LA RÉPRESSION NE NOUS ARRÊTERA PAS ! MARDI TOUS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE !

Appel du comité des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Lyon 2 :

La crise c'est eux la solution c'est nous

 

Ce jeudi 21 novembre, la seule réponse aux revendications des étudiant-e-s qui ont investi le Congrès « élargi » convoqué ce même jour, a été la répression policière commanditée par la direction.

La répression des étudiant-e-s mobilisé-e-s ne nous arrêtera pas !

Mardi 26/11 TOUS en Assemblée Générale à 12H (amphi C – bâtiment K – campus de Bron)

 

En effet, la présidence de l’université devant ce qu’elle a elle-même désigné comme une « crise » avait appelé à un conseil élargi (qui semblait n’exclure personne) censé trouver des solutions autour d’un petit nombre de responsables et d’élu-e-s. Le mail envoyé dimanche dernier à l’ensemble des étudiant-e-s et des personnels expliquait que la crise dépassait largement le cadre de l’université Lyon 2. Dès lors, pourquoi prétendre la résoudre dans une réunion interne à l’université où sont convoqués seulement les élu-e-s des conseils ?

 

Quand la Démocratie sauce Mayaud tourne au vinaigre…

 

Près d’une centaine d’étudiants ont tenté de participer légitimement à un conseil opaque qui prétendait décider pour eux sans eux, alors qu’ils sont les usagers de ce service public. Il faut savoir que la LRU a réduit de 25% la représentation étudiante déjà étiolée auparavant, au sein de ces Conseils. L’accès au Congrès nous a été refusé par un barrage des agents de sécurité incendie, sous ordre de la direction, exposés alors malgré leur fonction, à la foule désireuse de rentrer. C’est en effet désormais une technique assumée de la présidence d’utiliser ces agents de sécurité incendie comme une véritable milice. Aucun coup n’a été porté sur ces agents (contrairement au communiqué officiel de la présidence). Les éventuelles blessures sur les agents alléguées par Jean-Luc Mayaud sont donc purement accidentelles. Notre seule « violence » que le président et les médias ne cessent de mettre en avant fut une poussée collective pour rentrer dans l’amphithéâtre… Ce ne serait pas produit si la Présidence n’avait pas refusé notre participation au congrès qui était très clairement annoncé.

 

Le dialogue version Mayaud, c’est porte fermée, matraque et garde à vue pour les étudiant-e-s mobilisé-e-s !

 

Nous avons donc pu rentrer dans le grand amphithéâtre, lieu du congrès « élargi », celui-ci n’avait pas commencé et nous nous sommes tous installés. En attendant l’arrivée du Président nous avons chanté quelques slogans tels que « N’ayez pas peur de la démocratie ».

Le président a refusé de venir s’exprimer devant nous. Une demi-heure plus tard un membre de l’administration a demandé aux élus du congrès de sortir du Grand Amphi afin de réaliser la réunion dans le bâtiment de la présidence, pour exclure les étudiants mobilisé-e-s. Nous avons donc suivis les invités autorisés et avons dû forcer l’ouverture de la porte du bâtiment présidentiel.

Une fois dans le bâtiment, nous avons réclamé audience auprès du président Jean-Luc Mayaud, retranché dans son bureau. Tandis que nous étions dans l’attente d’un interlocuteur de l’administration (autre que les vigiles) nous avons décidés de tenir dans le couloir, assis et dans le calme, une assemblée élargie, spontanée, avec l’ensemble des étudiants et du personnel qui refusaient le simulacre de démocratie organisé par Mayaud. Mais c’est alors, que le président donna, très rapidement, l’ordre à plusieurs dizaines de CRS d’intervenir violemment pour nous déloger et nous soumettre à une souricière, savamment organisée. S’en sont suivis des coups de matraque (dont certains réitérés sur des étudiant-e-s à terre), 6 interpellations effectuées avec une grande violence, ciblant entre autres des syndicalistes étudiant-e-s connu-e-s, et répondant à des identifications opérées par des agents de sécurité incendie.

Lire sur Rue89Lyon, le témoignage d’un étudiant.

Mayaud croit pouvoir réduire aujourd’hui notre mouvement à un groupe de « meneurs », qui serait orchestré par un syndicat étudiant. S’il pense qu’en réprimant ceux qu’il identifie comme les « meneurs » du mouvement, ce dernier s’éteindra, la Présidence commet une grave erreur d’analyse.

Nous ne sommes manipulé-e-s par personne, notre combat est légitime et continuera malgré la répression !

 

La crise de la présidence ? Un symptôme de la destruction massive de l’Université par les réformes Pécresse-Fioraso

 

Cette réaction, les démissions consécutives de vice-présidents et l’intervention policière traduisent un processus politique de liquidation de l’université publique et la volonté de l’imposer par la force si nécessaire. La démarche de marchandisation du savoir depuis l’instauration du processus de Bologne (européen), des lois LRU (Pécresse) et Fioraso encourage ces pratiques autoritaires et antidémocratiques.

Elle prépare à court terme maintenant, si nous nous laissons faire, l’alternative entre la faillite budgétaire des universités, et des augmentations de droits d’inscriptions pour tou-te-s les étudiant-e-s.

Par la présidentialisation des universités et l’introduction de personnalités extérieures toujours plus nombreuses dans les conseils elle tend à transformer les établissements d’enseignement supérieur en université-entreprise dirigées par un comité de pilotage restreint et autocratique.

Lyon 2 Lutter ou subir il faut choisirIls privatisent on rend public ! S’ils ferment les portes, nous les ouvrirons !

La VRAIE violence c’est nos conditions de vie, d’étude et de travail misérables ! La vraie violence c’est leur pseudo-démocratie qui nous est imposée par des flics armés !

En ce qui nous concerne, nous n’avons que notre force collective !

Leur répression ne stoppera pas notre mobilisation ! Les arrestations ciblées, violentes et injustifiées, renforcent notre détermination autour d’un rassemblement plus que jamais nécessaire.

