Le retard dans le versement des bourses augmente la précarité étudiante

Si les profs savaient que l'on révise le ventre creux

Communiqué de la fédération Solidaires Étudiant-e-s en date du 19 janvier 2015 :

Il a fallu attendre quinze jours pour que les étudiant.e.s boursier.e.s reçoivent leur bourse au mois de janvier, mois déjà particulièrement stressant dans le calendrier universitaire en raison notamment des partiels.

Les retards dans le versement des bourses ne font qu’ajouter aux difficultés des étudiant.e.s qui n’ont pas que celles « financières » à gérer. Pendant quinze jours, ils et elles ont dû, en plus de s’occuper de leurs études -souvent aussi de leur travail salarié- s’inquiéter de cette absence de versement. Ils et elles ont pu accumuler les agios et les découverts, ont dû renoncer à certaines activités, voire à des projets.

Quand on sait que la réussite d’études dépend en large partie de la possibilité d’étudier sereinement -cela relève de l’évidence- comment penser que ce retard de versement, à moins de croire que les bourses ne sont que de l’argent de poche, n’ait pas d’impact sur les conditions de vie et d’études ? Comment assurer les dépenses du quotidien quand on ne perçoit pas une de nos sources de revenus, sinon l’unique ? Alors que le coût de la vie est de plus en plus élevé (nourriture, logement, transport…), le gouvernement place de nombreuses et nombreux étudiant.e.s dans une situation inacceptable. Ne parlons même pas des inégalités culturelles provoquées par cette façon de les tenir à la gorge : comment aller au cinéma, au théâtre, à des concerts, acheter des livres ou faire de la musique quand il est déjà compliqué de payer son loyer ?

Tant que le versement des bourses à l’heure -et leurs augmentations massives- ne sera pas pris au sérieux par l’État, nous ne pourrons croire que la « jeunesse » et l’accès à l’éducation pour toutes et tous sont considérés comme une priorité.

Contre la précarité des étudiant.e.s, Solidaires Étudiant-e-s exige :

  • Le versement effectif des bourses dès le 1er du mois et leur augmentation en nombre et en montant ;
  • Un réengagement massif de l’État dans le financement des CROUS pour mener une véritable politique sociale ;
  • À plus long terme, l’instauration d’un salaire social pour l’ensemble des étudiant.e.s qui garantirait un revenu suffisant pour vivre et étudier dans de bonnes conditions.

Contact :

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

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