Mieux que voter : on préfère s’organiser pour lutter !

Deux minutes pour voter : je préfère me recoiffer…

 

Ces jours-ci se déroulent les élections CROUS. Comme à l’habitude, certaines organisations tentent de nous faire croire que l’on peut contribuer à un changement en les élisant. Comme à l’habitude, nous sommes obligéEs de rappeler que ce sont des foutaises ! On le sait, les différents conseils – le conseil d’administration du CROUS ne faisant pas exception – sont des instances verrouillées !

Pour l’illustrer, on peut détailler la composition du conseil: Avec seulement 7 représentant-e-s pour les étudiant-e-s; 3 pour les personnels, contre 4 « personnalités extérieures » et 6 représentant-e-s de l’Etat, bref aucun rapport de force favorable n’est possible! Et ce ne sont de toute façon pas quelques représentantEs étudiant-e-s de plus qui changeront l’affaire.

 

Encore une fois, les seules voix entendues seront celles de l’externalisation, de l’ingérence du privé, de la précarisation de tous-tes les acteurs-trices des CROUS et des universités… Bref, les voix de la privatisation!

Si certaines organisations continuent de nous appeler à voter en leur faveur, c’est uniquement pour obtenir les sièges, qu’elles croient, conforteront leur légitimité. C’est surtout leurs organisations qu’ils conforteront, et force est de constater, qu’avec le temps nous commençons à avoir compris que l’intérêt de leurs organisations, est bien peu souvent en adéquation avec celui des plus précaires d’entre nous, quand il n’est pas objectivement celui des dominants!

Bref, prétendre qu’il est possible d’obtenir des victoires par ces élections est au mieux de la bêtise, ou plus probablement mensonger!

Face au à ce simulacre de démocratie, nous appelons à ne pas voter, et appelons à participer aux luttes pour la satisfaction immédiate de nos besoins !

 

Le projet CROUS 2020 : Vers toujours plus de marchandisation.. du CROUS

Depuis des années, les baisses de financements publics conduisent à une privatisation progressive des CROUS.Le projet CROUS 2020, va les transformer un peu plus les CROUS en entreprises soumises à des objectifs de rentabilité. On est bien loin d’un idéal de réduction des inégalités sociales – que leur service public prétend incarner.

 

Nous voulons l’égalité, et puisqu’on nous la refuse, nous finirons bien par la prendre!

 

Les partenariats avec le secteur privé déjà en oeuvre sont recommandés sous prétexte de rationalisation des activités. La décentralisation et « l’autonomie » renforcée des CROUS tend à les inscrire dans des logiques de compétition, propres au secteur privé et capitaliste ce qui nous fait craindre le pire quant à la qualité des « services » fournis dans le futur.

 

La course aux bénéfices pousse les CROUS à investir pour des publics plus solvables et rentables et ainsi à délaisser naturellement les étudiantEs les plus pauvres.

Pour exemple, à Grenoble le CROUS a créé un resto’U de luxe avec des repas à 25 euros alors que les resto’u traditionnels sont saturés !

Sur le campus de Bron, le Crous refuse d’investir les 3000 euros nécessaires pour permettre à la cafèt de servir des plats chauds comme c’était le cas il y a encore 2 ans.

Et il faut noter que l’UNEF et les assos étudiantes qui aujourd’hui font miroiter des gains possibles au CROUS pour les étudiant-e-s et personnel-les, ne se sont pas opposées à ce projet CROUS 2020, qui ne va qu’accélérer la précarisation de tous et toutes!

 

Une situation désastreuse

Les différentes réformes définissent des critères d’attribution des bourses toujours plus sévères et restrictifs (passage à 3 critères), avec des bourses insuffisantes en nombre et en valeur, construisant ainsi une véritable barrière sociale face aux études pour les classes populaires.

– Sous couvert de réorganisation et de polyvalence, les CROUS opèrent à une précarisation des personnels (multiplication des tâches, recours aux CDD…).

– Au niveau de la restauration, une politique désastreuse de « cafétisation » concoure à une augmentation des prix et à une baisse de la qualité. Une hausse des prix constante frappe les resto-U alors que les banques exploitent le système via l’imposition de la carte Monéo interdisant les paiements en liquide.

 

La situation du logement est alarmante avec un manque significatif de logements CROUS à loyers plus abordables. Au lieu de construire des logements publics de qualité, les CROUS s’emploient à signer des partenariats avec des bailleurs privés qui alignent les loyers sur les prix du marché.

Ni aumône, ni charité ! Revendiquons par la lutte :

 

  • -La fin des discriminations racistes quant à l’obtention de logements sociaux et des aides sociales!
  • La régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!
  • La construction de logements sociaux publics de qualité à hauteur des besoins.
  • la réquisition immédiate des logements vides pour loger les personnes sans toit!
  • La rupture de tous les partenariats public-privé du CROUS.
  • La baisse significative des loyers
  • L’embauche massive de personnel titulaire et titularisation de tou-te-s les personnels.
  • Une hausse massive en nombre et en valeur des bourses sur critères sociaux, versées dans les temps et sur 12 mois.
  • Le retrait du projet CROUS 2020.

     

    Si vous voulez participez à des actions dans la défense de ces perspectives, n’hésitez pas à nous contacter!

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