 

Nos revendications :

  • Abrogation des lois LRU et Fioraso
  • Abandon des poursuites contre les interpellés et retrait des plaintes de la présidence
  • Banalisation des cours du mardi 26/11 dès 12h
  • Droit de réponse du comité de mobilisation à travers la diffusion d’un mail à l’ensemble des membres de Lyon 2.

 

TOUS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MARDI 26/11 sur le campus de Bron 12h amphi C (bâtiment K)

 

Ordre du jour proposé : 

  • Retour sur la manifestation de jeudi 21 novembre et sur les lois. Pourquoi nous sommes en lutte.
  • Les revendications, les perspectives de transformation sociale.
  • La mobilisation à venir
  • Vote sur les propositions

 

Le comité des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Lyon 2

 

P.-S.

Plus d’infos : page facebook « Université Lyon 2 en lutte »

QUAND LA PRÉSIDENCE DE L’UNIVERSITÉ FAIT ARRÊTER DES ÉTUDIANTS

Alors que la crise de l’université va en s’empirant, des étudiants de Lyon 2 rassemblés jeudi 21 novembre ont été arrêtés.

Ils étaient plus d’une centaine à protester contre l’opacité du congrès élargi convoqué par le président de l’université, Jean-Luc Mayaud, congrès qui devait examiner les possibilités de « dépasser » la crise institutionnelle. Une manifestation avait été appelée par le comité de lutte de l’université, mandaté par l’Assemblée générale des étudiants (qui avait réuni 150 personnes), afin d’empêcher la tenue du congrès jugé non-démocratique.

Arrestations lyon 2La BAC et la police nationale ont été appelées par la direction et ont violemment chargé les étudiants qui occupaient le Congrès élargi.

Après cela, comment Jean-Luc Mayaud qui évoquait dans son dernier mail l’université où convergent les intérêts de tous -étudiants, personnels, enseignants, équipe présidentielle- nous fera t-il croire à l’université-sanctuaire ? Monsieur Mayaud organise avec son équipe restreinte la gestion de pénurie qui conduit à la privatisation de l’université : il sait que cette privatisation ne peut qu’aggraver les conditions de travail des personnels les plus précaires et lisser des programmes déjà bien consensuels. Il sait qu’elle ne répond qu’aux intérêt du patronat.

Nous ne nous apitoyons pas sur ces arrestations car nous ne sommes pas dupes : évidemment l’université n’est pas un sanctuaire, évidemment les intérêts de la présidence et les nôtres sont antagoniques. Lorsqu’un tel antagonisme s’exprime -dans la mobilisation croissante des étudiants, dans les récentes démissions qui ont affecté l’administration-, il n’est plus surprenant qu’un président d’université fasse appel aux matraques pour faire régner l’ordre.

Nous exigeons la libération immédiate des camarades qui ont été arrêtés et nous appelons l’ensemble des organisations syndicales et politiques à adresser leur soutien en relayant et signant ce communiqué. Nous appelons également à témoignages, photos et vidéos de la répression et des arrestations.

CRISE À LYON II : INVITONS-NOUS AU CONSEIL ÉLARGI DE LA PRÉSIDENCE !

Appel du comité de mobilisation mandaté par l’Assemblée Générale de Lyon II réuni le 18 novembre :

La crise du capitalisme pousse les gouvernements partout dans le monde à pratiquer une politique d’austérité qui frappe un nombre toujours plus grand d’entre nous. Politique dont nous ressentons les conséquences avec dans l’enseignement supérieur les lois LRU et la récente loi Fioraso qui vient la compléter. Ces lois participent du processus de privatisation déguisée des universités qui, organisant la pénurie de financements publics – et aggravée par les mesures d’austérité – contraignent les universités à chercher des financements dans le privé.

Face à la dégradation de nos conditions de vie, de travail et d’études, déjà bien misérables pour un grand nombre d’entre nous (bourses insuffisantes voire inexistantes, obligation de se salarier pour poursuivre ses études, difficulté pour se loger, contrats précaires, difficultés à joindre les deux bouts…) depuis plusieurs semaines la mobilisation se construit à Lyon II -où la dernière Assemblée Générale a réuni 150 personnes – comme dans de nombreuses autres universités.

La situation de la fac n’est que le reflet d’une situation plus globale de crise du capitalisme, et est rendue visible aujourd’hui par une crise interne au sein de la présidence de Lyon 2. Entre la gestion de la pénurie et le développement de la mobilisation, le sol semble se dérober sous les pieds de la direction, comme l’illustre le mail du président envoyé dimanche soir à tous les personnels et étudiants de l’université. Celui-ci cherche des ultimes soutiens afin de sauver sa politique de rigueur et sa place par la même occasion. Il en appelle donc ce jeudi à un congrès extraordinaire où il convoque tous les élus des conseils centraux, qui prétendent représenter ceux et celles qui étudient et travaillent à l’université.

La direction de l’université entend décider de notre avenir sans nous?

Puisque nous n’avons pas été conviés, nous prenons donc l’initiative de nous inviter à ce congrès extraordinaire qui se tiendra dès lors avec nous, ou ne se tiendra pas !!

Nous invitons donc logiquement l’ensemble des étudiants, personnels et enseignants à se rassembler ce jeudi sur le campus de la fac des quais !

Pour permettre la participation du plus grand nombre au congrès extraordinaire, nous appelons les enseignants, chargés de TD à ne pas assurer leurs cours et à ne pas prendre en compte les absences à partir de 10h et ce jusqu’à la fin de la journée.

Dans l’objectif de poursuivre et d’intensifier la mobilisation, nous appelons également à une nouvelle Assemblée Générale mardi 26 Novembre à 12h00 (amphi C bâtiment K – campus de Bron)

DÉLOGEONS TOUS LES PANTINS DU POUVOIR !

Jeudi 21 novembre Lyon 2

L’Université Lyon II en crise !

Conscient que le monde qui l’entourait jusqu’alors est en train de s’écrouler, le président de l’université cherche à tout prix à se sauver.

Les quatre démissions récentes de vice-présidents de sa propre équipe, mais surtout, des premières Assemblées Générales étudiantes à Lyon II -comme dans de nombreuses autres facs- exprimant la colère contre la dégradation de nos conditions de vie et d’études ont fini par faire douter le président de son avenir.

