Les Assises de l’ESR : Avec la droite c’était ferme ta gueule, avec la gauche c’est cause toujours !!!

L’actuel ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) organise les Assises de l’ESR, prélude à une nouvelle loi d’orientation annoncée pour le début 2013, afin de « recueillir un ensemble de propositions dont certaines pourront faire l’objet de mesures législatives, d’autres pouvant venir nourrir une politique générale à plus long terme ». Si de nombreuses personnes ou organisations semblent désireuses d’y participer (pour y souscrire ou pour y mettre leur grain de sel) nous choisissons, à l’inverse, de nous y opposer.

En effet, il nous semble important de refuser en bloc cette opération de communication menée par le gouvernement sachant que le ministère de l’ESR a déjà choisi sa ligne politique, comme en témoigne les nombreuses déclarations de Geneviève Fioraso (ministre de l’ESR). Cette dernière, en affirmant à plusieurs reprises son attrait pour les grandes lignes de la LRU, sa non-opposition à l’augmentation des frais d’inscription, etc., balaye d’un revers l’ensemble des revendications portées par les Assemblées Générales étudiantes lors des mouvements anti-LRU de 2007 et 2009. Elle n’a donc absolument pas l’intention d’enrayer le processus de marchandisation de l’enseignement. Bien au contraire, elle compte l’accélérer. Dans un article du Monde du 3-4 juin 2012, elle précise qu’elle compte accentuer l’autonomie des établissements, et donc de fait la compétition des unes contre les autres. De même, dans une interview de Médiapart du 31 août 2012, elle précise : « Les objectifs de la loi LRU ou de la loi sur la recherche de 2006 : autonomie, recherche de l’excellence, réussite en licence, meilleure efficacité et visibilité de notre recherche…, qui peut être contre ? »

Les « Assises de l’ESR », sorte de « débats publics », régulièrement utilisés par le pouvoir en place (UMP ou PS) sur tel ou tel sujet de société, servent à donner un vernis participatif démocratique, alors que, comme nous l’avons vu, les jeux sont joués d’avance. Pourquoi, alors, devrions-nous jouer les pantins de ce semblant de concertation, d’autant plus cynique lorsque l’on constate que les étudiant-e-s et les BIATSS (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé) n’y sont pas ou peu conviés ?

Selon nous, ce n’est pas en co-gérant la mise en concurrence des universités, la marchandisation des savoirs et de la recherche, la course à « l’excellence », la sélection sociale, la professionnalisation des filières que nous arriverons à inverser ce processus. Face à ce gouvernement et à Geneviève Fioraso, c’est bien par nos luttes que nous pourrons porter notre volonté d’imposer la justice sociale et ainsi combattre la mise sous tutelle de l’enseignement supérieur et de la recherche au système capitaliste.

Pour nous pas de changement !

La lutte c’est maintenant !

Justice sociale ! Seule la lutte paie !

Contact : uselfse@yahoo.fr

Site internet : www : fselyon.wordpress.com/

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