Face au capitalisme et ses logiques, seule la lutte paie! (tract de présentation 2012 de la section lyonnaise)

La FSE c’est quoi?

La FSE-Lyon est une section syndicale étudiante de lutte et de classe, appartenant à une fédération organisée nationalement. Nous fusionnons en cette rentrée 2012 avec SUD étudiant en vue de la création d’une nouvelle organisation, afin de rassembler et de refonder le syndicalisme étudiant de lutte.

Nous défendons des positions anti-patriarcales, internationalistes, anti-impérialistes, antifascistes et anticapitalistes !

Nous défendons les intérêts des étudiantEs – et en tant que syndicat de classe nous défendons en priorité les étudiantEs issus des classes populaires, pour lesquels étudier rime déjà avec précarité- contre les atteintes à leurs conditions de vie et d’étude, par la mise en place d’un rapport de force collectif.

Notre fonctionnement est non-hiérarchique et basé sur des principes de démocratie directe

En tant que syndicat solidaire et ouvert sur l’ensemble de la société, nous nous opposons au corporatisme et nous lions nécessairement nos actions et nos analyses à celles de l’ensemble des dominéEs, qu’ils/elles soient travailleurs, chômeurs, sans-droits, immigréEs, ou sans-papiers!

Les logiques que nous combattons ne sont pas propres à la France, mais au système capitaliste. Nous sommes internationalistes parce que le capitalisme est international, et que partout, la classe des exploitéEs subit les ravages de ce même ordre.

La FSE en tant que syndicat de lutte s’oppose à la cogestion : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre. Si nous siégeons dans les conseils d’université – tout en ne reconnaissant pas leur légitimité ! – (conseil d’administration et de la vie universitaire), c’est dans le but de relayer les informations et décisions prises par l’exécutif universitaire (vous pouvez d’ailleurs consulter nos compte-rendu sur notre site ou sur nos tables).

Notre but est d’informer, d’organiser, mais surtout d’armer le plus grand nombre par une compréhension plus claire de l’université et de la société afin que nous puissions lutter tou-te-s ensemble!

Nos seules victoires viendront de la mobilisation collective !

Pour une université publique, gratuite, laïque, critique, populaire et ouverte à touTEs.

Contre la sélection, contre la soumission de l’université aux intérêts privés, contre la marchandisation du savoir et de l’enseignement!

Nous tenons régulièrement des réunions ouvertes, si vous vous reconnaissez dans nos positions, voulez en discuter, souhaitez nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter et à venir à notre rencontre! 


Combattons la privatisation ! 

La prétendue « autonomie » conférée aux universités les habilite à  chercher localement des financements privés (ex: création de fondation, augmentation, progressive des frais d’inscriptions de certains diplômes) pour compenser la baisse orchestrée de financements publics.

Cette baisse des financements publics  entraîne inévitablement des suppressions de postes, des baisses d’effectifs des baisses d’effectifs, conduisant à la dégradation des conditions de travail pour l’ensemble des personnels de l’université, envers lesquels nous sommes solidaires.

La marchandisation du savoir – c’est-à-dire sa transformation en marchandise destinée à être vendue et donc avoir un prix – est un aspect central de cette logique de privatisation. Mais plus largement, la logique de marchandisation et de contrôle de toutes les parcelles de vie est propre au système capitaliste, devant toujours faire plus de profit et ce au détriment de toutes les formes d’activités humaines possibles.

Non à la professionnalisation!

Les entreprises ont également acquis récemment, un « droit de regard sur le contenu pédagogique des formations ». Elles sont donc désormais en mesure de dicter tout ou partie du contenu des programmes ! Cette intrusion participe de la suppression déjà amorcée de toute indépendance pédagogique et de toute savoir critique au sein de l’université.

L’université est ainsi un peu plus soumise à l’idéologie dominante, et sert ainsi un peu plus encore les intérêts capitalistes.

La professionnalisation constitue finalement la soumission du contenu des formations aux besoins des entreprises privées. Ce que l’entreprise réclame à l’université, ce sont avant tout des futurs salariés « prêt-à-l’emploi », dociles, incapables d’opposer leurs intérêts collectifs à ceux de l’entreprise, afin de les utiliser comme on utiliserait une machine « bien conçue », avec les leviers au bon endroit et le bouton d’arrêt d’urgence bien visible.

La généralisation des stages -à terme obligatoire- dans les cursus de licence constitue en fait une attaque directe contre les conditions de travail de l’ensemble des prolétaires, car travailleurs, chômeurs se retrouvent mis en concurrence avec les étudiant-e-s en stage. Or ceux-ci n’étant pas ou sous-payés, cela conduit inévitablement à mettre une pression à la baisse sur les salaires, et offrir un peu plus de pouvoir au patronat.

Loin d’assurer une meilleure « employabilité » -comme prétendue- la généralisation des stages est en réalité, la perpétuation du chômage, puisqu’une fois arrivés sur le marché du travail, les anciens étudiant-e-s se verront finalement mis en concurrence avec.. d’autres étudiant-e-s/stagiaires..

Perspectives politiques

Mais que les gouvernements soient de droite ou de gauche ces tendances restent les mêmes : sélection-exclusion sociale et financière toujours plus forte à l’entrée de l’université, lorsque ce n’est pas directement la paupérisation croissante qui rend impossible l’accès des facs aux enfants des classes populaires ; ouverture grandissante à la concurrence du marché de l’éducation, compétitions entre filières et établissements; méthodes de plus en plus autoritaires des administrations universitaires pour faire accepter cet état de fait face aux résistances.

Car ces logiques sont celles du capitalisme et sont à ce titre internationales : les luttes des étudiantEs en Grèce, au Chili, en Espagne, en Angleterre, ou au Québec plus récemment contre les augmentations massives des frais universitaires nous le rappellent !

Finalement, la seule lutte capable de vaincre définitivement ces logiques – c’est-à-dire d’abattre le capitalisme – ne saurait être une lutte repliée sur l’université, mais devra au contraire commencer – pour les étudiantEs – par le dépassement du cadre universitaire et par la solidarité avec toutEs les exploitEes, afin d’en finir avec le vieux monde !

Face au capitalisme et ses logiques, seule la lutte paie!

                      Organise-toi pour lutter! Rejoins-nous!

problème à l’inscription, avec l’administration, avec la préfecture ?
Envie de discuter de nos positions, nous rejoindre et participer à nos actions ? Contactez-nous !

mail:  uselfse@yahoo.fr

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