Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) : Un FMI à la mode UE !

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) a été créé en février 2012 par le duo très autoritaire des gouvernements franco-allemand. Doté d’un budget de 800 milliards d’euros, ce MES aura pour but de prêter aux Etats les plus endettés, en imposant en contrepartie des politiques draconiennes de rigueur, préconisant évidemment en contrepartie une accélération de la casse du droit du travail, des acquis sociaux, la privatisation des services, etc. Le tout, évidemment au bénéfice du patronat. En 2011, le CAC 40 a réalisé des profits record… La crise n’est visiblement pas la même pour tout le monde…
Quant au fonctionnement du MES, il repose sur une opacité totale des modes de décision et une impunité judiciaire maximale pour ses dirigeant-e-s et ses membres.

Ce Mécanisme Européen de Stabilité fonctionne donc exactement comme le FMI (Fond Monétaire International), dont le rôle historique est d’endetter les États et d’imposer des plans d’ajustement structurels (comprendre des réformes pour un capitalisme toujours plus libéral) appauvrissant les populations, démantelant le droit du travail, ouvrant les services publics aux diktats du marché et à la finance international, comme c’est le cas pour l’enseignement supérieur et la recherche. Un FMI qui s’est a de multiples reprises révélé être un total soutien aux régimes les plus autoritaires dans le monde (Pinochet au Chili, Videla en Argentine, Omar Bongo au Gabon, Idriss Deby au Tchad etc., la liste est TRES longue).

Ce nouveau traité européen n’est que la continuité des précédents : il vient compléter dans cette crise économique la panoplie institutionnelle et juridique d’un système économique capitaliste néolibéral européen qui, contesté violemment par les mobilisations des peuples, revient au fondamental : protéger le marché et la spéculation, et les placer hors de toute atteintes, juridiques ou politiques .

Les processus d’application des plans de rigueur actuels que subissent la totalité des pays européens vont donc être accélérés et bénéficier d’une assise institutionnelle ultra autoritaire ! La FSE appelle donc a s’opposer au MES et a imposer la répartition des richesses et la justice sociale.

En Grèce, en Espagne, la population a compris qu’il n’y avait rien à attendre des institutions nationales et de nos gouvernements pour s’opposer à l’austérité :
le combat et la victoire sont dans la grève et dans la rue !

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