Drague, sexisme et soirées étudiantes

Voici une brochure pour s’informer sur la notion de consentement et se défendre contre le viol, les agressions et harcèlements sexuels, mais aussi visibiliser le fait que des comportements qui sont trop souvent banalisés lors de soirées étudiantes -et participant à ce qu’on appelle la culture du viol (c’est-à-dire à l’ensemble des représentations culturelles qui valorisent les comportements sexuellement agressifs et qui les présentent comme la norme en matière de séduction)- constituent des violences, et qu’ils n’ont rien d’anodin !

Le tract est à télécharger ici : 4pages_sexisme_ENS

Pour apporter d’autres outils dans la lutte contre les violences sexuelles ou sexistes, un guide d’informations juridiques et pratiques contre le harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur est édité par le Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur (CLASCHES) !

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Contacts :
Mail : uselfse@yahoo.fr
Blog : fselyon.wordpress.com
Facebook : Page Solidaires Etudiant-e-s Lyon

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Marche de nuit non-mixte féministe

Nous relayons l’appel à cette marche :

Is not yoursEn mixité choisie sans mec cis*
Vendredi 10 avril à 20h00
Départ place de la Croix-rousse

NOUS PRENONS LA RUE :

Pour dire que la nuit, la rue nous appartient
Pour marcher la nuit et se sentir fortEs et fièrEs
Pour crier et chanter collectivement notre rage et pour briser le silence
Pour dire que nos corps, nos histoires et nos vies nous appartiennent
Pour lutter contre les agressions sexistes / racistes / lesbophobes / homophobes / transphobes
Pour vivre librement quels que soient nos genres et nos sexualités
Pour dire que nous sommes là, présentEs, nombreusEs et en lutte pour nos droits
Pour résister au repli identitaire et à « l’union nationale » raciste et patriarcale qu’on veut nous imposer
Pour créer et consolider ensemble des solidarités féministes
Pour dire que nous aussi, nous avons nos armes et que nous ne nous ne lâcherons pas

Contre le viol et les agressions sexuelles
Contre les violences domestiques et les violences au travail
Contre le climat actuel, raciste, islamophobe et antisémite qui affecte les femmes
Contre les discriminations et les agressions que subissent les femmes voilées
Contre toutes les violences étatiques et institutionnelles ( policières, juridiques, médicales, morales, économiques et sociales)
Contre les violences transphobes, alimentées par l’État, qui organise la psychiatrisation, la pathologisation et qui stigmatise et précarise les personnes trans
Contre les lois qui stigmatisent, discriminent, précarisent les travailleuses du sexe
Contre l’offensive réactionnaire qui prétend décider de qui peut ou non avoir des enfants et comment
Contre la binarité de genre et de sexe qu’on veut nous imposer
Contre la récupération de nos luttes à des fins racistes, sécuritaires et électorales.

Nous marchons en mémoire d’Özgecan Aslan, jeune femme alévi violée et assassinée en Turquie pour ses origines par des fascistes turcs, vendredi 13 février 2015 et en mémoire de toutes les femmes tuées par la violence patriarcale.

Nous marchons en solidarité avec Lucie, violée par un fasciste en France pour ses engagements politiques antifascistes et en soutien à toutes celles victimes de viol et d’agressions sexuelles.

Soyons fortEs, fièrEs, solidaires et en colère !

*Cisgenre : Désigne une personne qui vit avec le sexe et le genre qui lui ont été assignés à la naissance

Sur nos lieux de vie et de travail, luttons pour l’émancipation de tou-te-s !

Solidaires féminisme

Les luttes féministes ne sont pas secondaires. Tous les jours, et bien sûr pas seulement le 8 mars, dans nos villes et nos campagnes, jusque dans nos solidarités internationales, le féminisme est un combat primordial. Parce que les résistances féministes sont plurielles et transversales, les étudiant-e-s doivent porter ces luttes !

Solidaires Étudiant­-e­-s Syndicats de Lutte appelle, pour cette journée internationale des luttes des femmes, à soutenir d’une voix les résistances féministes et à les développer. À se battre pour un égal accès aux soins, aux études, au travail. À combattre les oppressions sexistes dans la société et à fortiori au sein de nos luttes. À apporter son soutien international à tout combat pour l’émancipation de toutes et tous !

