Compte rendu critique non-exhaustif des Conseils d’Administration du 22 Juin et 13 Juillet

     Ces Conseils auront vu notamment le refus de la part de l’équipe présidentielle de prendre position en faveur de la régularisation des étudiant-e-s sans-papiers, et également le choix politique, assumé comme tel, d’augmenter les frais d’inscriptions pour les Diplômes Universitaires (D.U) seuls diplômes – jusqu’à maintenant – où la fac est libre de fixer les montants.

 

 

Étudiant-e-s sans papiers

 

 

    Lors du CA du 22 Juin la FSE a présenté, et souhaité faire soumettre au vote la motion suivante afin de faire prendre position le CA de l’Université Lyon II sur la question des étudiant-e-s sans papiers:

« Le collectif d’étudiants sans papiers de Lyon soutenu par le Réseau Universités Sans Frontières a pris l’initiative de déposer une demande de régularisation collective auprès de la Préfecture pour ce mardi 26 juin.

    Nous, conseil d’administration de l’Université Lumière – Lyon 2 réuni ce vendredi 22 juin apportons notre soutien à la demande de régularisation de ces étudiant-e-s et demandons à la préfecture de répondre favorablement à leur légitime demande.

    Nous ne pouvons plus tolérer que certains de nos étudiants vivent dans la peur permanente du contrôle de police, du placement en rétention administrative et de l’expulsion.

    Nous condamnons la politique de criminalisation et d’enfermement des sans-papiers.

     Nous  refusons de participer à la collaboration forcée avec la  préfecture, notre rôle n’est pas de contrôler les titres de         séjour des étudiant-e-s, nous n’acceptons pas de mener cette  politique discriminatoire. 

      Nous  nous élevons contre le durcissement des critères d’attribution du  titre de séjour étudiant, et notamment contre l’élévation des  conditions de ressources qui créent une sélection sociale inacceptable.

     Les étudiant-e-s étranger-e-s sont des étudiant-e-s à part entière et doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions d’études que les étudiant-e-s de nationalité française. 

En conséquence nous invitons les étudiant-e-s, les personnels et les enseignant-e-s de l’Université à se joindre au rassemblement pour demander la régularisation de ses étudiant-e-s le mardi 26 juin à partir de 17h devant la Préfecture de Lyon ( rue Dunoir) »

 

Dans un premier temps, le président se déclarera (presque) favorable à voter la motion, puis  l’on comprend rapidement qu’il est en réalité « d’accord » avec celle-ci, sauf à peu près..: l’intégralité de son contenu!

 

En fait, il se déclare favorable à voter certaines phrases de la motion ne l’engageant en rien. Finalement, l’équipe présidentielle refusera de prendre position, et refusera particulièrement les aspects de la motion engageant réellement des pouvoirs qu’elle détient effectivement!

 

Le président entend se donner un mois pour prendre position sur la question, pour finalement.. refuser d’ajouter ce point à l’ordre du jour du CA du 13 Juillet!

 

Le refus de la part de l’Université de prendre position publiquement contre les politiques de chasse aux sans-papiers est un cautionnement de fait des politiques xénophobes d’enfermement et d’expulsion des sans-papiers !

 

Tant que la présidence n’aura pas nettement pris position contre les politiques racistes, elle jouera le jeu de la préfecture et de la xénophobie d’État et collaborera ainsi de fait aux politiques qui en découlent !

 

=> Face au racisme d’État utilisé pour diviser les prolétaires sur des bases ethniques ou religieuses par exemple et désigner comme responsable  « l’étranger » de la crise capitaliste, nous revendiquons la solidarité internationale avec tou-t-es les oppriméEs du capitalisme, la liberté de circulation, et la régularisation de tou-t-e-s les sans-papiers!

 

 

Augmentation des frais d’inscriptions en D.U

 

 

La pénurie de financements publics organisée par l’État – dans la logique générale du capitalisme de marchandisation de l’ensemble des activités humaines – conduit les Universités à chercher des sources de financements alternatives. 

Dans cette logique, la maîtrise par Lyon 2 de la fixation du montant des frais d’inscriptions en D.U la conduit « naturellement » à faire le choix d’augmenter leur montant. 

 

Ce choix politique, assumé comme tel par la Présidence, va accroître la sélection sociale à l’entrée et contraindre les étudiantEs à trouver des financements pour étudier toujours plus importants.. Cela amène à faire comme choix pour les plus précaires, soit de salarier, soit tout simplement de renoncer à étudier..

 

Dans cette logique de misère, certaines organisations corporatistes, comme GAELIS (ébrieco), de droite voire d’extrême droite (Mét-UNI) veulent développer une 3ème option: celle de faciliter les prêts étudiants, ou de créer massivement des emplois étudiants. Ces revendications sont leur manière de collaborer à l’ordre capitaliste établi, en faisant mine d’offrir des solutions pragmatiques aux plus pauvres, ce qu’ils offrent surtout c’est un quotidien de misère, et une reproduction sociale assurée, permettant la domination toujours plus sûre de ceux qui possèdent sur ceux qui sont dépossédés. 

 

Ils préparent ainsi à merveille l’augmentation massive prévisible des frais d’inscriptions, en préparant « d’autres possibilités » de se financer et ainsi faire passer pour fainéants celles et ceux qui ne parviendraient à étudier pour des raisons financières. Bref, leur conception méritocrate cherche surtout à protéger leurs privilèges de classe possédante et à faire accepter et intégrer l’ordre social aux plus pauvres en offrant des « solutions » individuelles et individualistes à une exploitation sociale.

 

=> La FSE revendique une université publique, gratuite, laïque, critique et populaire!

Augmentation des bourses en nombre et en montant pour en finir avec le salariat étudiant subi !

Et plus globalement, la gratuité des moyens de subsistances pour tous et toutes!

 

 

Si vous vous reconnaissez dans nos positions, souhaitez nous rencontrer ou nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter, et à venir à notre rencontre.

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