« Dépasser la crise », c’est donc la proposition que nous fait Jean-Luc Mayaud, président de l’université, dans un mail envoyé dimanche 17 novembre au soir à tous les étudiants et personnels de l’université.

Tentatives maladroites de se justifier, références à la crise du capitalisme et envolées qui se veulent rassembleuses, cette tribune prétend pompeusement dépasser une crise qui dépasse pourtant largement la seule personne du président Mayaud, comme la seule université Lyon II.

Mayaud n’est pas le seul : tous les responsables doivent partir !

Selon lui « Notre université traverse une crise interne d’autant plus vive qu’elle se produit en écho d’une crise générale du pays. » Il se refuse à être « le chef sacrificiel » et à assumer seul la responsabilité de la crise à Lyon 2.

Le président a peur. Peur d’être seul dans la chute. S’il est vrai qu’il ne saurait être tenu pour seul responsable de tous les problèmes rencontrés au sein de cette université, Jean-Luc Mayaud est cependant coupable de s’être fait l’instrument volontaire d’une politique -de l’UMP comme du PS- qui a mené à la situation qui est aujourd’hui celle de Lyon 2, et de beaucoup de secteurs de la société.

La « défiance » qui est la nôtre n’a pas pour seul objet un individu, un « chef sacrificiel ». Nous savons que ce ne sont pas seulement les chefs qui doivent être sacrifiés, mais toute leur politique, menée au profit des chefs pour un monde de chefs.

Mais pour ne pas endosser seul la responsabilité de la crise à Lyon 2, Mayaud en appelle aujourd’hui à l’unité autour de son projet.

Appel est donc lancé au regroupement de tous les vautours carriéristes de Lyon 2, avides de pouvoir, en vue de défendre un soi-disant « intérêt général ».

Mais le pseudo intérêt général c’est en fait l’application d’une politique de rigueur budgétaire. C’est se faire le relais de l’intérêt des dominants, en faisant payer la grande majorité de la population pour permettre à une minorité de continuer d’accumuler les richesses.

Pour éviter la rigueur à Lyon 2… appliquons la rigueur à Lyon 2… !

Dans son mail Mayaud défend politiquement l’application d’une « logique comptable » afin dit-il « d’éviter une mise sous tutelle de son budget » Cette politique absurde peut se traduire en ces termes : puisqu’on menace de nous couper un bras, commençons par nous couper la main. Mayaud ne peut remettre en cause une politique d’économies qui constitue le socle de sa présidence : il n’a pour lui que la satisfaction d’avoir retrouvé un budget « à l’équilibre », et d’avoir pour cela déséquilibré peu à peu nos conditions d’études et les conditions de travail des personnels. Suppressions de TD, postes non pourvus, campus laissé à sa vétusté, budgets découpés à la hache…Il y a de quoi faire un blocage, en effet.

Classes en lutte ?

Selon Mayaud « Les personnels de l’Université Lyon 2 ne sont pas un prolétariat, et l’équipe présidentielle n’est pas un patronat. Nos intérêts et nos responsabilités sont les mêmes, ou alors l’Université n’existe plus. »

Face à une situation de crise, le Président nous propose en fait une solution bien connue : celle de l’union sacrée, en prétendant nier les divergences d’intérêts qui existent au sein de l’Université et dans la société.

La « communauté universitaire » n’a pas de sens, car l’université n’est pas le sanctuaire que semble rêver Jean-Luc Mayaud, à l’heure où Lyon 2 refuse de titulariser les personnels précaires, à l’heure où de nombreux étudiants travaillent pour financer leurs études, galèrent au quotidien et cumulent les heures sans parvenir à joindre les deux bouts. Le président de l’université est bien ce qui se rapproche le plus d’un patron pour une partie des personnels de Lyon 2.

Nous proposons à Monsieur Mayaud de sortir de ses bureaux feutrés et d’aller assumer sur le terrain les conséquences de la politique qu’il applique. Nous l’invitons à comparer l’état de son compte en banque avec celui d’un étudiant boursier, d’une femme de ménage de l’université payée 600 euros par mois, ou avec celui de vacataire payé une fois par semestre, ou encore avec celui d’un des employés de la fac en temps partiel contraints de cumuler deux boulots pour payer leurs loyers ou nourrir leurs gosses !

Il ne pourra dès lors plus faire semblant d’ignorer que la soi-disant communauté qu’il cherche par tous les moyens à sauver, ne profite en réalité, qu’à une bien petite minorité !

L’ordre dominant crève : l’université devrait accourir pour le sauver ?

Si la FSE a rarement l’occasion d’exprimer un « diagnostic partagé » avec la direction de l’Université, nous devons cependant avouer être en accord sur le constat de « l’épuisement historique d’un certain modèle de croissance, de prospérité et d’ordre social ». En bref, l’effondrement annoncé de l’ordre établi capitaliste.

Cependant, si nous ne pouvons que nous réjouir de cette situation, M. Mayaud semble quant à lui tout faire pour chercher à sauver un ordre inégalitaire qui jusqu’ici l’avait bien nourri.

Il essaie donc de convaincre les profs de Lyon 2 de se contenter du rôle que la société leur a assigné de production de connaissances dans l’objectif de reproduction et de perpétuation de l’ordre établi.

Il invite donc à continuer d’enseigner « les vertus de la distanciation et du sens des responsabilités » à des étudiants destinés à devenir des petits cadres dociles, adaptés aux besoins de la machine capitaliste.

Faisons-les dérailler !

« Ne nous voilons pas la face : Lyon 2 ne peut plus regarder pAbrogation de la loi sur l'autonomie des universitésasser les trains. Il ne s’agit pas d’une quelconque « capitulation » face à l’ordre dominant, mais au contraire de reprendre confiance dans notre potentiel pour agir sur cet ordre dominant. »

Puisque Mayaud le « chef sacrificiel » est friand de métaphores, nous lui proposons de poursuivre celle qu’il a lui-même introduite : Lyon 2 ne peut pas regarder passer les trains, en effet. Les étudiants et personnels de Lyon 2 peuvent en revanche commencer à dresser des barricades sur les rails pour faire dérailler ces trains qui menacent chaque jour un peu plus de nous écraser sur leur passage !

