en liaison téléphonique constante avec leurs supérieurs) il apparaît clairement que la présidence avait donné pour consigne aux agents (transformés en garde présidentielle personnelle pour l’occasion) de ne laisser rentrer aucun étudiant (qu’il/elle soit ou non élu-e).
Seul leur importait, derrière le motif vague de notre convocation pour  » trouble à l’ordre » de trouver une responsabilité pouvant nous être imputée. Ceci fut bien illustré, que ce soit lors de l’instruction ou du jugement, lorsque M. Landon (par ailleurs Vice-président, ayant à l’époque porté plainte à notre encontre, se retrouvant ainsi partie, instructeur, et juge !) et M. Gaillard présidents respectifs de chacune des commissions, n’hésitaient pas à modifier les motifs de notre comparution.
Ainsi, lorsque nous démontrions notre innocence vis-à-vis des soi-disant « coups » portés aux agents, ils invoquaient finalement l’annulation du Congrès. Mais dès lors, sous ce motif, pourquoi ne poursuivaient-ils pas les plusieurs dizaines d’étudiant-e-s ayant participé à l’envahissement ? Ils trouvèrent la parade… Dans la notification d’exclusion envoyée à nos camarades, la présidence justifie sa décision par le fait qu’il et elle avaient osé parler au mégaphone et qu »il est avéré qu’il/elle étaient les meneurs d’un mouvement visant à perturber le déroulement du Congrès ».
Ainsi se conçoit la « liberté d’expression » de la présidence, elle qui est pourtant si prompte à l’afficher fièrement… Une liberté où les syndicalistes qui refusent d’adhérer doivent dégager, où les étudiant-e-s qui se mobilisent sont brutalement expulsé-e-s du campus par les forces armées.

En réalité, c’est sa propre lâcheté que tente de faire oublier aujourd’hui le président, en faisant preuve d’une fermeté sans précédent. Lui qui, le jour du congrès abandonnait ses agents, les laissait pour seul interlocuteur aux personnes mobilisées, des agents de sécurité incendie à qui il donnait ainsi pour mission d’assumer seuls les conséquences de la politique qu’il mène.

Ce qu’ils appellent violence

Le président, prompt à user des moyens de communication dont il dispose (et abuse), avait alors qualifié l’envahissement de « violent ».
Rappelons par ailleurs qu’après la fuite du président devant les étudiant-e-s et personnels mobilisé-e-s, les étudiant-e-s qui occupaient le bâtiment de la présidence réclamaient de pouvoir envoyer un mail à l’ensemble des étudiant-e-s et personnels afin d’expliquer leur mouvement, la nécessité de s’organiser et de se mobiliser pour ne pas se laisser écraser.
Finalement, ce n’est pas un mail qui sera envoyé, mais une quarantaine de CRS et agents de la BAC à l’intérieur du bâtiment pour nous en faire dégager.
Ainsi la présidence est la seule à bénéficier d’une réelle liberté d’expression, dont elle use et abuse en envoyant régulièrement sa propagande (souvent mensongère et diffamatoire) par mail, à l’intégralité des étudiants et personnels.
Quant aux étudiants et personnel, eux, n’ont que la liberté de se faire matraquer s’ils essaient de s’exprimer.

Nous sommes tous Charlie
Ce seul évènement est une illustration euphémisée de la violence sociale et symbolique quotidienne grâce à laquelle s’impose l’ordre dominant inégalitaire.
Comment qualifier les matraquages policiers au tonfa et à la télescopique, l’enfermement abusif de plusieurs personnes (garde-à-vue), la menace de l’enfermement carcéral (peine de prison avec sursis), les milliers d’euros d’amende pour des étudiant-e-s boursier-e-s salarié-e-s, l’interdiction de poursuivre ses études universitaires et, désormais, l’interdiction manu militari de pénétrer sur le campus ?
N’est-ce pas par l’usage de la force et de la violence que s’impose leur point de vue, c’est-à-dire leurs intérêts, leur conception de la démocratie et de la « liberté d’expression » ?