Rejoignons les manifestations du 8 mars !

Quelques combats féministes portés par notre fédération :

Solidaires Étudiant-e-s Syndicats de Lutte soutient les combats féministes portés sur les lieux d’études. L’enseignement supérieur est un espace où les oppressions de sexe, genre, classe et races s’exercent. Les affiches sexistes pullulent sur les campus. Le harcèlement, sexuel ou non, est une agression invisibilisée extrêmement pratiquée des chercheurs vers les chercheuses, les personnels et étudiantes (dans les cas les plus fréquents) [voir guide du CLASCHES]. L’orientation est une question très genrée : suivant notre assignation biologique et sociale, des parcours et des formations nous correspondraient mieux que d’autres. Certaines formations n’ont comme public que des femmes, tandis que les formateurs sont essentiellement des hommes. On parle par ailleurs dans les universités de « plafond de verre », à savoir que les femmes sont plus nombreuses en licence, et sont minoritaires en doctorat et parmi les enseignant­e­s.

Aux côtés des salarié-e-s, notamment grâce à l’Union Syndicale Solidaires, nous souhaitons combattre les écarts que créent les dernières lois sur le travail. Le communiqué de l’Union Syndicale Solidaires.

En tant qu’internationalistes, nous construisons la solidarité avec le Kurdistan où les femmes se sont battues pour porter la lutte féministe au cœur de la révolution du Rojava et dans les luttes du reste du Kurdistan. La lutte des femmes kurdes s’est notamment fait connaître en France grâce aux combattantes armées pour la libération de Kobanê, regroupées dans les unités de protection du peuple, mixtes (YPG) et non ­mixtes (YPJ). Voir notre page sur la campagne de soutien international.

Poursuivons ces luttes et développons-en de nouvelles !

40 ans après la loi Veil, continuons le combat pour le droit des femmes !

Nous relayons ce communiqué appelant au rassemblement du 17 janvier, de 14h00 à 17h00 place de la Comédie (Métro A et C, arrêt Hôtel de ville – Louis Pradel) :

Profitons de cette date anniversaire symbolique dans le droit à l’IVG pour revendiquer encore et toujours plus, parce qu’il faut le dire : aujourd’hui encore, il n’est simple ni d’avorter, ni de le dire.

Une politique d’austérité au service d’un État réactionnaire, capitaliste et patriarcal

Les attaques globales et les réformes des gouvernements successifs de droite comme de gauche ont détruit les services publics avec successivement la T2A [tarification à l’activité], puis la loi HPST [Hôpital, patients, santé et territoires]. On ne parle plus de qualité de prise en charge à l’hôpital mais de « rentabilité » : il n’est pas étonnant alors que l’interruption volontaire de grossesse [IVG] devienne un acte quelconque, pas spécialement rentable de surcroît. Au lieu de privilégier un accueil par du personnel formé et volontaire dans des locaux spécifiques, les centres IVG [CIVG] sont intégrés dans des services de gynécologie (comme à la Croix-Rousse), voire de chirurgie ambulatoire (comme à Lyon Sud), avec un personnel toujours en sous-effectif.

En France, dans le cadre de la mise en place de la mesure gouvernementale « 100% remboursé », les femmes les plus pauvres ou étrangères ne pouvant bénéficier que de l’Aide médicale de l’État [AME], ont de grosses difficultés pour que l’IVG soit prise en charge. De plus, les étrangères et/ou non-résidentes demandant une IVG sont soumises aux mêmes conditions que les citoyennes françaises, mais l’IVG n’est pas prise en charge par l’État si l’acte pratiqué en France est contraire aux lois du pays d’origine de la femme.

En tant que droit, l’avortement n’est pas remis en cause, mais ses opposants souhaitent faire entendre leur voix. Le collectif « En marche pour la vie », proche de « La Manif pour tous » et des milieux catholiques, par exemple, défile à Paris le 19 janvier pour demander l’abolition de l’avortement.

