Non à la répression du mouvement social ! Abandon des poursuites à l’encontre des interpellé-e-s de Lyon 2 !

À l’occasion de la mobilisation étudiante contre la loi Fioraso, 6 personnes ont été interpellées le 21 novembre sur le campus de l’Université Lyon II et placées en garde à vue suite à l’envahissement par 150 personnes d’un conseil de la présidence. Aujourd’hui, trois militantEs de la FSE-Solidaires Étudiants sont de nouveau convoquéEs ce mardi 25 février au commissariat.

Ils ont été cibléEs pour des motifs politiques par certains agents de sécurité incendie de l’Université Lyon 2, sur demande de la présidence.

Lyon 2 Arrestations sortie NB
Ils/elles sont poursuiviEs pour les chefs d’accusation extrêmement lourds de violences aggravées et rébellion, sanctionnés par des peines de prison et des amendes importantes. Leur crime ? S’opposer avec détermination à la politique du Ministère de privatisation des universités, à l’application des lois LRU-Fioraso, qui fixent comme mission à l’université de servir les entreprises capitalistes et qui dégradent les conditions d’études, de travail et de vie de la majorité des étudiantEs et salariéEs.

Les charges retenues contre eux s’avèrent par ailleurs fantaisistes : preuve s’il en est, le chef d’inculpation de dégradation de biens publics n’est semble-t-il plus retenu à l’encontre des étudiantEs. Et pour cause, il n’y a pas eu ni de dégradation, ni violences sur les agents de sécurité incendie, contraints par la présidence de former sa garde rapprochée.

Les agents de sécurité n’ayant pas témoigné à l’encontre des interpelléEs ne semblent curieusement plus en poste aujourd’hui…

La présidence de l’Université, après avoir offert comme seule réponse aux revendications des étudiantEs mobiliséEs des agents de sécurité, des portes fermées et le recours aux forces de l’ordre au sein même de l’université, croit pouvoir se dédouaner ainsi de toute responsabilité politique en laissant ses agents et le ministère public poursuivre les militantEs.

La présidence – déjà discréditée dans ses propres rangs – cherche ainsi à éviter d’avoir à s’expliquer publiquement et à assumer les choix de sa politique si procès il y avait.

Aujourd’hui c’est tous les étudiantEs mobiliséEs qui sont concernéEs. Si la présidence croit pouvoir stopper la mobilisation et les résistances à sa politique en réprimant celles et ceux qu’elle identifie comme des meneurs, elle se trompe !

Après le procès des 5 syndicalistes CGT de Roanne, celui du secrétaire de l’Union Départementale CGT du Rhône et l’arrestation de nombreux militantEs antifascistes à Lyon, la répression des étudiantEs syndicalistes confirme la volonté du gouvernement et des pouvoirs publics de faire taire toute contestation formulée sur une base progressiste ou révolutionnaire, alors même qu’il recule face aux réactionnaires, obscurantistes, homophobes et antiféministes qui défilent à l’occasion dans les rues.

Nous ne céderons pas face à la répression. Nous ne céderons pas aux tactiques de division visant à nous affaiblir. Il est temps de s’organiser collectivement pour refuser la répression du mouvement social mise en oeuvre par le gouvernement PS, de la même manière qu’ont pu le faire les gouvernements précédents ! Il est temps de démasquer et combattre les manœuvres de répression politique d’une présidence universitaire discréditée et aux abois ! Nous appelons les collectifs de lutte, les étudiantEs, les travailleurs-ses et leurs organisations à manifester leur solidarité.

 

RASSEMBLEMENT de soutien le MARDI 25 FEVRIER À 8H30
devant l’Hôtel de Police rue Marius Berliet dans le 8ème
(arrêt T2-T4 Jet d’Eau Mendès France / MD Sans Souci).

Abandon des poursuites à l’encontre de nos camarades !
Front uni contre la répression !

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Une réflexion sur “Non à la répression du mouvement social ! Abandon des poursuites à l’encontre des interpellé-e-s de Lyon 2 !

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