Par cet acharnement, nous constatons que ce qui insupportait la présidence était la force du mouvement étudiant de l’année dernière, menace pour une présidence vacillante et en perte d’influence (Jean-Luc Mayaud était alors contesté par sa propre majorité et largement déstabilisé par les démissions successives de plusieurs vice-présidents). Au sein même du cercle restreint des « représentant-e-s » dans les instances officielles, dont la composition est pourtant très loin d’avoir une quelconque proximité avec la notion de représentativité dont ils se réclament (pour ne prendre qu’un exemple, les personnels enseignants-vacataires qui entament une grève à partir de ce lundi 26 janvier 2015, ne disposent d’aucun siège au Conseil d’Administration alors même qu’ils assurent parfois jusqu’à 80 % des TD), l’obtention d’une majorité leur devient difficile.
Ainsi l’illustre le Conseil d’Administration de décembre dernier où la présidence n’est parvenue à obtenir une majorité qu’à 13 voix pour un budget d’austérité grâce aux 7 personnalités extérieures [!]), contre 12, budget dont les conséquences se paient au quotidien pour les personnels qui voient leurs primes gelées, l’intensité de leur travail augmentée, la précarité toujours plus s’installer ; et par les étudiant-e-s, qui voient les conditions d’études toujours plus se dégrader.A Lyon 2, il est temps de faire le ménage de la présidence
Mais dans cette période difficile pour la majorité, le président, lui, se permet de se verser une prime (à laquelle légalement il n’a pourtant pas droit) de plusieurs milliers d’euros, représentant le salaire annuel d’un agent d’entretien à temps partiel…

Nous devons par ailleurs dénoncer la collaboration de l’organisation étudiante GAELIS (FAGE) qui a participé par leurs votes à l’exclusion de nos camarades. Loin de l’apolitisme bienveillant dont ils/elles se revendiquent lors des diverses échéances électorales pour quémander les voix étudiantes, la FAGE participe de la répression des syndicalistes qui se battent au quotidien pour la gratuité des études, pour l’inscription de toutes et tous à l’université, avec ou sans papiers.

L’acharnement de la présidence et de la classe dominante en général pour faire taire celles et ceux qui luttent ne traduit que la peur de voir se développer la contestation sociale face aux ravages -à l’université comme dans le reste de la société- d’un système capitaliste raciste et patriarcal.

Loin de nous faire plier, ils ne font que renforcer notre détermination à combattre et vaincre cet ordre asservissant, qu’ils essaient de maintenir, nous le voyons encore aujourd’hui, par tous les moyens.

¹ Pour retrouver des analyses sur les motifs de la lutte : « LRU, loi Fioraso, privatisation, dégradation des conditions d’études, de travail et de vie : pourquoi nous nous battons ?! » et « Le rôle de l’université dans la société capitaliste ».

² Cf. le procès-verbal du Vice-président portant plainte pour « violences aggravées »

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Ils nous acculent, on les bouscule ! Journée d’action jeudi 20 novembre à Lyon 2

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisir 2

À Lyon 2, une Assemblée Générale a réuni une centaine de personnes de tous horizons. Nous avons discuté de la dégradation des conditions d’étude et de vie, des violences policières et de la répression. En effet, après l’annonce de l’amputation de 20% des dotations aux universités pour le dernier trimestre 2014 (soit 350 millions d’euros), et sachant qu’aujourd’hui déjà, Lyon 2 coupe les vivres aux différents départements, il est urgent d’agir.

De plus, suite à la mort de Rémi Fraisse, de nombreuses personnes protestant contre les violences policières lors de manifestations ont été violentées, arrêtées et condamnées (notamment, sur Lyon, à 6 mois ferme et 9 mois de sursis pour avoir lancé une canette). En conséquence, nous avons décidé de nous organiser pour établir un rapport de force. Nous soutenons toutes les facs et lycées en lutte, notamment Rennes, Toulouse, Nantes, Paris…

Nos revendications ont été votées :
  • Titularisation des vacataires,
  • TD à 30 maximum,
  • Refus de la gestion des services de ménage et informatique par des entreprises extérieures à l’Université,
  • Abolition de la sélection sociale à l’Université,
  • Abandon des charges et poursuites à l’encontre des personnes arrêtées dans le cadre de la manifestation contre les violences policières,
  • Désarmement et dissolution de la police.