Pression sociale d’une société patriarcale

On devrait pouvoir avorter sans qu’aucun jugement ne soit porté, et au moment où on le souhaite. C’est pourtant l’inverse que l’on voit encore aujourd’hui : culpabilisation, jugements et attaques de l’extrême droite, sous toutes ses formes, fleurissent.
Comment ne pas se révolter quand on sait que des médecins ont le droit de mettre en avant une clause de conscience lorsqu’une femme demande une IVG ? Même s’ils sont tenus d’informer, encore faut-il qu’ils orientent vers les services adaptés et dans les délais suffisants. Car les conséquences peuvent être traumatisantes et coûteuses en cas de dépassement du délai légal de 12 semaines.

Dans le monde

Toutes les femmes du monde devraient avoir accès à une contraception et un avortement libres et gratuits ou entièrement remboursés. Et pourtant on ne constate que du recul…
En Europe, l’IVG n’est toujours pas autorisé à Chypre, Malte, en Pologne, en Irlande…
Dans le monde, la liste s’allonge. Au sein de l’union européenne, un texte qui réclamait un accès généralisé à la contraception et à des services d’avortement sûrs a été rejeté en décembre 2013 ? par le parlement européen.

Les attaques de la droite, de l’extrême droite et des intégristes catholiques, très offensives sur le droit à l’avortement, se multiplient : actions sournoises sur internet sous couvert d’aide et de conseil à l’avortement, rassemblements dans la rue pour des manifestations et des prières… Les pays qui disent respecter toutes les libertés et faisant même la leçon à d’autres, ont sur ce thème rien de mieux à proposer aux femmes souhaitant stopper une grossesse. Et constatons que récemment encore en Espagne, c’est grâce à la mobilisation populaire que l’IVG n’a pas été tout simplement supprimée.

C’est par la lutte que les femmes ont obtenu la dépénalisation de l’avortement, c’est par la lutte que nous obtiendrons :

  • La liberté de disposer de notre propre corps et de notre sexualité sans intrusion de l’État et des religions ;
  • La reconnaissance de notre capacité à décider si nous voulons être mères ou pas, quand nous le souhaitons, sans tutelles, sans période de réflexion, que nous soyons mineures ou majeures, avec ou sans papiers ;
  • L’éducation sexuelle pour jouir de notre propre sexualité, sans risque, avec autonomie et responsabilité, en rompant avec l’hétéro-normativité ;
  • La prise en compte de l’Urgence sociale comme étant à la réduction des inégalités de territoire dans l’accès à l’éducation à la sexualité, à la contraception, et à l’avortement ;
  • L’instauration des CIVG autonomes à l’hôpital de la Croix-Rousse et à Lyon Sud, et plus généralement contre les restructurations hospitalières, afin de conserver des CIVG spécifiques avec du personnel dédié formé ;
  • Le remboursement complet du parcours IVG de la première consultation à l’échographie de contrôle post-IVG.

Avortement libre, remboursé et accessible pour toutes ! Contraception libre, gratuite et accessible pour toutes !

La lutte a payé, c’est la lutte qui paiera !

40 ans loi Veil

Le corps des femmes n’appartient qu’à elles-mêmes !

Appel de la Plateforme féministe 69 :

Vendredi 20 décembre 2013, le gouvernement espagnol a présenté une loi visant à interdire le droit à l’avortement, sauf dans de rares cas. Nous nous rassemblerons donc en solidarité avec les féministes de l’état espagnol et pour le droit à disposer de nos corps le samedi 11 janvier.

 Les rares cas où cette interdiction ne s’appliquera pas sont les suivants :

  • Grave danger encouru par la femme pour sa vie ou sa santé phy­si­que ou psy­cho­lo­gi­que : le texte impose que le diag­nos­tic soit émis par deux méde­cins dif­fé­rents et étrangers à l’établissement pra­ti­quant l’avor­te­ment,
  • Viol, à la condi­tion qu’elle ait déposé plainte,
  • Mal­for­ma­tion fœtale, sous réserve de deux rap­ports médi­caux – l’un sur la femme et l’autre sur le fœtus, qui confir­me­ront le motif d’inter­rup­tion de gros­sesse,

Is not yoursCette loi réta­bli­rait aussi l’obli­ga­tion d’auto­ri­sa­tion paren­tale pour l’avor­te­ment d’une mineure [1].

