De la prison ferme pour Gaëtan : libérez notre camarade !

Vive le poulet grilléMercredi 1er avril a été rendu le verdict du jugement en appel de notre camarade Gaëtan, militant Solidaires Étudiant-e-s à Toulouse. Arrêté en novembre dernier dans un contexte de forte répression suite à l’assassinat de Rémi Fraisse pour avoir participé à une « manifestation interdite », Gaëtan avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1 100 euros en  décembre. Suite à la procédure d’appel, Gaëtan se voit infliger une peine encore plus scandaleuse, qui s’explique notamment par le maintien d’un chef d’accusation de violences volontaires contre un agent de police. Gaëtan se voit ainsi condamné à deux mois de prison ferme, plus quatre mois de sursis et l’amende de 1 100 euros pour une affaire montée de toute pièce. D’autres manifestants ont eu, eux aussi, la confirmation des peines de prison ferme qui avaient été prononcées en décembre.

Solidaires Étudiant-e-s condamne fermement cette parodie de justice qui entend criminaliser quiconque exprime ou manifeste son désaccord face aux attaques que l’on subit. Nous refusons de jouer le jeu de ce gouvernement répressif qui voudrait mettre fin à tout mouvement social. Ce même gouvernement qui se vantait il y a encore quelques semaines de défendre la liberté d’expression, mais qui n’hésite pas à fouler aux pieds nos libertés fondamentales à la moindre occasion. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives à faire de même et à s’unir pour défendre nos droits démocratiques !

SIGNEZ LA PÉTITION !

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Encore une fois, la réponse de l’Etat français à la contestation est la répression !

Le 15 Novembre 2011, la répression d’Etat a frappé des militant-e-s Toulousain-ne-s.

Tôt dans la matinée la tranquillité de la métropole méridionale à été troublée par l’intervention massive des forces de l’ordre dans six domiciles à travers la ville. La répression a été massive et aveugle : quinze de nos camarades ont finis en garde à vue, et plusieurs dizaines de personnes ont subis des perquisitions et violation de leur vie privée.

La saisie de tous les ordinateurs, de téléphones portables, de documents personnels ou encore la tenus de liste sur les lectures des habitant-e-s nous semble tout à fait inacceptable. Il s’agit selon la police de retrouver des gens qui étaient entré-e-s dans les locaux de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, auraient répandu du purin et écrit quelques phrases sur les murs. Ces actes ont été commis en réponse aux révoltes qui secouait l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineur de Toulouse et survenait une semaine après le suicide d’un jeune dans un EPM en Loire-Atlantique, quelque jours avant le durcissement de l’ordonnance 1945 sur la justice des mineurs.

Pour une action de protestation qui tient plus du happening que de l’action terroriste, l’État déploie les grands moyens et étoffe les fiches de la DCRI.
Accusé d’avoir fait usage de quelques pétards et d’un peu de bouse, après 48h de garde à vue, quatre des interpelés dorment ce soir en prison et un-e autre se trouve désormais sous contrôle judiciaire !

Ces actes témoignent d’une volonté de la part de l’État français de semer la terreur dans les rangs de ceux et celles qui luttent. Il tente de briser nos résistances en mutilant ceux et celles qui se révoltent lors de manifestation ou en distribuant des centaines de mois de prisons pendant les mouvements sociaux. Face à la barbarie étatique, la seule réponse est une solidarité sans faille.

La FSE exige la levée immédiate de toutes les mesures coercitives à l’encontre de nos camarades. Nous exigeons que cesse les actions de répressions à l’encontre de ceux et celles qui au jour le jour s’opposent au capitalisme et à son corollaire, le contrôle social et la répression.

La répression ne nous arrêtera pas ! Soutien inconditionnel aux militant-e-s toulousain-e-s ! La solidarité est notre arme !

Liberté pour Georges Abdallah !

La FSE tient à annoncer son soutien au rassemblement qui a eu lieu samedi 22 octobre à Toulouse pour la libération de Georges Abdallah, prisonnier libanais en France, libérable depuis 1999, et plus largement à tous et toutes les prisonniers-ières politiques palestiniens-iennes.

Initié par le collectif Coup Pour Coup 31, une centaine de personnes se sont réunies et de nombreuses organisations étaient représentées: AGET-FSE, USEP-FSE, Coup Pour Coup 31, OCML-VP, NPA 31, Secours Rouge Arabe, Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, AGEN, Comité Anti-Impérialiste, AFPS Pau, EuroPalestine Toulouse, PCmF, JCML, Libertat, etc.

Georges Abdallah est un militant communiste libanais emprisonné à Lannemezan et incarcéré en France depuis 1984 pour des actions de résistance antisioniste. D’abord militant au Front Populaire de Libération de la Palestine, il a ensuite lutté au sein des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises.

Lutter pour la libération de ce militant révolutionnaire anti-sioniste et anti-impérialiste, c’est lutter pour son combat pour une Palestine libre, laïque et multiculturelle sur le territoire historique et le droit au retour de tous les palestiniens depuis 1948.

La FSE exprime également son entière solidarité envers les nombreux-euses prisonniers-ières palestiniens-iennes en grève de la faim depuis le 27 septembre dénonçant la détérioration de leurs conditions de détention : nombreuses années d’isolement, punitions collectives, restrictions et suppression de visites, humiliations, détenu-e-s menotté-e-s pendant les visites, refus d’accès aux études et aux soins.

Suite à cette grève, une forte répression s’est abattue sur eux/elles et la santé de certain-e-s est inquiétante comme celle d’Ahmad Saadate, secrétaire général du FPLP, hospitalisé récemment. Des manifestations de solidarité ont eu lieu en Palestine tandis qu’un certain nombre de familles de prisonniers-ières et de militant-e-s ont fait une journée de grève de la faim au siège de la Croix Rouge à Beyrouth. Des prisonniers-ières politiques basques et corses maintenu-e-s à Lannemezan avec Georges Abdallah se sont joint-e-s à cette campagne de solidarité.

La FSE est au côté de tous les peuples opprimés qui luttent pour reconquérir leur liberté nationale et sociale, contre l’impérialisme et ses institutions (Banque Mondiale, FMI, ONU etc.) qui affament les peuples. Nous soutenons la lutte internationale de la classe ouvrière dans la défense de ses acquis et de ses revendications !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !
Libérez Georges Abdallah !