 

La journée d’action a été actée pour jeudi 20 novembre, le jour des élections du CROUS. Ces élections n’ont pas de sens dans le contexte actuel de crise au sein de l’Université et de la société en général. Faisons entendre nos revendications directement, et non pas par des élus sur des taux de participation ridiculement bas !

Rendez-vous ce jeudi pour faire entendre une autre voix que celle des urnes !

Programme de la journée au campus de Bron :

  • Stand crêpes toute la journée en face de la MDE, en soutien aux personnes arrêtées lors de la manifestation du 6 novembre contre les violences policières.
  • Bouffe/boissons à prix libre à partir de 19h en Amphi G
  • Projections/débats à partir de 20h en Amphi G

 

 

Agenda du mois de novembre !

➢ Mardi 18, 19h place du Pont : Manifestation contre les violences policières.
➢ Samedi 29, 14h place Jean Macé : Manifestation contre la tenue du Congrès du FN sur Lyon.

JOURNÉE D’ACTION JEUDI 20/11

FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

 

Le comité de mobilisation réuni à Lyon 2 ce lundi

P.-S.

Page facebook : Université Lyon 2 en lutte

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Lycées bloqués, manifs réprimées, politiciens paniqués… MAIS QU’EST-CE QU’ON ATTEND ?!

Une Assemblée générale a eu lieu à Lyon 2 ce jeudi 6 novembre.

Elle est née de la nécessité de constater l’ampleur de la crise à l’université, de nous organiser en conséquence. Étudiant.e.s, déjà travailleurs pour beaucoup, vacataires, personnels précaires : à différents titres nous connaissons la dégradation des conditions d’études ou de travail. Ce sont les TD surchargés, les filières amputées de 60% de leur budget, les vacataires qui travaillent encore sans contrat, les services comme le ménage ou l’informatique externalisés, les jobs mcdo.

Ce dont nous nous rendons compte à l’université Lyon 2 n’est pas un phénomène local : il traverse l’ensemble des universités en France. Et les problèmes que nous soulevons ne sont pas des problèmes de gestion isolés, des questions de rallonges budgétaires à débloquer : c’est un unique problème politique. Nos conditions d’études dégradées parlent de ce que le capitalisme en crise nous promet.

Lyon 2 La crise c'est eux la solution c'est nousLa crise du capitalisme se manifeste sous plusieurs formes : la restructuration brutale des universités, le démantèlement du code du travail, des retraites, la casse des services publics, la réorganisation du territoire dans une perspective de relance et d’intégration économique. Si les formes sont multiples, la fébrilité est la même. Les instances gouvernantes chargées d’appliquer les mesures toujours plus extrêmes de ce plan de maintien du capitalisme craignent l’étincelle. Cette fébrilité a conduit à la mort d’un camarade, Rémi, en lutte au Testet ; à Lyon 2, deux syndicalistes sont condamné.e.s à du sursis et passent en commission disciplinaire. Dans les quartiers -qui ont toujours été un espace de tension pour le gouvernement- elle entraîne depuis longtemps une répression de la vie quotidienne, des provocations constantes, des assassinats réguliers.


À Paris, une trentaine de lycées ont été bloqués jeudi 6 novembre : les lycéen.ne.s soulèvent la question des violences policières et celle du sort réservé à leurs camarades sans-papiers, expulsé.e.s ou en centre de rétention. À Toulouse, 600 étudiant.e.s de l’université du Mirail ont voté la grève pour jeudi prochain. Le fond de l’air est rouge, la situation est mûre : il ne tient qu’à nous de faire de même à Lyon.