Le 10 décem­bre, le Rapport Estrela [2] sur la santé et les droits sexuels et repro­duc­tifs a été rejeté par les député-e-s euro­péens suite, notam­ment, à du lob­bying inten­sif de mou­ve­ments anti-fémi­nis­tes et contre l’avor­te­ment [3].

Dans ce contexte de remise en ques­tion du droit à dis­po­ser de nos corps et d’une dif­fu­sion mas­sive de dis­cours réac­tion­nai­res et anti-fémi­nis­tes, incluant des posi­tions anti-avor­te­ment, anti-mariage homo, mas­cu­li­nis­tes, trans­pho­bes, etc. ; nous, des fémi­nis­tes, appe­lons à un ras­sem­ble­ment dans l’espace public le samedi 11 jan­vier à 14h30 devant la mairie de Villeurbanne (Métro A, arrêt Gratte-Ciel).

L’objec­tif est d’occu­per l’espace ensem­ble, au même endroit, à la même heure pour défen­dre le droit à dis­po­ser de nos corps, visi­bi­li­ser nos ana­ly­ses et posi­tions poli­ti­ques, et affi­cher notre soli­da­rité avec les fémi­nis­tes de l’État espa­gnol.

En tant qu’indi­viduE, col­lec­tif, orga­ni­sa­tion, asso­cia­tion, venez avec vos tracts et ban­de­ro­les ! Ainsi qu’avec vos gâteaux, thés, et autres bois­sons chau­des à par­ta­ger.

Les partis poli­ti­ques, les orga­ni­sa­tions poli­ti­ques et syn­di­ca­les sont invi­tées à par­ti­ci­per sans visi­bi­lité (pas de dra­peaux).

Merci de dif­fu­ser cet appel dans vos réseaux.

À samedi 11 jan­vier !

Notes

[1] Voir le Communiqué de Presse du Planning Familial : http://www.planning-familial.org/communiques-presse

[2] Voir le rapport Estrela qui concerne entre autres le droit à la contraception et à l’avortement, l’éducation sexuelle et reproductive, les violences liées au droit sexuel et reproductif : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A7-2013-0306+0+DOC+XML+V0//FR

[3] Voir cet article sur les discours et stratégies conservatrices et catholiques, qui s’opposent à ce que ces courants renomment abusivement la « théorie » du genre : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/25/comment-les-detracteurs-de-la-theorie-du-genre-se-mobilisent_3180069_3224.html

A bas l’homophobie ! A bas la société patriarcale ! Egalité des droits pour toutes et tous! RASSEMBLEMENT SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14H PLACE BELLECOUR

Sous couvert de protéger leurs valeurs réactionnaires, des groupes religieux n’hésitent pas à s’allier avec des mouvements fascisants pour conserver un pseudo ordre moral. Instrumentalisation de l’enfant, élucubrations sur une soi-disant « nature humaine » de l’homme hétérosexuel et catholique, tout est bon pour stigmatiser les personnes ne répondant pas à leurs conceptions de la famille et de la normalité.

Famille= papa + maman ?

Cette norme hétérocentrée ne répond pas du tout aux réalités actuelles. En effet, à l’heure où près de 50 % des mariages se terminent en divorce, et devant l’explosion du nombre de familles monoparentales, il est évident que cet argumentaire n’est pas fondé.

Alors, pourquoi refuser à un couple homosexuel l’égalité des droits sous le prétexte fallacieux des intérêts de l’enfant ? Peut-être voudront-ils demain interdire le divorce pour le « bon équilibre » de l’enfant, ou de leur pseudo-patrie ?

L’argumentaire des principales associations concernées – notamment l’alliance VITA, créée par Christine Boutin – repose sur la nécessité supposée pour un enfant d’avoir un père et une mère pour son développement et sa stabilité affective. Qu’en est-il, dans ce cas, de tous les couples hétérosexuels dans lesquels sévissent des formes de violences conjugales ? Des enfants élevés par un parent isolé ?

D’autre part ce type d’associations fait souvent le lien entre légalisation du mariage pour tous et autorisation de l’inceste et de la pédophilie : lien fondé sur des préjugés traditionnels qui continuent d’influencer la société actuelle.

