La démocratie à l’Université c’est les flics et les vigiles privés !

Ce vendredi 18 novembre était voté à l’université Lyon 2 le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies. (cf. précédent communiqué ci-joint) Le passage aux RCE avait déjà été refusé en juillet, ce qui, de fait, devait mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation.

Cependant, on a pu avoir aujourd’hui confirmation – si tant est qu’elle ait été nécessaire – que, lorsque la farce démocratique constituée par leur conseil n’est plus suffisante, ils n’hésitent pas à employer les grands moyens. Ont été embauchés à prix d’or pour l’occasion des vigiles armés, tandis que les services de sécurité incendie de l’Université faisaient office de milice personnelle de la Présidence. Il a également été fait appel à la police, en nombre dans et aux abords de l’université. Tout ce petit monde avait pour consigne explicite de contenir les étudiant-e-s venu-e-s contester entérinement de la LRU, empêchant par la même occasion l’élu au CA de la FSE de siéger.

Depuis plu­sieurs semai­nes, le minis­tère et ses exé­cu­tants locaux usaient de la carotte et du bâton pour nous faire plier et dis­sua­der les élus de voter contre le pas­sage au RCE. Le minis­tère avait même promis 250 000 euros si Lyon 2 accep­tait de mettre en œuvre ses plans avant le 1er jan­vier et jusqu’à’ a 65 000 euros de prime pour son pré­si­dent : son zèle appli­qué à vendre l’Université au patro­nat s’en trouve vite expli­qué.

L’Université oubliait cepen­dant que nous ne sommes pas des ânes et qu’il sera tou­jours hors de ques­tion de se sou­met­tre aux injonc­tions d’un gou­ver­ne­ment d’exploi­teur/euses qui sert les inté­rêts d’une mino­rité !

La veille, orga­ni­sa­tions, asso­cia­tions et syn­di­cats dépo­sés à l’Université avaient même été empê­chés de se réunir. La sécu­rité ayant reçu pour ordre de fermer les bâti­ments afin que les « étudiants ne se réu­nis­sent pas ».

Nous dénon­çons l’uti­li­sa­tion de la sécu­rité incen­die de l’uni­ver­sité comme milice à la solde de la pré­si­dence, ceux-ci fai­sant l’objet de pres­sions sur le non renou­vel­le­ment de leur contrat.

De plus, l’Université avait embau­ché pour l’occa­sion des vigi­les privés, pour plu­sieurs mil­liers d’euros la jour­née, pour sup­pléer les 7 mem­bres de la sécu­rité incen­die char­gés de garder l’entrée du Conseil. Pendant tout ce temps, après s’être fait molesté par les vigi­les, l’élu de la FSE sortit infor­mer ses camar­des, a été empê­ché de siéger au conseil. Le vote au CA, en plus d’être illé­gi­time, est donc enta­ché d’illé­ga­lité.

Qu’ils sachent que les forces syn­di­ca­les de lutte et de classe de l’Université Lyon 2 conti­nuent et conti­nue­ront de dénon­cer la pri­va­ti­sa­tion dégui­sée de nos uni­ver­si­tés.

Nous ne ces­se­rons jamais de nous battre pour une uni­ver­sité gra­tuite, laïque, cri­ti­que et popu­laire !

Seule la lutte paie !

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