Intervention à destination des membres du Conseil d’Administration et de la présidence de Lyon 2

Université Lumière Lyon 2À destination de l’ensemble des membres du Conseil d’Administration de l’université Lyon 2,

Ne pouvant malheureusement être présent en ce jour, j’ai toutefois un certain nombre de questions dont il serait, me semble-t-il, dûment souhaitable pour tout le monde d’obtenir des réponses de la part du Président.

Tout d’abord, en ce contexte de « contrainte budgétaire » que tout un chacun ici connaît bien, et alors même que nombre de vacataires enseignants ne sont pas payés par l’université depuis le mois de septembre, qu’ils connaissent une grande précarité, j’aurais aimé savoir pourquoi la présidence est capable d’embaucher de toute urgence des agents de sécurité privée, alors qu’elle n’est semble-t-il pas capable depuis maintenant près de 5 mois de remplacer 2 agents du service de la DRH en arrêt (prétexte invoqué hier par le DRH M. Fabre pour expliquer le retard dans la signature des contrats de travail et le versement des paies) chargés de ce travail ? Le président n’a semble-t-il pas conscience des conséquences financières et humaines catastrophiques pour les personnel concernés.

Je souhaite également interroger la présidence sur le coût que représente pour l’université la signature d’un contrat avec l’agence de sécurité privée afin d’épauler les agents de sécurité incendie à assurer le contrôle des entrées et la fouille des sacs sur le campus des Quais, de 7h30 le matin jusqu’à 21h le soir ?

J’aurais par ailleurs aimé connaître, si l’objet est bel et bien la protection des étudiants et personnel dans un contexte de « menace terroriste », pour quelles raisons l’instauration de ces contrôles et fouilles n’est effective sur le SEUL campus des Quais (sans par ailleurs présumer de l’efficacité d’un tel dispositif) ? Les étudiants et personnel du campus Porte des Alpes ne mériteraient-ils pas la même protection face à ladite menace invoquée ? Il s’agit d’une rupture d’égalité flagrante dans le traitement du personnel et des étudiants. Suite à nos interrogations sur ce dispositif, il nous a été répondu, je cite, que « le président n’est pas sur Bron ». Si une menace particulière existait à l’encontre de la personne du Président, cela nous semble inquiétant, et nous pensons que les administrateurs devraient en être informés. Nous demandons à ce que ce dispositif de contrôle soit levé immédiatement.

Je tenais également à informer l’ensemble des administrateurs de certaines pratiques antisyndicales inédites de la présidence. En effet, suite à l’exclusion de 2 ans de l’université dont 18 mois avec sursis à caractère exécutoire et immédiat (impliquant qu’un appel devant le CNESER n’est pas suspensif) de 2 de mes camarades par la commission disciplinaire de l’établissement (décision de laquelle le Président de l’université fait par ailleurs lui-même appel devant le CNESER, exigeant une exclusion ferme de 5 ans de l’université) ; la DAJIM a adressé un mail aux agents de sécurité les enjoignant  d’empêcher physiquement nos camarades à pénétrer le campus (des Quais), joignant à ce mail une photo d’eux afin d’aider les agents à les identifier (copie dont les intéressés ont pu directement prendre connaissance, ainsi que plusieurs témoins, les agents leur ayant présenté le document afin de justifier du refus qui leur était fait).

Or, cette interdiction n’est fondée sur strictement aucune base juridique. En clair, elle est complètement illégale !
Le président, ou le service juridique, ne pourront par ailleurs pas prétexter de la présentation désormais nécessaire aux points de contrôles de la carte étudiante (ils en possèdent une), encore moins du refus fait désormais à toute personne extérieure à l’université de pénétrer sur le campus (si nos camarades exclus devaient être considérés comme « extérieurs »). En effet, ces deux derniers jours constituaient les « journées de l’enseignement supérieur ». À cet effet, toute personne extérieure à l’université pouvait entrer sur les campus (avec fouille du sac sur le campus des Quais). Or, malgré cela, l’interdiction a été maintenue à l’encontre d’un de nos camarades de pénétrer sur le campus ce mercredi (l’agent, à qui nous ne pouvons reprocher de faire son travail et d’obéir à sa hiérarchie, prétextant alors d’une situation différente leur étant réservée, en clair, d’exception, et parfaitement illégale).

Il nous a souvent été reproché de ne pas nous exprimer dans le cadre « démocratique institutionnel ». Ainsi, nous ne comprendrions pas qu’aujourd’hui ces questions restent sans réponses. Si d’aventure la présidence ne daignait toutefois pas donner réponse sur ces différents points considérant mon absence, un administrateur présent aurait très certainement la gentillesse de les soulever…

En vous priant d’excuser mon absence et en remerciant par avance pour les réponses qui seront apportées,

l’élu Solidaires Étudiant-e-s Lyon au Conseil d’Administration

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