Ce train que le président se refuse à nommer, c’est celui des réformes capitalistes. Il a fait le choix de le prendre en marche à tout prix.

Nous disons qu’il n’est plus possible d’accepter la politique des gouvernements successifs, tant à l’université que dans le reste de la société. Gérer la crise en la faisant payer à tous, c’est s’exposer à la colère légitime. Nous ne voulons pas « agir » sur l’ordre dominant, mais bien le renverser.

Monsieur Mayaud,

À votre « congrès élargi », qui prétend solutionner une crise qui a pourtant des origines systémiques qui dépassent votre seul rôle, nous proposons le seul « congrès » qui vaille : celui des étudiants et travailleurs de l’université en lutte, contre l’ensemble des politiques dont vous vous êtes piteusement fait le relais.

RÉFORME DES RETRAITES : ILS ATTAQUENT NOS SALAIRES ET NOS CONDITIONS DE VIE ? LUTTONS DÈS À PRÉSENT !

La crise actuelle du capitalisme pousse la classe dominante à mener des offensives importantes contre les travailleur.se.s pour maintenir son taux de profit.

Ainsi, les réformes antisociales se succèdent. Si, en 2010, la droite avait lancé une attaque violente contre les travailleur.se.s avec la précédente réforme des retraites, force est de constater que la droite n’a pas le monopole de ce type de mesure brutale.

lutter ou subir il faut choisir

De l’ANI à la réforme des retraites

Ainsi, dès son arrivée au pouvoir, Hollande et son gouvernement PS-écologistes a repris et poursuivi le processus de casse des acquis sociaux. Au service de la classe bourgeoise, les dirigeants français de « gauche » ont attaqué les droits des travailleur.se.s en faisant signer les accords sur l’emploi. L’Accord national interprofessionnel (ANI) a ainsi fait de l’idéologie de la « flexi-sécurité » – flexibilité du salarié, sécurité de l’entreprise – un principe légal. Les conséquences désastreuses de ces accords commencent à se faire sentir : des chefs d’entreprise en profitent pour fermer des sites « non rentables » et déplacer de force les travailleur.se.s, avec comme épée de Damoclès la menace du licenciement, facilité par les mesures contenues dans les accords. Les restructurations, qui depuis des années mettent des milliers de salarié.e.s sur la paille, sont encore plus simples à imposer avec l’ANI.

Mais le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Le PS et ses alliés, qui avaient -par pur électoralisme- fait mine de s’opposer à la réforme des retraites menée par l’UMP en 2010, font probablement pire que la droite pour maintenir ce système qui, dans sa chute structurelle, nous pousse toujours plus vers la régression et la barbarie.

La réforme des retraites c’est la dégradation immédiate de nos conditions de vie !

Le gouvernement a donc annoncé en quoi consiste son projet de nouvelle réforme des retraites. Ce projet inclut, entre autres mesures, une hausse de la durée de cotisation -celle-ci atteindra progressivement 43 annuités (là où il y en avait 37,5 en 1993 ); un aménagement de la baisse des pensions de retraites (par l’absence de revalorisation et l’augmentation du nombre d’annuités nécessaire pour toucher une retraite à taux plein) et une baisse des salaires nets par l’augmentation des cotisations, dans la plus pure tradition capitaliste de socialisation des pertes. Ces mesures touchent notamment les seniors -dont la moitié est déjà au chômage avant 60 ans avec peu de perspectives de retour à l’emploi- et les retraité.e.s -avec la baisse des pensions de retraites ; mais elles touchent surtout les jeunes actifs, dont plus d’un sur quatre est encore au chômage à 25 ans, et qui ne commencent en moyenne à cotiser qu’à 22,5 ans. L’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités concernera la génération des moins de 40 ans. Comme étudiant.e.s, cette réforme nous concerne à double-titre : comme l’ANI, elle aménage la destruction de nos conditions de travail à la sortie de l’université, mais elle pénalise déjà les 50% d’entre nous qui travaillent à côté de leurs études, entraînant une baisse de salaires. La combinaison ANI/réforme des retraites rend quasiment impossible l’accès à un emploi stable, et contribue à renforcer le rapport de domination qu’est le salariat comme horizon professionnel indépassable.

L’objectif affiché de la réforme est clair : il s’agit de réaliser 20 milliards d’économies. Ces économies seront réalisées par la baisse pure et simple de nos futures retraites et de nos salaires. Le gouvernement et les partisans de la réforme veulent en effet rendre quasiment impossible la réalisation de toutes les conditions pour avoir droit à une retraite à taux plein. Ce qu’on nous impose, à travers cette réforme comme à travers les précédentes, c’est la précarité pour norme de vie. Et ce d’autant plus que la renégociation de la convention Unédic (laquelle fixe les conditions d’indemnisation du chômage) prévue pour cet automne va très certainement rétablir la dégressivité des allocations soi-disant pour encourager les chômeurs à « trouver du travail » [sic], niant le caractère structurel du chômage ! 

Lutter maintenant ; s’opposer à l’infrastructure capitaliste

Nous n’avons pas d’illusions sur la stratégie adoptée par les directions et bureaucraties syndicales, qui ont fait la preuve de leur apathie lors de la mise en place de l’ANI en début d’année, et ont freiné le précédent mouvement contre la réforme des retraites de 2010, qui bénéficiait pourtant d’un élan relayé par la base des syndiqué.e.s. La fonction des bureaucrates syndicaux les plus en vue reste de pacifier les relations sociales, voire d’accompagner les mesures anti-sociales du gouvernement. Parce que nous n’avons pas d’illusions sur la stratégie perdante des grandes centrales syndicales, nous faisons le choix de militer dès à présent, là où nous le pouvons, pour que le mouvement à venir se dote d’expressions autonomes, capables de garantir l’indépendance de classe et d’assurer un véritable rapport de force face au gouvernement.  

