À Lyon 2, malgré la répression, le combat continue !

Communiqué de Solidaires Étudiant-e-s Lyon :

Nous étions plus d’une cinquantaine réuni-e-s ce lundi 8 septembre au tribunal correctionnel de Lyon pour assister à la lecture publique du verdict du procès de trois étudiant-e-s syndicalistes de Lyon 2. Nos camarades étaient inculpé-e-s suite à la mobilisation des étudiant-e-s et des personnels en novembre 2013 sur l’université, au cours de laquelle un conseil de la présidence avait été perturbé. Le délibéré est tombé : 3 mois de prison avec sursis pour Myriam, 6 mois de prison avec sursis pour Vincent et 4 350 euros d’amendes, dommages et intérêts et remboursement des frais d’avocat pour 2 agents du service de sécurité incendie de l’université plaignants et les agents de la BAC ; soit la peine maximale requise. La troisième camarade a été relaxée. Nous allons discuter avec notre avocat de la possibilité de faire appel.

La sévérité du verdict s’explique par le fait que la juge ait strictement appliqué les réquisitions du procureur qui rappelaient lors du procès le caractère politique de l’inculpation. Rappelons également que Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait le soir même de l’intervention des forces de l’ordre sur le campus soutenu publiquement la répression.

Les interpellations n’avaient alors pas été faites au hasard. Elles étaient ciblées et réalisées sur ordre de plusieurs  agents du service de sécurité incendie dont certains acceptent de collaborer avec des membres du renseignement intérieur présents pour l’occasion sur les campus.

La présidence, par l’intermédiaire des agents de sécurité incendie, a désigné ce qu’elle considère comme les « leaders » du mouvement étudiant, en représailles de leur présence syndicale active quotidiennement sur les campus.

En effet, sur les 6 interpellé-e-s, 4 étaient organisé-e-s au sein du syndicat FSE/Solidaires étudiant-e-s et les 3 inculpé-e-s sont tous syndiqué-e-s. Quant aux condamné-e-s, il s’agit de Myriam, secrétaire générale de section, et Vincent, alors élu étudiant au Conseil d’Administration de Lyon 2.

Ainsi, d’une main, la présidence envoie les forces de l’ordre sur les campus pour déloger les étudiant-e-s et personnels en lutte, provoquant des gardes à vue pour ceux qu’elle croit pouvoir identifier comme des « meneurs/meneuses ». De l’autre, elle utilise son pouvoir de communication pour donner sa version mensongère des « faits » à 30 000 étudiant-e-s et personnels, pour désigner nos camarades comme « violent-e-s », parce qu’ils/elles se sont donné-e les moyens de porter leurs revendications dans un conseil où la Présidence entendait justifier sa politique de dégradation des conditions de vie de la majorité d’entre nous.

Mais la répression ne nous arrêtera pas !  La précarisation de nos conditions de vie et de travail, le triste sort qui nous est réservé dans le système capitaliste ne nous laisse d’autre choix que de lutter ! C’est uniquement dans l’union et la solidarité interprofessionnelle que nous pouvons gagner, seule l’organisation à la base nous permettra de reprendre en main nos vies !

Aujourd’hui, l’État et la présidence en s’acharnant sur 2 de nos camarades voudraient dissuader les précaires de s’organiser pour lutter. Au contraire nous devons être plus solidaires et nombreux que jamais pour continuer la lutte avec les camarades inculpés ! 

La présidence, soucieuse de conserver son hégémonie, cherche à diviser le front des précaires dont les personnels de sécurité incendie font partie intégrante. Loin de nous laisser enfermer dans le jeu d’une opposition stérile entre étudiants et personnels, et conscient-e-s que la lutte ne se gagne que dans l’union de classe, nous œuvrons et appelons à la  construction d’un vaste mouvement inter-professionnel.

Nous faisons un appel large à la solidarité des organisations syndicales et politiques pour nous soutenir financièrement (chèque à l’ordre de SOLIDAIRES Rhône, à envoyer au 125 rue Garibaldi 69006 LYON).

Malgré la répression, la résignation n’est pas pour nous une option !

Solidarité avec nos camarades !

Rejoignez la lutte !

Pour pouvoir gagner, nous n’avons pas d’autre choix -étudiant-e-s, salarié-e-s, personnel, précaires, chômeurs- que de nous regrouper et de nous organiser à la base, syndicalement, en comités, en collectifs, en assemblées générales, afin de reprendre nos vies en main !

Solidaires Étudiant-e-s Syndicat de Lutte Lyon (ex-FSE)

Facebook : FSE Lyon

 photo procès 1

Publicités