LA MOBILISATION NE FAIT QUE COMMENCER… AMPLIFIONS LE MOUVEMENT !

Tract issu du Comité de mobilisation du 27 novembre :

En France et dans le monde, étudiantEs et travailleurSEs connaissent précarisation des conditions de vie, du travail, et des études. À Lyon II comme dans de nombreuses universités, on s’organise contre cette précarisation. Ainsi, malgré la répression policière de la mobilisation naissante, la dernière Assemblée Générale a réuni plus de 500 personnes.Lyon 2 AG 27.11.13 6

ENSEMBLE, NOUS POUVONS AGIR !

Une destruction programmée des universités

Nous condamnons fermement le processus de privatisation déguisée des universités qui, en organisant la pénurie de financements publics (aggravée par les mesures d’austérité), contraint les universités à chercher des financements dans le privé.
Depuis plusieurs semaines la mobilisation se construit à Lyon II et dans de nombreuses autres facs (Montpellier III est occupée par 1 500 étudiants-tes, des AG à Caen, Paris, Toulouse, Rennes..)
Au sein de nos universités le processus de Bologne (UE et appliqué par l’État) s’illustre par l’application des lois LRU et Fioraso.

Ces lois entérinent « l’autonomie des universités » : en clair, les facs doivent gérer leur personnel et les formations avec des budgets très insuffisants.

Dans ce contexte, les universités sont contraintes de faire appel à des partenaires privés qui financent les filières « rentables » à leurs yeux. Les filières jugés économiquement non rentables sont vouées à disparaître ( par-exemple, à Lyon II, l’art du spectacle a perdu 60% de budget cette année).

Des connaissances au service des entreprises ! 

Les restrictions budgétaires appliquées par l’Université s’inscrivent dans un processus plus large de soumission de la production du savoir aux intérêts économiques. Par exemple, à Lyon 2 un master de géographie dépend des sociétés Veolia et Lafarge. Comment parler d’indépendance scientifique dans une telle situation ?

Cette marchandisation du savoir implique également une offre de formation adaptée aux besoins des entreprises. L’université devient un réservoir de main d’œuvre docile pour les entreprises (stages professionnels rémunérés au lance-pierre par-exemple). Cette casse du service public entraîne donc en réalité une totale dépendance aux intérêts économiques, et on ne nous apprend plus à acquérir un esprit critique mais les seules « compétences » utiles aux entreprises.

Facs poubelles pour la majorité, filières d’excellence pour une minorité !

En définitive, c’est une université à deux vitesses qui est créée : les moyens se concentrent dans les filières dites d’excellence (ultra-sélectives) et marginalisent les filières dites peu rentables ou inutiles économiquement.

La sélection s’opère déjà à l’Université : limitation des « capacités d’accueil », abandon forcé des études de par l’impossibilité de concilier celles-ci avec un job sélection par le découragement orchestré des étudiants dans certains cursus ou encore par l’échec dès les premières années.
Ce processus aggravé par la loi FIORASO engendrera une hausse des frais d’inscription, (déjà à l’œuvre pour certains Diplômes Universitaires, Doctorat ou pour les reprises d’études) qui pénalisera les étudiantEs les plus précaires, particulièrement les enfants des classes populaires qui seront de fait évincés de l’accès à l’enseignement supérieur et n’auront plus le choix de leurs formations.

Conséquences directes des lois Fioraso et LRU :

– Précarisation des personnels, suppression et gels de postes, surcroît de travail pour les personnels.

– Dégradation des conditions d’étude : TD surchargés, réduction du nombre d’heure de cours, refus d’inscription pour motif de capacité d’accueil, hausse des frais d’inscription…

– Création de grands pôles régionaux universitaires (CUE) regroupant facs publiques et privées avec pour conséquence la suppression des filières en doublon et la fermeture pure et simple d’antennes locales (Béziers, Bourg-en-Bresse). Les étudiantEs les plus pauvres, qui n’ont pas la possibilité de déménager en seront les premières victimes : la sélection sociale s’aggrave.

CONTRE LA RÉGRESSION SOCIALE, MOBILISONS-NOUS !

Lyon 2 en grèveL’appel du 26 novembre a été entendu.
Les étudiants ont affirmé leur ras-le-bol par le vote majoritaire de la GRÈVE lors de l’assemblée générale. Pour permettre l’amplification du mouvement nous exigeons désormais la suppression du contrôle des présences en TD ainsi que la banalisation des cours pour la prochaine Assemblée Générale INTER-FACS Lyonnaises le 5 décembre 2013 à 12h

Venez participer en masse à l’Assemblée générale INTER-FACS (Lyon I, Lyon II, Lyon III, IEP, ENS…) le 5 décembre 2013 12h HALLE DES SPORTS DE BRON

Notre mobilisation est nécessaire ! Ne rien faire c’est cautionner !

Ils veulent nous imposer par la force la privatisation et la marchandisation du savoir : à coup d’ intervention de CRS s’il le faut, comme l’a commanditée le Président Mayaud jeudi 21 novembre lors d’un rassemblement à Lyon II.

Une casse sociale généralisée à combattre dans l’unité !

Ces restructurations n’ont pas uniquement lieu dans les Universités, mais c’est bien l’ensemble de la société qui est précarisée. Les nombreux plans de licenciement l’illustrent quotidiennement. Le dernier en date étant celui de l’entreprise Maury-Ducros qui supprime 5000 emplois en France, dont 300 dans le Rhône.
La réforme des retraites est une autre illustration des dégradations des conditions de vie et de travail qu’on impose à la majorité !

Alors qu’on nous parle d’austérité, les inégalités économiques et sociales n’ont jamais été aussi importantes et ne cessent de s’aggraver.

Il y a pourtant bien assez de richesses dans ce monde pour satisfaire les besoins de tous et toutes ! A nous de les reprendre !

Nous savons que seule la lutte conjointe des étudiants-tes, enseignantEs-chercheurSEs, personnels de l’université et des travailleurSEs nous permettra d’être entendus. Au-delà du Président Mayaud, c’est au gouvernement à qui l’on s’adresse !

L’Assemblée Générale de Lyon 2 appelle :

A rejoindre la MANIFESTATION DES TRAVAILLEURS EN LUTTE !
VENDREDI 29 NOVEMBRE 2013 A 10 h place BELLECOUR 
(Rendez-vous à 9h à l’arrêt Parilly-Université à Bron et à 09h30 devant la cafet’ des quais pour un départ collectif).

ASSEMBLEE GENERALE INTER-FACS (LYON I, II, III, IEP,ENS…)
JEUDI 5 DÉCEMBRE 12H SUR LE CAMPUS DE BRON (Hall des sports)

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