Ce rapport de force, même s’il a pour origine la défense du peu de conquêtes sociales que la classe dirigeante a daigné maintenir jusqu’à présent, doit nous permettre de reprendre l’offensive et de renforcer la capacité d’organisation des classes populaires face à un système économique injuste. Nous devons dès à présent nous renforcer pour faire face à un capitalisme en crise, dont les gestionnaires cherchent aujourd’hui à nous faire payer les failles en aggravant nos conditions de vie. C’est pourquoi nous appelons à rejoindre la manifestation du 10 septembre, et toutes celles qui suivront, avec la volonté d’élargir les revendications au-delà de la seule défense de nos conditions actuelles de vie et de travail.

Retrait immédiat du projet de loi sur les retraites ! Retrait de l’ANI ! Unissons-nous et organisons-nous pour conquérir de meilleures conditions de vie !

RDV mardi 10 septembre à 10h30 à la Manufacture des tabacs (Métro D Sans Souci)

 

le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

 

La FSE Lyon appelle à rejoindre la manifestation du samedi 22 juin. Nous souhaitons rendre hommage à la mémoire de Clément, et affirmer la vitalité de ses combats. Néanmoins, nous refusons la récupération politicienne, surtout lorsqu’elle vient de ceux qui, au pouvoir, mènent une politique qui favorise la montée de l’extrême-droite via des mesures anti-sociales (multiples cadeaux au patronat, Accord de « sécurisation » de l’emploi prévoyant notamment baisses de salaires et facilitant les licenciements,  future réforme des retraites, bref innombrables attaques du capital sur nos conditions de vie), le déchaînement d’un racisme d’Etat et une répression policière accrue. C’est pourquoi nous relayons localement l’appel restreint proposé par un certain nombre d’organisations, dont Solidaires Etudiants et l’Action Antifasciste Paris-Banlieue ; nous affirmons que les bases politiques de ce texte sont les nôtres, car elles vont dans le sens des luttes que menaient Clément et que mènent aujourd’hui ses camarades.

Le fascisme tue : ensemble, combattons-le !

Voilà une semaine que notre camarade et ami Clément Méric a été assassiné. Cet assassinat pourrait sembler être un signal d’alarme, il n’est en réalité que la concrétisation des nombreuses alarmes que nous tirons depuis longtemps déjà.

Le quinquennat Sarkozy fut dévastateur. La banalisation de l’extrême droite remonte à plus de trente ans déjà, mais ces 5 années ont fait sauter des verrous et ont vu la droite institutionnelle faire siennes leurs idées nauséabondes ; stigmatisation des immigrés, discours populistes et violents, islamophobie assumée.

Le gouvernement nouvellement élu et dit « socialiste » n’a pas échappé à la droitisation de l’échiquier politique, même s’il se retranche derrière un fond d’humanisme pour prétendre au changement. Il a depuis longtemps abandonné les opprimé-e-s, les exploité-e-s et les discriminé-e-s.

Ces six derniers mois, celui-ci a laissé se répandre impunément un discours de haine et d’intolérance en laissant parader les forces les plus réactionnaires. Cette dernière semaine, les agressions à caractère raciste, islamophobe, homophobe et politique se sont multipliées. Mais le PS a quand même jugé bon de pousser l’hypocrisie à son comble en raflant des dizaines de sans-papiers, samedi 8 juin à Barbès, alors que nous étions en deuil, conscient que si tout cela n’était pas arrivé, nous aurions été là, avec Clément.

Par cet acte, le gouvernement dans son ensemble illustre sa complicité et sa responsabilité. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, en luttant chaque jour et sans relâche.

Le retour à la normale n’est plus acceptable, un bulletin dans l’urne ne fait pas barrage au fascisme. Défiler symboliquement pour soulager sa conscience puis retourner à son quotidien comme si de rien n’était, comme ce fut le cas le 21 avril 2002, n’est pas suffisant.

Opprimé-e-s, exploité-e-s, discriminé-e-s, révolutionnaires, progressistes, syndicalistes, militant-e-s politiques, comme Clément nous défendons la justice sociale et l’égalité des droits face à celles et ceux qui souhaiteraient nous écraser.

Clément n’est pas seulement mort pour ses idées, il est mort pour nous et cette idée nous est insupportable. Pour lui, pour ses combats, nous avons le devoir de faire que son dernier jour soit le premier d’une riposte antifasciste unitaire sans précédent. De l’union de nos forces dépendra le succès de futures mobilisations.clement meric

Ni oubli, ni pardon :

Manifestation samedi 22 juin à 14h place Bellecour

Premier signataires parisiens :

Action Antifasciste Paris-Banlieue, Alternative Libertaire, Collectif Antifasciste Paris-Banlieue, CNT Interpro 92, CNT santé-Social RP, CNT-STE 93, Fédération Anarchiste, La Horde, Pink Bloc, Solidaires Etudiant-e-s – syndicats de luttes, Sortir du colonialisme, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, SUD Rail.

À LA FAC COMME AU BOULOT : LEUR « COMPÉTITIVITÉ » C’EST NOTRE PRÉCARITÉ !

Malgré le changement de gouvernement, et « l’alternance » qui en résulte, les attaques contre les classes populaires se poursuivent avec une violence constante. Tandis que le chômage augmente, qu’on licencie dans les usines et que les patrons demandent toujours plus de « flexibilité », Hollande et Ayrault prennent des mesures qui détruisent le peu d’acquis sociaux épargnés par les gouvernements successifs de la droite. Les réformes de l’université suivent cette casse organisée : il s’agira alors pour l’enseignement supérieur de nous préparer à un monde dans lequel il nous est demandé d’être de plus en plus « flexibles » -c’est-à-dire soumis et acculés à accepter la dégradation permanente de nos conditions de vie pour aider les capitalistes à retrouver leur cher taux de profit.
Nous n'aurons que ce que nous saurons prendre!

Ainsi, la ministre « socialiste » de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a récemment annoncé dans le journal Le Monde vouloir inscrire dans la loi le principe d’une université « compétitive », censée générer de la plus-value. La compétitivité, obsession gouvernementale du moment, serait ainsi inscrite au cœur de nos formations, nous préparant à accepter la logique inhérente aux dernières mesures promises par ce gouvernement. Cette logique, on peut la résumer en une formule : travailler plus, gagner moins, fermer sa gueule ou perdre son emploi.

