Suppression des aides au logement pour les étudiant-e-s ? Mobilisons-nous !

Suite au démenti de deux membres du gouvernement lundi 14 avril, il nous paraît tout de même important, dans un contexte où priment les économies budgétaires, de souligner le fait que la possibilité d’une suppression des APL pour les non-boursierEs a été évoquée au sein du même gouvernement. Il s’agit donc de rester vigilantEs.

La suppression pure et simple des aides au logement (APL et ALS) pour l’ensemble des étudiantEs non-boursierEs a été évoquée par le gouvernement. Rappelons que 75% des étudiantEs ne sont pas boursierEs, et que 550 000 d’entre elles et eux bénéficient déjà de ces aides qui varient entre 90 et plus de 400 euros et constituent souvent leur seul et unique revenu.

Le gouvernement refuse de répondre à la précarisation du milieu étudiant : nous sommes de plus en plus nombreux-ses à être contraintEs de nous salarier pour payer nos études, d’autres sont contraintEs d’arrêter leurs études faute de moyens financiers suffisants et les bourses, qui concernent moins de 25% des étudiantEs, sont loin d’être suffisantes.

Mais la suppression des aides au logement n’est pas la seule attaque. Pour rester sur les questions sociales, rappelons que le gouvernement poursuit la privatisation rampante des CROUS qui seront financés non plus selon leurs besoins réels mais selon leur rentabilité et selon leur capacité à trouver des financements non publics. Les CROUS ne se gênent pas pour augmenter leurs loyers et tous les prix non réglementés au niveau national, pour dégrader les conditions de travail de leurs salariéEs ou pour se transformer en agence immobilière au service du logement privé dont les dérives sont nombreuses (loyers excessifs, « marchands de sommeil », logements insalubres, agences « vendeuses de listes »…).

Le gouvernement cherche à « économiser » 50 milliards sur le dos des salariéEs, retraitéEs, étudiantEs et privéEs d’emploi, en démantelant les services publics et la protection sociale. Il offre, en parallèle, des exonérations de cotisations sociales au patronat sans aucune contrepartie, affaiblissant de ce fait notre système de protection sociale, de retraites et de santé basé en les privant de leur source de financement.

La fédération Solidaires Étudiant-e-s considère qu’étudier est un travail à temps plein. Nous ne devrions pas être contraintEs de nous salarier pour financer nos études, au contraire !

Sur la question du logement, Solidaires Étudiant-e-s revendique dans l’immédiat le maintien des aides au logement (APL et ALS) pour l’ensemble des étudiantEs. De plus, afin que celles-ci bénéficient effectivement aux locataires, et ne soient pas un outil qui permettrait l’augmentation des loyers, nous revendiquons également l’encadrement du prix des loyers. À plus long terme, nous exigeons un plan massif de construction et de réhabilitation de logements étudiants publics dignes et à bas loyer afin de répondre à la crise du logement, ainsi que la réquisition des logements vides.

Pour lutter contre la précarité étudiante d’une manière générale, nous revendiquons :

L’instauration d’un salaire pour touTEs les étudiantEs se déclarant fiscalement indépendantEs de leurs parents, financé par les cotisations sociales ;
La gratuité totale de l’enseignement supérieur et la disparition des frais d’inscription, y compris dans les établissements publics à statut dérogatoire.

CONTRE L’AUSTÉRITÉ ET LA PRÉCARITÉ
Étudier et se loger sont des droits, pas des privilèges !

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