Rassemblement ce vendredi à 14h devant le bâtiment présidentiel à l’appel du collectif anti-précarité !!


La casse sociale conti­nue de plus belle, à lyon2 comme ailleurs. En effet, la pré­si­dence de l’uni­ver­sité s’atta­que aujourd’hui aux per­son­nels BIATOSS, en choi­sis­sant de confier les tâches d’entre­tiens à des entre­pri­ses pri­vées. Cette exter­na­li­sa­tion a pour consé­quence immé­diate le licen­cie­ment de l’ensem­ble de ces per­son­nels, pour­tant déjà pré­cai­res.

Ils et elles voyaient déjà leurs salai­res pla­fon­nés au SMIC, sou­vent asso­ciés à des temps par­tiels impo­sés (mi-temps ou trois quarts de temps) sur la base de contrats « aty­pi­ques » (COTOREP, contrats aidés, CDD de quel­ques mois, etc.) renou­ve­lés années après années sans amé­lio­ra­tion ni de la rému­né­ra­tion ni des condi­tions de tra­vail que l’on peut atten­dre de l’ancien­neté. Elles/ils étaient, il y a deux ans, 30 par équipe et ne sont plus que 14 aujourd’hui pour la même charge de tra­vail. Avec l’annonce d’exter­na­li­sa­tion de l’entre­tien des locaux de Lyon 2, ces per­son­nels vont tout sim­ple­ment être mis au chô­mage forcé.

Cette déci­sion n’a rien d’inat­tendu. Elle suit par­fai­te­ment la logi­que et les pos­si­bi­li­tés offer­tes par la loi LRU (loi sur les res­pon­sa­bi­li­tés des uni­ver­si­tés) qui visent à pri­va­ti­ser l’uni­ver­sité et la recher­che, qui a déjà entrai­née deux mou­ve­ment étudiants / ensei­gnants / per­son­nels tech­ni­ques de grande ampleur. Au pre­mier jan­vier 2012, l’ensem­ble des uni­ver­si­tés fran­çai­ses seront tenues d’appli­quer la réforme LRU. Cependant, les pré­si­dents d’uni­ver­sité sont for­te­ment inci­tés à devan­cer cette échéance par le gou­ver­ne­ment qui promet une prime à ceux qui l’appli­que­ront avant terme. L’exter­na­li­sa­tion du per­son­nel d’entre­tien fait partie de cette stra­té­gie. Ainsi, bafouant sa parole donnée en 2010, André Tiran à fait une pre­mière ten­ta­tive d’exter­na­li­sa­tion cet été qui a put être déjouée par la mobi­li­sa­tion col­lec­tive. Le Conseil d’admi­nis­tra­tion a donc désa­voué son pré­si­dent le 4 juillet der­nier, blo­quant l’exter­na­li­sa­tion et le pas­sage à la LRU, ce qui laisse théo­ri­que­ment un sursis d’un an au per­son­nel. Ce n’est qu’une vic­toire en demi-teinte car dès juillet, le pré­si­dent de l’uni­ver­sité n’a pas reconduit les per­son­nes embau­chées en CAE (contrat d’aide à l’emploi). On peut de plus cons­ta­ter que tous les contrats se ter­mi­nent au plus tard en décem­bre, à part pour la petite mino­rité de titu­lai­res. De nom­breux indi­ces lais­sent penser que Tiran va passer en force pour appli­quer rapi­de­ment la loi LRU en exter­na­li­sant le ser­vice d’entre­tien.

Nous devons nous orga­ni­ser et lutter afin de faire recu­ler ce projet inac­cep­ta­ble. Nous exi­geons des condi­tions décen­tes de tra­vail pour les per­son­nels de Lyon 2 : titu­la­ri­sa­tion, ou au moins « CDIsation » de tous les per­son­nels, fin des emplois à temps par­tiel subit, hausse des salai­res, reconnais­sance de l’ancien­neté, etc. Refusons l’exter­na­li­sa­tion des ser­vi­ces d’entre­tien !

BIATOSS, enseignants, chercheurs, étudiants : on travaille ensemble, on lutte ensemble !

RASSEMBLEMENT DEVANT LE CONSEIL D’ADMINISTRATION VENDREDI 16 SEPTEMBRE À 14H (sur les quais, bâtiment ERATO)

Signataires : CNT lyon2, FSE, indi­vi­dus.

Communiqué du col­lec­tif étudiant contre la pré­ca­rité regrou­pant la CNT, la FSE et des indi­vidu-e-s

Au mois de Juillet der­nier, André Tiran – Président le l’Université Lyon II – annon­çait l’exter­na­li­sa­tion du ser­vice de ménage, ce qui signi­fiait la mise au chô­mage pour les per­son­nels déjà très pré­cai­res.

Grâce à leur mobi­li­sa­tion col­lec­tive, les per­son­nels avaient réussi à mettre en mino­rité la Présidence au Conseil d’Administration. Ils avaient ainsi pu obte­nir le renou­vel­le­ment de leur contrat pour une année.

Mais en Septembre, il est de nou­veau ques­tion de l’exter­na­li­sa­tion du ser­vice d’entre­tien. En effet, malgré le vote du CA, aucun contrat ne va au-delà du 31 décem­bre 2011. Date cor­res­pon­dant étrangement avec le pas­sage obli­ga­toire à la LRU au 1er jan­vier 2012 ( offrant les pleins pou­voirs au Président concer­nant la masse sala­riale et donc lui offrant la pos­si­bi­lité de licen­cier le per­son­nel !)

C’est pour­quoi nous nous ras­sem­ble­rons ce ven­dredi (16/09) à 14h devant le bâti­ment pré­si­den­tiel pen­dant la tenue du Conseil d’Administration, avec plus de déter­mi­na­tion pour exiger la satis­fac­tion des justes aspi­ra­tions et reven­di­ca­tions des per­son­nels pré­cai­res qui sont :

titu­la­ri­sa­tion ou au mini­mum « CDIsation » immé­diate

embau­che mas­sive immé­diate de per­son­nels

Hausse de salaire immé­diate

Fin immé­diate des temps par­tiels subi

Refusons l’exter­na­li­sa­tion du ser­vice de ménage ! Refusons la LRU !

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