Les patrons de Renault, comme ceux de Continental et de Goodyear il y a quelques années, font actuellement du chantage aux ouvriers : ils les somment d’accepter une augmentation de leur temps de travail sans augmentation de salaire, sans quoi ils menacent de fermer deux usines dans le pays. Cette logique du pistolet sur la tempe, le gouvernement cherche aujourd’hui à la généraliser par une loi, qui reprendrait les termes de l’accord sur l’emploi récemment signé par le MEDEF et des organisations syndicales minoritaires (CFDT, CFTC et CGC).  

L’accord sur l’emploi, c’est une série de mesures qui détruisent le droit du travail.

Ces mesures constituent une généralisation de la logique qui était propre au CPE que souhaitait instaurer le gouvernement Villepin en 2006. Rappelons que seule une lutte massive des étudiants, lycéens et travailleurs avait permis d’obtenir le retrait de ce projet. 

=> POUR L’ABANDON DE L’ACCORD SUR L’EMPLOI !

=> CONTRE LA POURSUITE DE LA POLITIQUE D’AUTONOMIE DES UNIVERSITÉS !

=> CONTRE CE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES PATRONS !

 

LE GOUVERNEMENT SOCIALISTE, LE MEDEF ET LES BUREAUCRATIES SYNDICALES VEULENT NOUS IMPOSER: 

  • LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE SALAIRE « FLEXIBLES » : LES PATRONS POURRAIENT  DESORMAIS NOUS CONTRAINDRE A TRAVAILLER PLUS ET/OU DE GAGNER  MOINS, SOUS PRÉTEXTE DE « DIFFICULTÉS DANS L’ENTREPRISE ».
  • LES MUTATIONS FORCÉES : L’EMPLOYEUR POURRAIT OBLIGER LE SALARIÉ À UNE MOBILITÉ PLUS GRANDE, EN LE DÉPLAÇANT AU GRÉ DE SES ENVIES. En cas de refus l’employeur aura i alors une cause réelle et sérieuse de licen­cie­ment..! 
  • DES  PLANS SOCIAUX FACILITÉS !
  • L’ACCORD ENTERINERAIT L’IMPUNITE PATRONALE !
  • LES DELAIS DE PRESCRIPTION POUR TOUT LITIGE DU TRAVAIL PASSENT DE 5 A 2 ANS. (rappelons qu’ils avaient déjà été abaissés avec la réforme de 2008 de 30 ANS à 5 ANS!!!

 => les patrons bénéficieraient ainsi d’une quasi immunité juridique, puisque tout recours aux prud’hommes ne serait plus possible à leur encontre dans un délai de plus de 2 ans à compter de la date du litige

Prenons l’exemple d’un salarié employé depuis 15 ans dans une entreprise et qui n’aurait pas réclamé ses heures sup non payées de peur de se faire virer. Désormais il ne pourra exiger que le paiement des 3 dernières années ! C’est 2 ans d’heures sup gratos de gagnées pour les patrons !

Par ailleurs, les prud’hommes ne seraient plus compétents pour juger sur la forme des licenciements. ils ne seraient ainsi plus en mesure d’invalider un licenciement pour irrespect des procédures légales. De nombreuses voies de recours pour les salariés sont ainsi discrètement supprimées !

  • UNE RÉDUCTION DES COTISATIONS PATRONALES. 

Le gouvernement a déjà offert 20 milliards d’exonération fiscales aux patrons en novembre, cadeau financé sur le dos de toute la population en augmentant la TVA en contrepartie.* Aujourd’hui le PS fait un nouveau cadeau au patronat en diminuant les cotisations patronales à l’assurance chômage.. Leur logique c’est que tout le monde se serre la ceinture pour augmenter les profits d’une poignée de capitalistes.

  • L’EXPÉRIMENTATION D’UN  » CDI DE MISSION « 

Il s’agit en fait de mettre fin régime protecteur du CDI en utilisant et en ne payant le travailleurs uniquement dans les périodes de pleine productivité. En clair si votre mission est finie vous êtes mis à la porte sans indemnités de précarité prévues par les CDD !

baisse salaire

NOUS NE SERONS PAS LA GÉNÉRATION FLEXIBLE !

CONTRE LA PRÉCARITÉ QUE NOUS RESERVE LE SYSTEME CAPITALISTE  

DANS NOS FACS COMME DANS NOS BOÎTES : LA LUTTE C’EST MAINTENANT !

Prochains RDV :

RASSEMBLEMENT le 26 février à 18h30 au métro Cordeliers.

MANIFESTATION interprofessionnelle le MARDI 5 MARS

suivie d’une ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du comité de lutte contre les accords à la bourse du Travail de Lyon (place Guichard)

GREVE, OCCUPATIONS , MANIFESTATIONS DEVRONT ETRE NOS MOYENS D’ACTION DANS LES PROCHAINS MOIS !

 

Menace sur les boursiers ! Si vous êtes boursierEs et que vous risquez d’être défaillantEs, contactez la FSE au plus vite !

 

