Solidarité avec les mouvements progressistes en Inde

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes en date du 23 novembre 2013 :

Depuis cet automne, le gouvernement fédéral indien a lancé une nouvelle vague de répression contre le mouvement démocratique qui se développe dans les universités du pays.

Mouvement étudiant IndeLa capitale New Delhi est particulièrement visée, puisqu’elle est considérée comme un enjeu stratégique, un centre du pouvoir que la contestation ne doit pas toucher. Dans ce contexte les militantEs pour les droits démocratiques osant se lever contre l’injustice et la misère dans la soi-disant « plus grande démocratie du monde » se retrouvent en première ligne, et paient souvent de leur liberté (quand ce n’est pas de leur vie) leur engagement.

Ainsi, en septembre, c’est le professeur progressiste G.N. Saibaba qui a été perquisitionné et qui fait l’objet d’une campagne de harcèlement de la part des forces de répression pour ses activités. Ce n’est que le dernier d’une longue liste, puisqu’il a lui-même été ciblé en raison des aveux (probablement extorqués sous la torture) de l’étudiant Hem Mishra, condamné à une lourde peine de prison en raison de son engagement. Celui-ci est membre du Comité pour la libération des prisonniers politiques, et étudiant à l’université Jawaharlal Nehru.

Rappelons que des milliers de prisonnierEs politiques, et parmi eux des militantEs étudiantEs, croupissent dans les geôles indiennes, et que la torture ainsi que les assassinats de syndicalistes y sont courants.

Nous exprimons par ce communiqué notre solidarité avec les mouvements populaires progressistes en Inde et demandons la libération de G.N. Saibaba et des autres prisonniers et prisonnières détenus pour leur engagement.

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