Tous en manifestation le 1er mai pour la fête des travailleur-euse-s et non pour la « fête du travail » !!!

Étudiant-e-s, Travailleur-euse-s, conquérons la justice sociale par nos luttes !

Ce 1er mai 2012, partout en France et dans le monde, des manifestations massives et populaires vont être organisées. Cette date importante dans l’histoire du mouvement ouvrier est cette année encore plus que jamais d’actualité. Dans les cortèges, dans la lignée des grèves et des mobilisations qui ont ponctuées ces dernières années, où la crise a servi de prétexte aux gouvernements et au patronat pour lancer une vaste contre-offensive sociale, nous, travailleur-euse-s et étudiant-e-s, allons manifester notre refus des politiques d’austérité et de précarité qu’ils/elles nous imposent, et notre volonté d’arracher par la lutte et notre organisation collective la justice sociale et la répartition des richesses.

La fête des travailleur-euse-s prend tout son sens pour qui veut dénoncer la privatisation des universités, la casse du Crous et de l’aide sociale. Ces mesures entérinent et aggravent la sélection sociale, et poussent les étudiant-e-s, notamment celles et ceux issu-e-s des classes populaires, dans la précarité et le salariat contraint. Plus d’un-e étudiant-e sur deux est déjà salarié-e, très majoritairement à temps partiels et en emplois précaires et flexibles. La Fédération Syndicale Etudiante appelle l’ensemble des étudiant-e-s à s’organiser et à être à l’offensive pour une université publique, gratuite, critique et populaire, à ne pas cantonner ses revendications aux amphis de nos facs, mais à les porter haut et fort dans la rue, aux côtés de celle de l’ensemble de notre camp social ! La Fédération Syndicale Étudiante appelle tous les étudiant-e-s à rencontrer les travailleur-euse-s en lutte, à développer les solidarités avec tous les secteurs attaqués.

De plus, ce 1er Mai 2012,  sera un temps fort pour exprimer notre solidarité internationale et anti-impérialiste alors que les peuples se mobilisent sur tous les continents, et dénoncer la répression partout où elle sévit.

Mais attention, la récupération politique sera de mise le 1er mai. La tournure pétainiste de l’intervention de Sarkozy sur « la fête du vrai travail » doit être dénoncée ! Elle vise à diviser les travailleur-euse-s, les chômeur-euse-s, les un-e-s entre les autres, et à les détourner du véritable ennemis. Si le chômage et le travail précaire sont structurels au système capitaliste, c’est bien parce que le patronat a besoin d’une main-d’œuvre corvéable à merci, peu chère, et généralement avec peu de moyens de défense, afin de pouvoir continuer ses faramineux profits. Le 1er mai est bien naît d’une lutte ouvrière américaine en 1886 et d’un vaste mouvement social pour conquérir la journée de 8 heures ! Et nous n’oublions pas que certains des pires plans de rigueur d’Europe ont été menés par des sociaux-démocrates, en Espagne, en Grèce, eux/elles aussi à la botte du patronat et des marché financiers !

De ce fait, la FSE appelle tou-te-s les étudiant-e-s à rejoindre les manifestations du 1er mai pour crier haut et fort la nécessité de justice sociale, à s’investir dans les mouvements sociaux, et à renforcer les syndicats de lutte qui toute l’année informent, organisent et combattent.

Contre la précarité et l’austérité, imposons par nos luttes la répartition des richesses et la justice sociale !

Organisons-nous et créons les convergences à tous les échelons !

La solidarité est notre arme !!

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