Des Préjugés à la vie dure :

« Si le tabou immémorial du mariage hétérosexuel vient à sauter, qui et  quoi s’opposera désormais à ce que d’autres tabous (…) ne tombent à leur tour ? (…)

Par exemple : pourquoi interdire  les mariages consanguins, la  pédophilie, l’inceste qui sont encore monnaie courante dans le monde ? » Francois Lebel maire UMP 8eme ard. Paris

« Je ne suis pas pour consacrer un mariage hors norme. C’est contraire à la loi divine » Laurent Kleinhentz, maire PS de Farébersviller.

Faute d’arguments rationnels, les opposants au mariage pour tou-t-e-s en sont réduits à faire des amalgames immondes entre homosexualité et inceste, à défendre et imposer  une norme hétérosexuelle ou encore à invoquer de façon archaïque la « volonté divine » …

LE PATRIAR…QUOI ?

Le patriarcat désigne un  système d’oppression dans nos sociétés, celui des hommes sur les femmes

« Il [l’enfant] a autant besoin du lait et de l’affection de sa mère que de l’attention et de la protection de son père. » Extrait du manifeste de Cosette et Gavroche, association lyonnaise qui organise la manifestation.

Car  la famille pour ces intégristes homophobes, ce n’est pas seulement « un  papa, une maman », c’est aussi une vision archaïque et pleinement  sexiste de cette même famille « sacrée », fondée sur l’affirmation d’une  autorité parentale censée devoir comprendre un pôle « viril » et un pôle « féminin ». Autrement dit : maman pouponne, papa chaperonne.

Les femmes seraient  ainsi assignées naturellement à un rôle émotionnel, quant aux hommes, ils devraient naturellement incarner une pseudo figure d’autorité.

Les intégristes et autres réactionnaires n’acceptent pas que cette répartition des rôles soit partout remise en cause.

Nous ne pouvons cautionner cette vision étroite des relations humaines, avec ce qu’elles impliquent en terme de soumission et de normes bien-pensantes !

* Droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous !

* Remise en cause des schémas préétablis quant à la notion de famille et de parentalité !

*Lutte contre les discriminations de genre, d’orientation sexuelle et de choix de vie !

*Stop aux discriminations pour les enfants issu-e-s de familles homoparentales !

  *A bas l’hétéro-normativité !

RASSEMBLEMENT SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14H PLACE BELLECOUR

Premiers signataires : Fédération Syndicale Etudiante ; Collectif libertaire anti-sexiste;Union pour le communisme

La Coupe d’Europe 2012 du foutre : En Ukraine, comme partout, combattons l’oppression patriarcal et ses applications sportives !!!

L’engouement médiatique pour la Coupe d’Europe de football, co-organisée par l’Ukraine et la Pologne, révèle, encore une fois, la mainmise du sport sur notre quotidien. Pourtant, derrière le discours ambiant sur les valeurs « positives » du sport (fraternité, éducatif, rassembleur, etc.) se cache en réalité un grand nombre d’ignominies, d’injustices sociales et politiques provoquées par les logiques compétitrices, dominatrices, colonisatrices, nationalistes et spectaculaires du sport et de ce type d’évènement. Pour preuve, chacune des grandes messes sportives (JO, Coupe du monde, etc.) laisse place à une militarisation de l’espace public visant d’un coté à contenir les hordes de supporters et de l’autre à museler toute forme de contestation.

À Londres, pour les Jeux olympiques, le budget de sécurité monte à 553 millions de livres et le nombre d’agent-e-s de sécurité sera de 23 750. Pour l’Euro 2012 ce sont 22 000 policier-e-s qui sont mobilisé-e-s. Mais cette pacification imposée ne semble pas suffire aux organisateur-trice-s. Ainsi, se déroule à chaque fois une chasse féroce envers la partie de la population la plus précarisée. À New-Delhi en 2010, pour les Jeux du Commonwealth, des cours de justice mobiles ont été mises en place pour traquer les quelques 600 000 mendiant-e-s que compte la ville dans l’objectif de faire place nette afin que le tourisme sportif s’épanouisse sans réserve. Et quand cette frange de la population n’est pas incarcérée ou déplacée, elle sert souvent de main d’œuvre bon marché pour construire l’ensemble des infrastructures nécessaires pour ce type de rassemblement. C’est ainsi que 700 000 travailleurs/ses sous-payé-e-s furent exploité-e-s pour les JO de Pékin.

