SOLIDARITÉ FACE À LA RÉPRESSION ! RELAXE DES ÉTUDIANT-E-S INCULPÉ-E-S !

Banderole Soirée de soutien 23.05.2014

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiantEs et les personnels qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiantEs – dont quatre syndicalistes – étaient interpelléEs aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

Aujourd’hui ce sont trois étudiantEs qui sont inculpéEs, touTEs militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiantEs et personnels les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université -immédiatemment soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Nos 3 camarades, cibléEs par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l’université – parmi eux figure l’élu au conseil d’administration de l’université Lyon II – sont ainsi poursuiviEs pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion ».

Mais qui sont les « violents » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils soient avec ou sans papiers ? Les personnels qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?
Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiantEs et personnels et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l’UNI-Mét pour « arrachage » de tracts et « menaces ».

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiantEs en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l’université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’Etat afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous. 

Loin de ne frapper que nos seulEs militantEs, la répression s’abat sur touTEs celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamnés à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placés 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salariéEs d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon et à venir soutenir nos camarades à l’audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe !
 
Afin de couvrir les frais d’avocat et autres frais de justice, une soirée de soutien aux inculpé.e.s de Lyon 2 se tiendra le vendredi 23 mai à partir de 20h30 sur Villeurbanne (métro Gratte-ciel) !
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Une réflexion sur “SOLIDARITÉ FACE À LA RÉPRESSION ! RELAXE DES ÉTUDIANT-E-S INCULPÉ-E-S !

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