L’Assemblée de jeudi appelle à une nouvelle assemblée générale la semaine prochaine.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
JEUDI 13 NOVEMBRE
CAMPUS DE BRON, 12H, AMPHI B

 
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Contre la répression syndicale à l’inspection du travail comme ailleurs, rassemblement devant le commissariat de Villeurbanne

La répression syndicale et la criminalisation du mouvement social se développe. Prisons avec sursis pour des étudiants de Solidaires étudiants suite à une bousculade pendant une action d’envahissement d’un CA de Lyon 2, sanctions à la suite des grèves des cheminots, interpellations systématiques quand il y a occupations de logements (squats), et maintenant convocation d’inspecteur-trices du travail suite à une plainte du ministère du travail à la suite de manifestations qui ont eu lieu, il y a 1 an…

Il est important-es que tous les militant-es disponibles soient présent-es à la manifestation de vendredi.

Vendredi 3 octobre à 8h30, rassemblement  devant le commissariat de Villeurbanne

Face à la contestation sociale, le ministère du travail et du dialogue social porte plainte contre ses propres agents

Le 08 octobre 2013 une grande manifestation intersyndicale de contestation du projet de réforme de l’inspection du travail, dit « ministère fort », a eu lieu devant le centre de formation des inspecteurs du travail (INT).

La nouvelle organisation décidée par Michel Sapin ; alors ministre du travail, remet en cause les fondements de l’inspection du travail, indépendante du patronat et au service des travailleurs :

  • remise en cause de l’autonomie et de l’indépendance des agents de contrôle, regroupés au sein d’unités de contrôle sous les ordres de petits chefs ; renforcement de la pression hiérarchique et de l’orientation des contrôles, en décalage complet avec les réalités de terrain
  • diminution importante des effectifs de contrôle déjà insuffisants (-10% d’effectif), casse des collectifs de travail, affaiblissement du lien avec les usagers…

Le séminaire initialement prévu lors de cette journée regroupant l’ensemble de la hiérarchie du ministère et présidé par le Ministre, a été légèrement chahuté par les manifestants.

C’en était trop pour notre ministère qui manifestement ne supporte même plus la contestation sociale. Le directeur de l’Institut National du Travail, après avoir envoyé les gendarmes mobiles contre les agents, a fait le choix, sur instruction du ministère, de porter plainte contre les inspecteurs et contrôleurs en lutte pour de supposées dégradations afin d’intimider les agents et empêcher toute manifestation à venir.

Aujourd’hui 4 de nos collègues sont convoqués par la police pour être entendus dans le cadre de cette plainte.

Nous nous élevons contre cette volonté de criminaliser l’action syndicale.

Nous exigeons le retrait de la plainte de l’INT

Nous appelons à nous rassembler le vendredi 3 octobre à 8h30 devant le commissariat de Villeurbanne afin de soutenir nos collègues.

Solidaires Rhône

Violences policières, racisme d’État, médias complices : à bas l’État postcolonial !

Dimanche dernier, suite à la victoire de l’Algérie, la police a violemment réprimée les manifestations spontanées de joie.

Cela avait été l’occasion pour la préfecture de boucler le quartier de la Guillotière dès le début de soirée, le fermant à la circulation, puis de l’occuper militairement pour soi-disant prévenir, (en réalité provoquer !) des affrontements, et pour pouvoir ainsi mater l’affront. (lire pour s’en convaincre l’article précédemment rédigé par les militant-e-s de la G.A.L.E http://rebellyon.info/?Rage-populaire-a-la-Guillotiere-Apres-le)

Se sont alors succédés gazages arbitraires, tirs tendus de grenades lacrymo, tirs de flash-ball, matraquages, arrestations, accompagnées parfois de coups portés sur des personnes déjà à terre.

source photo rebellyon.info

Les médias dominants en ont fait les gros titres, soulignant « une nuit de violence » ; mais très peu ont relaté les réelles violences : les violences policières. Elles sont au contraire partout légitimées en désignant un ennemi : étranger, jeune, pauvre, les quartiers populaires. Ainsi, l’usage massif de gaz lacrymogène et les tirs de flashball à de nombreuses reprises à l’encontre des manifestants peut ainsi être expliqué ! (300 munitions utilisées dans la soirée selon le Progrès !)

Ce que n’est pas prêt à supporter l’État français c’est de voir des enfants d’immigrés porter la fierté d’un sentiment national envers une ex-colonie française.