Si ce sont, comme nous l’avons vu, les plus précaires qui subissent directement les effets néfastes de ces « grandes compétitions », ce sont aussi et surtout les femmes et plus particulièrement les prostitué-e-s, qui prennent de plein fouet la mondialisation capitaliste et patriarcale. Le pays d’accueil se transforme, en effet, en une immense maison close : explosion de la prostitution et du tourisme sexuel lié à la compétition, et plus particulièrement lors de l’afflux massif du public « masculin ».

L’Euro 2012, quant à lui, se caractérise davantage par le développement on ne peut plus accéléré de la prostitution afin de satisfaire les pulsions libidinales des supporters déferlant dans les pays organisateurs. En effet, la prostitution est souvent perçue par les organisateur-trice-s comme un « service » supplémentaire à offrir aux supporters. Ceci n’est pas sans rappeler la Coupe du monde de football de 2006 en Allemagne, surnommé la « Coupe du monde du sexe », où, entre autre, un bordel géant de 3000 m2 avait été construit à coté du plus grand stade. Ce dernier permettait d’accueillir 650 clients en même temps portant à son paroxysme la marchandisation du corps des femmes. Si la prostitution est illégale en Ukraine, on y compte tout de même entre 52 000 et 83 000 prostitué-e-s, dont environ 11 000 à Kiev. De plus, l’accès à la prévention est très limitée à cause d’une répression policière accrue et les passes rapides provoquées par cet afflux de clients ne va que renforcer cette situation. Il ne s’agit pas ici de criminaliser les prostitué-e-s mais de dénoncer l’oppression mafieuse et l’exploitation du corps des femmes, qui s’amplifie lors de ces « grandes messes sportives ».

Différentes actions publiques se sont déroulées et continueront en Ukraine, notamment par le groupe féministe Femen, qui défend le droit des femmes en Ukraine et partout dans le monde, pour dénoncer l’oppression viriliste et patriarcale de ces compétitions, organisé par la FIFA et les politiques des pays organisateurs.

La FSE, inscrite dans un combat contre le système Patriarcal et Sportif soutient toutes actions féministes menées contestant l’oppression des femmes et l’exploitation de leurs corps au profit de la grande industrie du sport ainsi que toutes les actions à l’encontre de l’ensemble des institutions sportives et ses compétitions !!!

Face à l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel : Enrageons-nous contre l’oppression patriarcale !!!

Le 4 mai dernier, le conseil constitutionnel (composé de sept hommes et deux femmes) a jugé bon d’abroger la loi concernant le harcèlement sexuel car, selon eux/elles, ce délit défini comme « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle » était trop floue au regard du principe de légalité des délits et des peines qui impose au législateur de définir les crimes et délits en « termes suffisamment clairs et précis ».

Ce recours, qui existait depuis une vingtaine d’années, ne permettait pas à lui seul de combattre les agressions en amont mais permettait de rendre visible et d’exposer sur la sphère du public ce type d’agression patriarcale, trop souvent passée sous silence, pouvant parfois permettre aux victimes de sortir de l’isolement et d’arrêter ces agissements. Elle était de fait insuffisante et ambiguë, mais nous considérons que son abrogation va aggraver le silence entourant les agressions sexistes et rendre complice l’appareil juridique de la pérennité de ces comportements.

L’oppression patriarcale envers les femmes et l’abus de pouvoir ne sont pas prêts d’être stoppés : cette abrogation entraîne l’annulation de toutes les procédures en cours et condamne toutes personnes victimes d’agressions sexistes au silence.