        De plus en plus d’étudiantEs boursierEs se retrouvent sommés par le CROUS de devoir rembourser la bourse sur critères sociaux qui leur est attribuée. La raison principalement invoquée est la défaillance à un semestre de cours. Défaillance qui se rattrape aisément et qui jusqu’alors ne faisait que très rarement l’objet d’un remboursement.
D’autant que la bourse, déjà insuffisante, est pour beaucoup d’étudiants leur seule ressource financière, et il leur est généralement impossible de pouvoir s’en passer, quant à la rembourser, c’est du domaine du délire complet de la part du CROUS. 
Ce sont  d’ailleurs souvent les défaillances du CROUS , qui cette année a battu des records de retard de versement des bourses, qui oblige les étudiantEs boursierEs à se salarier pour pouvoir survivre.
Ces bourses font partie de ces avancées sociales, conquises de dure lutte, et qui ne sont qu’un bien maigre palliatif dans la société capitaliste inégalitaire. Tandis que l’objectif de la FSE est d’obtenir qu’elles augmentent en nombre et en valeur, celui de la direction du CROUS, du ministère, de l’État, est de les réduire, et de les faire passer pour un bon geste charitable de leur part.
Encore une fois, c’est la partie la plus précarisée et issue des milieux populaires qui paye le prix le plus elevé. La moindre erreur dans leur parcours,est immédiatemment  sanctionnée.
Les différents rapports et plan d’avenirs sur le CROUS visent à substituer à ces aides des prêts bancaires, à transférer de l’État aux banques la gestion du « cheptel » étudiant. Ce durcissement de l’attitude du CROUS, avec la complicité de l’université, rentre dans une logique de destruction des aides sociales, de réduction des dépenses de l’état, et de privatisation.
Mobilisons nous pour protéger les aides sociales. Refusons la complicité de l’université dans ces affaires. Défendons pour les classes populaires le droit d’étudier !
Le flicage des étudiants, boursiers ou non,n’est pas une fatalité !
 Selon nos fillières, nos profs, le contrôle des présence en TD, le nombre d’ absences autorisées est très différent. Ces inégalités ne sont pas acceptables.
 Dans certaines universités( comme a Montpellier), il n’y a pas de contrôle des présences. A Lyon 2 aussi nous pouvons imposer  par la lutte la supression des défaillances, la supression du controle de l’assiduité qui n’est qu’un moyen pour exclure les étudiants les plus précaires de l’université !
Si vous êtes boursierE défaillantE des recours existent, il est important d’agir le plus tôt possible (avant que le CROUS vous enjoigne de rembourser si possible).
 
 

Contactez la FSE et battons nous collectivement pour le maintien de nos bourses!

Envoyez nous par mail vos nom, prénom, numéro étudiant, fillière et année d’étude ainsi que les motifs des absences ( maladies, travail, occupation diverses, oubli …  On vous recontactera pour un dépot collectif des demandes de supression de défaillance auprès des secrétariats et du vice président chargé des études.
Faites tourner l’info auprès des gens qui pourraient être concernés !

Suppression pur et simple du principe des défaillances! 

Maintien des bourses pour chaque étudiant menacé!

Augmentation des bourses, en nombre et en valeur!affiche remboursement bourse

Contre ce quotidien de misère ! Appel du comité de mob de Lyon II

Contrats précaires, mi-temps imposés, salaires et bourses de misère, dégradation de nos conditions de travail, galère de logement, loyers exorbitants ; stigmatisation des pauvres, des minorités, des étrangers comme bouc émissaire de leur crise..

Aujourd’hui le quotidien pour beaucoup d’entre nous c’est déjà la galère !

Demain ça sera pas mieux : ce qui nous attend c’est au pire le chô­mage de masse, la misère ou le cani­veau.
Au mieux, on aura le pri­vi­lège de perdre notre temps à occu­per des bou­lots pour­ris, pré­cai­res, payés des miet­tes.
Les plus chan­ceux, eux, par­vien­dront peut-être à deve­nir des petits cadres, à être des petits chefs rému­né­rés pour exploi­ter leurs subal­ter­nes.

Ce cons­tat là, même nos poli­ti­ques sont capa­bles de le faire. Mais au lieu de remet­tre en cause et de s’atta­quer au sys­tème capi­ta­liste en lui-même, on nous vend aujourd’hui des poli­ti­ques dites d’aus­té­rité.
On va donc couper tou­jours plus dans les finan­ce­ments publics, l’éducation, le social, tout ce qui n’est pas ren­ta­ble aux yeux des gou­ver­nants.
Au final, il s’agit de pau­pé­ri­ser un peu plus encore les plus pré­cai­res, pour sauver un sys­tème économique et poli­ti­que qui a déjà prouvé qu’il était inca­pa­ble de répon­dre aux besoins vitaux de la popu­la­tion.

Sous cou­vert de « sau­ve­garde de la com­pé­ti­ti­vité » aux relents natio­na­lis­tes, les der­niè­res mesu­res gou­ver­ne­men­ta­les (baisse du coût du tra­vail, hausse de la TVA…) ne font que répon­dre aux injonc­tions du MEDEF et autres Pigeons capi­ta­lis­tes. Ce phé­no­mène n’est pas propre à la France ou à l’Europe, les mêmes mesu­res s’abat­tent sur les peu­ples du monde entier. Faire des « efforts » afin de pro­lon­ger la durée de vie d’un sys­tème qui nous condamne et nous exploite intel­lec­tuel­le­ment et phy­si­que­ment ne cons­ti­tue pas une issue viable pour notre émancipation.

Si les capi­ta­lis­tes veu­lent sauver leur sys­tème, notre tâche est de le ren­ver­ser !

Manif le mer­credi 14 novem­bre à 11h Jean Macé.
Départ col­lec­tif de Bron. RDV à 10h30 sous le forum.
Assemblée Générale suite à la manif sur le campus des quais.

Massacre des mineurs de Marikana (Afrique du Sud) : le capitalisme en crise ne recule devant rien pour défendre ses intérêts !

massacre mineursLe massacre sanglant, le 16 août dernier, de 36 mineurs grévistes de la mine d’étain de Lonmin (Marikana), tués par la police, est venu rappeler, un mois après la « journée internationale Mandela », placée sous le signe de « la paix, la réconciliation et la liberté », que l’abolition de l’apartheid n’a pas réglé les problèmes fondamentaux des couches pauvres et du prolétariat noir d’Afrique du Sud. Si des patrons, des politiciens et certains bureaucrates syndicaux noirs ont pu partager quelques miettes du gâteau, les gouvernements successifs de l’ANC, auxquels participe le Parti « communiste » sud-africain, n’ont pas remis en cause l’exploitation capitaliste, ni même la domination de la bourgeoisie blanche sur l’économie.

La mine de Lonmin, qui appartient à une compagnie anglaise, le gouvernement, et notamment les bureaucrates syndicaux de la COSATU qui participent à ce gouvernement et ont appelé à l’intervention policière contre la grève, partagent la responsabilité du massacre, de la répression préméditée des grévistes.

