Non à la criminalisation des prostitué.e.s !

Engagé en décembre 2011 par l’Assemblée UMP, le durcissement de la législation concernant la prostitution va être repris par l’ « alternance « . Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, a confirmé ses volontés abolitionnistes, dans une interview le 23 juin, affirmant qu’elle souhaitait que la « prostitution disparaisse ». Des prostitué.e.s se sont mobilisé.e.s dans toute la France pour protester. Ainsi, des manifestations ont eu lieu a Lyon, Marseille, Toulouse et Limoge.

Au delà des questions morales, une prohibition de la prostitution ne peut que criminaliser les prostitué.e.s, leur faire subir une répression injuste, et les mettre en danger. « Abolir » la prostitution, que ce soit en punissant les travailleurs et travailleuses sexuel.le.s ou leur clientèle, c’est pousser cette pratique à devenir plus clandestine, marginale, ce qui contribue à dégrader les conditions de travail, augmenter les risques (violences, MST, racket,…), réduire les contacts avec le « monde extérieur », et ne sert qu’à cacher la réalité.

Au lieu d’engager une véritable lutte contre l’esclavage et les réseaux mafieux de prostitution, le gouvernement fait au plus simple en réprimant sans distinction travailleur.euse.s du sexe volontaires ou victimes de l’esclavage. Au lieu de permettre aux travailleur.euse.s du sexe d’exprimer leurs problèmes et trouver un moyen d’y répondre, l’Etat les muselle, réprimant les manifestations. A l’inverse, donner des droits et la parole aux prostitué.e.s, c’est leur permettre de travailler dans des conditions dignes et sécurisées, et de repérer et lutter plus plus facilement contre les réseaux de prostitution forcées.

La FSE dénonce la criminalisation des travailleur.euse.s du sexe, le harcèlement policier et le fichage.

Elle exige l’abrogation de la loi sur la Sécurité Intérieure (LSI) qui réprime le racolage.

Pour ce qui est de la prostitution étudiante, la FSE exige la Garantie Sociale Etudiante, la remise d’un titre de séjour avec chaque carte d’étudiant, afin d’éviter que la prostitution ne soit la seule solution pour les étudiant.e.s les plus précarisé.e.s et l’ouverture de pôle d’accueil dans les universités (prostitution, contraception, harcèlement,…).

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