Nous rappelons que ce sont bien souvent les femmes et les plus précaires qui subissent l’oppression patriarcale et ce, dans toutes les sphères, publique ou privée. Par exemple, selon une enquête de l’ENVEFF1, datant de 2000, 48% des femmes affirment qu’elles travaillent dans un climat général sexiste, 63% ont subi des propos et gestes douteux, 60% ont été victimes d’avances répétées malgré leur refus et 12% des avances ont été assortie de chantage. De même selon sur une enquête réalisée par l’INSEE en 2008, 2,2% des femmes -âgées de 18 à 59 ans- victimes de viol, l’ont subi dans 4,7% des cas sur le lieu de travail (soit 34 viols par jour). 40% des femmes qui ont souffert de caresses, baisers et autres gestes imposés, l’ont subi dans 25% des cas sur le lieu de travail (soit 722 femmes par jour) !!

Dans les Universités, comme ailleurs, les étudiant-e-s subissent le harcèlement sexuel découlant du système patriarcal qui considère le corps des femmes comme sexuellement disponible, peut importe le consentement. Face à ce constat la Fédération Syndicale étudiante dénonce cette abrogation qui renforce le pouvoir patriarcal !

Les promesses opportunistes annoncées par les deux candidats à la présidentielle, de remettre en place une loi contre le harcèlement sexuel, ne constitue pas une solution en soit. Seule une lutte quotidienne contre les oppressions patriarcales, dans les sphères publique et privée, et contre les agressions sexistes permettront de la dénoncer et de la combattre afin de continuer la lutte pour l’égalité des sexes.

Contre l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel !!
Mise en place réelle d’une prévention et protection contre le harcèlement sexuel que ce soit dans la sphère du public ou du privé !
Contre la morale patriarcale et les agressions sexistes !!! 

Le 19 novembre, défendons le droit à l’avortement !

Samedi 19 novembre, les catholiques intégristes de SOS-tout-petits appellent à une journée nationale « contre le crime de l’avortement ». Soyons nombreuses et nombreux, nous aussi samedi 19 novembre à 14h15 à la Guillotière, Place du Pont pour se regrouper et ne pas laisser la rue aux ultras-réactionnaires et aux intégristes !

Samedi 19 novem­bre, les catho­li­ques inté­gris­tes de SOS-tout-petits appel­lent à une jour­née natio­nale « contre le crime de l’avor­te­ment ».

À Lyon, comme dans les autres villes, c’est une prière de rue pour « rame­ner Dieu dans la cité », et pour « l’abro­ga­tion des lois per­met­tant le meur­tre et la per­ver­sion des moeurs » !

Cet appel arrive dans un contexte de mani­fes­ta­tions inté­gris­tes déjà bien chargé, avec notam­ment le déploie­ment d’orga­ni­sa­tions fon­da­men­ta­lis­tes de l’extrême-droite, dont font partie, entre autre l’ins­ti­tut Civitas et le mou­ve­ment lefeb­vriste.

L’IVG est un droit qu’il faut aujourd’hui, plus que jamais, défen­dre et reven­di­quer face aux sup­pres­sions de cen­tres de la part du gou­ver­ne­ments, de la dif­fu­sion d’idéo­lo­gies sexis­tes et rétro­gra­des, et des pres­sions reli­gieu­ses et patriar­ca­les !

Soyons nom­breu­ses et nom­breux, nous aussi samedi 19 novem­bre à 14h15 à la Guillotière, Place du Pont pour se regrou­per et ne pas lais­ser la rue aux ultras-réac­tion­nai­res et aux inté­gris­tes !

Contre l’ordre moral et reli­gieux ! Pour la liberté d’avoir le choix ! Libre accès et gra­tuité de la contra­cep­tion ! Notre corps est à nous, ni à Dieu ni à tes vieux !

La FSE-Lyon et des indi­vidu-e-s

Non aux attaques religieuses et conservatrices contre l’enseignement de la théorie du genre ! Non à l’ordre moral dans l’enseignement !

La vague de protestation contre l’introduction des théories du genre dans les manuels scolaires de première n’est que l’expression de la domination patriarcale et hétérocentrée d’une frange réactionnaire de notre société. Composé essentiellement d’associations catholiques, et de député-e-s UMP connu-e-s pour leurs dérapages homophobes et sexistes (Christine Boutin, Christian Vanneste, Lionel Lucca…), ce courant au relent intégriste soutient des propos auxquels des luttes longuement menées tant dans la recherche critique que sur le terrain social ont depuis longtemps enlevé toute légitimité.

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