Nous sommes tous et toutes du peuple grec !

Le 12 février était voté le 4e plan d’austérité grec tandis que 80 000 manifestant-e-s à Athènes et des dizaines de milliers dans les autres villes montraient leur indignation face à cette nouvelle attaque contre le peuple grec. Et pour cause, ce plan qui vise à « économiser » 3,3 milliards d’euros prévoit des attaques sans précédents sur les plus précaires. Dans un pays où le chômage touche 16% de la population active et grimpe à 40% chez les jeunes, le gouvernement impose une réduction de 22% du salaire minimum et de 32% de celui des moins de 25 ans. 15 000 fonctionnaires vont être licencié-e-s d’ici fin 2012 et 150 000 d’ici fin 2015 ! Mais cela ne s’arrête pas là, la TVA ne fait qu’augmenter et le peuple grec va subir une baisse des retraites, de l’allocation chômage… Bref on voit des salaires passer de 3000 à 1000 euros et un salaire minimum fixé à 330 alors que le coût de la vie n’est pas moins cher qu’en France contrairement à ce que l’on veut nous laisser croire.

 

On nous rabâche ici que les travailleurs et les travailleuses grecques seraient des fainéant-e-s, qu’ils et elles vivraient au dessus de leurs moyens alors que là-bas, la réalité est bien différente. Ces plans de rigueur n’attaquent en effet ni le budget militaire pourtant un des plus haut d’Europe , ni l’Église orthodoxe qui connaît une forte implantation dans ce pays, ni les grandes entreprises exemptes d’impôt. Or cette politique de défiscalisation qui fait aujourd’hui horreur dans les médias est en réalité cautionnée et même engendrée par les dirigeants européens. Depuis son entrée dans l’union européenne en 1981, les puissances impérialistes européennes, la France et l’Allemagne les premières, ont encouragé cette corruption ainsi qu’une politique de privatisation massive qui facilitait l’exportation de leurs marchandises. C’est pourtant en s’attaquant aux salaires et en augmentant les impôts du peuple que le gouvernement grec prétend rembourser une dette à ceux-là même qui depuis des années prêtent de l’argent à la Grèce pour qu’elle achète leurs produits, en sachant très bien que cela menait le pays dans une impasse économique.

 

La FSE dénonce les conditions de vie toujours plus déplorables du peuple grec. Dans ce contexte, le code du travail est dévasté et c’est la loi du chacun pour soi. Les patrons peuvent ainsi allègrement virer quelqu’un qui travaillait pour 30 euros par jour non déclaré dès lors qu’un autre, pour survivre, est prêt à travailler pour 20. Les cantines ferment, de nombreux enfants sont en malnutrition et près de 30% des gens qui se présentent à l’hôpital ne peuvent être pris en charge. A croire que seule la santé des riches a de l’importance! Cependant, ce constat ne se restreint pas à la Grèce puisque nous connaissons les mêmes politiques et avons les mêmes ennemis. Mais ce que nous apprend la situation là-bas, ce n’est pas à subir des attaques et à rester tête baissée, c’est à se réunir et s’organiser pour s’y opposer! Le peuple grec résiste, manifeste, désobéit et c’est un exemple pour nous. Des grèves de loyer s’organisent, des occupations ont lieu, des gens de tout âge sont dans les rues et s’unissent face à la répression, seule réponse des États quand les pauvres se  révoltent!

 

La FSE s’oppose à tous ces traités, ces plans d’austérité qui affament les peuples en Europe et dans le monde. Nous soutenons les luttes étudiantes grecques contre les mêmes logiques de privatisation du système éducatif qui ont lieu partout ailleurs! Battons nous pour une solidarité internationale! Solidarité avec le peuple grec! Αλληλεγγύη με τους Έλληνες!

 

Publicités