Jeudi, les flics, échauffés par l’ambiance de dimanche dernier, seront massivement mobilisés, prompts à réprimer les manifestations de joie des quartiers populaires.

Dès lundi, le préfet annonçait fièrement la mise en place d’un État d’exception pour l’occasion du prochain match de l’Algérie, ce jeudi.

Il prévoit ainsi la mobilisation de 3 unités supplémentaires de la Gendarmerie Mobile pour l’occasion, deux lanceurs d’eau ainsi qu’un hélicoptère. Ils prévoient déjà de réaliser de nombreuses interpellations et comparutions immédiates en mettant en place un dispositif judiciaire d’exception.

Le directeur de la sécurité publique annonçant dès maintenant la vengeance de l’État. Selon ses propres termes : « ce sera tolérance zéro, que ceux qui veulent essayer viennent voir, ils ne seront pas déçus. » (!)

Encouragés par les appels belliqueux du préfet, les Identitaires – groupe d’extrême-droite – ont appelé à une manifestation pour 22h place Gabriel Péri à la Guillotière et essaient pour cela de mobiliser certains hooligans racistes.

Ce qu’attendent les fascistes d’un tel effet d’annonce, c’est encourager une répression policière plus violente encore par le bouclage pur et simple du quartier et l’annulation de toute possibilité de fêter une possible qualification. Retour ligne automatique
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NON A L’OCCUPATION MILITAIRE DE LA GUILLOTIERE ET DES QUARTIERS POPULAIRES !Retour ligne automatique
FLICS, RACISTES, FASCISTES, HORS DE NOS VIES !

Procès des inculpéEs de Lyon 2 : de 2 à 6 mois de prison avec sursis requis à l’encontre de nos camarades

Lundi, près d’une centaine de personnes, étudiantEs, amiEs, famille, militantEs, syndicalistes – est venu soutenir nos camarades.
Le parquet a requis trois peines différentes – 2 mois de prison avec sursis (ou 60 heures de TIG) ; 3 mois de prison avec sursis (ou 90 heures de TIG) ; 6 mois de prison avec sursis (ou 120 heures de TIG) – à l’encontre des 3 militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s poursuiviEs.photo procès 2

Le réquisitoire du procureur confirme sans aucune ambiguïté le caractère politique de la répression.

La gradation des peines se justifierait selon que les étudiantEs ont été désignéEs par l’Université comme étant supposément plus ou moins « meneurSEs » de cette mobilisation.

Ce critère est bel et bien un critère politique : il n’a, en droit, aucune espèce de valeur. En effet, lorsqu’un jugement porte sur des violences volontaires ayant entraîné des blessures constatées, le critère qui doit primer est celui de la gravité des blessures infligées, et l’implication avérée du prévenu.

En aucun cas, le fait d’être ou non prétendument « à la tête » d’une mobilisation ne permet de fournir une échelle susceptible de décider de l’ampleur d’une peine.

En introduisant ce critère politique, le procureur reconnaît à demi-mot qu’il est impossible d’imputer à nos camarades, de manière individuelle et indiscutable, des faits précis : il propose donc de condamner en raison d’un engagement qu’il croit pouvoir mesurer et juger, avec l’aide de l’Université.

Les deux agents du personnel de sécurité incendie plaignants – accompagnés pour l’occasion de leur responsable du service juridique de l’université ainsi que d’une membre de la présidence – ont quant à eux demandé 2 000 euros chacun au titre de dommages et intérêts.

Les agents de la BAC ont également demandé à être indemnisés pour un montant que nous ne connaissons pas encore.

Le verdict a été mis en délibéré. Il sera connu le 8 septembre.

Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes et organisations qui nous ont apporté leur soutien.

Les tentatives d’intimidations ne nous feront pas taire !

Aujourd’hui comme hier, il est toujours nécessaire de s’organiser pour combattre la dégradation qu’on nous impose de nos conditions d’études, de travail et de vie, à l’université comme ailleurs.

RDV dès la rentrée sur le campus pour continuer la lutte !photo procès 1