Non contents de l’atrocité et de la lâcheté du massacre, la compagnie Lonmin et l’état sud-africain s’appuient en effet sur lui pour briser la grève, faire plier les travailleurs/ses. Ainsi, ce n’est pas moins de 270 mineurs qui ont été arrêtés sur les lieux du massacre, enfermés et accusés d’en être responsables, en vertu d’une loi de « responsabilité collective » qui date de l’apartheid et qui servait à semer la terreur contre la population noire. Le sang n’était pas séché que l’entreprise avançait son chantage sinistre : la reprise du travail ou le licenciement de tous les grévistes !

Mais les travailleurs/ses n’ont pas cédé, et la grève s’est au contraire étendue à d’autres mines, à d’autres secteurs, ce qui a poussé le gouvernement à relâcher les grévistes. Nous devons les soutenir par des actions de solidarité, jusqu’à ce que les assassins – et donc les commanditaires – soient punis ; jusqu’à ce que toutes les poursuites soient abandonnées ; jusqu’à ce que les revendications des mineurs soient satisfaites !

Ces crimes ne sont pas simplement liés aux particularités de la situation en Afrique du Sud. Ils portent le sceau de la société capitaliste elle-même, de sa crise qui la pousse à tout pour défendre bec et ongle son économie, son taux de profit. Ils ont lieu aujourd’hui là-bas, et demain ils auront lieu ailleurs. Ils prouvent qu’au même titre que les états ouvertement oppressifs, les états qui se prétendent démocratiques, et quelques soient les partis qui composent le gouvernement, n’hésitent pas à employer la force armée contre les travailleurs/ses en lutte, dès lors qu’ils n’arrivent pas à contenir leur révolte par les méthodes de la « négociation sociale ».

Nous devons dénoncer ces crimes non seulement parce qu’ils sont insupportables, mais aussi parce que nous avons besoin de renforcer notre solidarité de classe au plan international, pour renverser demain une société qui produit périodiquement, et inévitablement, de tels massacres.

Nous appelons la population, les organisations associatives, syndicales, politiques attachées à la défense des intérêts de notre classe à se joindre à notre appel, à notre action.

Manifestons notre solidarité ! Rassemblement à Lyon : Samedi 8 Septembre, 15 H Place du Pont (Métro Guillotière)

Premiers signataires : Union pour le communisme, Initiative communiste-ouvrière, Fédération syndicale étudiante Lyon, Comité communiste internationaliste (trotskiste), Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste-ouvrier d’Iran, Marxistes révolutionnaires (Maroc)

Nous sommes tous et toutes du peuple grec !

Le 12 février était voté le 4e plan d’austérité grec tandis que 80 000 manifestant-e-s à Athènes et des dizaines de milliers dans les autres villes montraient leur indignation face à cette nouvelle attaque contre le peuple grec. Et pour cause, ce plan qui vise à « économiser » 3,3 milliards d’euros prévoit des attaques sans précédents sur les plus précaires. Dans un pays où le chômage touche 16% de la population active et grimpe à 40% chez les jeunes, le gouvernement impose une réduction de 22% du salaire minimum et de 32% de celui des moins de 25 ans. 15 000 fonctionnaires vont être licencié-e-s d’ici fin 2012 et 150 000 d’ici fin 2015 ! Mais cela ne s’arrête pas là, la TVA ne fait qu’augmenter et le peuple grec va subir une baisse des retraites, de l’allocation chômage… Bref on voit des salaires passer de 3000 à 1000 euros et un salaire minimum fixé à 330 alors que le coût de la vie n’est pas moins cher qu’en France contrairement à ce que l’on veut nous laisser croire.

 

On nous rabâche ici que les travailleurs et les travailleuses grecques seraient des fainéant-e-s, qu’ils et elles vivraient au dessus de leurs moyens alors que là-bas, la réalité est bien différente. Ces plans de rigueur n’attaquent en effet ni le budget militaire pourtant un des plus haut d’Europe , ni l’Église orthodoxe qui connaît une forte implantation dans ce pays, ni les grandes entreprises exemptes d’impôt. Or cette politique de défiscalisation qui fait aujourd’hui horreur dans les médias est en réalité cautionnée et même engendrée par les dirigeants européens. Depuis son entrée dans l’union européenne en 1981, les puissances impérialistes européennes, la France et l’Allemagne les premières, ont encouragé cette corruption ainsi qu’une politique de privatisation massive qui facilitait l’exportation de leurs marchandises. C’est pourtant en s’attaquant aux salaires et en augmentant les impôts du peuple que le gouvernement grec prétend rembourser une dette à ceux-là même qui depuis des années prêtent de l’argent à la Grèce pour qu’elle achète leurs produits, en sachant très bien que cela menait le pays dans une impasse économique.

 

La FSE dénonce les conditions de vie toujours plus déplorables du peuple grec. Dans ce contexte, le code du travail est dévasté et c’est la loi du chacun pour soi. Les patrons peuvent ainsi allègrement virer quelqu’un qui travaillait pour 30 euros par jour non déclaré dès lors qu’un autre, pour survivre, est prêt à travailler pour 20. Les cantines ferment, de nombreux enfants sont en malnutrition et près de 30% des gens qui se présentent à l’hôpital ne peuvent être pris en charge. A croire que seule la santé des riches a de l’importance! Cependant, ce constat ne se restreint pas à la Grèce puisque nous connaissons les mêmes politiques et avons les mêmes ennemis. Mais ce que nous apprend la situation là-bas, ce n’est pas à subir des attaques et à rester tête baissée, c’est à se réunir et s’organiser pour s’y opposer! Le peuple grec résiste, manifeste, désobéit et c’est un exemple pour nous. Des grèves de loyer s’organisent, des occupations ont lieu, des gens de tout âge sont dans les rues et s’unissent face à la répression, seule réponse des États quand les pauvres se  révoltent!

 

La FSE s’oppose à tous ces traités, ces plans d’austérité qui affament les peuples en Europe et dans le monde. Nous soutenons les luttes étudiantes grecques contre les mêmes logiques de privatisation du système éducatif qui ont lieu partout ailleurs! Battons nous pour une solidarité internationale! Solidarité avec le peuple grec! Αλληλεγγύη με τους Έλληνες!